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  • Les valeurs républicaines ne sont pas négociables.

    Et pourtant, elles ne cessent d'être bafouées.


    Nos valeurs liberté, égalité, fraternité, laïcité, nos droits de l'homme partent avec notre égoïsme généré par nos difficultés à vivre dans un monde qui sans cesse nous interpelle. Nous Français, nous expulsons à tour de bras, ceux qui, malheureux dans leur pays croient qu'en venant chez-nous, qu'ils pourront vivre plus décemment que dans le leur, pays de misère et de guerre. Ils ont entendu depuis toujours que la France était une terre d'asile, charitable qu'elle accueillait les étrangers, alors ils viennent en confiant leur malheureuse vie à des passeurs à qui, ils donnent tous ce qu'ils ont pour ce voyage dont ils ne savent quel sera sa finalité. On ne choisit pas la France par hasard, la France le pays des lumières et des droits de l'homme, fondements de notre République. Ils sont aboutissement des siècles de combats.

    C'est un article paru sur le journal électronique de Patrick Gaubert président du Haut conseil à l'intégration du 22 avril intitulé : Les valeurs républicaines ne sont pas négociables , qui me fait écrire sur ce que nous sommes devenus, par ce que cet article je le trouve juste et d'actualité. Pourquoi, fils d'immigré je le suis, comme notre président Nicolas Sarkozy, et né en France il y a plus de 80 ans. Si la France n'avait pas été une terre d'asile, mes parents ne seraient jamais venus en France après la première guerre mondiale et ceux de Nicolas aussi je présume. Je connais donc les souffrances des migrants au travers de celles de mes parents, mais aussi les insultes que nous avons reçues pendant l'occupation Allemande étant Français par naturalisation avant la guerre mais Italiens pour les Français. Beaucoup d'immigrés sont devenus célèbres en France qui est multiraciale et cosmopolite, c'est sa richesse. Certes on ne peut accepter toute la misère du monde, il nous faut combattre ce flux migratoire, mais nous montrons une inhumanité qui nous discrédite, et quand nous avons besoin des autres, de leur avis, de leur soutien, nous perdons les jeux Olympiques d'été.

    Nous venons d'expulser trois malheureux Afghans dans un pays ou nous faisons la guerre, ces trois Afghans ruinaient donc notre pays pour que nous agissions avec autant d'atrocité ? Et c'est un ancien socialiste Eric Besson qui a conduit ces expulsions quelle honte ! Comment croire au socialisme qui se veut juste et équitable pour tous dans de telles conditions si ceux qui ont prétendu l'être sont pires que des fascistes. Que devient notre image, nous payerons un jour nos agissements pour ces expulsions intolérables même si l'on nous déclare qu'elles ont été faites pour que ces pauvres types ne soient dirigés que dans des zones calmes, mais il n'y a pas de zones calmes, les Talibans sont partout. On nous annonce que nous sommes obligés d'agir ainsi sinon les Afghans seraient encouragés de venir en France. Mais on marche sur la tête, on fait la guerre, il n'y a pas d'autres mots, pour libérer leur pays des Talibans, et on expulse les Afghans !

    Deux des Afghans expulsés, hébergés aux frais de la France dans un hôtel, ont témoigné dans un reportage diffusé dimanche soir par France 2. Ils estiment que leur sécurité ne peut être assurée nulle part dans leur pays. «Je ne suis pas heureux d'être en vie. Il n'y a pas de place pour moi dans ce monde. Ma mère m'a dit d'aller en Europe. En France, on n'a pas voulu de moi. C'est ça l'humanité, c'est ça les droits de l'homme, la loi du monde, a dit Waheed Salim, en pleurs, selon une traduction de la chaîne». Nik Khan a raconté de son côté avoir été arrêté dans la «jungle» à Calais, sans qu'on lui laisse emmener ni ses vêtements, ni son lecteur MP3, ni son sac. Il est arrivé en Afghanistan avec les vêtements qu'il avait sur lui, dit-il. «Je ne peux pas rester ici. Il y a les Talibans et il y a des combats. Ma famille est menacée par les Talibans, il faut que je quitte ce pays», a-t-il dit.

