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zone euro

  • L'Europe une assurance qui empêche la disparition des nations européennes

    dans l'insignifiance.

    Support Wikipedia J'ai beaucoup aimé cette phrase qui est une traduction d'un texte en Allemand du sociologue philosophe Ulrich Beck de «Non à l'Europe allemande». Cette phrase traduit bien qu'au sein d'une même communauté, la zone euro, les Nations sont liées et de ce fait existent que ce soit en partenaire efficace ou pas. En fait, les nations qui ont intégré l'Europe des 27 l'ont fait dans un but de profit, à plusieurs nous seront plus puissants, et puis quel marché si les barrières douanières s'estomperaient ? Ajoutez à cela l'avènement de la monnaie unique et vous avez tout ce qu'il faut pour exister. Même les petits pays, Chypre, Grèce, Irlande, Portugal existent puisqu'ils participent en fonction de leur poids démographique ainsi que commercialement à la construction de cette Europe dont on sait qu'elle est loin de donner les espoirs qui furent mis en elle. Aurait-on parlé autant de la Grèce, de Chypre, par exemple, si ces pays n'étaient pas dans la zone euro ? On n'en a beaucoup parlé par ce qu'ils sont dans un état économique et financier déplorables, qu'ils ne subsistent que par les perfusions d'euros des autres États membres, ce qui est incompatible au sein d'une communauté. Il faut, pour vivre ensemble, un ensemble de conditions de manière à ce que des pays n'aient pas à supporter la défaillance des autres.

    Ce qui paraît bien, dans cette construction, c'est que le meilleur montre l'exemple et tire les plus mauvais vers le haut. Le premier de la classe est toujours celui à qui l'on voudrait ressembler. Point trop n'en faut tout de même, les structures des pays sont différentes et ce qui est permit chez l'un ne l'est pas forcément chez les autres. C'est peut être là, les limites qui s'imposent à une communauté. La rigueur qu'impose l'Allemagne par ce qu'elle fit, avant les autres, les réformes économiques du social démocrate Gerhard Schröder, qui lui permettent actuellement d'être la première économie européenne sont mal ressenties. Mais ces réformes furent adaptées par l'Allemagne, dans un temps ou la croissance était encore positive, et par ce que sa puissance industrielle le permit, auraient-elles pu l'être à la Grèce par exemple, surement pas. La Grèce est un pays principalement agraire, son industrie est mineure vivant principalement du tourisme. La Grèce, comme les petits pays du Sud de l'Europe vivent dans la zone euro, mais ils y vivent mal. Est-ce de leur faute surement pas, on ne peut accepter tout le monde au sein d'une communauté de pays sans que soient ajustées les conditions à remplir.

    Elles existent, mais en fait elles sont basées sur la confiance que la communauté accorde à chaque État, qui se trouve mise en défaut par ce que ces États gèrent leurs finances en fonction de leur culture et du caractère social qui leur est propre. Et là, l'Europe des 17 fut défaillante. Comme sont imposées des règles de gestion rigoureuses, ces États sont soumis à des restrictions sociales qui ont pour but de réduire leur endettement en remboursant leurs prêts. Cela ne se fait pas sans douleur, sans rigueur, d'autant que ce sont toujours les mêmes au bas de l'échelle sociale qui payent les déficits, alors que les plus fortunés, qui tirèrent profit du système, prirent leurs précautions pour ne pas être mis à contribution.

    Dans ce contexte on voit apparaître les nationalismes populaires qui sont une réaction à l'austérité, réduction des salaires et pensions, imposés et qui contribueraient à l'isolement. Comment faire comprendre à ces gens qui subissent la misère que leur salut reste dans les gouvernances traditionnelles mais surtout pas dans un nationalisme qui ferait qu'ils auraient la sensation d'être libres d'agir comme ils veulent, mais avec des conséquences qu'ils ne mesurent pas ? L'isolement est bien entendu une mauvaise chose dans un monde en évolution, mais pour ces gens qui ne cessent d'être pauvres, qu'elle différence, si ce n'est la fiérté d'être gouvernés par des leurs propres concitoyens et non par une Commission européenne dont ils ne connaissent même pas ses membres et leurs fonctions ?

    S'isoler, serait se rendre petit, vivre retiré alors que le reste du monde avance. C'est justement ce qu'il ne faut pas faire, mais allez faire comprendre cela à des gens qui souffrent de leur misère ? Si l'on regarde l'histoire tous les nationalismes ont conduit à la guerre avec une misère encore pire. Faut-il en passer par là pour repartir sur d'autres bases ?

