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  • Villepin ça y est c'est parti,

     

    il lance son mouvement politique.

     

    Ce n'est pas encore fait, ce sera le 19 juin à la Saint Romuald la veille de la fête des mères.

    Saint Romuald fut un ermite du XIème siècle qui fonda l'ordre des Camaldules en 1012 à Camaldoli dans la haute vallée de l'Arno en Toscane sous le règne de Saint Benoit. Il naquit en 951 dans la famille des Honesti, ducs de Ravenne et grandit dans le confort oriental, le goût des plaisirs, la vie facile de son milieu aristocrate. Profondément troublé par le meurtre d'un parent commis en duel par son père, le duc Serge de Ravenne, il se retira du monde pour faire pénitence en son nom. Il prit l'habit bénédictin dans le monastère d'Apollinaire-in-Classe où il resta pendant trois ans. Là, des religieux jaloux de sa conduire exemplaire complotèrent de le faire mourir. Averti par un des complices, il se retira dans la solitude, non loin de Venise, auprès d'un ermite nommé Marin et y passa trois ans. Comme il l’avait prédit vingt ans plus tôt à ses frères, il vint mourir au monastère de Val di Castro le 19 juin 1027. Son tombeau, où son corps était resté intact, attira les pèlerins et des miracles s'y produisirent. Romuald fut canonisé en 1595 par le pape Clément VIII.

    Bien que Villepin ne soit pas un ermite mais plutôt un aristocrate cette sainte évocation du jour de la naissance de son parti pourrait-elle être porteuse d'espoir pour lui ?

    Il se positionne à droite pour 2012 pour faire barrage à Sarkozy, c'est évident, les élections régionales lui ont donné, conséquence de l'affaiblissement de son rival et de la grogne d'une partie de la droite, le courage qu'il n'avait jamais osé, affronter le suffrage populaire. C'est un parti indépendant et libre qu'il envisage de former qui ne s'inscrit pas dans l'orbite UMP, on n'en attendait pas moins. Pour mémoire, nous avons eu sous la quatrième république le Centre national des indépendants et paysans CNI fondé le 06 janvier 1949 dont la figure emblématique fut Antoine Pinay. C'était un courant de droite classique hostile aux partis de gauche SFIO, PCF, et du centre MRP. Son parti sera-t-il ressemblant au CNI, sera-t-il aussi à droite que lui ? S'il veut glaner large il lui faudra un peu de gauche genre Modem. Il entend rassembler toutes les bonnes volontés a-t-il déclaré dans sa conférence de presse.

    Il s'est lancé dans un réquisitoire accablant contre la politique et les réformes tous azimuts de son pire ennemi le président de la république. N'étant pas encore libéré de l'affaire Clearstream puisque le procureur de la république Jean-Claude Marin avait annoncé que le parquet a fait appel de la relaxe du 26 janvier 2010, il ferait bien d'être prudent, le jugement devrait intervenir en fin d'année.

    La politique du rabot n'est jamais en ce qui concerne l'État une bonne politique.

    «J'ai le sentiment qu'au lendemain des élections, ce n'est pas un changement de politique qui a été choisi alors qu'il s'impose», a déclaré Villepin. «Servir la République, servir la France, c'est pour moi la clé de l'engagement politique», a-t-il assuré, critiquant au passage la politique du gouvernement à l'égard de la fonction publique. Aurait-il des accents de gauche ? Mal à l'aise dans la politique menée par la majorité aujourd'hui, alors que c'est la suite de celle qu'il a menée ! Dans ces sous-sols du press club situé dans le 15ème arrondissement, il mène la charge.

    A ses yeux, le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite «ce n'est pas efficace». «Soyons cohérents, il faut faire des efforts mais il faut faire des choix. La politique du rabot n'est jamais, en ce qui concerne l'État, une bonne politique», a-t-il ajouté. «Est-ce que les Français veulent moins d'infirmières, moins d'enseignants, moins de policiers ?» s'est-il interrogé, mais serait-il devenu de gauche ? Ce quinquennat aurait dû être celui de la justice sociale, elle devrait en être l'acte fondateur ! «On ne peut pas accepter de vivre dans un pays où des situations d'inégalité et d'injustice atteignent un tel niveau, et c'est pour cela que je suis mal à l'aise dans la politique qui est menée par la majorité», a-t-il déclaré, ajoutant : «Nous ne pouvons pas différer la réponse».

    Et puis, «Le débat sur l'identité nationale a montré qu'on pouvait jouer avec tout, on ne joue pas avec la nation», a estimé M. Villepin, qui a parlé de «politique de réformes éparpillées» et dénonce un paysage politique où «tout devient division, clivage. On pense qu'on va gagner comme cela ? Mais la France, ce n'est pas ça !».«Distribution de milliards, réformes à contretemps, politique en accordéon» où «on appuie sur la touche burqa... Et hop ! Polémique...». Critiquant aussi le bouclier fiscal que l'on devrait suspendre, il propose l'augmentation de la plus haute tranche de l'impôt sur le revenu, à 45 % «et une surcote pour l'impôt des plus grandes sociétés, de 10 % à 15%». Il égratigne la réforme pénale à venir, «Soyons cohérents, il faut faire des efforts mais il faut faire des choix. «En politique, c'est peut-être moins payant de faire dans la nuance, mais il faut être capable de faire des analyses nuancées. Nous devons être soucieux de la meilleure organisation de la fonction publique, mais en même temps, nous devons être responsables».

    «Avec tous ceux qui nous rejoindrons, nous porterons sur les fonts baptismaux ce mouvement politique le 19 juin à Paris avec le souci d'apporter une contribution tout au long de ces prochains mois, de ces deux prochaines années, et le souci de défendre le moment venu nos idées et notre projet». Un projet «rassembleur», qui sera «basé sur les réseaux», car «quand on n'a pas d'argent, il faut compenser par des idées».

    A-t-on, jamais entendu pareille charge pour un homme de droite sur un gouvernement de droite qui est la continuité du sien ? Il est vrai, que s'il veut se démarquer de Sarkozy, on ne voit pas comment il pourrait le faire avec d'autres arguments ? Bien entendu dans les rangs de la majorité non Villipinistes c'était sans appel «Je ne crois ni au discours, ni à l'homme», a réagi Pierre Méhaignerie, UMP, président de la Commission des Affaires sociales de l'Assemblée, il n'est pas pris au sérieux. Il faut reconnaître qu'il a fait des grosses bourdes qui devraient ralentir son ardeur voir l'article présidentielles 2012 suite 5.

    Avec le Front national, son parti créera une brèche dans l'UMP ce qui devrait réjouir la gauche, diviser pour mieux régner, bien qu'elle n'y soit pour rien. Il se revendique gaulliste et veut comme François Bayrou être au dessus des partis droite gauche. N'ayant pas une structure de parti comme l'UMP ou le PS, il ne peut compter que sur une percée médiatique lors de la présidentielle. L'hégémonie de la droite au premier tour des élections risque d'en pâtir, mais quelle importance, les Villepinistes ne peuvent être majoritaires au point de passer devant l'UMP, en autres termes, au second tour, ils rejoindront ses rangs.

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    Le regard de Plantu.

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