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valls

  • Manuel Valls, les frondeurs et le Medef, une mise au point nécessaire.

    fut faite lors de la demande de confiance dans son discours de politique générale.

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    Nous avons le courage de réformer mais,

    Réformer ce n'est pas réduire le SMIC.

    Réformer ce n'est pas supprimer le CDI.

    Réformer ce n'est pas diminuer les salaires dans la fonction publique.

    Réformer ce n'est pas casser notre modèle social

    Réformer c'est affirmer les priorités en refusant l'austérité.

    Support Wikipedia J'ai écouté son discours de près de 45 minutes, un discours sincère, enflammé, sanguin, celui d'un espagnol d'origine, tout comme son premier discours lors de son investiture il y a 5 mois. Après la caresse au patronat dans le «je vous aime», Valls caresse sa gauche, nécessité oblige. Politique incompréhensible pour de nombreux Français qui ne cessent de dire que la politique de l'exécutif n'est pas lisible. Paradoxe d'autant plus troublant que nombreux sont ceux qui condamnent la bi-polarisation de la vie politique, et quand un exécutif se place entre droite et gauche, ils le rejette.

    Valls était-il partisan du maintien des 35 heures, qui furent d'ailleurs bien endommagées par Nicolas Sarkozy, nous y reviendront, nous ne le saurons pas. Une chose saute aux yeux c'est la provocation du Medef la veille de la question de confiance, aurait-il voulu faire capoter la majorité avec cette bombe ? Il ne s'y serait pas pris autrement ! Mais Valls pouvait-il aller dans le sens du Medef, non ! Actuellement l'Assemblée nationale serait dissoute. Alors le Medef a joué au «con», car il est question de les assouplir ces 35 heures par des accords syndicaux d'entreprise, la question est donc, les syndicats auront-ils confiance dans un patronat qui ne cesse de faire de la surenchère provocatrice ?

    Ce fut le même Valls direct volontaire martelant ses mots pour montrer sa détermination, son engagement d'aller jusqu'au bout sans dévier des objectifs qui furent fixés par le président. Il rappela la situation internationale, la menace djihadiste et ses crimes envers les populations qu'ils contrôlent. Montrant aussi l'engagement de la France dans ce combat contre ces hommes en noir qui furent rejoints par 930 français, tuant, décapitant des journalistes et des humanitaires, réduisant les femmes à l'esclavage et j'en passe dans leurs atrocités, et cela avec les armes du régime de Kadhafi, un reste de la gouvernance héroïque de Sarkozy.

    Maîtrisant parfaitement la politique intérieure montrant ses difficultés économiques, l'exaspération des Français sur le chômage, une conséquence de dix années de droite que l'on ne peut juguler en à peine plus de deux années. Ceux qui pensent cela possible n 'ont aucune idée de l'état de notre l'industrie. Montrant la voie de son engagement, reprenant l'essentiel de ce qui fut fait depuis le début du quinquennat de Français Hollande, il exprima sa fermeté à mener à bien le redressement des entreprises mais sans sacrifier notre modèle social si cher aux Français. Franchement pouvait-il détruire ce qu'ils ont mis des décennies à construire, alors que 10 années de droite ne l'ont pas fait ?

    Cela fut dans le silence des frondeurs obstinés dans leur erreur, l'attitude de Cécile Dufflot ne montra aucune ambiguïté sur ce point quoi qu'il dise, mais aussi des niaiseries de l'opposition qui ne sut montrer qu'une indifférence prétentieuse se disant, cause toujours, tes jours sont comptés nous reprendrons le pouvoir. Mais j'ai vu Patrick Balkany plusieurs fois condamné ricaner, quel exemple de valeur morale dans ce parti ! Quelle confiance peut-on accorder à cette droite qui, de plus, nous a montré dans l'affaire Bymalion son incapacité à gérer son propre parti.