    Que l'on se rappelle le crash financier de 1929 qui se déroula à la Bourse de New York entre le jeudi 24 octobre et le mardi 29 octobre 1929, ce fut le début de la Grande dépression, la plus grande crise économique du XXème siècle. C'est tout à fait semblable à ce que nous assistons avec la faillite de la banque Lehman Brothers en septembre 2008.

    Le chômage et la pauvreté explosèrent et poussèrent quelques années plus tard à une réforme agressive des marchés financiers. Historiens et économistes, montrèrent comment ce crash boursier déstabilisa les économies européennes, la Première guerre n'avait pas encore pansé ses plaies, que les économies européennes souffraient encore. Le troisième Reich arriva au pouvoir en 1933 succédant à la République de Weimar, poussé par le parti nazi NSDAP, par un coup d’État d'Adolphe Hitler sur le maréchal von Hindenburg, président du Reich, afin que celui-ci le nomme chancelier du Troisième Reich. Ce fut le national socialisme qui domina l'Europe

    Cet exemple devrait faire réfléchir, car il fut, avec la misère qu'il introduisit à l'origine des grèves de 1936, du front populaire, puis à l'origine de la Seconde guerre mondiale.

    Quand on voit, en France, la levée intolérante et révolutionnaire de l'extrême droite et de la droite contre le mariage pour tous et d'un autre coté la levée du populisme de Mélenchon, contre la rigueur imposée par le gouvernement, on se dit ou allons nous ? Quand l’extrême droite pousse à une sortie de l'Europe avec le populisme du Mouvement cinq étoiles de Peppe Grillot, on se dit si ces partis venaient démocratiquement au pouvoir, compte tenu des oppositions, est-ce qu'il n'y aurait pas un État policier qui s'instaurerait ? Seule l'Europe permet à la fois d'exister mais aussi d'éviter que ce reproduise la mauvaise histoire.

    D'aucuns prétendent que 2013 ressemble à la France la veille de 1789 qui vit l’avènement de la révolution française. Quelle ressemblance si ce n'est le mécontentement général ? Nous sortions du siècle des lumières. Nous sortons d'une période prospère. Tous les privilèges étaient devenus insupportables pour le Tiers État. Les exemptions d’impôts, les droits de banalité, les droits de péage, les monopoles tels ceux du colombier ou de la garenne, les redevances diverses, tous ces avantages, toutes ces inégalités et plus encore l'inégalité devant l’impôt révoltèrent les paysans et les bourgeois. Les privilèges de l'église qui ne payait pas d'impôt avant 1905. Maintenant, elle paye en France des impôts sur son patrimoine. Mais de nombreux dons sont non déclarés comme les quêtes et autres dons faits à l'occasion de cérémonies baptêmes, mariages, décès. Ceux qui sont déclarés bénéficient d'une déduction fiscale au même titre que ceux faits aux œuvres. Bien que ce ne soit pas comme en 1789, il existe sur certains points une certaine ressemblance, de nombreux riches ne payent légalement pas ou peu d'impôts.

    Quant à la révolution, la droite qui n'accepte pas sa défaite à l'élection présidentielle ne rêve que d'un putsch, une révolution de rue en quelque sorte comme en 1968. Quant à la gauche de la gauche elle ne rêve que d'une VIème république pour la formation d'une Assemblée nationale constituante, comme suite à un contexte d'agitation politique.

    Seulement, nous avons une Constitution qui assure la stabilité politique quelques soient les présidents. C'est notre force dans cette Europe. Notre potentialité est importante, notre armée performante, notre industrie de haute technologie est reconnue par tous. Notre faiblesse se trouve dans notre industrie domestique et seule l'Europe peut nous permettre de retrouver de la croissance. Cela ne se fera pas sans rogner sur notre modèle social, notre endettement nous mine, 48 milliards d'euros sont remboursés chaque année détruisant toute croissance, s'ils ne sont pas réduits. Ce qui est donné au remboursement de la dette ne l'est pas pour notre industrie. C'est donc un autre monde qui se fabrique pour faire face à la mondialisation qui planifie les économies sur un même modèle, celui du libéralisme.

