Avertir le modérateur

voeux 2009

  • Les voeux du Président Sarkozy,

    pour l'année 2009.

     

    Les dessins de Plantu.@import url(http://medias.lemonde.fr/mmpub/css/blog.css);

    L'année 2008 vue par Plantu
    LEMONDE.FR | 31.12.08

    © Le Monde.fr

    -----------------------------------------------------------------

    La leçon debout derrière son pupitre.

     

    Texte intégral des vœux du président, le parisien.fr

    Mes chers compatriotes,

    L’année 2008 s’achève. Elle a été rude. C’est la raison pour laquelle je veux penser d’abord à ceux que la vie a durement éprouvés, à ceux qui ont perdu leur emploi sans y être pour quoi que ce soit, à ceux qui sont victimes d’injustice, à ceux qui doivent affronter l’absence d’un être cher.

    Je veux penser à nos soldats qui en ce moment même risquent leur vie pour notre sécurité et pour la paix. Je veux penser à leurs familles qui vivent douloureusement cette séparation. Et plus encore à ceux qui pleurent un fils, un mari, un fiancé, un père.

    Pour tous les Français, cette année a été difficile. La crise économique et financière mondiale est venue ajouter son lot de peines et de souffrances. Chacun d’entre vous en subit les conséquences.

    Face à cette crise je mesure la responsabilité qui est la mienne. Cette responsabilité je l’assumerai pour que tous ceux qui en ont besoin soient protégés par l’Etat et que notre pays sorte plus fort de cette épreuve.

    Depuis que les difficultés sont apparues je vous ai toujours dit la vérité et j’ai agi. C’était mon devoir.

    «J'ai essayé de changer l'Europe»

    Le pire aurait été que, dans cette situation, chaque pays décide sans se préoccuper des autres. Les initiatives que j’ai prises au nom de la présidence française de l’Union européenne pour coordonner l’action de tous les Européens et pour réunir les chefs d’État des vingt plus grandes puissances mondiales à Washington, ont permis d’éviter que le monde s’engage sur la pente du chacun pour soi qui aurait été fatale. De même, l’immobilisme serait une faute.

    J’ai promis que les mêmes causes ne produiraient plus les mêmes effets. La France a exigé des changements pour moraliser le capitalisme, promouvoir l’entrepreneur sur le spéculateur, sanctionner les excès inacceptables qui vous ont scandalisés à juste titre, pour redonner à la dimension humaine toute sa place dans l’économie. Nous obtiendrons des résultats lors du prochain sommet de Londres le 2 avril.

    Dans une période de crise comme le monde n’en avait pas connu depuis bien longtemps, j’ai essayé de changer l’Europe. Depuis toujours j’ai la conviction que l’Europe ne doit pas subir mais agir et protéger. Avec la réponse commune à la crise financière, la résolution de la crise géorgienne, la création de l’Union pour la Méditerranée, l’accord sur le climat et l’énergie, la preuve est faite désormais que c’est possible. Ce n’était qu’un premier pas. Il faut continuer car je reste persuadé que le monde a besoin d’une Europe forte, indépendante, imaginative.

    «Sauver les emplois de tous»

    Les difficultés qui nous attendent en 2009 seront grandes. J’en suis pleinement conscient. Je suis plus décidé que jamais à y faire face, avec le souci de la justice, avec l’obsession d’obtenir des résultats. Après avoir préservé les économies de chacun grâce au plan de sauvetage des banques, ce sont les emplois de tous qu’il faut désormais sauver. Le plan de relance massif de l’investissement de 26 milliards d’euros qui a été décidé y contribuera. C’est un effort considérable. Des mesures ont été arrêtées pour sauver notre industrie automobile, en contrepartie de l’engagement des constructeurs de ne plus délocaliser leur production. D’autres initiatives seront prises avec le fonds souverain dont nous nous sommes dotés pour préserver notre tissu industriel.

    Nous serons pragmatiques, attentifs, réactifs et s’il faut faire davantage, nous le ferons mais en gardant notre sang froid.

    «J'ai voulu que soit créé le RSA»

    Les difficultés, mes chers compatriotes, nous avons les moyens de les affronter. A condition d’être solidaires les uns des autres. Je ne laisserai pas les plus fragiles se débattre seuls dans les pires difficultés. Dans l’épreuve, la solidarité doit jouer sans que le travail soit découragé. C’est pourquoi j’ai voulu que soit créé le RSA, qui s’appliquera pour la 1ère fois en 2009. Désormais, chaque Français qui reprendra un travail sera encouragé, valorisé, récompensé.

    Pour nous en sortir chacun devra faire des efforts. Car de cette crise va naître un monde nouveau auquel nous devons nous préparer en travaillant plus, en investissant davantage, en poursuivant les réformes qu’il n’est pas question d’arrêter car elles sont vitales pour notre avenir.