    Une France partagée entre d'un coté ceux qui applaudissent fiers de ce qui fut fait et de ce qui peut être fait, et de l'autre des députés de droite figés dans un mépris, malgré un exécutif qui se bat contre le sectarisme d'une gauche qui rejette tout en bloc, préférant qu'elle ne soit plus qu'un souvenir nostalgique du bon vieux temps. Rien pour cette droite ne compte malgré le pacte de responsabilité qui prévoit une aide aux entreprises de 40 milliards sur trois années pour leur compétitivité, mais pas pour augmenter les dividendes et les hautes rémunérations, tout le contraire de ce qu'elle fit. Pendant les cinq années de Sarkozy, elle n'eut qu'un but gouverner sans trop de vagues dans l'optique d'un autre mandat ne s'attaquant pas aux réformes de peur qu'elle soit rejetée, préparant ainsi sa réélection. Sachant qu'ensuite, elle pourra matraquer les Français par une politique des plus austère, dans la forme de celle de François Fillon qui clame 100 milliards de réduction des dépenses et la suppression des 35 heures qu'il ne fit pas, mais qu'il ferait s'il revenait, bonjour les dégâts. Mais François Hollande est arrivé et récolta le désastre. La dynamique du chômage que laissa Sarkozy, les entreprises qui firent faillite comme une série de boutons qui sautent les uns après les autres. Le cas emblématique de Peugeot que l'exécutif dut sauver du gouffre et j'en passe, montrent l'état de la France à son départ. Il n'est donc pas possible dans une Europe à croissance quasi nulle que les entreprises aient des commandes leur permettant d'embaucher. Ce ne sont pas les freins des seuils d'entreprise qui augmenteraient les charges si elles embauchaient ni le fait qu'elles ne pourraient licencier, ne l'ont-elles pas fait depuis plusieurs années et dernièrement en virant un max de séniors ? Gattaz et ses acolytes ne savent que faire pour que la France ne s'en sorte pas à l'image de ceux qui partent dans des paradis fiscaux !

    Ce fut un catalogue qu'il était bon de rappeler à ceux qui ne cessent de critiquer l'action engagée par le président de la République. Pour les frondeurs, ce n'est pas de l'austérité qu'il clama rappelant la création d'emplois dans l'éducation nationale, dans la police et la gendarmerie, le maintien des effectifs dans les hôpitaux, l'augmentation du RSA, la réduction des impôts pour les catégories inférieures, le maintien des salaires dans la fonction publique mais des augmentations au cas par cas, la création d'emplois d'avenir et la garantie jeune, le maintien de la retraite à 60 ans pour les retraités qui eurent une activité pénible et pas de réduction retraites des fonctionnaires. Et mon dieu, il y en eut des critiques que ce soit des frondeurs qui firent leur cinéma à la Rochelle se repliant sur eux mêmes en s'accrochant à leurs dogme, allant aussi à la fête de l'Huma montrer leur convergence politique avec l'autre gauche, mais ne proposant pas de solution pour dynamiser notre production nationale. Mais aussi de l'opposition réclamant haut et fort la démission du président et celle de l'Assemblée, comme si les socialistes allaient lui donner la France pour faire ce qu'elle fit, c'est à dire rien d'autre que d'augmenter le plafond de l'ISF, de défiscaliser les heures supplémentaires, de réduire la portée des 35 heures mais pas les supprimer et de trouver normal que les fortunés partent dans les paradis fiscaux au lieu qu'ils investissent. Mais ce ne fut pas que l'opposition politique, ce fut aussi les médias, dont les commentateurs ceux que l'on interroge à C dans l'air, c'est à dire toujours les mêmes à droite, montrant ainsi la valeur démocratique de cette émission politique. Il est extrêmement choquant quand l'on les écoute lorsqu'ils prêchent la réduction des dépenses en tordant le coup à notre système social. Ils savent bien que cela ne peut que conduire à augmenter la misère sachant qu'eux mêmes, protégés, ne seraient pas affectés. C'est vrai que nous n'atteindrons pas les 3% de déficit annoncés, mais c'est aussi vrai que Valls a prévu une réduction des dépenses de 50 milliards d'économie sur trois ans dont 21 en 2015. Cette politique toute en douceur permet d'éviter une réaction violente par des manifestations qui conduiraient à un chaos politique et de préserver notre système social, qui pour le Medef à vécu.

    Ce que l'on constate parmi ces commentateurs et les politiques de l'opposition c'est l'accent mis sur la majorité relative qu'ils clament, dans une mauvaise foi évidente, mettant l'accent sur les 31 frondeurs socialistes, 20 de plus que lors de son investiture qui ont fait chuter la majorité de 306 voix en avril à 269 lors de cette question de confiance pour une majorité absolue à 244 voix. Ce n'est pas mon avis, la majorité obtenue est supérieure à celle du 8 avril. La majorité absolue de l'Assemblée étant de 289 voix, on peut donc calculer que le 8 avril la marge en voies était de 17 voix et que le 16 septembre elle est de 25 voix. En d'autres termes, la majorité socialiste à la question de confiance du gouvernement 2 est supérieure à celle du gouvernement 1 de Manuel Valls, CQFD.