    La présidence Hollande tant décriée depuis son élection, bilan décevant pour beaucoup qui ne veulent pas voir, ou qui rejettent tout ce qui ne vient pas d'eux, nous y prépare en faisant la part des choses c'est à dire en maintenant un équilibre entre les riches et les pauvres. Cette politique, nombreux sont ceux qui ne l'a comprennent pas par ce qu'elle est entre les deux blocs droite et gauche, et pourtant elle est la seule qui permette cette évolution dans la justice sociale.

    Il avait bien déclaré, le président, qu'il s'engagerait dans le redressement de nos comptes. Et ce n'est pas les Hollande bashing ou pépère, voir nul et j'en passe qui lui feront changer de programme, la conférence de presse du 16 mai le confirme. Il maintien le cap malgré les grandes manifestations des antis mariage pour tous et de mélenchonistes pour la VIème république, il attend que cette fièvre passe, dans une attitude de résilience. Toute politique qui se trouve contraire à l'un des deux blocs provoque le rejet des deux en même temps, c'est la position médiane la plus difficile.

     

  • L'Europe va-t-elle sortir de son combat entre le Merk-ollande,

    la Grande Bretagne, les pays du nord de la zone euro, et ceux du sud ?

    Support Wikipedia Nous sommes à un tournant maintenant que la France a ratifié le Traité sur la Stabilité la Coordination de la Gouvernance non sans mal, que la règle d'or est votée et que le MES est entré en vigueur, que la taxe sur les transactions financières fait son chemin, dix pays dont l'Allemagne y sont favorables, ce sommet du 18 juin devait donc se passer sous des facteurs favorables puisque les exigences des conditions d'une bonne gouvernance souhaitées par Angela Merkel sont satisfaites. Tout laissait penser que l'arrivée de François Hollande dans ce sommet dominé par la droite Européenne, que la ratification des conditions du cahier des charges de la zone euro, établies dans le cadre du Merkozy, conduiraient à des frictions entre l'Allemagne et la France. En outre, chacun s'accordait à reconnaître que le pire de la crise était derrière nous. Et bien non, les deux moteurs de l'Europe se sont affrontés sur l'union bancaire et l'union budgétaire.

    Réunis pour la mise en route d'une nouvelle étape les 27 pays de la zone euro, dans laquelle la Grande Bretagne, se trouve en retrait, ont cogités tard dans la nuit. La Grande Bretagne qui ne répond plus au cahier des charges de cette zone n'avait rien à y voir, n'étant probablement présente que par politesse, son parti conservateur ne cessant de clamer haut et fort sa sortie de la zone euro. Qu'importe elle n'y était entrée que sur la pointe des pieds, rappelez-vous ce qu'en pensait de Gaulle, mettant les partenaires devant le choix suivant, «ou bien le Marché commun continue et les Anglais n'y entrent pas, ou bien on élargit le Marché commun à la Grande-Bretagne et il cesse d'être une véritable communauté pour ne plus être qu'une simple union douanière».

    Cela va bien avec le tapis rouge de David Cameron, mais encore plus avec les propos du maire de Londres Boris Johnson, qui s’en est pris à François Hollande durant la première journée de la convention du Parti conservateur britannique à Birmingham. Le qualifiant de tyran sous les applaudissements de l'assistance debout. «Jamais depuis la Révolution française de 1789 il n'y a eu une telle tyrannie ou terreur en France », a-t-il clamé dans son discours, visant la politique fiscale mise en œuvre par le gouvernement socialiste. Ces conservateurs qui insultent la France, en qualifiant le président François Hollande démocratiquement élu de tyran qu'ont-ils à faire dans cette gouvernance ? Jamais non plus un tel affrontement entre ces conservateurs sans scrupules, qui n'ont joués que perso, et les Européens de l'autre coté de la Manche n'a été aussi grand. Comment faire une Europe dans ces conditions ou votre pays «ami», fait tout pour l'évasion fiscale des plus fortunés.

    L'arrivée de François Hollande dans le clan du conservatisme Européen a donc créé une onde de choc, au point tel qu'Angela Merkel ne sait plus sur quel pied danser devant l'union bancaire qu'il préconise, quand elle demande une union budgétaire. Ce n'est évidemment pas la même chose, l'union bancaire revient à faire un pot commun des avoirs des banques par leur intégration sous la gouvernance d'un superviseur rattaché à la BCE. Quelques 6.200 banques et caisses d'épargne que compte l'union monétaire seraient ainsi contrôlées et recapitalisées. Cela revient à permettre la mutualisation des taux d'emprunts préconisée depuis toujours par François Hollande pour faire face aux taux excessifs que subissent les pays du sud de l'Europe. Il est évident que si toutes ces banques sont supervisées par la BCE, les taux d'emprunts ne pourront que devenir homogènes pour l'ensemble des pays de la zone euro. Mario Draghi n'a-t-il pas déjà œuvré dans ce sens en apportant la caution de la BCE aux emprunts des banques, réduisant de ce fait ces taux d'emprunts.

