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  • Les tibétains s'immolent par le feu dans une honte mondiale,

    ils en sont à 119 immolations, moines, nonnes et laïques depuis 2009 d'après l'administration centrale tibétaine.

    Support Wikipedia Un peu d'histoire pour montrer l'asservissement des tibétains tant ils furent passés de la domination britannique à celle de la Chine. C'est dans une indifférence quasi générale que ce peuple pacifique fut envahit par l'armée populaire chinoise en 1950, 1951.

    Le Tibet, occupé par les britanniques, fut cédé à la Chine à la suite du traité sino-anglais de 1906 entre les anglais et Sa majesté l'Empereur de Chine, et il eut une gestion libre. En 1908 au départ des troupes britanniques, la Chine prit le contrôle du Tibet mais en fut expulsée par les tibétains en 1912. Le Tibet devint libre d'exercer lui-même son pouvoir spirituel et temporel à la suite d'une proclamation, qui ne fut reconnue qu'interne au Tibet par les chinois, du 13ème dalaï-lama, Thubten Gyatso, à Lhassa le 14 février 1913, lorsqu'il revint en 1913 à la faveur de la chute de l'empire Qing et de l'instauration de la république de Chine. Pour la première fois depuis le 18ème siècle le Tibet n'eut plus de soldats ni de représentant impériaux.

    En 1950 l'armée populaire de libération signe le 23 mai 1951 à Pékin un Accord en 17 points avec le dalaï-lama sur la libération pacifique du Tibet qui voit ainsi la reconnaissance du dalaï-lama qui met fin à cette période d'indépendance du Tibet. Depuis 1912 le Tibet passait de la domination britannique acquise en 1904 à celle de la Chine. Cet accord fut dénoncé par le dalaï-lama par ce qu'il aurait été obtenu sous la contrainte. Il fut le premier document dans l'histoire tibétaine à décréter la souveraineté chinoise sur le Tibet, même s’il reconnaissait le droit au Gouvernement tibétain de continuer à administrer le Tibet. Le Tibet devint une région de la Chine, officiellement gouvernée par le 14ème dalaï-lama et le 10ème panchen lama.

    Les communistes chinois sous Mao zedong qui avaient pris le pouvoir revendiquèrent le Tibet, dans le cadre du traité de 1906 et au fait que les indemnités de guerre des tibétains aux anglais furent payées par les communistes chinois. Le 14ème dalaï-lama ne reconnu pas cette dépendance invoquant que des passeports tibétains étaient reçus par l'Inde, la France, l'Italie, le Royaume-Uni et les États-Unis, et il engagea de profondes réformes dont une monnaie tibétaine et son drapeau qui ne furent pas reconnus par la Chine.

    Le 7 octobre 1950 l'armée populaire de chine envahit le secteur tibétain de Chamdo dans le Khan à l'Est du Tibet. Les forces communistes plus nombreuses encerclèrent les troupes tibétaines qui se rendirent en octobre 1950.

    Les tibétains devaient reconnaître la souveraineté chinoise, aider l'armée populaire de chine à occuper le Tibet, renoncer aux affaires étrangères, à la défense des frontières et du commerce, mais aussi que leur armée soit intégrée à celle de l'armée populaire de chine. Ceci eut de mettre deux systèmes face à face. Il est bien évident que les tibétains épris d'indépendance ne participèrent pas à cette collaboration. Au Tibet occidental les communistes optèrent pour ne pas imposer une réforme sociale immédiate. Cela fit que la société tibétaine traditionnelle continua selon ses traditions, et le dalaï-lama pu maintenir de facto les coutumes de l'indépendance du Tibet occidental.

    En 1956 une rébellion contre l'occupation chinoise menée par les nobles tibétains et les monastères et soutenue par la CIA éclata dans l'une des trois régions traditionnelles du Tibet au nord-est de Lhassa. Les forces tibétaines eurent un succès considérable puisque une partie du sud tibétain fut repris, non sans avoir subi de lourdes pertes. En 1959 la riposte chinoise fut sévère et conduisit au soulèvement à Lhassa. Une résistance de grande envergure se propagea sur tout le Tibet. Craignant l'arrestation du dalaï-lama des tibétains sans arme entourèrent sa résidence ce qui permit sa fuite. Cette fuite organisée et soutenue par la CIA permit au 14ème dalaï-lama et à sa suite d'atteindre, après le passage de cols à près de 6.000 mètres, la frontière indienne avec sa famille le 31 mars 1959, ou il reçu l'asile politique. Les conséquences de cette fuite furent qu'entre 1959 et 1960 quelques 80.000 tibétains traversèrent l'Himalaya pour le rejoindre en Inde.

    Le Grand Bon en avant, voir, La république de la Chine populaire de Mao Zedong, de 1959 à 1962 conduisit à une famine au Tibet. La révolution culturelle de 1966 fut également une catastrophe. En 1976 à la mort de Mao, Deng Xiaoping lança des tentatives pour que les exilés tibétains reviennent en Chine. En 1980 c'est l'ouverture du Tibet au tourisme. Dans les années 1990 le dalaï-lama âgé de 75 ans posait le problème de sa réincarnation qui se produira dans le monde libre ne pouvant retourner dans son Tibet natal.

