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  • La mascarade de la droite ploutocratique,

    au secours de l'UMP dans la tourmente des fastes de Sarkosy.

    Support Wikipedia Cette histoire de comptes de campagne de Nicolas Sarkozy invalidés par le Conseil constitutionnel et contestés de quelle manière par la droite forte montre, sans ambiguïté, son caractère inconstitutionnel. Elle constitue un monde en marge qui n'hésite pas, dans ce Sarkothon, à apporter, à son parti, en quelques jours près de 7 millions d'euros, et 40.000 nouveaux adhérents, d'après Jean-François Copé. C'est unique dans l'histoire et montre combien ce parti est soutenu par ses adhérents. Le droit de financer un parti politique est légal, par des dons, mais le montrer d'une façon si ostentatoire à quelque chose de choquant. Mais quel culot, les dons aux partis bénéficient d'une fiscalité de réduction égale à 66 % dans la limite de 20 % du revenu imposable et jusqu'à 15.000 € par an et par foyer fiscal. En d'autres termes, les Français payeront une part du dommage que subit l'UMP. Il ne sera donc sanctionné que pour partie du non respect de la législation du financement des comptes de campagne. Mais comment le qualifier autrement que ploutocratique, qui ainsi sanctionné, il détourne la sanction par un appel aux dons ? Le respect de la sanction aurait montré sa morale à l'égard de ceux qui la lui ont infligée.

    On sait bien que les sages sont avant tout des politiques, et comme tels, ils jugent. Mais, ils jugent en fonction des textes, et aussi en fonction de la décision de contrôle des comptes de campagne qui avait statué pour un dépassement de 2 %, donc la sanction était évidente, sinon les sages auraient montré une partialité, il n'en fut rien. Ils appliquèrent la loi. Loi que Sarkozy fit lui même voter. La loi organique du 28 février 2012 décrit, le remboursement total ou partiel des dépenses retracées dans le compte de campagne, n'est possible qu'après l'approbation définitive de ce compte. Le remboursement forfaitaire n'est pas versé aux candidats qui ne sont pas conformes aux prescriptions, ou qui n'ont pas déposés leur compte de campagne dans le temps ou le compte de campagne est rejeté pour d'autres motifs.

    Finalement la question qui se pose, quel en sera le bénéfice électoral pour l'UMP au regard de l'image donnée aux Français ?

    On sait que Nicolas Sarkozy aime l'argent, et qu'il en dépensa largement ne sentant aucun frein, comme lorsqu'il fit, à ses débuts de président, un grand projet pour cette Union de la Méditerranée qui coûta plusieurs centaines de millions et qui fut un échec patent. Ce goût du faste le poussa dans des dépenses inconsidérées pour ses meetings, il fallait qu'il marque sa puissance. Et entre la tentation de faire un mélange avec sa fonction présidentielle et sa campagne électorale, il n'hésita pas, sachant qu'il y aurait ambiguïté et qu'il pourrait contester une décision de condamnation. La frontière est floue, mais il ne su empêcher la distinction.

    Mais au point de récuser la décision du Conseil constitutionnel majoritairement à droite qui, appliqua la loi, il y a un monde, d'autant que ce parti fut prévenu, que tout dépassement serait sanctionné, il y a une marge que tout président de la république en exercice ou ancien, ne doit pas se permettre. Et bien pour lui et son parti, qui suit à la lettre ses souhaits, cette décision est contestable et présente un acharnement contre lui, le présentant comme un persécuté !

    Tout était programmé, s'il aurait été élu une nouvelle fois le dépassement passait à la trappe, et s'il ne l'avait pas été, comme ce fut le cas, le tour était joué pour contester cette décision devant l'ambiguïté sous-jacente. C'était bien pensé !

    Cette droite, qui en a plein la bouche, applaudit cette contestation se croyant invulnérable et gonflée par les médias journalistiques, elle nous montre son vrai visage. Elle se plait à rêver et Sarkozy se prend pour le général de Gaulle se mettant en réserve de la république. Il parlera aux Français pour dire ce qu'il pense de la France, de la crise, nous dit-on ?

    Quelle mascarade !