    «La réforme du lycée est nécessaire»

    Durant l’année 2009, nous réformerons l’hôpital dont les personnels sont admirables de dévouement et de compétences, la formation professionnelle indispensable pour que chacun ait la chance d’un emploi, notre organisation territoriale que tant de conservatismes ont rendu inextricables, la recherche qui conditionne notre compétitivité.

    Je pense aussi à la réforme du lycée qui est nécessaire pour éviter l’échec de tant de nos enfants dans l’enseignement supérieur et l’injustice qui fait que tant de fils et de filles, de familles modestes n’ont pas les mêmes chances que les autres. J’ai demandé que soit pris le temps de la concertation, parce que prendre le temps de réfléchir ensemble, ce n’est pas perdre du temps pour la réforme. C’est en gagner.

    Je pense enfin à la réforme de notre procédure pénale si importante pour mieux protéger nos libertés individuelles, dont la nécessité s’est faite jour plusieurs fois de façon criante durant l’année écoulée.

    «Je me rendrai au Proche-Orient»

    Mes chers compatriotes, toutes ces réformes, je les mènerai avec le Premier ministre François Fillon et le gouvernement, non par esprit de système mais parce qu’elles sont la condition qui permettra à la France de se faire une place dans ce nouveau monde qui se construit. Ainsi, nous deviendrons plus compétitifs, plus innovants. Et en même temps, nous préserverons les valeurs qui font notre spécificité : le travail, l’effort, le mérite, la laïcité et la solidarité, sans laquelle aucun effort n’est acceptable.

    Enfin, la France continuera d’agir en Afrique, en Asie, et bien sûr au Moyen Orient où je me rendrai dès lundi parce que c’est la vocation de la France de chercher partout les chemins de la paix, comme c’est dans sa vocation d’agir pour les droits de l’homme.

    «La crise est une épreuve et un défi»

    Mes chers Compatriotes,

    La crise nous oblige à changer plus vite et plus profondément. La crise est une épreuve. Elle est aussi un défi. Ce défi là, je veux le relever avec vous. Vous pouvez compter sur moi.

    Nous avons des atouts considérables. Il y a dans le peuple français quand il est rassemblé assez d’énergie, d’intelligence et de courage pour que nous ayons ensemble confiance dans l’avenir.

    Nous allons sortir renforcés de cette crise.

    Du fond du cœur je présente à chacun d’entre vous mes meilleurs vœux pour 2009.

    Vive la République,
    Et vive la France.

    ------------------------------------------------------------------

    La poursuite de l'erreur dans la continuité des réformes.

    Pouvait-il en être autrement connaissant sa ténacité et son caractère engagé à vouloir imposer sa politique, bien qu'il ait été élu pour cela, mais pas pour mettre la France sur les genoux dans le profil de son ami Georges Bush qui a mis son pays et le monde dans une crise dont les effets seront encore plus dévastateurs en 2009 qu'en 2008.

    Franchement, qui peut croire qu'il n'y a que cette politique et qu'il soit le seul dans la bonne voie pour conduire le pays, impensable que l'on soit contraint à faire une politique qui dégage autant de misères. Le pire est que tous nos indices sont au rouge, ce sont les conclusions d'une étude menée par l'Institut Markit, voir les échos.fr

    «La conjoncture très défavorable enregistrée dans le secteur manufacturier reflète l'effondrement actuel de la demande, la forte contraction de l'économie et l'incertitude grandissante qui en résulte incitant les consommateurs à réduire les dépenses non essentielles, souligne la société Markit, qui note aussi dans son rapport que, les entreprises interrogées continuent de faire état d'une très faible demande nationale, tandis que les exportations s'effondrent également, affaiblies par la dégradation de l'environnement du commerce mondial».

    L'indice du secteur manufacturier termine en chute libre en 2008.

    lindice-manufacturier-en-chute-libre-en-2008300320342.1230912248.jpgL'indice PMI a reculé à 34,9 points, son niveau le plus bas depuis 1998, et pour le septième mois consécutif sous les 50 points, signe d'une contraction de l'activité. L'industrie Française fait face à un «effondrement de la demande», estime Markit Economics.

    Les stocks de produits finis ont reculé en décembre pour le deuxième mois consécutif. De même, l'enquête montre pour le deuxième mois d'affilée une «déflation des prix des achats et des prix de vente». «Les prix des achats enregistrent leur plus forte baisse depuis février 2002», note encore Markit. La déflation n'est pas loin. Aucun indicateur n'est au vert dans ce sombre tableau de fin d'année.

    Par voie de conséquence, l'emploi recule pour le huitième mois consécutif, constate Markit, et enregistre même un taux historique de contraction.