    Ils sont plus d'une centaine agglutinés sur le trottoir devant le magasin Picard de la place du Colonel-Fabien, à Paris. C'est là que chaque soir, à 20 h 30, se retrouvent bon nombre des Afghans et Irakiens qui errent dans la capitale depuis la fermeture du centre de Sangatte. Ils attendent le bus Atlas de la RATP qui les emmènera pour la nuit dans un centre d'hébergement d'urgence. Parmi eux, de nombreux mineurs, parfois très jeunes, 12 ou 13 ans. Des mineurs que «France Terre d'asile», à la lumière du réverbère, tente chaque soir de repérer pour leur proposer une mise à l'abri. Ce jeudi, l'équipe de maraude de l'association, accompagnée du ministre de l'immigration, Eric Besson, venu à la rencontre de ces mineurs étrangers isolés, repartira avec une vingtaine d'entre eux vers la Maison du partage, gérée par l'Armée du Salut dans le 19e arrondissement. Je sais bien que charitablement nous faisons tout ce que nous pouvons, mais il faudrait il politique claire pas, entre chèvre et chou, on ne peut faire la guerre en Afghanistan et ne pas accepter ceux qui fuient ce pays pour ne pas mourir.

    Nos valeurs fondatrices de vivre ensemble ont disparues. Il est vrai que trop c'est trop, on n'en fait tout un monde, on monte en exergue le fait mineur pour satisfaire la politique de ceux qui se prévalent de valeurs Françaises mais qui rejettent le respect des différences.

    En 2004, la Direction centrale du contrôle de l'immigration et de la lutte contre l'emploi clandestin (Diccilec) avance le chiffre de 200 000 irréguliers mais, de son côté, le Bureau international du travail estime qu'ils sont 400 000 et entre 80.000 et 100.000 supplémentaires y entreraient chaque année. Le nombre d'éloignements d'étrangers en situation irrégulière a fortement augmenté ces dernières années, près de 30 000 immigrés clandestins ont ainsi été reconduits dans leurs pays d'origine du 1er juin 2007 au 31 mai 2008. C'est en fait peu, le problème est qu'ils sont concentrés dans certaines villes et que cela fait rapidement un rejet de la population, reprit par ceux qui pensent qu'il y a qu'eux qui sont Français.

    En 2005 on évaluait les clandestins à 1,6 millions en Espagne, entre 700 000 et un million en Allemagne, 600 000 en Italie, 430 000 en Grande-Bretagne, entre 250 000 et 400 000 en France, 200 000 au Portugal, 160 000 aux Pays-Bas et 90 000 en Belgique. Il est bien difficile d'obtenir des chiffres fiables et récents. Les pays européens rejettent chaque année 70 % des demandes d’asile. Jacques Barrot, le commissaire européen chargé de la Sécurité et des Libertés, demande plus de solidarité.

    «Le devoir d’asile s’exerce à l‘égard des personnes qui risquent des persécutions, qui risquent vraiment des violences. Mais là, très sincèrement, quelle que soit la crise, je crois que l’Europe, avec tout le passé qui est le sien, se doit d’accueillir ceux qui sont effectivement persécutés».

    La solidarité, une revendication pour les États méditerranéens.

    Alors que plus de 67000 personnes ont traversé la Méditerranée pour rejoindre l’Europe l’an dernier, l’Italie, la Grèce, Chypre et Malte sont particulièrement exposés à l’immigration clandestine. Ils demandent aux 27 d’accueillir plus de réfugiés pour les soulager de cette pression. Les 27 affirment soutenir les États de la Méditerranée, mais l'accueil des migrants sur leur sol n'est soumis à aucune règlementation. Un état qui fait grincer des dents les pays les plus exposés.