    A-t-on besoin de lui, qui accumula plus de 500 milliards de dette ? Comme chacun le pense après avoir ruiné la France, il ruine son parti. Sarkozy, c'est la foudre qui bouscule tout sur son passage, qui répond du tac au tac, la justice cogne, Sarkozy riposte. Il montre une fébrilité maladive, ne tient pas en place, court dans tous les sens, le parfait excité, qui, il faut bien le reconnaitre lui réussit dans la prise d'otages, rappelez-vous à la maternelle de Neuilly/sur/Seine, devant l'human bombe !

    Pour le moment les ténors Jean-François Copé, François Fillon, Alain Juppé, et d'autres laissent son clan de fidèles allant de Brice Hortefeux à Christian Estrosi en passant par Nadine Morano, clamer son indispensabilité. Mais, le jour venu, c'est là que se jouera la bataille. Et penser un seul instant que ces cadors vont se plier à lui, il y a tout un monde, n'a-t-il pas tout perdu ? Cinq années en dehors de l'arène politique même si l'on entretien l'illusion d'un retour, pèsent lourd. Ces cadors n'oublieront pas que ce sont eux qui ont maintenu leur parti en vie, et qui auront probablement épongé leur dette. Alors cela pèse !

    Dans tout cela, le Front national se marre de voir l'UMP matraquer les immigrés, les gens du voyage et les Roms. Les Français savent bien que dans ce domaine l'original est mieux que la copie.

    Il va sans dire que cette orientation, ne plait pas à tous, les Juppé, Fillon, Baroin, plus réservés et expérimentés se taisent, mais oseront-ils entrer dans un conflit avec Sarkosy ? En ont-ils l'envergure ? En cas d'échec, c'est la mort politique pour eux, Sarkozy le sait bien, et il en profite. Mais le plus remonté reste François Fillon, particulièrement critique sur le quinquennat et qui a comprit que Sarkozy voulait revenir. Alors, il agit en sourdine ayant créé un micro parti, Force républicaine dont il développe l'implantation, selon le blog au Monde d'Alexandre Lemarié.

    Déjà dans sa riposte, à la Grande-Motte, le 11 juillet, il déclencha une sanglante réplique devant 600 partisans. Pour lui, il ne faut pas lier l'avenir de l'UMP à un homme, l'UMP ne peut rester immobile, congelée, au garde-à vous dans l'attente d'un homme providentiel ! Mais ce que l'on comprend mal, c'est qu'il fut son premier ministre pendant cinq années, alors ne prend-t-il des Français pour des imbéciles ? Quant à Jean-François Copé, il n'a rien à perdre, il ne fait pas de poids devant les trois autres qui ont eu des responsabilités. Sarkozy peut donc jouer les gros bras pour le moment dans l'attente de la décision sur l'affaire Bettencourt qui le bride étant mis en examen.

    Le lundi 8 juillet Nicolas Sarkozy flamboyant se rendit au siège de l'UMP convoqué par son président Jean-François Copé. Arrivé, escorté par de nombreux motards de presse, il fut accueilli par un petit bain de foule auquel, il se prêta volontiers au serrage de mains.

    Document Francetvinfo.fr.

    Il fustigea très vite la décision du Conseil constitutionnel,

    «respecter les institutions, ce n'est pas en accepter toutes les décisions. La décision prise par le Conseil crée une situation grave et inédite. La question n'est pas celle de l'UMP mais celle du pluralisme».

    En quoi le pluralisme est concerné dans ce rejet de ces comptes de campagne ? Pourquoi dépassa-t-il le montant autorisé ?

    Il accepta toutefois la «responsabilité pleine et entière» du rejet de ses comptes. «Quelqu'un qui a eu l'honneur de représenter la France pendant cinq ans a le devoir de prendre ses responsabilités», mais alors pourquoi contester cette décision ?

    Le discours de Sarkozy devant ses 500 cadres qui l'applaudirent à guichets fermés, malgré qu'il ait mené son parti à la défaite et ruiné, ce n'est pas donné à tous. Un parti de faux culs qui ne sait pas faire sans lui. Bravo Monsieur Sarkozy, ils sont à votre botte, et prêt à recommencer, vous êtes leur lumière !

    Pas de problème Monsieur Sarkozy avec de tels compagnons votre réélection en 2017, ne fait aucun doute, n'est-ce pas déjà un vrai plébiscite, un appel angoissé ?

  • Pour l'UMP, la perte des élections législatives consécutives à celle de la présidentielle,

    plombe ses comptes.