    Le CAC 40 à chuté de 42, 68 % pour être en dessous des 3330 points. En douze mois, les grandes places boursières internationales ont perdu presque la moitié de leur capitalisation, soit plus de 25 000 milliards de dollars. À Paris, plus de 600 milliards d'euros sont partis en fumée sur les seules valeurs du CAC 40. C'est l'équivalent de la richesse produite en France en un trimestre.

    Le déficit commercial de la France s'est encore creusé en octobre à 7,066 milliards d'euros, sur les 12 derniers mois écoulés le déficit cumulé s'établit à 56,2 milliards d'euros, record historique. Ce désastre commercial résulte de la perte de compétitivité de notre économie mais aussi, et les deux sont liés d’ailleurs, des délocalisations multipliées depuis des années notamment dans le secteur automobile. Conséquence d'une Europe du libre échange ou aucun frein n'est imposé contre les délocalisations, les petits pays que nous avons intégrés, non seulement l'Europe les aide mais, ils contribuent à appauvrir ceux là même qui leur apportent cette aide. Notre pays à cause de la monnaie unique peut se permettre, en apparence du moins, un tel déficit sans répercussion sur son taux de change. Cependant l’euro n’est qu’un anesthésiant qui ne guérit pas le mal et qui, même, l’aggrave.

    Nous sommes ainsi dans la situation du malade qui ne voyant plus la fièvre se croit en bonne santé, alors que la maladie continue de le ronger, blog Nicolas Dupont Aignant.

    La dette de la France atteint 1284,8 milliards d'euros soit 66,1 % du PIB au troisième trimestre, la hausse du chômage s'accélère, progression de 8,2 % en un an, avec un boom de 3,2 % de demandeurs d'emploi en novembre.

    Le bilan est donc noir, et dans ce contexte le pouvoir d'achat des Français n'est pas évalué, mais nous le constatons chaque jour le panier de la ménagère est de plus en plus cher, les prix sont de plus en plus élevés et les salaires sont bloqués depuis trop longtemps.

    La crise, elle a bon dos, elle ne fait qu'aggraver une situation établie depuis le gouvernement Raffarin accentuée par Villepin et désastreuse avec Sarkozy qui n'a rien vu venir lui qui vantait le capitalisme comme bienfait pour l'humanité.

    Nous subissons une régression sociale sans précédent, les chiffres ci-dessus le démontre, le plafonnement des impôts à 6o % et à 50 % c'est de l'argent en moins pour l'Etat d'autant plus que certains contribuables ont eu des remboursements d'impôts de plusieurs centaines de milliers d'euros. A cela, si l'on ajoute l'argent pris dans la poche des Français par le permis à points et les radars dont le mal est pire que le bien, il faut bien prendre l'argent quelque part, et si l'on prend en compte la réduction des remboursements des frais de maladie et les franchises médicales ainsi que l'augmentation du coût des mutuelles de 5 à 8 % auxquels, si on ajoute la réduction des effectifs de la fonction publique administrative et hospitalière, dont ces chiffres ne tiennent pas compte, plus personne n'achète, les gens se replient sur eux mêmes. La consommation fait une chute qui ne peut que s'aggraver en 2009.

    Quand on voit que la ministre de la santé Roselyne Bachelot à le courage de déclarer qu'en région parisienne ou le nombre d'habitants est d'environ de 10 millions et qu'il y avait 11 lits de disponibles en réanimation, on mesure la dégradation de la fonction hospitalière, nous avions 1 lit pour un million d'habitants le jour ou le patient est mort faute de lits. Et le comble ce n'est pas le manque de lits qui serait la cause de cette mort mais une mauvaise coordination des services, en d'autres termes c'est la faute des autres.

    Alors je ne vois pas la situation s'améloirer avec cette relance prétendue de 26 milliards, qui n'en n'est pas franchement une, voir la relance économique de Sarkozy ici. Qu'a cela ne tienne Sarkozy s'est octroyé pour l'Elysée une petite augmentation avant son départ au Brésil de 9,2 millions d'euros d'engagements, voir l'article ci-dessous du canard enchaîné.

    img631.1230922294.jpg

    Le remaniement ministériel de Sarkozy selon Marianne2.fr

    le-remeniement-ministeriel-792986-951997.1230967614.jpg

    Un dernier mot, la nuit de la Saint Silvestre nous avons eu 1147 voitures de brulées soit 30 % de plus que l'année dernière, alors si la gauche était au pouvoir tout le monde crierait au scandale. Cela montre une fois de plus que Sarkozy n'a rien réglé, et c'est grave, il a été élu principalement à cause de l'insécurité, que ceux qui lui ont apporté leur soutient s'en mordent les doigts et nous aussi, qui subissons, par voie de conséquence quand on voit son bilan. Une parenthèse il est au pouvoir depuis 2002.

     


Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu