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taxe confiscatoire

  • La taxe à 75 %, et mon pire ennremi c'est la finance, sont le calvaire de l'exécutif,

    mais la preuve politique que l'on ne peut taxer les ménages au delà de 66,6 %, et qu'il faut expliciter ce que l'on entend par finance !

    Voir «Entre les promesses du candidat Hollande et leurs applications».

    Support Wikipedia Ce qui vient de se produire sur la taxation des hauts revenus est d'une portée bien plus importante que celle que l'on pourrait l'imaginer. Elle nous montre que la démagogie d'une certaine gauche qui depuis les années 50 ou elle était encore puissante prétendait, dans ses meetings, qu'il fallait prendre l'argent ou il était pour résoudre le problème de la misère ouvrière, un peu ce qu'a fait ces dernières décennies Hugo Chavez au Venezuela, voir «Hugo Chavez et le socialisme bolivarien avec l'argent du pétrole». Le passage de la quatrième République, celle des partis, à la cinquième République du scrutin majoritaire partageant le pays en deux idéologies, conduisit à former deux oppositions pour l'élection présidentielle, plaçant le président au dessus des partis. Elle permit une majorité de gouvernance à l'assemblée nationale assurant la stabilité de l'exécutif.

    Cette Constitution, ô combien non représentative, ne permit pas à cette gauche, d'être majoritaire pour appliquer son idéologie. Elle ne put aborder le problème de la faisabilité de cette prétention «prendre l'argent aux riches». Malgré ce handicap, cette idéologie est toujours dominante chez ses leaders, puisqu'elle fut encore portée récemment par Mélenchon lors de la campagne présidentielle.

    Elle fut partagée par des Français, qui espérèrent, qu'avec l'argent des plus riches, ils pourraient rendre plus humaine la vie de leurs concitoyens, un humanisme que l'on ne peut qu'approuver mais qui ferait peu à chacun et détruirait toute économie. Les communismes soviétique et chinois nous ont démontré que ce n'était qu'une utopie, et si ces pays vont mieux, c'est qu'ils se sont convertis à l'économie de marché. Les russes et les chinois ont depuis vu une augmentation de leur condition de vie et même certains ont fait fortune.

    Ces leaders n'ont pas abordé, un seul instant, que dans une société libérale, la propriété est garantie, qu'elle est un droit inviolable. Cette idéologie communiste, post prolétarienne, c'est à dire ne s'appliquant qu'à des riches, les petits épargnants seraient épargnés, reste encore vive dans la trainée des révolutions prolétariennes qui ont conduisirent à des millions de morts et à la misère des peuples qui les ont subies.

    L'histoire, encore récente, nous apprend les expériences de la révolution bolchévik, dite révolution d'octobre, générée par la Grande Guerre suivie du léninisme puis du stalinisme, et celle de Mao Tsé-toung lors de l'épisode de la grande marche, voir «La république de Chine, suite», puis de la révolution culturelle, voir, «La république populaire de Chine de Mao zedong». Si elles firent tomber le régime tsariste autocratique et les seigneurs de la guerre en Chine pour l'instauration d'un marxisme-leninisme sous Staline et du maoisme sous Mao zedong, ces pays devinrent exsangues avec une misère noire qui persiste encore. On peut donc s'étonner, malgré l'évolution sociale, on vit quand même beaucoup mieux qu'à ces époques, même si on peut toujours espérer mieux, que certains partis chantent aujourd'hui, à leurs meetings, l'internationale communiste !

    Mélenchon, qui prétend que s'il avait le pouvoir, il prendrait l'argent ou il est pour améliorer la condition sociale des Français ? Ne trompe-t-il pas ceux qu'il veut essencer, d'autant plus que notre union dans l'Europe nous contraint au respect de nos engagements ? Bafouer nos engagements européens, revient à discréditer la France et conduire à un pays sans honneur.

    N'est-ce pas une tromperie que fit François Hollande lorsqu'il annonça sur TF1, d'une façon impromptue, au journal de 20 heures le 27 février 2012, cette fameuse taxe à 75 % sur les revenus annuels supérieurs à un million d'euros, tous impôts compris, pendant deux années, comme une contribution supplémentaire pour redresser nos finances ?

    Il copia la démagogie de Mélenchon qui le talonnait par sa verve, surfant dans le but de pousser François Hollande à la faute dans cette surenchère. Mélenchon savait très bien qu'il ne serait pas élu, il n'avait aucun problème de conscience, ne pouvant être mis à l’épreuve.

    Cette taxe fut pour François Hollande la promesse qui lui fit attirer cette gauche, l'écartant ainsi de Mélenchon. Il gagna donc le combat par un discours, très à gauche, en opposition à celui très à droite de Sarkozy, en ajoutant cette taxe, à l'annonce que «son pire ennemi était la finance», lors de son meeting du Bourget.

    La démagogie de l'un entraina celle de l'autre, avec pour différence que Mélenhon perdit la bataille et que François Hollande supporte ces deux boulets attachés à ses chevilles. Était-ce ce qu'il fallait qu'il fasse ? Avait-il d'autres possibilités contre cette surenchère droitière de Sarkozy qui grignotait jours après jours le retard qu'il avait sur lui. Non, puisqu'il vainquit les deux. Il a donc bien joué, mais quelles conséquences sur sa cote de popularité.

    Des attaques de la droite qui ne reconnait pas sa victoire, et de la gauche qui ne digère pas d'avoir été squeezée, font que cette popularité s'est effondrée, n'étant plus que soutenu par 32 % des Français. Est-ce catastrophique non, les Français qui le soutiennent ont compris que sa politique est celle qu'il faut faire puisque combattue à droite et à gauche. Le Front de Gauche et les communistes dans une revanche sont ceux qui frappent le plus contre l'exécutif faisant ainsi le jeu de la droite qui n'hésite pas à qualifier ce gouvernement d'incompétence.

    Mais ce qui ne fut pas prévu, bien qu'on le présentait, est l'importance du chômage et le bilan catastrophique que récolta François Hollande avec une dette accrue de plus 900 milliards par apport à 2002. De plus, les entreprises profitèrent du changement de politique pour dégraisser leurs effectifs. François Hollande s'attendait-il à de si grandes difficultés ? Manuel Valls clama dimanche 24 mars sur le journal de France 2 qu'il était au parfum. On peut le penser avec tous les conseillers qu'il avait autour de lui. Mais dans le détail de nos finances, cela reste à prouver.

    Ce bilan, loin de l'affaiblir finalement lui donne du crédit par ce qu'il montre sa volonté pour redresser nos comptes. Cela efface en partie la démagogie de sa campagne présidentielle aux yeux de nombreux Français qui comprennent qu'il ne fut pas le seul, et que le rejet de la taxe à 75 % ne peut lui être imputable, bien qu'elle fut mal programmée, mais aussi que ses propos sur son pire ennemi la Finance, ne sont que pour les abus des marchés, et non pour les banques d'entreprises et des particuliers.

    La politique actuellement menée le prouve puisqu'il s'est engagé, non pas à soutenir la finance, mais la compétitivité en annonçant un effort de 20 milliards d'euros pour les entreprises, qui prend la gauche à contre-pieds, et par le pacte de flexisécurité ainsi que la création de la banque d'investissement pour les PME, PMI.

    Cela doit-il être considéré comme une volte-face par rapport à son meeting du Bourget, non, François Hollande sait très bien que la croissance ne peut être obtenue que par des investissements financés par les banques en aidant les entreprises pour qu'elles créent et embauchent.

    À la suite du rejet par le Conseil constitutionnel de la taxation à 75 % des revenus supérieurs à un million d'euro, le gouvernement consulta le Conseil d’État sur ce qu'il lui était possible de faire. Dans son avis, révélé le 22 mars par le Figaro.fr, il fixa le taux d'imposition marginal à 66,6 % pour un ménage. Le Conseil d’État estima que pour ne prendre aucun risque de censure, il convenait de taxer l'ensemble des revenus, le salaire et les primes, mais aussi les revenus de l'épargne, intérêts, dividendes, plus-values. Ce sont des conditions qui rendent délicat le remplacement de la taxation à 75 %. Compte tenu des différentes taxations CSG, CRDS, 8 %, du taux marginal sur les hauts revenus 49, 6 %, de la surtaxe Fillon 4 %, cela donne au gouvernement une marge de 4, 6 % !

    Lors de son entretien François Hollande fit l'annonce que cette taxation à 75 % sera portée par les grandes entreprises, ce qui exonère, pour le moment, les professions libérales, et certains sportifs voir, «Ce que n’a pas dit François Hollande à son entretien du 28 mars».

  • France ready, to jump ship

    France prête, à prendre le bateau.

    C'est un article du Financial Times écrit par Hugh Carnegy and Scheherazade Daneshkhu qui clament,

    «l'anxiété croissante qui met en mouvement l'augmentation des taxes des riches reflète des divisions sur la réponse des socialistes à la crise»

    Support WikipediaC'est avec une ironie non dissimulée, que la proposition du premier ministre David Cameron conduirait quelqu'un à être couché, s'il jumpait le Channel, dans un cinq étoiles pour éviter cette imposition à 75 % pour les revenus supérieurs à un million d'euros. Dieu sait que dans un cinq étoiles Anglais c'est le luxe, mais sait aussi le prix ! Voir la taxation des hauts revenus proposée par François Hollande.