    Les affiches de Ségolène Royal et de Nicolas Sarkozy en 2007 à Porto-Vecchio en Corse du sud/AFP/Stéphane Agostini, document Le Monde.fr.

    Support Wikipedia Le financement des partis politiques est régit par la loi n°90-55 du 15 janvier 1990, modifiée la loi n°88-227 du 11 mars 1988. La Commission pour la Transparence Financière de la Vie Politique, CTFVP, et la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements politiques, CNCCFP, sont chargés du contrôle des finances politiques. Du fait de cette loi, les partis politiques reçoivent un financement public accordé en fonction de deux critères cumulatifs. Ils sont fonction du nombre de parlementaires et des résultats aux élections législatives, pour ceux, qui ont présenté des candidats ayant ont obtenu au moins 1% des voix dans au moins 50 circonscriptions, ils obtiennent 1,68 € /voix par an et durant cinq ans.

    En 2004, le montant global versé aux partis et formations politiques s’éleva à 73. 235. 264 euros dont 33. 073. 341 pour l’UMP, 19. 660. 452 pour le PS, 4. 580. 229 pour le FN, 4. 544. 246 pour l’UDF, 3. 717. 106 pour le PCF. Nous payons ces partis, ils doivent donc respecter la transparence de leur financement, ce qui n'est pas toujours le cas. La fraude est possible en ce qui concerne les dons, enveloppes d'argent de mains en mains, que l'on blanchit ensuite.

    Aux législatives de 2012, à l'issue du premier tour, le parti socialiste toucha 12.798.233,28 € pour 7.617.996 voix, et l'UMP 11.822.951, 28 € pour 7.037.471 voix, 1,68 €/voix.

    Les élections législatives sont aussi une source de revenus pour les partis.

    Une des conditions qu'ils ont à respecter, outre la transparence, est le respect de la parité hommes-femmes pour la présentation de candidats aux élections, les formations sont pénalisées financièrement si elles ne respectent pas cette condition. Ce dispositif est complété par un strict encadrement du financement des campagnes électorales dont les dépenses sont plafonnées et récapitulées, comme les dons, dans un compte de campagne établi par un mandataire financier et certifié par un expert comptable, puis transmis à une commission spécialisée pour vérification. Afin d’éviter les cas, très médiatisés, d’enrichissement personnel liés à leurs fonctions, les élus sont tenus de déclarer l’état de leur patrimoine en début et en fin de mandat, mais l'on sait que ce sont des mots, les vérifications ne sont pas toujours effectuées.

    Entre 2007 et 2012 l'UMP a perdu 3, 252 millions de voix, en 2007, son score lui permit d'obtenir 16, 77 millions d'euros annuels au titre de la première fraction. En 2012, l'UMP se contentera de 11,8 millions d'euros. Il faudra, en outre, que le parti intègre l'amende qu'il devra payer pour ne pas respecter la parité hommes-femmes. Entre 2007 et 2012, elle représentait 4 millions d'euros annuels. A l'issue du premier tour de 2007, le PS devenait le parti le plus riche de France.

    A cela, il y a le financement privé qui vient s'ajouter, mais soumis à conditions,

    • plafonnement des dons,
    • interdiction des dons des États étrangers,
    • recours aux chèques au-delà de 150 €

    Les dons qui étaient à l'origine de la loi furent limités à 4 500 euros par personne physique et par an, avec une partie déductible des impôts. Cependant, la loi des finances de décembre 2005 autorisa de porter les dons de particuliers à 7. 500 euros par personne et par an, «Loi n°2005-1719 du 30 décembre 2005 - art. 5 JORF 31 décembre 2005». En période de campagne la limite descend à 4.600 €.

    Pour le scrutin présidentiel, le parti doit obtenir 5 % des suffrages au premier tour, et les dépenses qui sont plafonnées doivent être justifiées. Deux plafonds de dépense sont fixés, 16, 166 millions d'euros pour le premier tour et 21, 594 millions pour les candidats parvenant au second tour. Les candidats qui n'ont pas atteint 5% des suffrages au premier tour se voient rembourser jusqu'à 808.300 euros, ceux qui ont dépassé les 5%, 8,083 millions d'euros. Les deux finalistes peuvent de leur côté recevoir chacun jusqu'à 10, 797 millions d'euros.

    Avant 1988 le financement des campagnes électorales n'était pas codifié. Les partis politiques français reconnus ne disposaient d'aucun statut. Comme les candidats aux élections, les partis étaient censés vivre des seules contributions de leurs militants. En réalité, les principaux partis avaient mis en place des mécanismes occultes de financement illégal. Ils recevaient des dons illégaux des entreprises en contrepartie d'avantages (autorisations administratives, contrats d'équipements, etc...), ce qui conduisit à des associations d'intérêt.

    Plusieurs affaires défrayèrent la chronique. L'affaire du bureau d'études URBA sur le financement occulte du PS pour laquelle Henri Emmanuelli fut condamné. Le financement illégal du RPR devenant l'UMP en 2002 fut impliqué dans de nombreuses affaires, Mairie de Paris, Sempap, emplois fictifs....., Juppé, Chirac furent condamnés, et d'autres, Parti républicain, Parti communiste.

    On voit que les grands partis politique UMP et PS ont des possibilités de ressources non négligeables dans la mesure où ils tiennent le pays politiquement.

    L'UMP qui a perdu les législatives de 2012 après l'élection présidentielle récolte des comptes dans le rouge. Les petits fours, assiettes de charcuterie, sont remplacés par des cacahuètes. Une centaine de permanents en CDD ont dû partir. C'est donc la rigueur des comptes qui domine indique Catherine Vautrin trésorière de l'UMP. Ces mesures permirent d'économiser 3 millions par an. Mais chacun se demande s'il ne va pas être le prochain sur la liste. Comme l'annonce le gouvernement, ce n'est pas de l'austérité mais de la rigueur et de la bonne gestion pour Jean-François Copé.

    Pour la secrétaire générale «le parti se trouve aujourd'hui dans une situation financière très difficile». «Avant, on disait, «il faut faire organiser tel événement». «Maintenant, on réfléchit plus au coût qu'à l'impact politique que cela peut avoir». Les législatives de 2012 ont envoyé 120 députés au tapis, soit 14 millions de perdus sur 35 auparavant. Une double peine selon un dirigeant.

    Le budget annuel de l'UMP, qui fut de 54 millions d'euros lors de la précédente mandature, s'élève désormais à près de 35 millions d'euros, avec 21 millions de dotation publique et 14 millions provenant des dons et des cotisations payés par les adhérents et les élus. Après avoir touché l'aide publique en juin prochain, le parti, endetté à hauteur de 44 millions d'euros en 2011, comptera encore un découvert à hauteur de... 35 millions d'euros. Comme l’État, «le parti est constamment dans le rouge en trésorerie et finance ses dépenses de fonctionnement sur de l'emprunt», explique un spécialiste des comptes du parti.

    Cette situation fit que le parti emprunta 55 millions auprès de quatre banques pour ses dépenses de fonctionnement. Et les conditions furent un retour à l'équilibre en cinq ans, soit 10 millions de versements par an. Si pas possible, son siège rue de Vaugirard dans le 15ème deviendrait la propriété des banques.

    L'UMP qui décida de devenir propriétaire de son siège acheta un garage de 5.500 m² pour 40 millions, 20 pour l'achat et 20 pour l'aménagement. Là aussi ce fut par un emprunt de 32 millions d'euros contracté sur une période de 13,5 années.

    L'UMP n'est quand même pas au bord du gouffre, et une bonne gestion, moins dépensière, bien que cela soit difficile après avoir été dans l'opulence devrait le remettre à flots. Ce parti, avec les couches sociales de son obédience, ne manquera pas de dons, il n'inspire pas d'inquiétude. Depuis le premier janvier 2013, les députés doivent participer pour 5 % net de leurs indemnités, c'est en dessous des 10 % pour le PS, il n'y a pas le feu.

    La grande angoisse concerne les comptes de campagne de Sarkozy. Le Conseil constitutionnel fut saisit par les socialistes. Il s'agit, selon eux, d'abus de campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy lors de ses déplacements à caractère non électoral avant la dépose sa candidature le 15 janvier 2012. La commission des comptes de campagne jugea que Sarkozy avait dépassé le plafond de dépenses autorisées fixé à 22.509.000 € pour sa participation au second tour. Elle jugea aussi que la totalité des dépenses du meeting de Villepinte devait être prise en charge par lui.

    Le Conseil constitutionnel va-t-il confirmer le rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy à la présidentielle ? Si tel était le cas, le parti devrait se passer de près de 11 millions d'euros qui lui échoient dans le cadre du financement de l’État. La situation financière du mouvement, confronté à de graves difficultés de trésorerie, serait alors alarmante. «Cela plomberait le parti», diagnostique un dirigeant. «Ce serait la mise à mort de l'UMP», dramatise un autre. Il est vrai que l'UMP ne pensait jamais perdre, et fort de ce fait, s'est permit des entraves à la loi, rien n'était de trop pour gagner.

  • La Bérézina en héritage de Sarkozy après avoir tout perdu,

    il laisse un parti fendu d'une plaie profonde !

    Jean qui rit, François qui grimace, document Le Monde.fr

    Support Wikipedia On reste stupéfait devant les affrontements des deux seconds couteaux de l'UMP. Le chaos selon certains, l'éclatement selon d'autres, les statuts selon un camp, la médiation selon l'autre camp, et dans tout ça on va chercher «le surdoué», «le meilleur d'entre nous» selon Jacques Chirac, le droit dans ses bottes et le condamné dans l'affaire des emplois fictifs de Paris qui représente ce qui reste de l'UMP qu'il créa avec Jacques Chirac, lui aussi condamné pour détournements de fonds publics, abus de confiance, prise illégale d'intérêts..., la droitesse de cette droite décomposée. On pourrait jubiler de voir ce parti qui se prétend représenter la France trainer autant de casseroles. Mais toujours le verbe haut, l'UMP se croit dépositaire du droit de gouverner. Non, quand on pense qu'il a gouverné pendant 10 années de suite, avec de tels chefs on ne peut s'étonner de son bilan ! La base désemparée clame Sarkozy pour sauver ce qui reste qui, lui aussi, traine des casseroles, alors qu'il a tout détruit jusqu'à son héritage. On se dit, mais ces gens de droite, n'ont rien comprit, et se plaisent à nager dans le politico-judiciaire, François Fillon voulant aller en justice. Sans s'étendre sur le bilan de Sarkozy dont on sait qu'il est catastrophique, on ne peut que s'étonner qu'il soit aussi adulé, alors que le rapport de Louis Gallois sur la compétitivité a sonné le coup de grâce.

    Mais ce qui fait le plus de mal, ce sont les propos du son ancien premier ministre François Fillon. Le 23 novembre, il clame sur RTL, «un parti politique ce n'est pas une mafia». «On ne peut pas avoir confiance dans les statuts d'un parti dont le président s'est autoproclamé dimanche soir avant l'examen des votes».

    «Je n'accepterai aucune des conclusions de la commission des recours, les seules que j'accepterai sont celles d'Alain Juppé et de sa commission parce que c'est la seule en qui j'ai confiance». «Je suis désolé du spectacle qu'on offre», a poursuivi François Fillon, précisant «qu'il n'y a pas de haine mais une énorme méfiance» entre lui et Jean-François Copé.

    Les socialistes ont été mauvais au congrès de Reims en magouillant contre Ségolène Royal dont sa motion, portée par le maire de Lyon, fut arrivée la première, et ensuite lors du vote des militants. Ce qu'ils firent fut lourd de conséquences dans la victoire de Sarkozy en 2007, mais n'atteint pas la hauteur des attitudes et des invectives que s'envoient par, leurs seconds couteaux, des deux protagonistes qui ont, par ailleurs, la prétention de gouverner la France.

    L'UMP, un parti qui n'a jamais été démocratique, s'est lancé dans cette belle aventure fort de sa prétention voulant faire comme les socialistes qu'ils ne cessent de critiquer. La démocratie est une expression de l'égalité entre tous, ce qui peut parfois modifier la structure politique d'un parti. L'exemple de Martine Aubry et de Ségolène Royal le démontre, toutes deux furent balayées aux primaires socialistes. Seulement, la démocratie est difficile, et seuls les femmes et les hommes politiques qui se reconnaissent en elle peuvent engager leur parti, non sans risques, dans un processus d'élection de leur chef par une consultation de leurs adhérents. La difficulté est la maîtrise de l'affrontement qui n'existe pas lorsque le chef s'impose de lui même ou lorsqu'il est désigné comme étant le dauphin. C'est ce qui s'est toujours fait au RPR, l'ancètre de l'UMP, Union pour la Majorité Présidentielle créée par Jacques Chirac et Alain Juppé en avril 2002.