    L'union bancaire ne plait à Angela Merkel.

    L'union budgétaire, une vue de l'esprit ? Comme si elle était possible vu les difficultés des pays du sud. C'est maître la charrue avant les bœufs qui est l'union bancaire. Elle reviendrait à faire un contrôle des budgets, donc à en donner la maîtrise à la Commission de Bruxelles. Angela Merkel préconise pour cela de donner au commissaire Européen aux affaires économiques non élu par les peuples de la zone euro, la maîtrise d’œuvre en lui conférant un droit de veto sur les budgets nationaux des États membres, invraisemblable.

    Un droit d'ingérence inadmissible, de quoi faire la révolution.

    Pour Angela Merkel, bien qu'elle prétende que la crise de la zone euro sort du tunnel, elle veut encore plus d'efforts budgétaires. En d'autres termes, accentuer encore plus l'étranglement des peuples du sud de l'Europe qui sont déjà à la rupture. Pendant ce sommet, des milliers de Grecs défilaient dans les rues pour protester contre l'austérité ou des violences eurent lieues provoquant la mort d'un sexagénaire par crise cardiaque.

    Le couple Franco Allemand bat donc de l'aile, le désaccord est profond. François Hollande répondit que ce sujet n'était pas à l'ordre du jour, mais que c'était l'union bancaire. «Le sujet est la mise en place d’une union bancaire. Les autres thèmes ne sont pas à l’ordre du jour». C'est au terme d'une réunion bi latérale, d'une quarantaine de minutes, à 16h30, avant l'ouverture du somment que le couple tenta de s'accorder, en vain.

    L'autre point de désaccord portait sur le calendrier de mise en place de cette union. Angela Merkel, qui finalement se rangea à l'union bancaire, ce qui prouve que l'on peut lui faire admettre des arguments réalistes, souhaita une mise place progressive à partir de janvier 2013, mais l'exigence de François Hollande était qu'un accord technique soit finalisé avant la fin de l'année 2012. Finalement un compromis comme il y en a eu au cours de cette construction Européenne se fit jour.

    L'Espagne qui comptait sur cette union bancaire pour recapitaliser ses banques risque de faire les frais de ce report de date. Quant à l'Italie, elle ne veut pas se laisser écraser par Berlin qui imposerait ses conditions dans une politique exagérément rigoriste. Rome est sur la même ligne que Paris, dans une nécessité de rigueur mais aussi de croissance. L'Espagne et l'Italie souhaitèrent donc, comme la France, que cette union bancaire soit adoptée fin 2012. L’Europe de la zone euro se doit de prendre en compte toutes les exigences.

    L'important fut que les chefs d’État réunis depuis plusieurs heures parviennent à un accord sur ce qui avait été prévu en juin pour sortir la zone euro de ses difficultés, le superviseur bancaire, adossé à la BCE, sera mis en œuvre début janvier 2013. C'est donc au cours de l'année 2013 que cette union bancaire montra en puissance pour devenir effective début 2014. Cela devrait renforcer Angela Merkel pour les élections législatives prévues en septembre ou octobre 2013. François Hollande qui souhaitait que tout soit tout bouclé pour fin 2012 fut contraint d'accepter ce compromis. Ce qui ne colle pas d'après une source de la délégation Française qui clame, «sur le calendrier, il n'y a pas eu de compromis, nous nous sommes retrouvés sur la même démarche, la même position», et François Hollande, se félicitant d'un «parfait accord avec nos amis Allemands qui ont compris que l'union bancaire devait avoir des étapes, et nous aussi ?».

    Tout le monde y trouve donc son compte, François Hollande d'avoir obtenu la supervision bancaire qu'il souhaitait depuis longtemps et Angela Merkel d'en avoir retardée l'application au maximum. Bien que, pour le moment, le contour de l'accord ne soit pas précisé. Pour Les Echos.fr, les États devront probablement prendre à leur charge les passifs du passé, ne serait-ce que pour assurer leur responsabilité précisait-on dans l'entourage de François Hollande. Reste que la logistique de cette union bancaire risque de se heurter sur la politique a adopter envers les États qui n'ont pas l'euro, il est donc logique d'admettre qu'il faut du temps pour non seulement la construire, mais aussi pour qu'elle devienne effective au début 2014.

