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  • La mise au pilori de Christiane Taubira par la droite, et la fronde corporative des avocats,

    n'enlèvent rien au fait qu'elles montrent une relation entre Nicolas Sarkozy et un haut magistrat de la Cour de cassation.

    Support Wikipedia En deux semaines nous avons vus ce qu'il y a de pire dans la politique française, mais aussi le corporatisme des avocats qui en dépit d'une décision des juges n'y ont vus qu'une atteinte à leur secret professionnel, sans prendre en compte, qu'un des leurs, Maître Maurice Herzog, est l'objet d'écoutes parce que justement des soupçons pèsent sur lui. Comme Nicolas Sarkozy, Maître Herzog savaient qu'ils étaient écoutés puisqu'ils correspondaient avec chacun un téléphone secret sous un autre nom.

    Quand on n'a rien à se reprocher, on n'utilise pas, comme les délinquants, un téléphone sous un autre nom, qui de plus serait celui d'une personne que Sarkozy a connue, donc une usurpation d'identité, pour un ancien président de la République, ce n'est pas brillant, et il veut redevenir président de la République !

    Je pense que personne ne met en cause la relation secrète client avocat, mais également personne n'accepte que, si cette relation est sujette à une quelconque entorse qui viserait à compromettre une personne, l'avocat ne puisse être écouté dans la recherche des faits. Pour les juges les écoutes font parties de leur arsenal d'investigation.

    Cette fronde n'est qu'une diversion qui consiste à vouloir ignorer que l'avocat Maître Herzog outre-passa ses droits puisque les écoutes montrent bien un marché avec un haut magistrat du parquet général selon la note de la procureure financier Éliane Houlette. Les conversations écoutées entre Nicolas Sarkozy et son avocat, révèlent que le conseil était entré en contact, à plusieurs reprises, avec le magistrat Gilbert Azibert, avocat général à la Cour de cassation, à la base du soupçon de trafic d'influence qui pèse sur Nicolas Sarkozy.

    L’information judiciaire fut ouverte le 26 février par le parquet financier, objet de la note transmise à la Direction des Affaires Civiles et des Grâces, DACG, relais de la Chancellerie. Toujours selon la note, les écoutes indiquent que le haut magistrat serait intervenu «avant une audience relative à l’examen d’un pourvoi concernant une ouverture d’information suivie à Bordeaux», selon Libération.fr.

    Le 11 février la Cour de cassation a examiné le pourvoi lié notamment à l’utilisation, par la justice, des agendas privés et officiels de Nicolas Sarkozy. On en déduit, qu'en contre partie de l'intervention de Monsieur Gilbert Azibert auprès de la Cour de cassation sur ces agendas, il aurait fait part à Maître Herzog de son souhait d'être nommé au Conseil d’État de Monaco. Nicolas Sarkozy aurait assuré qu'il l’aiderait dans ce projet après ce que tu as fait, «selon Maître Thierry Herzog», selon le JDD. Cela constitue bien un marché.

    Pour répondre à cette fronde, les avocats se sont montrés horribles, s'arrogeant un pouvoir invraisemblable, alors qu'ils veulent défendre le justiciable. Bâtonnier en tête, ils ont voulu faire croire à une atteinte à leur droit, considérant que le juge qui avait ordonné ces écoutes n'avait le droit de les ordonner. De quel droit ils exprimaient cela ? En d'autres termes, ils considéraient que ce que fit le juge, n'était fondé lorsqu'il s'agit d'un avocat !

    Ces avocats contestent, mais Maître Herzog avait un téléphone secret, c'est donc qu'il ne veut être écouté, mais pourquoi ? On se demande qu'elle valeur morale ils ont ? Vous vous rendez compte, dirent-ils, des écoutes pendant un an, mais comment le savaient-ils ? Ces avocats n'ont pas arrêté de nier sans preuve ce que fit la justice, et ils en sont un élément fondamental.