    Du tapis rouge ils sont passés au cinq étoiles, mais leur taxation à 45 % des revenus par rapport à la nôtre 41 % ne les gêne pas, comme le clame François Hollande, en visite chez David Cameron, et chez sa majesté la Reine. L'humour Anglais a toujours des subtilités que nous Français nous ne comprenons pas toujours.

    Il est très heureux à Paris et avec son épouse il aime Paris, y étant allé par choix, mais «Roger» qui ne veut pas donner son vrai nom, reconsidère sa situation actuelle dans le cours du change de monnaie, (changes in the pipeline). Plus que les 75 %, ce qui l'inquiète, c'est une politique vers une richesse plus élevée ainsi que sur les droits de succession qu'ils perçoivent comme une hostilité culturelle aux riches. La rhétorique contre la richesse qui n'est pas encourageante, fait qu'il préfère être dans un pays ou il n'a pas à traiter avec cette politique clame-t-il !

    Cela n'est pas juste les expatriés sont concernés ! (De même) Henri de Castries, (il y en a aussi d'autres), responsable d'Axa, l'assureur, qui est l'un des dirigeants d'entreprise les plus respectés de France. Il a écouté Monsieur Hollande qui veut plus de croissance et réduire le sous emploi, qui veut aussi la prospérité des affaires, comme nous clame-t-il ! Et «La question est comment atteindre ces buts ?».

    Il n'y a aucun exemple dans l'histoire économique moderne d'un pays qui a réussi la réduction de ses déficits en apportant des impôts et des taxes à un niveau confiscatoire ! Tout est dit.

    Au contraire, selon lui, cela mène à un déclin dans l'activité et une augmentation des déficits ! Quand ces lignes furent écrites, le taux d'emprunt négatif que nous venons d'obtenir nous mettant au niveau des pays nordiques Allemagne, Pays-Bas, ....n'avait pas encore éclot.

    L'anxiété des affaires reflètent, pour lui, une enveloppe plus hardie que la question politique qu'a prise Monsieur Hollande depuis l’éviction de Monsieur Sarkozy en mai. Le leader de la seconde plus grande économie Européenne, le seul État de l'Union européenne dirigé par un socialiste a fait des vagues, clame-t-il à travers le Continent. Il change le nœud de la bataille contre les dettes souveraines qui endommagent la zone euro par l'austérité Allemande dans la conduite vers la promotion de la croissance. Chez-nous, il a choqué, avec insistance, dans son nouveau discours mettant en œuvre principalement la charge de l'ajustement fiscal sur les grandes et riches sociétés.

    L'issue est que cette approche risque d'aliéner les milieux d'affaires au moment ou le pays est, dans un besoin désespéré, d'investissements et de croissance pour booster une économie sérieusement affaiblie. La France n'est pas isolée du reste du monde et a besoin d'être compétitive selon Guillaume Poitrinal directeur général d'Unibail-Rodamco le premier groupe de l'immobilier en Europe, dont le centre commercial est basé à Paris. Nos grandes sociétés fournissent de l'activité aux petites et moyennes entreprises qui sont le meilleur atout de la France. Ils fournissent une grande partie de la perte de croissance économique actuelle.

    Les auteurs de l'article sont sûrs que le gouvernement se rendra compte de leur affaiblissement vis à vis de l'étranger et que cela sera négatif pour l'emploi, les ressources fiscales, et la croissance économique. Ce sont les banques qui se sont senties visées par «la langue» de Monsieur Hollande quand il a déclaré que son véritable adversaire n'était pas Monsieur Sarkozy mais le monde des affaires. Ce président qui a passé presque sa carrière dans le secteur public ou marchant pour son parti a dit, «je n'aime pas les riches !».

    Quelques temps après son attaque contre les riches il a ajouté que l'engagement du taux fiscal à 75 % sera présenté l'année suivante.

    Mercredi, 04 juillet le gouvernement annonce une augmentation de l'ISF et des droits de succession, un impôt supplémentaire sur les dividendes des sociétés, une taxe sur les transactions financières et des surtaxes sur les Compagnies pétrolières, le tout d'une valeur de 7,2 milliards d'euros. En outre, on promet de nouvelles mesures sur le capital, avec de nouveaux taux d'imposition sur le revenu pour l'année suivante. En plus, un décret limitera les salaires des responsables des entreprises d’État comme les Chemins de Fer, SNCF, les groupes de l'énergie nucléaire Areva et EDF à 450.000 €. Pour Henri Proglio cette perte s'élèvera à presque 85 %. Les ministres parlent de plans de restriction et de protection de l'emploi plus serrée.