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  • On n'a rien compris, avec le même programme Valls fait 62%, puis 58% alors,

    qu' Ayrault faisait 23 % d'opinions favorables et maintenant ?

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    L'équipe à Méluche le tribun rouge, un nouveau Alexis Tripas, Pierre Laurent, pas Olivier Besancenot, à Paris le 12/04/14. AFP/Pierre Andrieux, document le Monde.fr.

    Support Wikipedia Même président, même programme, toujours aussi rejeté par l'autre gauche, qui dans une démagogie à la Le Pen, crie Hollande ça suffit, mais Méluche et ses amis, bien qu'ils aient mieux mobilisé que lors de leur manif précédente, vont lasser, trop les Français n'aiment pas. Hollande fait «Vallser» la politique, tout en valsant ! Qu'elle différence, cette autre gauche de la gauche est contre ce qu'est l'Europe, il n'y a pas qu'elle, même le président et le FN, pour la retraite à 60 ans, même le président et le FN sont pour, contre l'austérité, même le FN, mais le président l'assume, c'est très facile quand on n'a pas de responsabilité. Ils la veulent cette responsabilité en espérant ne pas l'avoir, ce qui va bien avec les sondages puisque les Français à 62 %, puis à 58 % quelques jours après, viennent de montrer qu'ils ne veulent pas la leur donner ! Tant mieux pour eux parce qu'ils pourront encore défiler.

    Le brave sérieux et dévoué ancien premier ministre, de gauche ce que l'on ne peut contester, Jean-Marc Ayrault était crédité de 23 % d'opinions favorables et Manuel Valls, de droite en une semaine à peine obtient 62 %, 58 % à ces mêmes sondages avec le même programme, il y a un truc que je ne comprends pas ! Ils sont fous ces Français ! Il n'a même pas fait le moindre exploit, il a parlé 47 minutes et hop, il est au top ! De plus, il enfonce le clou avec un programme à 35,5 milliards d'euro d'aide aux entreprises qu'il faudra financer et 50 milliards de réduction des dépenses qu'il faudra supporter pour financer le plan de responsabilité ! On aide les entreprises et on serre la ceinture aux Français, voila ce que Méluche et ses amis devraient promouvoir comme politique, ils auraient la faveur des Français. Un trou de 85,5 milliards non financés et qui pèseront sur les Français, voir, Manuel Valls un engagement personnel dans son discours de politique générale.

    Leurs pensées sont impénétrables, mais surtout des veaux. Le sondage LH2 pour le Nouvel Observateur sur un échantillon de 974 personnes réalisé les 10 et 11 avril sur une population d'âge supérieur à 18 ans effectué après la déclaration de politique générale du premier ministre montre qu'il fait un bond de 6 points de sa cote au moment de sa nomination. De quoi refroidir l'ardeur de ceux qui envisageaient de critiquer la politique du président ! Mais aussi de lui donner des soucis avec une cote de satisfaction de 27 % qui vient de tomber à 18 % après avoir été à 23 % suivant le site Atlantico, on s'y perd dans ces ténèbres le pauvre 40 points en dessous de son premier ministre. On va finir par l'aimer ce président. J'avais écrit, il faut dissoudre l'Assemblée nationale, et voilà, il ne m'a pas écouté !

    Mais le plus paradoxal est que les sympathisants de gauche sont satisfaits à 76 % ? Pour un premier ministre qui est considéré à droite c'est à se tordre de rire. À droite il récolte 50 % d'opinions positives plus que leurs ténors, c'est fou !

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    Un numéro de haute voltige selon le Nouvel Obs ce n'est pas mon avis, on n'a simplement à faire à des déboussolés qui jouent à saute mouton avec leurs opinions. Ce que montre cette enquête c'est que tout peut basculer, dans un sens ou dans l'autre, que l'on ne peut faire confiance à des sondages faits dans un moment privilégié, ce qui brille trop vite, se ternit aussi vite, mais qu'importe on aura vécu un bon moment de rigolade après une telle déculottée électorale. Ils montrent, aussi, que l'on ne peut faire une politique qui soit basée sur des sondages comme le fit l'invertébré Nicolas Sarkozy qui ne pouvait rien faire sans eux.