    Nicolas Sarkozy battu à la présidentielle, il a laissé son parti sans désigner de dauphin et sans un chef reconnu pour lui succéder. La raison est qu'il régna en maître incontesté, et qu'en outre, il a toujours tout maîtrisé, ne laissant aucune responsabilité à ses ministres. C'est donc un parti à la dérive soumis à des rivalités profondes par deux orientations politiques. La nécessité de combattre l'influence du FN à conduit à la droitisation de nombreux membres dans la ligne politique prise par Sarkozy, et soutenue par Jean-François Copé. De l'autre coté, moins réformiste, François Fillon est resté dans la politique de celle du gaullisme, plus proche de la politique du centre droit. Chacun des chefs de file sait très bien que la présidence du parti, mène à l'élection présidentielle. De plus, la présidence donne un avantage en plaçant ses proches à des postes clés. De ce fait, compte tenu du très faible écart de voix, chacun revendique la victoire dans une lutte assassine.

    Alors Jean-François Copé et François Fillon libèrent leur frustration de tant d'années supportées par l'omniprésence de Sarkozy, ils règlent entre eux le contentieux du silence. Ils n'ont pu se détacher de Sarkozy, qu'ils prenaient comme référence par obligation. Tous deux ont le même programme, aucune nouveauté, rien de porteur qui aurait permis de les départager. Des adversaires sans idées et sans perspectives autre que de vouloir taper sur les socialistes. De ce fait comment les départager ? Et là dessus, Sarkozy tirant les ficelles pour préserver un possible retour. Adulé par la base recevant les uns et les autres, jouant avec eux comme le chat avec la souris, il a fini de détruire son parti déjà en lambeaux. Pouvaient-ils faire le droit d'inventaire des années Sarkozy, non, c'était se suicider. Alors sans cartouches ils n'ont pu se départager.

    Il ne restait plus que la médiation d'Alain Juppé pour recoller les morceaux. Elle eut lieu le dimanche 25 /11 à 19 heures à l'Assemblée nationale. Ce que tout le monde présentait est donc arrivé. Après une trentaine de minutes de discussion, les positions de protagonistes sont restées les mêmes. Alain Juppé a jeté l'éponge déclarant, j'ai fait ce que j'ai pu. Jean-François Copé affirma ne pas reconnaitre la médiation, et déclara attendre que la commission des recours prononce le vainqueur. En outre, il ne veut pas vouloir «mélanger ce qui relève du processus juridique de ce qui relève du processus politique». La commission des recours doit pouvoir «continuer à accomplir naturellement son travail, qui consiste à statuer en deuxième instance de la régularité du scrutin, c'est son rôle, et on doit respecter les statuts», a-t-il dit.

    Pour François Fillon «Jean-François Copé porte seul désormais la responsabilité d'un échec qui touche notre parti et compromet, au-delà, l'image de l'action politique». «Soucieux de sortir de l'impasse dans laquelle les coups de force successifs de Jean-François Copé ont plongé notre parti, je saisirai la justice pour rétablir la vérité des résultats et rendre la parole aux militants».

    Au soir de cette semaine désastreuse pour l'UMP qui a mobilisé les médias, Nicolas Sarkozy s'engage pour recoller ce qui peut l'être. Il est évident que si la justice met son nez dans le parti bonjour les dégâts, ce que redoute aussi Alain Juppé qui prie Fillon de ne pas aggraver encore plus la fracture. «J'ai tout fait pour l'éviter. Transférer cette querelle aux mains de la justice, tout à fait à l'extérieur du mouvement, c'est aggraver la cassure et augmenter les risques d'explosion». Alors autant tout faire pour éviter un tel scénario.

    Nicolas Sarkozy a invité François Fillon à déjeuner le lundi 26 /11. Le malheur des uns fait le bonheur des autres, la base de l'UMP s'effiloche. Le FN voit des sympathisants affluer ce qui montre qu'ils sont politiquement très proches des thèses frontistes, et qu'en plus, ils n'ont rien dans le ciboulot. Mais, il n'est pas le seul à profiter de la déception de la base, d'autres Fillonistes rejoignent l'UDI un parti patchwork fait de bric à brac. La droite Française paye ses années de magouilles, d'affaires judiciaires, et de gestion catastrophique.

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