    Les forts appels du Medef, la Confédération des employeurs, pour l’allègement des charges sociales sur l'emploi ont reçu la réponse que les coûts de la main d’œuvre ne sont pas la cause principale du déclin de la compétitivité. Alarmée à la fois par une économie de la zone euro en crise et l'arrêt de la croissance, Laurence Parisot la patronne du Medef à prononcé le mois dernier «nous craignons un étranglement systématique».

    Le responsable en chef de la finance d'une grande société industrielle, à la première question posée par les investisseurs Français et étrangers, fut compte tenu de la politique gouvernementale, est-ce que les hausses fiscales affecteront la direction générale ? Il répondit que l'effet principal fera chasser les propriétaires des affaires les plus petites qui ont peur d'être incapables de supporter pleinement, dans leur fortune, la vente de leurs sociétés. «Cela ressemblera au Royaume-Uni dans les années 1970 clame-t-il». Nous perdrons une génération, et ils ne reviendront pas.

    Philippe Kenel partener à «Swiss-based tax lawyers Python & Peter», déclare qu'il a délocalisé 12 personnes de la France à la Suisse jusqu'à la fin avril, juste avant que François Hollande soit élu. J'ai fait en quatre mois ce que je fais d'habitude en une année.

    «Roger» déclare un autre danger concernant les directeurs managers étrangers qui ne seront plus intéressés au pays (à la France). Dans les derniers cinq à dix ans, les sociétés Françaises ont attiré le talent le plus international ! Mais qui voudrait maintenant venir à Paris pour diriger une société dans les conditions actuelles ? Pour la suite analysez l'article du Financial Times cité en référence.

    Des positions comme celles soutenues dans ce Financial Times n'ont rien d'étonnant, la fuite des capitaux, des riches le même argument depuis des décennies. Mais cette fuite est marginale, elle ne touche que peu de personnes parmi les anglophones, 5 à 6 %, et quand elles veulent se soigner, elles reviennent en France. Les auteurs de l'article feraient bien de se renseigner. Ce qui aurait été anormal d'un journal comme le Financial Times c'est qu'il puisse considérer qu'il n'y a autre chose que la finance qui soit un élément de la richesse d'un pays. Qu'elle y participe c'est indéniable mais aussi ceux qui y contribue c'est à dire les salariés. Pas un seul regard sur eux comme s'ils n'existaient pas. Par contre, un regard sur Henri Proglio PDG d'EDF dont la rémunération annuelle s'élève à deux millions par an 1,6 millions d'euros par EDF et 450.00 euros par Véolia. Mais un article du Monde.fr enfonce le clou, il titre Taxer les hauts revenus est économiquement efficace. «L'Organisation de Coopération et de Développement Économique, OCDE, constate l'impact déterminant des augmentations de salaires des dirigeants, sans commune mesure avec celles des autres salariés».

    Cette mentalité reflète bien celle de ce grand pays qu'est la grande Bretagne avec une misère noire des populations pauvres dans les banlieues des grandes villes, voir Les émeutes de Londres et d'ailleurs. Autant la finance a pour objectif le gain, autant elle ne fait pas l'équilibre entre les riches et les pauvres. Autant elle prône un conservatisme sectaire autant qu'elle ne se rend pas compte que c'est dépassé. Les propos de David Cameron sont une insulte à notre pays, c'est malheureusement le langage de ces conservateurs qui se croient tout permis. Cela fait des décennies que ce conservatisme gouverne le monde, et cela fait des décennies que j'entends qu'il faut faire des sacrifices alors que la finance est toujours aussi florissante. L'expérience socialiste que nous vivons fait peur à ces conservateurs, si elle venait à réussir. Ce serait pour eux une lourde baffe dans leur idéologie, et le risque de perdre le pouvoir. Ce qu'ils oublient c'est le peuple Français qui l'a voulue ainsi, comme suite à l'échec du conservatisme Français. La crise ce ne sont pas les socialistes qui en sont responsables, mais bien les banques et la finance. Les auteurs feraient bien de retirer le bandeau qu'ils ont sur les yeux !

    L'expérience Française ne serait-elle pas la naissance d'une nouvelle gouvernance plus humaine mais aussi plus rigoureuse et plus juste.

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