    Ils contestent, comme cet avocat à l'émission de «ce soir ou jamais» du vendredi 14 mars, qui avait les mêmes propos que ceux de ses confrères plein la bouche, contester, sans connaître le fond de l'affaire. Ces avocats ne pouvaient mieux faire pour se faire apprécier des Français, d'autant plus, que rouges de colère, ils ont criés au scandale sur la manière dont furent faites les perquisitions chez Maître Herzog.

    Que les perquisitions soient musclées, c'est reconnu, mais ne sont-elles pas pour tous les mêmes et les avocats sont des citoyens comme les autres. Se sont-ils révoltés lors du traitement scandaleux de la presse et des policiers envers l'ancien policier municipal Eric Devouassoux, 48 ans, qui fut suspecté dans l'affaire de la tuerie de Chevaline, quatre morts par balles, non, bien que sa famille est détruite et qu'ils l'ont broyé ! Et pourtant cette personne était innocente, malgré sa garde à vue, et la mise à nu de sa maison les policiers n'ont rien trouvé.

    Ces avocats, n'ont voulu admettre un instant que cette affaire des écoutes n'est que la conséquence de la suspicion qui pèse sur Nicolas Sarkozy dans l'affaire libyenne de financement de sa campagne présidentielle de 2007, ce que pourrait révéler les agendas. Or, l'ancien président de la République qui traine une telle batterie de casseroles sur son nom, aurait dû les inciter à plus de prudence.

    Dans cette affaire nous avons assisté à une affaire rocambolesque de l'exécutif. Elle concerne Madame Christiane Taubira prise en flagrant délit de mensonge par l'opposition, puisqu'elle affirma ne pas être informée de ces écoutes. Mais aussi entre le premier ministre, et le ministre de l'intérieur. Le premier ministre affirmant le mercredi 12 février sur la 2 que lui et Madame Taubira étaient au courant des écoutes le 26 février. Quand au ministre de l'intérieur, il affirmait n'avoir été informé que par les révélations du Monde. Pire scénario l'exécutif ne pouvait faire, des amateurs qui montrent qu'ils sont en dehors du coup dont ils sont accusés.

    Le premier ministre ne tient pas ses ministres et c'est la cacophonie. Avec Sarkozy, cela ne pouvait se produire, puisque rien ne se faisait sans lui. Le respect des institutions voulu par François Hollande montre ses limites.

    L'exécutif venait ainsi de créer une affaire dans l'affaire, la masquant, à la grande joie de l'enfumage de l'opposition. Mais outre le ridicule de l’exécutif, les affaires Sarkozy sont toujours en cours. C'est donc pour l'opposition un problème, les agendas qui sont toujours entre les mains de la justice peuvent livrer des informations sur le financement libyen et sur Bernard Tapie concernant le tribunal arbitral.

    À cela, le Parquet de Paris a ouvert le 5 mars une enquête préliminaire sur des accusations de prestations surfacturées à l'UMP par Event & Cie, filiale de la société de communication Bygmalion, a indiqué jeudi une source judiciaire qui confirmait une information du Monde. C'est à partir des informations du Point faisant état de surfacturation lors de la campagne présidentielle de 2012 par cette société proche de Jean-François Copé. Or, comme à son habitude Copé se dit serein et pour Bygmalion, cette enquête aura le mérite de montrer que les accusations de fraude sont sans fondement. Selon Mediapart le taux horaire facturé par Bymalion à l'UMP est de 600 € !

    Dans ce brouhaha d'affaires, Madame Taubira s'est montrée offensive, elle n'a jamais menti, bien que prise en défaut par ceux qui considèrent que ces documents prouvent qu'elle fut mise au courant. Alors, que dit-elle, que les documents ne donnent pas d'information concernant la date, la durée, et le contenu des informations judiciaires.

    Ces documents furent présentés par le Monde. Ils montrent que,

    «MM. Tournaire et Grouman, juges d'instruction, m'ont (...) par ordonnance de soit-communiqué du 17 février 2014, de faits incidents susceptibles de caractériser les infractions de violation du secret de l'instruction, trafic d'influence passif et actif, complicité et recel de ces infractions, à la suite des investigations menées par l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions fiscales agissant sur commission rogatoire délivrée le 23 avril 2013».

