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zone euro; italie

  • Zone euro la crise, et le sourire de Merkel et de Sarkozy,

    qui en dit plus que beaucoup de paroles,
      la riposte Italienne aux déclarations du dimanche 23 octobre.

    Support Wikipedia Les trois jours de négociations de vendredi à dimanche 23 octobre, ont montré que l'Europe pourrait basculer dans un éclatement dont les conséquences sont jugées imprévisibles par les dirigeants de la Zone euro. Se refusant à voir son éclatement ou une dévaluation de l'Euro qui donnerait du souffle aux pays très endettés afin de retrouver une croissance absolument nécessaire pour éponger leur dette. L'Euro étant surévalué par rapport à la richesse potentielle des pays qui composent la zone, la dévaluation constituerait le moyen de trouver un équilibre, quitte ensuite à réévaluer. Les meneurs Merkel et Sarkozy et les agences de notations qui poussent s'obstinent dans les mesures d'austérité qui minent la croissance et qui ne font que le bonheur des banques privées, par les intérêts qu'elles prélèvent sur les prêts consentis. Cette politique a montré son inefficacité sans qu'il soit utile d'en rappeler les détails. Leur projet est de réduire par une décote la dette Grecque de 40 % pour les banques qui crient, mais l'Europe voudrait 50 à 60 %, à voir. La Grèce bondit, elle n'est plus une nation souveraine, et elle s'alarme pour ses banques et ses caisses de retraite. L'autre projet est de doter le FESF de 1.000 milliards d'euros qui actuellement accorde des prêts aux États. Initialement il disposait de 440 milliards d'euro, actuellement il ne dispose plus que de 250 milliards d'euros après avoir soutenu le Portugal et l'Irlande. L'utiliser pour couvrir la dette de l'Italie est risqué s'il elle ne peut rembourser sa dette qui est de l'ordre de +1.800 milliards d'euros. D'autre part, autre problème, celui de la gestion du FESF sera-t-elle faite par le FMI qui est une identité adaptée aux prêts ou a l'Europe qui n'a pas cette vocation ? Il est aussi question de recapitulariser les banques c'est à dire de les financer pour qu'elles financent ensuite sous forme de prêts à un taux convenable, inférieur à celui pratiqué actuellement, afin de répondre à la demande de ces pays fortement endettés comme la Grèce et l'Italie, voire la France si elle venait à perdre son triple A. Il est bien clair que l'argent qui serait donné au FESF et aux banques, ne peut être que le notre, je ne vois pas les banques perdre de l'argent, elles se récupéreront faites leur confiance. En sommes, nous financerions le FESF et les banques pour qu'elles fassent des bénéfices sur notre dos avec notre argent, et cela, par ce que les agences de notations dégradent la note de ces pays sous le prétexte qu'ils ne pourront rembourser leurs prêts, ce qui revient à les étrangler un peu plus ! En d'autres termes, on enfonce ces pays dans un déficit toujours plus important, par une croissance nulle, voire négative. Un plan diabolique concocté par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ! Quelle obstination dans l'erreur ! Pauvre Sarkozy qui voit son destin dans les mains d'Angela Merkel qui elle attend le feu vert du Bundestag pour renforcer le FESF ! Mais on sent bien que malgré toutes ces gesticulations, l'Europe est fichue tôt ou tard, ce que je montre ci-dessous pour l'Italie en est la preuve.

    2Le tableau ci-contre donne pour l'Italie l'évolution de la dette en millions d'euros et sa variation en % du PIB, référence Datosmacros.com .

    Aux Italiens, ils disent, il faut encore plus d'austérité, augmenter l'âge de la retraite à 67 ans comme si cela pouvait réduire notablement leur dette ? Il faut que tous les pays fassent des efforts pour défendre cet euro, et assurer leur stabilité financière. Parole d’incompétence si l'on ne veut regarder les réalités de ces pays. Actuellement Rome se finance à des taux proches de 6 %, ce qui ne peut être tenu longtemps. On voit, que le ration dette sur PIB est constamment supérieur à 100 %, de 1998 à 2004, il baisse pour augmenter ensuite jusqu'à 2010. L'Italie montre ainsi son incapacité de réduire sa dette. L'Euro a été mis en service en 1999 pour les marchés change et boursiers, et la dette. A cette époque, le ratio dette sur PIB était de 113,7 %, il a baissé jusqu'en 2004, s'est maintenu jusqu'en 2007 à 103,6 % pour croître ensuite de 2008 à 2010. Cela montre bien que l'Italie a fait des efforts, mais que les taux pratiqués les ont minés puisque son déficit est presque de 120 % de son PIB en 2011. Il a chuté de 2.297 milliards de dollars en 2008 à 2.113 milliards de dollars en 2009, soit plus de 8 %, sous l'effet de l'austérité, pour un taux de croissance de - 5 % source Banque mondiale. Les deux effets se conjuguent chute du PIB et augmentation de la dette. Berlusconi a beau relever le menton, il est mal en point !