    L’Europe de la zone euro n'est donc pas encore sortie du tunnel, ce qui se passe en Espagne et au Portugal, en Grèce sans évoquer l'Italie risque de tout faire capoter. Plus d'une année d'attente d'une miraculeuse union bancaire qui devrait comporter également un retour à l'équilibre des banques, ce qui ne sera pas aisé sans l'appui de la BCE. La bonne volonté et l'optimisme de certains ne suffiront pas pour arrêter les cris de peuples du sud.

  • L'Europe cherche un driver,

    selon le Financial Times du 18/07/12 par Gerrit Wiesmann. La prudence des consommateurs Allemands peut-elle rééquilibrer l'économie du Continent ?

    Support Wikipedia Tobias Geisbert est un ouvrier Allemand qui travaille chez Mercédès Benz. Pour lui avoir plus d'argent se justifiait, et il n'en a jamais autant été question eu égard au prix de l'essence. Et il ajoute qu'il estime évident d'avoir eu une hausse de salaire supérieure à l'inflation, il en avait besoin. Tobias Geisbert qui a 24 ans construit des moteurs pour Mercédès Benz comme 3,6 millions de salariés de l'industrie automobile et des secteurs liés à l'ingénierie, la colonne vertébrale de l'économie Européenne. En mai, il a eu une grosse augmentation salariale de 4,3 % même si les négociations syndicales portaient sur 6,5 %. Selon lui, les accords négociés dans les secteurs porteurs de l'économie sont satisfaisants. Les salaires moyens n'avaient été augmentés que de 2 % l'année précédente. D'autre part, le réajustement des salaires en 2012 avec ceux des meilleurs ouvriers de l'industrie automobile ont, dans les deux décennies, plus modéré la croissance réelle des revenus que l'ont fait, les voisins de l'industrie et des syndicats réunis de la zone euro, pour maintenir les salaires et la compétitivité. Une telle contrainte a donné des avantages significatifs aux exportateurs pour vendre plus à de meilleurs prix.

    Pour l'auteur la stagnation du salaire moyen à 2 % durant deux décennies justifierait l'affaiblissement de la croissance ce qui aurait donné l'avantage de vendre moins cher. Ce que n'aurait pas fait les pays de la zone euro ?

    Mais il y voit un revers, l'incertitude de la situation économique liée a contrainte des salaires ont amoindri l'enthousiasme des consommateurs qui auraient beaucoup investis dans l'épargne durant les décennies passées, enregistrant ainsi des taux d'épargne les plus élevés au monde. Cela aurait eu des conséquences plus étendues. Les principales banques Allemandes qui ont recyclé l'épargne nationale dans des prêts bons marchés dans les économies en pleine expansion de la zone euro auraient favorisé les déficits des comptes courants et les bulles de crédit ruinant les gouvernements d'Athènes à Rome et Madrid. C'est pour cette raison qu'un consensus est apparu pour réparer l'économie de l'Europe dans un rééquilibrage.

    Les États du sud voudraient, selon Gerrit Weismann, des salariés comme Geisbert pour acheter plus de produits provenant de la zone euro tandis que l'Allemagne inviterait les pays périphériques à augmenter la compétitivité de leurs produits pour qu'ils soient plus attractifs aux clients Allemands !

    Le chef de mission Allemand Subir Lall du Fond monétaire international a déclaré ce mois, l'emploi est fort, le chômage est bas, les salaires montent, que de bons augures pour la croissance à l'intérieur du pays. Dans son rapport annuel du FMI, les éléments du rééquilibrage seraient maintenant en place et en cours.

    L'Allemagne serait le pivot du rééquilibrage de l'euro zone selon le correspondant Allemand du Financial Times à Frankfort James Wilson. Des salaires plus élevés et des prix devraient aider les pays à devenir plus compétitifs selon le FMI, comme une reconnaissance de l'Allemagne dans le rôle central du rééquilibrage européen et mondial. L'Allemagne devrait réformer des parties de son économie pour l'encourager à plus de dépenses de ses consommateurs pour booster la demande afin d'absorber les exportations des autres pays selon le FMI. Les concessions des salariés Allemands dans le maintien de leur salaire a aidé l'économie à devenir plus compétitive par rapport aux autres de la zone euro en lutte pour sortir de leurs problèmes.