    Cette enquête devrait inquiéter la droite qui n'est pas au mieux voire même plus dans la boue que le PS d'autant que le mouvement démocrate de François Bayrou donne 72 % ! Assiste-t-on à un regroupement dans au centre d'une gauche sociale libérale qui serait une force pragmatique dans ce monde qui ne sait ou il va ?

    Un tel sondage, à 62 %, le jour ou l'autre gauche de la gauche celle des mélenchonistes communistes et anti capitalistes NPA défilait, 100.000 personnes contre 25.000 selon la police et tout ça contre l'austérité, montre qu'elle est une force d'opposition qui ne pèse pas par rapport aux 76%. Quoique qu'elle fasse elle parait dépassée à cause d'un conservatisme séculaire. Les drapeaux rouges ne peuvent que faire fuir plutôt que de réunir. Des gens de bonne volonté certes mais en dehors du temps et depuis trop longtemps. Non pas que s'opposer à l'austérité ne soit le désir de tous, même du président, mais ne faut-il pas retrouver une industrie compétitive ? C'est bien de défiler drapeaux rouges en tête mais cela n'apporte rien tout comme les bonnets rouges qui n'ont pas réussit à faire abandonner l'application de l'échotaxe.

    La France a changée, elle n'est plus la même qu'en 1945 ou le communisme qui était le parti le plus puissant, il n'a fait, dans sa lutte, contre le capitalisme, que le bonheur de la droite avec une politique pro-soviétique qui, elle aussi, s'est écroulée. Seuls ceux qui entreprennent peuvent apporter de la richesse pas ceux qui s'y opposent sans faire de distinction entre ceux qui s'enrichissent et exploitent et ceux qui apportent du bien social. Au lieu d'infléchir une politique en s'associant à l'évolution des techniques et du monde ouvrier, ils ne font que de se mettre en dehors, ce qui, à terme, les écarte de toute influence positive, ils n'auront jamais le pouvoir.

    Ces sondages sont révélateurs par le fait que les Français préfèrent un homme jeune comme premier ministre avant de le préférer à la présidence de la république. Ce qui ne présage rien de bon pour François Hollande bien affaiblit et Alain Juppé. Ce sondage à 62 %, montre aussi que toutes les classes d'âge sont en progression sauf pour les 18-24 ans, moins un point mais à 71 % et pour les 50-64 ans moins 4 points mais à 55 % !

    Manuel Valls est donné bon communiquant, il sait vendre sa politique d'après les spécialistes, mais cela n'est valable que si elle est crédible, or dans l'état actuel elle n'est que paroles. Il obtiendra la confiance sur les 50 milliards de réduction des dépenses, mais devant ses effets, c'est là qu'il aura à communiquer.

    François Hollande dans ce chambardement municipal vient de troquer son costume de président normal, pour un président de combat. La cinquième République et la situation économique ne font pas de cadeaux, il faut tailler dans ce qui n'est pas performant. Il montre, ainsi, qu'il reste le patron et va jusqu'à nommer premier ministre celui qui va le «bouffer». Mais, il agit aussi à l'Élysée en changeant son secrétaire général Pierre-René Lemas pour son intime copain hollando-sarko Jean-Pierre Jouyet, un autre de la promo Voltaire. Le ménage ne s'arrête pas là, outre les ministres inutiles, il s'attaque au secrétaire général du PS, Harlem Désir qui n'est plus désiré. Il est vrai comme gamelle on ne fait pas mieux, mais à le caser comme secrétaire d'État aux affaires européennes montre, pour lui, qu'elles n'ont aucune importance. En fait, il le met au placard, ce qui est loin d'être une promo. Le problème c'est qu'il y ait allé à la hussarde ce qui ne plait pas. Il faudrait savoir, quant il est un mou dur, on le critique et quand il est un dur de dur aussi ! C'est vrai qu'il piétine un peu ses propos quand il disait, moi président je ne m'occuperais pas de tout, mais il s'agit de son parti qui est dans le caca, alors ne vaut-il pas mieux virer l’incapable député européen en attendant un Congrès socialiste qui n'est pas souhaitable pour le moment. Une autre baffe serait fatale aux socialistes. Cela montre aussi que la députation européenne n'est que la voie des incapables! Alors Hollande bashing, ça continue ! C'est tous contre lui du FN à la gauche de la gauche, même certains socialistes ! Quel destin !