    Lors d'une conférence de presse, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, interrogés sur leur entretien avec Silvio Berlusconi, échangèrent un regard  complice et humiliant, qui en disait long sur leur impatience de voir l'Italie ne faisant pas les efforts suffisants. Angela Merkel qui laissant le soin à Sarkozy de répondre, déclare, «Nous faisons confiance au sens des responsabilités de l'ensemble des autorités politiques et économiques de l'Italie». Hypocrisie ! Angela Merkel plus diplomatique a évoqué une discussion entre amis, mais précisant, «qu'il n'y a pas d'appel possible à la solidarité des partenaires, quand on ne fait soi même pas d'effort». Voir ci-dessous la vidéo en Italien,

    http://video.corriere.it/sarkozy-merkel-ridacchiano-berlusconi/c9d7baf0-fd9b-11e0-aa26-262e70cd401e

    Berlusconi de répondre, La Stampa,it, «nessuno può darci lezioni faremo il pareggio di bilancio nel 2013». Personne peut se prétendre donner des leçons, nous ferons l'équilibre en 2013. Pour Emma Marcegalia présidente du patronat Italien depuis 2008, le Medef italien, écrit dans La Stampa, et dans le Corriere della sera «risate inaccettabiliche, che Merkel e Sarkozy facciano risolini sull'Italia, che è un grande Paese». Anche la leader di Confindustria, Emma Marcegaglia ha reagito al siparietto ironico di Bruxelles. «Ridere un po' meno e fare un po' meno i primi della classe e prendere invece decisioni serie, scelte lungimiranti, senza pensare ai propri problemi elettorali» è l'esortazione che ha aggiunto Marcegaglia.
    «Sourire inacceptable, que Merkel et Sarkozy fassent de petits sourires sur l'Italie qui est un grand pays. Elle a de plus réagi a la scène ironique de Bruxelles, «pour les premiers de la classe rire un peu moins, et faire un peu moins, et prendre par contre des décisions sérieuses, faire des choix clairvoyants, sans penser à priori aux problèmes électoraux....»

    Pour la Républica.it, de Rome.

    Con la Francia siamo quasi allo scontro diplomatico, dopo la conferenza stampa in Consiglio d'Europa in cui Sarkozy, e in parte anche Merkel, ridono alla domanda sull'affidabilità di Berlusconi. Parigi e Berlino provano a ricucire: "Le allusioni italiane sul sorriso scambiato ieri in conferenza stampa tra Merkel e Sarkozy sono basate su un equivoco", dicono fonti tedesche e francesi. Ma Silvio Berlusconi, a qualche ore di distanza, sembra ancora più irritato: "Nessuno nell'Unione può autonominarsi commissario e parlare a nome di governi eletti e di popoli europei. Nessuno è in grado di dare lezioni ai partner", dice.
    Avec la France nous sommes quasiment à la confrontation diplomatique, après la fin du sommet Européen dans lequel Sarkozy, et Merkel en partie rient à la question sur la fiabilité de Berlusconi. Paris et Berlin éprouvent à recouper «les allusions Italiennes sur le sourire échangé hier, à la fin du sommet entre Merkel et Sarkozy qui sont basés sur un malentendu», disent les sources Allemande et Française. Mais Silvio Berlusconi à quelques heures de distance semble encore plus irrité. «Personne dans l'Union peut s'auto proclamer commissaire et parler au nom de gouvernements élus de peuples Européens. Personne n'est habilité de donner des leçons aux partenaires», dit-il.

    Pour Romano Prodi ex président du Conseil, «ieri sera mi sono irritato prima di tutto e poi mi sono sentito anche umiliato ingiustamente».
    Hier soir je me suis irrité avant tout, et puis je me suis senti humilié injustement. 

    La presse Italienne dans son ensemble montre l'humiliation provoquée par ce sourire moqueur. Il faut reconnaître qu'il n'a rien de diplomatique prononcé à la l'annonce du nom de Berlusconi. On a le sentiment qu'il n'est pas pris au sérieux bien qu'il représente une grande Nation. Cette incorrection affichée devant le monde entier montre la prétention de Merkel et Sarkozy à l'égard des difficultés de l'Italie, alors que pour Sarkozy l'état dans lequel il a mis notre pays devrait le rendre plus humble et moins arrogant, notre dette n'est guerre mieux que celle de l'Italie, et nous risquons une dégradation de notre trois A. En fait, n'est-il pas tout petit face à Merkel ?

    Ils oublient un peu vite que la lire avant l'euro était en valeur inférieure par rapport au Franc et au Mark, c'est donc que l'Italie ne pouvait rivaliser avec ces deux pays. Il y a deux «Italies», celle du Nord prospère et celle du Sud qui ne l'est pas. Le Nord subventionnant le Sud. Ces deux situations font qu'elle ne peut se maintenir longtemps dans la Zone euro dans ce qu'elle est actuellement. Mais obstinés à ne pas admettre soit son éclatement, soit une dévaluation pour plus de souplesse, ils se trouveront devant l'évidence, mais qu'importe Sarkozy ne sera plus président, quant à Merkel ce sera pour plus tard.

    Au cours de la nuit du 26 au 27 octobre un accord serait intervenu sur la crise de la dette. Les banques accepteraient d'effacer 50 % de la dette Grecque, ce qui remmènerait sa dette de plus de 160 % de son PIB à 120 % en 2020 ! Cela couterait aux gouvernements 130 milliards d'euros sous forme de prêts. Il pourrait nous en couter 8,8 milliards d'euros. Le FESF serait porté à 1.000 milliards d'euros, mais ne couterait rien puisque non financé, il n'y a pas d'argent. Ce n'est qu'une promesse potentielle. Sur l'Italie, Berlusconi n'aurait fait que de vagues promesses, loin de ce qu'ils souhaitaient. Il faut savoir que Umberto Bossi le patron de la Ligue du Nord principal soutien de Berlusconi est opposé au FESF. L'Italie est mise sous surveillance. En outre, ce qui a été déclaré comme un succès par Merkel et Sarkozy n'est qu'un raccommodage de dernière minute qui doit être ratifié par les 27.

    Pendant ce temps, notre chômage est reparti à la hausse en septembre de 0,9 % en un mois et de 3 % sur un an. Cette hausse représente 26.000 chômeurs catégorie A. Le total des chômeurs s'élève à 4.441.600 avec les DOM.

    Le prochain article sera Kadhafi, la mort d'un tyran qui s'en est allé vers son destin,

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