    «Les policiers ont intercepté entre le 28 janvier et le 11 février 2014, des conversations téléphoniques entre Monsieur Nicolas Sarkozy utilisant une ligne téléphonique souscrite sous un nom d'emprunt (Paul Bismuth) et M. Thierry Herzog, ....aurait pu être renseigné..... à de nombreuses reprises, avec un magistrat du parquet général de la Cour de cassation,..... avant une audience relative à l'examen d'un pourvoi concernant une ouverture d'information suivie à Bordeaux,...... ».

    On ne peut nier que ces documents informent Madame la Garde des Sceaux. Mais alors pourquoi que Christine Taubira maintien qu'elle n'a pas menti ?

    Concrètement, c’est la procureure financière Madame Eliane Houlette qui a informé, le 21 février, le procureur général de Paris, François Faletti, de l’existence des écoutes de l’ex-président dans l’affaire libyenne, comme le prévoit l'article 39-1 du Code de procédure pénale. À leur tour, les procureurs généraux doivent faire des «remontées d’information» au ministère de la Justice, sur des affaires particulièrement sensibles, rappelle Libération. La réponse est oui, mais sous certains conditions.

    Les juges d’instruction sont des juges indépendants qui n’ont pas de comptes à rendre au ministère.

    En 2013, les juges d’instruction chargés de l’enquête sur un possible financement de la campagne du candidat Sarkozy par de l’argent libyen qui ont mis Nicolas Sarkozy sur écoute, «n’ont jamais eu à en informer le parquet ou le ministère puisqu’ils travaillent en toute indépendance de l’exécutif».

    En revanche, en janvier 2014, ces juges ont alerté la procureure financière Houlette d’un possible trafic d’influence «qui sortait du cadre de leur propre enquête». C’est seulement alors, si les procédures ont été respectées que les procédures d’information de la hiérarchie judiciaire et de l’exécutif sont enclenchées. En d'autres termes, ne faut-il pas considérer que Madame Taubira puisse croire que les procédures n'ont pas été respectées ? Ce qui lui ferait dire qu'elle n'a pas été informée se rapportant à la procédure légale ? Madame Taubira à une telle compétence et valeur morale qui font qu'elle est souvent incomprise.

    Mais, sous la pression, elle admit qu'elle s'est trompée de date ce qui est une échappatoire. Quant au président François Hollande, interrogé lors de la visite du nouveau président du Conseil italien, Matteo Renzi, il a déclaré, «la justice passera, et je dois faire en sorte qu'elle puisse être irréprochable».

    Mais le feuilleton ne s'arrête pas là, Le Monde nous informe que Madame Taubira n'aurait pas été informée par sa directrice de cabinet ! La chaîne de télévision I-Télé affirmait, lundi 17 mars, que sa directrice de cabinet, informée depuis le 26 février, n'a, en réalité, pas fait remonter l'information à sa ministre.

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  • Christine Taubira une autre politique plus responsable,

    que le tout carcéral qui augmente la récidive.

    Voir aussi Christine Taubira de marbre devant les vociférations de l'UMP.

    Support Wikipedia Elle ne fut pas ménagée par l'opposition depuis qu'elle est ministre de la justice. Qui connaissait Christine Taubira pour, qu'à peine nommée, elle attaque sur les centres éducatifs fermés prenant le contre pied du programme de François Hollande qui voulait les porter à 80. Pour elle, ces centres ne sont pas la solution et les 18 qui sont à construire sont arrêtés à une inspection d'évaluation, annonce faite dans une interview au journal Libération, «Les courtes peines il faut arrêter». Peut-on dire pour autant que cette annonce ne soit pas logique quand elle déclara dans ce journal, combien de places ? Quel public y met-on ? Quelle répartition territoriale ? Autant de question que doit se poser une ministre de la justice quand elle prend ses fonctions après 10 années de droite. D'ailleurs, elle ne fut pas reprise par François Hollande tant cette logique est évidente. Alors sans réfléchir, le député de Seine et Marne Yves Jego, que les journalistes interrogent souvent, dans les couloirs de l'Assemblée nationale sur ces problèmes de délinquance, lance qu'est-ce qu'on fait des mineurs ultras délinquants qu'on ne sait pas traiter ? On ne les envois pas en prison ? On ne les envois pas en CEF ? On voit de suite l’invraisemblable interrogation, comme si faire une évaluation, de ces centres consisterait à ne pas prendre des mesures contre cette délinquance ? Cette opposition ferait bien de réfléchir au ridicule de ses propos !

    Christine Taubira originaire de Cayenne porte bien sûr la culture de ceux qui ont souffert et souffrent de l'injustice des blancs sur les hommes de couleur noire. Membre du Parti radical de Gauche, elle s'associa à Bernard Tapie en 1994 dans la structure Énergie radicale lors des élections Européennes, puis, elle rejoignit Lionel Jospin en 1997. Elle se présenta en 2002 à l'élection présidentielle sur l'égalité des chances, puis apparentée au groupe socialiste, elle fut à nouveau députée de la première circonscription de Guyane en 2002. Infatigable, en juillet 2006 elle brigua l'investiture du PRG pour l'élection présidentielle de 2007, puis renonça pour rejoindre Ségolène Royal ou elle obtint le poste de déléguée à l'expression républicaine. Elle fut réélue en 2007 toujours dans la première circonscription de Guyane. En 2008 elle fut chargée par Nicolas Sarkozy d'une étude sur les accords de partenariats économiques entre l'Union européenne et les pays d'Afrique, Caraïbes et Pacifique ou elle émit de lourdes critiques. En 2010, en tête d'une liste divers gauche à l'élection régionale, elle fut battue par Cayenne Rodolphe Alexandre UMP. La même année elle soutint Arnaud Montebourg aux primaires socialistes pour l'élection de 2012. Militante pour l'indépendance de la Guyane, elle abandonna cette position à l'arrivée de François Mitterrand en 1981. Elle donna son nom à la loi française n° 2001-434, votée le 10 mai 2001, qui reconnut comme crimes contre l'humanité la traite négrière.

    Personnage incontournable de la vie politique par son influence dans les DOM, elle est qualifiée d’électron libre. C'est donc une femme de convictions et ses positions politiques sont mûries depuis longtemps.

    Ses difficultés, en tant que garde des Sceaux, sont l'injustice d'une propagande de l'opposition depuis 2002 lorsque Sarkozy devint ministre de l'intérieur écrasant son prédécesseur Daniel Vaillant sur le laxisme de la gauche, qui laisserait les criminels en liberté. Et la seule pensée qu'elle puisse modifier la politique pénale fit que, de Marine Le Pen à Eric Zemour que je croyais plus intelligent, jusqu'à Copé, les invectives furent violentes, «on a voté Marine Le Pen on a Taubira à la justice». Une chose est certaine, elle n'est pas Rachida Dati qui allait recevoir ses ordres de l’Élysée. C'est une autre pointure.

    Comme de nombreux responsables Christine Taubira veut changer le visage de la prison. Outre le fait qu'elle veut supprimer les tribunaux correctionnels pour mineurs de 16 à 18 ans, elle veut moins de répression. C'est l'opposé de la politique de Nicolas Sarkozy qui était axée sur plus de sévérité. Le sens de sa politique est la primauté de l'éducation et à la réinsertion sur la sanction prônée par l'ordonnance de 1945 qui sert de fondement à toute l'organisation de la justice des mineurs. Une partie importante des magistrats chargés de la jeunesse, mais aussi des éducateurs, n'avaient pas cessé de protester contre les récentes mesures jugées trop répressives. Dans ce cadre, elle veut rompre avec le tout carcéral.

    Entasser les délinquants comme actuellement ne mène qu'à les rendre plus aptes à la récidive, et de plus comme les prisons sont pleines, de nombreuses peines pour emprisonnement ne peuvent être exécutées. Son objectif est donc plus de places en 2017, 63.000 contre 57.400 actuellement, alors que gouvernement précédent prévoyait 80.000 places dans cinq ans. Le taux d'occupation est actuellement de 115,2 % avec 66.126 détenus, il est légèrement inférieur à celui de juillet dernier avec 67.376 détenus. Pour elle, il s'agit de créer des conditions d'incarcérations dignes par des rénovations, et de nouvelles constructions. La création de nouveaux centres de rétention est conditionnée à l'examen des projets de la précédente majorité qui, ferait apparaître, qu'ils n'étaient pas correctement proportionnés par ce qu'il n'y avait pas eu d'étude, et surtout qu'ils n'étaient pas financés. Il est certain que la surcharge carcérale limite la préparation à l'insertion. L'équation est difficile l'état de nos finances ainsi que celui des prisons laissé par la droite limite toute action d'amélioration dans le court terme.

    Au Conseil des ministres du 19 septembre 2012, elle a présenté sa ligne pénale, fin de l'automaticité des peines, aménagement des peines, mais aussi accompagnement des victimes. Cette politique est fondée sur la triple exigence de fermeté, d'efficacité de la lutte contre la délinquance et du respect des droits fondamentaux. Ces orientations ont été transmises aux procureurs. Toute décision doit être individualisée, même dans les contentieux répétitifs, circulation routière, vol à l'étalage, en tenant compte «des éléments de fait, du contexte et de la personnalité des mis en cause». Le but est donc de vider les prisons de tous les condamnés qui pourraient bénéficier d'autres peines, plus adaptées à leur sort. Christiane Taubira demande aux procureurs que «toute peine d'emprisonnement, et plus particulièrement les peines anciennes ou inférieures à six mois, soit réexaminée et que soit "envisagée l'exécution de la peine sous une modalité adaptée"». Lire le compte rendu du Conseil des ministres ici.

    On sait que la France est devenue un pays ou l'on emprisonne à tout va, on constate aussi que nombreux sont les délinquants libérés qui récidivent et cela conduit à l'aggravation de cette surpopulation. Les libérés reviennent. D'ailleurs, la France est montrée du doigt. Il s'agit d'agir selon une recommandation adoptée par le Conseil de l'Europe le 11 janvier 2006.

    Le chantier est immense, nous accusons un retard considérable. Depuis dix ans, le système pénal est engagé dans une course folle, qui est aussi une course à l'abîme, notent une soixantaine de magistrats et chercheurs dans un manifeste, publié le 12 juin par Libération. Véritable frénésie législative, 29 lois pénales votées en 10 ans générant une augmentation continue de la sévérité des peines. «Les résultats de cette politique doivent être pris pour ce qu'ils sont, le témoignage d'un échec et la promesse d'une faillite».

    Depuis 2002 les gouvernements ont adoptés 55 textes qui ont alourdi le niveau des peines. En 2001, 20. 837 personnes ont été écrouées, et 88. 058 en 2011, la durée moyenne de détention a augmenté de 8,1 mois en 1999 contre 9,8 mois en 2011. Les peines de plus de vingt ans sont passées de 1.252 en 2000 à 2. 291 en 2011, pour le laxisme des juges il faudra repasser. Pour remédier, le gouvernement précédent, tout en prônant une grande fermeté, a doublé le nombre des aménagements de peine, multipliant par cinq le nombre de bracelets électroniques depuis 2005. Nécessité oblige quand on ne sait plus ou mettre les délinquants. Tout cela, avec les 57.400 places à ce jour conduit à un coût faramineux de 95 millions d'euros de loyer en 2010, mais 567 millions en 2017, a prévenu la Cour des comptes, et sans réussir pour autant à contenir la surpopulation carcérale. On voit la débilité mentale de cette politique, données tirés du Monde.fr.

    Une étude réalisée par deux chercheurs du ministère de la Justice, portant sur 7.000 dossiers de détenus libérés entre juin et décembre 2002. Il en ressort que 59% d'entre eux furent recondamnés dans les cinq ans suivant leur remise en liberté. Pour 46 % d'entre eux, il s'agit d'une peine de prison ferme, détaillent Annie Kensey et Abdelmalik Benaouda, du bureau des études et de la prospective de l'Administration pénitentiaire. Leur travail montra que le taux de récidive varie selon la nature de la peine initiale, les trois quarts des condamnés pour vol, 74%, ou coups et blessures volontaires 76%, écopèrent d'une nouvelle condamnation dans les cinq ans contre 19% des auteurs de viol sur mineur, ces derniers n'écopant d'une peine de réclusion criminelle que dans 0,6% des cas.

    Les mineurs seraient particulièrement exposés, les trois quarts ont écopé d'une nouvelle condamnation dans les cinq ans. Les femmes 34% sont deux fois moins recondamnées que les hommes 60%. Les personnes qui se déclarent mariées sont moins recondamnées que celles qui sont dans une autre situation 38% contre 61%. «Le taux de recommandation des libérés de nationalité étrangère est moins élevé que celui des libérés de nationalité française. Cependant, pour les étrangers la connaissance du casier judiciaire est moins certaine», selon l'article tiré de TF1 News.

  • Christine Taubira la fausse cible d'attaque de la droite,

    pour les législatives.

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    Document ledauphiné.com

    Support Wikipedia L'attaque provocatrice de Christine Taubira dès sa nomination comme garde des Sceaux ministre de la justice ne pouvait être que programmée. La suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs prévus dans la loi du 10 août 2011 n'est que l'un des engagements du président François Hollande rappelés dans une lettre qu'il adressa à la présidente de l'Association française des magistrats de la jeunesse et de la famille, Catherine Sultan. Pour la nouvelle garde des sceaux, cette lettre constitue son programme. «Les mineurs sont des citoyens en devenir, il est nécessaire de redonner à la justice des mineurs sa spécificité», a-t-elle indiqué face à des professionnels manifestement soulagés de voir «les orientations réorientées», selon la formule de Pierre Joxe. Mais, de plus pour enfoncer le couteau provocateur, elle organisa un tournoi de basket entre détenus et surveillants au Palais omnisports le 18 mai qui se termina le 20 mai par la visite des lieux de l'antenne des mineurs au Palais de justice de Paris. Plus, elle ne pouvait faire autrement pour montrer la rupture de l'ère Sarkozy.

    Au tribunal pour enfants elle rencontra Pierre Joxe ancien ministre de l'intérieur sous Mitterrand, puis ministre de la défense et président du Conseil constitutionnel qui est maintenant avocat des mineurs sur commission d'office, et qui n'accepte aucune clientèle particulière. Ce dû être pour elle une rencontre opportune puisqu'il «se bat pour les enfants, qu'il est très vigilant, et qu' il répare les failles, et qu'il se démène pour trouver des solutions éducatives», déclara Marie-Pierre Houcarde vice présidente du tribunal pour enfants. «Les magistrats et les autres avocats sont pétrifiés quand ils le voient». «Ce qui me frappe, c'est son enthousiasme et sa liberté par rapport à ses anciennes fonctions. Notamment celle de ministre de l'intérieur. Et c'est vrai que le parquet n'est pas le même quand Joxe est là». «Il ose tout remettre en cause. Y compris parfois le comportement de la police», confirme une autre juge des enfants, Anne Tardy. Alors, avec cet exemple, Christine Taubira ne pouvait faire autrement.

    Pierre Joxe avait, en quittant son poste au Conseil constitutionnel, enfreint une règle puisqu'il publia son avis minoritaire relatif à la garde à vue des mineurs contenue dans la loi Perben II. Cette loi porte la remise en cause de l'ordonnance de 1945 dont le texte instituait un juge des enfants et étendait l'excuse de minorité aux mineurs de 16 à 18 ans. Le texte fut paraphé par le général de Gaulle. Pour Pierre Joxe c'est tout un symbole puisque c'est son père qui porta l'ordonnance au général lorsqu'il fut secrétaire du gouvernement provisoire avant d'exercer des fonctions de ministre. Que Pierre Joxe défende cette loi rien détonnant.

    Il est bien évident que les conditions sociales des mineurs de 1945 n'ont rien à voir avec celles que nous connaissons, et je ne peux emmètre d'autre jugement que celui là n'ayant aucune compétence sur leur situation délinquante. Une chose est certaine des mineurs se comportent comme de véritables bandits. Il serait donc logique que de 16 à 18 ans l'excuse de minorité soit adaptée en fonction des faits incriminés.

    Le problème dans cette attaque de l'opposition contre Christine Taubira, est tout a fait déplacée, c'est finalement une lâcheté puisqu'elle ne fait qu'appliquer ce que des magistrats déplorent, ce que Pierre Joxe combat et ce que le président François Hollande veut supprimer.

    Quant à l'attaque d’Éric Zemmour quand il déclare, «en quelques jours, Taubira a choisi ses victimes, ses bourreaux. Les femmes, les jeunes des banlieues, sont dans le bon camp à protéger, les hommes blancs dans le mauvais», c'est honteux et de plus ce n'est pas vrai. Il attaque une ministre de la république qui ne peut se défendre, et qui applique la politique à laquelle elle a adhérée. Quels seraient les faits qui feraient que Christine Taibira aurait choisi ses victimes, ses bourreaux et qui voudrait protéger les femmes les jeunes des banlieues ? Il a attaqué sans donner des faits précis, c'est donc une attaque sans fondement. La suppression des tribunaux correctionnels n'implique pas la protection des jeunes délinquants voire criminels ? Autant Eric Zemmour clame parfois des vérités, autant cette fois-ci, il dépasse par cette insolence ce qui est permit. On peut être de droite sans clamer de tels propos qui discréditent ce que l'on pensait d'une personne. On peut comprendre que l'échec de Sarkozy à une nouvelle mandature lui déplaise, mais d'une part c'est notre démocratie qui le permet, mais qu'en outre il a tout fait pour. On peut aussi comprendre aussi qu'en période électorale il lui faille combattre les socialistes, mais dans ce cas qu'il les attaque de front. Ce n'est donc pas cet argumentaire qui prévôt pour attaquer de cette façon la ministre de la justice.

    Éric Zemmour clame son amertume d'être la proie du MRAP et de SOS racisme d'être qualifié de raciste et de machiste, mais avec de tels propos quoi d'étonnant ? Mais ce qui est grave c'est qu'avec ses organismes, toutes vérités sur la délinquance des personnes de couleur est proscrite alors qu'il est bien connu qu'ils représentent, malheureusement dans de nombreuses communes, la majorité des délinquants, et je ne suis pas raciste, et sans que je jette l’opprobre sur eux. Ils ne sont aussi partisans et pas toujours objectifs.

    «Les torquemadas de café du commerce qui essaient de me brûler en place de Grève régulièrement». «Ils passent leur temps à vous faire des procès d’inquisition, non seulement sur les mots que vous employez, c’est même pas les mots, parce que derrière les mots il y a vos pensées et derrière vos pensées, il y a vos arrière-pensées», clame Eric Zemmour, il le cherche aussi.

    «Vous savez, quand j’attaque Taubira, c’est ni la femme que j’attaque, ni encore moins évidemment la femme noire que j’attaque», a-t-il assuré, ajoutant: «Je fais une analyse politique, idéologique, et les personnes ne sont pas en cause». «Je pense que ce n’est plus aujourd’hui, comme au 19ème siècle, la femme qui est diabolisée, mais l’homme. On peut ne pas être d’accord avec moi, ça ne me dérange pas. C’est en tout cas ce que je défends, depuis très longtemps», certes, mais il s'y prend mal.

    Finalement le problème politique est-il dans ces attaques de bas niveau ou dans le raisonnement objectif sur la délinquance des mineurs ? Pourquoi avoir déclaré d'emblée la suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs sans avoir, au préalable, expliqué cette position. Pourquoi ne pas avoir mis en avant que notre pouvoir judiciaire permet de combattre efficacement cette délinquance extrême sans recours aux tribunaux correctionnels. Pourquoi, ne pas avoir déclaré que cette loi du 10 août 2011 est électoraliste plutôt qu'efficace. Il eut été bon que les Français puissent juger avec raison des arguments des uns et des autres.

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