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  • 70 % d'abstention !

    Le cri de Manuel Valls.

     

    Manuel Valls est un socialiste Français, issu de l'immigration Espagnole et j'écris cela par ce que l'on ne peut le taxer de raciste, ni de fasciste ni de droite bien que parfois ses propos le feraient penser. Il a acquis comme moi et mes parents mais, bien plus tard, la nationalité Française par naturalisation en 1982. D'une famille républicaine Espagnole qui a su montrer son orientation politique puisqu'elle cacha des membres du POUM, Parti Ouvrier d'Unification Marxiste, antistalinien et des anarchistes contre bien sur le régime Franquiste. En 1980, à l'âge de 17 ans, il adhère au Parti Socialiste pour soutenir Michel Rocard. Au sein du PS, il appartient à la deuxième gauche, celle de Rocard, pragmatique, contre celle de Mitterrand qui à cette époque lui à permit d'accéder à la présidence. Mitterrand donna à la France de grandes avancées sociales et de libertés civiques, voir les grandes dates de François Mitterrand ici et l'élection présidentielle l'historique ici, une série de 12 articles. Seulement nous ne sommes plus en 1981 et ces jeunes socialistes, comme Ségolène Royal, Gérard Collomb, Vincent Peillon, Jean-Louis Bianco,... ces quadras et d'autres qui veulent imposer à la vieille garde leurs idées, non pas pour méconnaitre leurs mérites, ils ont fait beaucoup pour notre évolution, mais pour donner un souffle nouveau à ce vieux parti au passé séculaire, et il est difficile, d'un coup de manche de balayer leur histoire.

    Sa culture est donc pragmatique, c'est à dire déduite des faits et non de dogmes qui à notre époque ne veulent plus rien signifier tant l'évolution des pays est de plus en plus soumise à la mondialisation économique et politique. Quand on voit le nombre de sociétés internationales qui sont en crises et déposent leur bilan, on est effrayé. On ne peut plus bouger le petit doigt sans que des répercussions internationales s'en suivent. Manuel Valls, de plus en plus, devient un habitué des plateaux télé, c'est donc que son avis compte, mais plus que cela, il dit des choses que l'on n'a pas l'habitude d'entendre comme par exemple de supprimer le mot socialiste à son parti.

    Dans un entretien Sud Ouest, interviewé par Marc-Olivier Fogiel, il exprime que ce n'est plus un sujet tabou et qu'il en avait fait la proposition il y a deux ans. Il faut transformer de fond en comble le fonctionnement du PS, nous dépasser, il faut tout changer, le nom, parce que le mot socialisme est sans doute dépassé, il renvoie à des conceptions du XIXe siècle, voir ici sur son blog. Aurait-il raison ? Quand l'on sait que ce parti est intégré à l'Internationale socialiste, cela voudrait signifier que ses attaches internationales ne pourraient plus exister, est-ce possible, raisonnable, ce serait une vraie révolution. Or, les socialistes ont besoin de cette organisation pour exister internationalement. Ils n'ont pas comme la droite le capitalisme international comme trait d'union, et comme l'on sait que tout est mondial, il faut être prudent.

    «En fait, ce n'est pas le nom qui est en cause mais la crédibilité des socialistes».

    De fait, il faut être vraiment à côté de la plaque pour décréter que le mot socialisme est ringard et vide de sens au moment même où la crise économique mondiale remet totalement en cause le modèle capitaliste néolibéral. A moins que, péché d’orgueil, Valls ne confonde la vacuité du PS avec le socialisme, et c'est là, des propos un peu irréfléchis.

    Alors, il faut faire attention à ces hommes politiques fougueux qui disent des choses faisant plaisir mais sans potentialités concrètes, modifier un nom ne donne pas la solution aux chômages, aux délocalisations, au pouvoir d'achat, à l'immigration et finalement à tout ce que demande les Français c'est à dire plus de justice sociale et du travail.

    Mais bien plus que cela, Manuel Valls député-maire d’Evry, Essonne, était l’invité de «Politiquement parlant» sur Direct 8. Un reportage lui était consacré, Valls à la mairie,

    «Manuel à la brocante du dimanche organisée dans sa ville».