    Alors on reparle de l'Identité nationale, moi je ne l'ai pas perdue c'est celle qui a toujours été reconnue par le peuple Français, liberté égalité et fraternité, laïcité, voir mon article l'Identité nationale ici toujours d'actualité. La suppression du service militaire par la droite a rompu notre appartenance au drapeau, et c'est un président de droite qui l'a fait !

    Si la Marseillaise n'est plus assez chantée, si le civisme à disparu, si l'intégrisme se développe, c'est tout simplement qu'au plus haut niveau l'exemple n'y est pas. Le dogmatisme de la droite qui sépare la France en deux c'est lui qui détruit cette identité par la misère qu'il induit et c'est sans scrupule que la droite remet cette identité nationale sur le devant de la scène à cause de son intolérance et du populisme raciste avec la burqa comme cerise sur le gâteau. Selon Régis Meyran, l'identité nationale est un mythe aux échos nationalistes prompt à resurgir en période de crise et qui tend à flatter l'électorat d'extrême droite, estime l'anthropologue, spécialiste de la question. Chercheur à l'École des hautes études en sciences sociales et auteur du «Mythe de l'identité nationale», ce terme est «très suspect» alors même que la question de savoir ce que c'est d'être Français aujourd'hui est légitime. Sur le fond, «je ne pense pas qu'il y ait une seule identité Française», a-t-il poursuivi, «c'est un mythe, ça fait partie d'un récit national». A l'inverse, il semble évident que nous sommes tous, en tant que citoyens de ce pays, traversés par différentes identités, mouvantes, et qui se mélangent. «J'y vois un appel du pied très clair à un électorat qui vote traditionnellement à l'extrême droite. C'est pour gagner des électeurs», explique-t-il.

    Si les Français qu'ils soient de souche ou issus de l'immigration et naturalisés ne trouvent pas de travail, et sont rejetés par ceux là même qui ont une responsabilité, comment leur demander de respecter les valeurs de la France, nous ne respectons pas nos devoirs envers eux. Dans ces conditions ces Français immigrés et bien d'autres, ont tous les arguments pour ne pas accepter les valeurs de la république. Comment exiger à un jeune sur un stade de chanter la Marseillaise si, lorsqu'il rentre chez lui, il trouve sa famille sans emplois et dans la misère. Commençons par faire notre devoir envers eux en les reconnaissants comme des Français à part entière et pas seulement sur le papier, exigeons d'eux qu'ils aient un devoir national par une reconnaissance au drapeau, montrons l'exemple au plus haut niveau par une politique pour tous et notre identité nationale sera retrouvée.

    L'identité nationale selon Michel Rocard un débat imbécile, il faut bien voir que cette logique de fabrication de la France se détruit si on la ferme. C'est une logique d'ouverture. La France se définit comme une sorte d'orgueil permanent. Moi je suis protestant. Cela veut dire que mes ancêtres sont considérés comme Français depuis ce jour mystérieux d'août 1789 où l'Assemblée constituante a fait citoyens Français successivement les protestants, les juifs, les comédiens et les gens de couleur. Dans l'idée d'arrêter ce mouvement de générosité, il y a quelque chose qui me choque. Parce qu'ouvrir le débat, c'est rechercher l'écriture d'une formalisation instantanée de la description de ce qu'est l'identité Française. Or, elle a été dans l'histoire complètement évolutive. Et après tout, si on décide que c'est à la date du 3 août 1789 que s'arrête la fabrication de la France, moi je cesse d'être citoyen? Le Nouvel Obs.com.

    La déclaration universelle des droits de l'homme.

    Article premier,

    Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

    Article 2,

    1.Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.
    2.De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.

    Article 3,

    Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.

    Lire la suite en cliquant sur le document souligné.

    Vive la France une parodie de Stéfane Guillon

     

     

     

    Et puis, le «9-3», un département test pour la France. Pourquoi ? Parce que se joue là une partie de notre avenir, capacité de la France à intégrer de larges populations immigrées, aptitude à déghettoïser certains quartiers, réinvention de ce que doit être la mixité urbaine, etc. A lire ici la Seine-Saint Denis l'envers du décors

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