    Au cours des années suivantes le République populaire de chine engagea un développement important au Tibet. La population de Lhassa s'est accrue et 1,2 millions à 3 millions, les salaires tibétains devinrent les seconds les plus payés de Chine, des routes furent construites, l'éducation devint laïque, la mortalité infantile de 43 % en 1950 tomba à 6,61 % en 2.000. Ce développement fut jugé par la RPC comme une entreprise massive, bienveillante et patriotique pour que le Tibet puisse rattraper la qualité de vie du standard des autres parties du territoire chinois. En 2008 le gouvernement chinois poursuivit de restructurer le Tibet par un projet de 570 millions de yuan, 81,43 millions de dollars américains pour la conservation des 22 sites du patrimoine culturel et historique du Tibet.

    Avant 1951 la société tibétaine était une théocratie qui s'exprimait par le servage et l'esclavage. Le Tibet n'avait pas un système judiciaire organisé avec des tribunaux. Avec l'influence croissante du bouddhisme, la peine capitale et les mutilations diminuèrent considérablement et finalement, le 13ème dalaï-lama interdit officiellement ces peines contraires au bouddhisme. Malgré tout les Tibétains paraissaient un peuple véritablement heureux. À la fin de l'exode tibétain de 1959 en Inde, le 14ème dalaï-lama travailla au texte d'une constitution tibétaine qui s'inspirait de la déclaration universelle des droits de l'homme. Ce projet constitutionnel déboucha sur la Charte des Tibétains en exil qui se basait sur la déclaration universelle des droits de l'homme et garantissait à tous les Tibétains en exil l’égalité devant la justice et la jouissance de tous les droits et libertés sans discrimination.

    En 2008 le parti communiste renforça les mesures politiques qui frustrèrent les tibétains de célébrer le 49ème anniversaire quelques mois avant l'ouverture des jeux olympiques de Pékin. des manifestations pacifiques de moines bouddhistes eurent lieu à Lhassa, voir Le Tibet et les émeutes de Lhassa. Le 14 mars, les manifestations dégénèrent en violentes émeutes dirigées contre les habitants non tibétains et leurs biens. Les forces de l’ordre se replièrent devant l’assaut des émeutiers, dont des moines, et ne reprirent progressivement le contrôle de la ville que le lendemain, procédant alors à de nombreuses arrestations. Selon les autorités, le bilan humain et matériel fut lourd, 19 morts victimes des émeutiers et un millier de commerces et bâtiments publics détruits.

    Le 14 mars à Xiahe dans la province du Gansu des manifestations, coups, cassages, pillages et incendies furent produits dans les districts de Xiahe, Maqu, Luqu et Jone, et dans la ville de Hezuo de la préfecture autonome tibétaine de Gannan et dans le district d'Aba de la province du Sichuan. Le 16 mars ce district fut soumis à des violences criminelles menées par des moines du monastère de Kirti. Plus de 200 personnes furent blessées et 24 magasins, 2 bâtiments publics et 81 véhicules furent brûlés.

    Ce fut le départ des immolations par le feu dont la première eut lieu en février 2009, au monastère de Kirti. Et c'est en mars 2011 qu’une autre immolation eut lieu, toujours au monastère de Kirti. C’est dans cette province chinoise de Sichuan qu’il y eut le plus grand nombre d’immolations. Les régions orientales du Tibet, Kham et Amdo, qui furent intégrées dans les provinces chinoises du Sichuan, du Qinghai, du Gansu et du Yunnan, connurent longtemps un régime policier moins sévère que celui de la Région autonome.

    On compte en tout 119 moines, nonnes et laïcs tibétains qui se sont immolés demandant, la liberté au Tibet et le retour du dalaï-lama. Les Tibétains veulent un Tibet qui soit tibétain, ils veulent conserver leur langue, leur religion, leur culture. Ils sont confrontés à une migration massive de Han, à des politiques de sédentarisation des nomades, de réinstallation des agriculteurs dans des habitats construits le long des routes et absolument pas adaptés ce qui les conduisent souvent à l’endettement, à une paupérisation. Quant aux moines, ils sont soumis à des séances de rééducation politique durant lesquelles on leur demande entre autres de piétiner des photos du dalaï-lama, ce qu’ils ne peuvent faire.

    L'immolation est pour les tibétains le moyen de s'exprimer.

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    Immolation d'un Tibétain dans une rue de Dawu, dans la province chinoise du Sichuan. Image tirée d'une vidéo diffusée par le mouvement «Students for a Free Tibet» en novembre 2011. Students for a Free Tibet / AFP. Document Le Nouvel Obs.

    Depuis les immolations ne cessent de se produire.

    Selon l'EXPRESS du 29 mars 2012, un jeune moine tibétain s'est immolé par le feu mercredi dans le sud-ouest de la Chine. Le bonze âgé de 20 ans avait passé les quelques jours précédents au monastère de Kirti, haut-lieu de la résistance tibétaine.

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    Le mardi 28 août 2012 deux tibétains s'immolent par le feu dans le sud-ouest de la Chine. Le 21 juillet 2013 un moine tibétain Kunchok Sonam, 18 ans, s'est immolé près d'un monastère dans la préfecture d'Aba, dans la province du Sichuan. Le 12 novembre 2013 un jeune moine s'immole par le feu pour les mêmes raisons à Guolou, dans une zone tibétaine de la province du Qinghai.

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