    C’est au cours de cette dernière séquence que les journalistes de l’émission ont capté cet échange entre le maire d’Evry et son directeur de cabinet, constatant que tous les stands de la brocante étaient tenus par des Evryens issus de l’immigration, Valls commentait «Belle image de la ville d'Evry… Tu me mets quelques blancs, quelques whites, quelques blancos… ».

    De même, on ne peut qu’être glacé par le cynisme du propos de Valls qui, uniquement préoccupé par «l’image» de sa ville, demande ainsi à son directeur de cabinet de rajouter du blanc dans un tableau qu’il juge trop sombre. Un peu comme il demanderait qu’on change la couleur de fond d’une affiche de campagne électorale, lu sur Marianne 2.fr ici .

    Manuel Valls en Direct sur Direct 8

    Il explique ses propos dès le retour sur le plateau de Direct 8.

    «Ce qui a tué une partie de la république, c’est évidemment la ghettoïsation, la ségrégation territoriale sociale, ethnique, qui est une réalité. Un véritable apartheid qui s’est construit et que les gens bien pensants voient de temps en temps leur éclater à la figure comme ça a été le cas en 2005»

    On ne peut lui donner tord, mais il est aisé de dénoncer cette ghettoïsation quand un nombre important d'immigrés sont sur notre sol et qu'en outre personne n'en veut. Quand le coût des loyers et trop élevé dans certaines villes ou arrondissements, que peuvent faire ces personnes pauvres, et qui ne sont pas toutes immigrées, il y a aussi des Français de souche, que d'aller dans ces banlieues qui font tout pour les accueillir, et que, par ailleurs les habitants d'en haut et du milieu refusent dans leur ville. Faudrait-il les laisser dans la rue, n'y y-en-a-t-il pas déjà assez ?

    La loi SRU, voir ici relative à la solidarité et au renouvellement urbain qui est un des plus vastes chantiers législatifs qu'un gouvernement n'ait jamais soumis au Parlement ! L'inventaire des textes modifiés par cette loi, et pas seulement dans des détails, donne le tournis, le Code de l'urbanisme, le Code de la construction et de l'habitation, la loi du 10 juillet 1965 sur la copropriété, la loi du 6 juillet 1989 sur les rapports locatifs, le Code civil, le Code de la santé publique ! Et encore, la liste n'est pas limitative.

    Cette loi, qui, dans son essence principale oblige les communes à la construction de logements sociaux n'est pas toujours appliquée pour un tas de raisons, difficultés de trouver des terrains à bâtir, refus des habitants de recevoir ces malheureux ..... Elle instaure de ce fait une solidarité financière des communes dites riches vers celles qui sont pauvres, mais cela ne résous pas le problème de la ghettoïsation.

    Que peut faire Manuel Valls pour que ces choses changent, rien, que de subir.

    Alors manuel Valls subit comme d'autres cette désaffection de son électorat, et il n'est pas étonnant que 70 % de ses administrés ne soient pas allé voter. D'une part le sujet ne les intéresse pas, mais, en outre, l'Europe ne peut rien leur apporter.

    Manuel Valls séduit par la fraîcheur de son visage, son franc parlé, la directivité de son regard, mais parfois pour marquer son charisme il avance des propos qui, après analyse, montrent qu'ils sont sans fondement mais seulement délivrés pour séduire. Dans notre société si l'on réfléchit trop et que par intelligence, on argumente trop on risque de ne pas être compris, il faut faire du Sarkozy du populisme, faire plaisir.

    Il sent bien qu'il y a un problème de leadership au PS, et selon un sondage plus d'un Français sur deux est favorable à la fusion des gauches, voir mon article la sociale démocratie ici, et il se propose dans assumer la difficile mission c'est à dire d'amener le PS à la victoire en 2012. Cela va commencer à faire beaucoup. Entre Ségolène Royal, François Hollande, maintenant Manuel Valls et d'autres, le PS brille de mille feux qui risquent de consommer trop de courant. On ne construit pas un édifice si on détruit sa base, changer le mot socialiste ne sert à rien sinon à faire plaisir à une partie de la société et divise encore plus les socialistes, mais la base du PS est solide, avec tous les coups qu'elle reçoit combien auraient capitulé, pas lui. Ce n'est pas en donnant des coups de pieds que l'on obtient l'adhésion de ceux dont a besoin, mais en les convaincants de la justesse de ses réflexions. Et là, Manuel Valls ne joue que pour lui.

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