    En termes de marchandises, son excédent commercial est tombé de presque 5 % en 2008 à moins de 3 % à la fin du premier trimestre. Tandis que dans l'austérité des pays du sud de la zone euro, les importations étaient en hausse de 5 %. Les Allemands semblaient acheter plus. La société d'études de marchés Gfk rapporte cette année, que 24 % d'Allemands planifiaient de voyager plus en 2012 qu'en 2011 vers l'Italie et l'Espagne les favoris des destinations européennes.

    Après des années de résistance aux appels de stimulation de la consommation Berlin a mangé son chapeau. Un certain nombre de ministres de la chancelière Angela Merkel se sont prononcés en faveur de hausses généreuses. La Bundesbank serait même encline à un taux national d'inflation supérieur à la cible de 2 %. Dans le même temps les sociétés de l'Europe du sud commenceraient à profiter de leurs mesures de rigueur, imposant des contraintes de salaire et des réformes de la sécurité sociale. L'Italie a exporté plus de 11 % de marchandises en Allemagne dans le premier trimestre qu'une année auparavant et l'Espagne a enregistré une hausse de 4 %.

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    L'attraction de la consommation germanique a été rejointe par la poussée de produits extérieurs plus compétitifs comme le montre le graphique ci-dessus ou l'on voit une chute à partir de 2008. Le second graphique nous montre que, pour l'Espagne, l'exportation de ses marchandises dépasse ses importations début 2012.

    Mais cette image masque le fait que Monsieur Geisbert et ses compatriotes ne sont pas les paramètres principaux du rééquilibrage Allemand. Bien que la consommation privée ait augmentée, elle ne prospère pas. Les consommateurs semblent plus enclins à placer leur argent sur des supports d'épargne que d'acheter des maisons ou des appartements, ou que des dépenses sur des biens de consommation de la zone euro.

    Sans s'étendre plus en avant dans l'article du Financial Times qui m'a séduit par ce qu'il m'était en avant l'augmentation des salaires comme facteur de croissance puisqu'elle permet plus d'achats, on se rend compte que finalement la prudence des consommateurs a fait plus grossir l'épargne que la consommation. On pouvait s'y attendre eu égard l'incertitude du lendemain. On s'aperçoit donc que le driver de la zone euro, n'est pas l'Allemagne par ce qu'elle freine toute avancée dans une confiance des consommateurs sur leur avenir. La première des choses serait d'agir sur les dettes souveraines des pays en grandes difficultés, c'est à dire par une prise en compte de leur dette par l'ensemble des pays de la zone euro. La mutualisation de la dette soutenue pas François Hollande par les euros bons irait dans le bon sens.

    Si l'Espagne a eu en 2012 une balance commerciale positive sur l'échange de ses marchandises, c'est au prix d'énormes sacrifices sur les salaires des salariés. C'est quelques points de plus, mais insuffisant pour qu'elle retrouve une économie saine.

    Le 23 juillet les taux Espagnols et Italiens se sont envolés même avec le paquet de croissance de 120 milliards décidé lors du denier sommet. Il est évident qu'il faut du temps pour qu'il s'applique et qu'il booste la croissance. Ce n'est donc qu'un pansement affecté d'un long temps d'application, l'immédiat reste la prise en compte des dettes souveraines de ces pays. L'agence Moody's mit la note de l'Allemagne sous surveillance négative ainsi que les notes de la France, du Luxembourg et des Pays-Bas. Le risque Espagnol pèse trop sur la première économie de la zone euro. Les marchés imposent à Madrid d'emprunter à des taux près de 8 %. L'austérité a entravé la lutte contre les incendies géants de Catalogne.

    Il n'est que temps d'agir.

    Le sauvetage des banques Espagnoles n'a pas convaincu les investisseurs, elles sont trop malades. Ce qu'il faut c'est la confiance des peuples et là les décideurs sont absents. Les Espagnols ne peuvent accepter cette austérité, ils sentent bien qu'elle ne mène nulle part avec un taux de chômage de plus de 24 % et chez les jeunes de 50 %.

    La dernière manifestation du samedi soir 22 juillet à Madrid qui a rassemblé les chômeurs de toute l'Espagne, le démontre. Le grand responsable est l'Allemagne qui croit que sa politique peut s'appliquer aux autres pays, c'est une grande erreur. Elle n'est donc pas, loin s'en faut, le pivot du rééquilibrage de la zone euro, si elle maintien sa politique actuelle.

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