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takieddine karachi

  • Takieddine,

    qui est-ce ?

    Document Le Nouvel Observateur, Ziad Takieddine (AFP)

    Support Wikipedia C'est un homme d'affaires Franco-libanais Ziad Takieddine qui serait un intermédiaire dans la négociation de plusieurs contrats de vente d'armes avec la Libye, l'Arabie Saoudite et le Pakistan, situation fiscale peu claire, relations privilégiées avec les proches de Nicolas Sarkozy, etc. Il apparaît être l'homme de l'ombre qui arrange les contacts de ventes d'armes via des relations au plus haut niveau avec un système de commissions et de rétrocommissions, ayant financé, ou tenter de financer, une partie de la droite Française ! Rien n'est clair dans ses actions. Il serait intervenu au départ dans les négociations de contrats dont le premier est «Agosta» de l'affaire Karachi en 1994, voir L'affaire Karachi qu'est-ce que c'est ?, mais également Karachi la révélation de Charles Millon. Il serait incontournable dans la vente de nos armes qui le ferait bénéficier d'avantages comme celui de ne pas payer d'impôts de 2002 à 2007 et en 2009 alors qu'il posséderait un patrimoine estimé à 40 millions comme le révèle le site Mediapart.

    Depuis le début juillet l'affaire Takieddine révélée par Mediapart que je viens de quitter pour raison personnelle, cette affaire est sous traitée par les grands médias qui se contentent de diffuser ce que le site publie en y apportant leur touche personnelle. Ce ne fut le cas avec l'affaire Bettencourt et connexes pour laquelle ils y ont apporté un soutien permanent, ce qui a valu mon inscription à Mediaparte espérant y trouver une reconnaissance de mes articles, je fus déçu. Non pas à cause de la pertinence des articles publiés mais par ce qu'aucun des miens sur une année n'a eu l'honneur de l'être ! Il n'en est pas moins vrai que l'affaire Takieddine est révélatrice, d'après les investigations du site, cinq articles publiés sur Ziad Takieddine, mettent en lumière son imbrication dans les contrats d'armement qui auraient permis le financement illégal de la campagne d'Edouard Balladur en 1995 est, ou aurait été un bon ami de Jean-François Copé et Brice Hortefeux, ce qui n'est pas interdit. Cela ne signifie pas non plus qu'il y ait eu connivence. Mediapart qui s'assurant de la véracité de ses informations, permet qu'elles soient reprises par @rrêt sur images, Rue 89,..., ce qui me conduit à les présenter. Ziad Takieddine les aurait plusieurs fois accueillis dans ses propriétés ou sur son bateau, prenant parfois à sa charge les frais de séjour, alors même qu'il se débrouillait pour ne payer aucun impôt en France. Voici d'ailleurs une photo publiée par Mediapart ou l'on voit Messieurs Mougeotte et Copé et Mademoidelle Rousseau chez Ziad Takieddine.

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    Également le document suivant.

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    Ziad Takiedine graviterait depuis plus 15 ans dans des relations obscures avec le clan Sarkozy et des pays comme la Libye et le Pakistan.

    C'est en rentrant de Libye en avion privé affrété par Tripoli le 05 mars 2011, qu'il est arrêté au Bourget avec 1,5 millions d'euros en liquide dans ses valises avec deux journalistes du JJD qui se trouvaient à bord comme le révèle l'Express.fr. Ils rentraient de Libye après avoir interviewé le colonel Libyen Kadafi. Ils n'ont pas été inquiétés. De même Takieddine placé en garde à vue sous le contrôle du parquet de Bobigny, a été remis en liberté, dans la soirée, sans faire, semble-t-il, l'objet de poursuites. Une enquête préliminaire a tout de même été ouverte pour vérifier ses déclarations. L'argent a été saisi.

    Ziad Takieddine est présenté par plusieurs anciens responsables de la Direction des constructions navales, DCN, comme un intermédiaire imposé par le cabinet de l'ancien ministre de la Défense Balladurien, François Léotard, peu de temps avant la conclusion de la vente au Pakistan de sous-marins Agosta en 1994. Il dément être intervenu dans le contrat Pakistanais mais reconnaît avoir joué un rôle dans le contrat Sawari II de vente de frégates à l'Arabie Saoudite en 1994. Il est visé depuis l'automne 2010 par une enquête pour faux témoignage.

    Cet homme au parcours très trouble dans les ventes d'armes, ami du clan Sarkozy, il suscite la curiosité au point que Médiapart dévoile au fur et à mesure le résultat de ses informations. Il est certain que Takieddine connait beaucoup de choses dans les commissions et les rétrocommissions de l'affaire Karachi liée à l'attentat qui fit 14 victimes dont 11 ingénieurs Français, mais également dans la libération des infirmières Bulgares et que son silence vaut de l'or ce qui laisserait supposer qu'il puisse bénéficier d’appuis en haut lieu.

    3Dès connue son arrestation au Bourget le site Mediapart ne lâche pas cet homme et tente de recouper les informations qui sont reprises par Libération.fr dans un tableau calendaire reproduit ci-contre en deux parties. De 2001 à 2008, Ziad Takieddine aurait versé près de 12 millions d'euros en paiements secrets dont plus de 4 millions en 2005 et 2006, années pré-électorale. Interrogé en 2011 par le site d'investigation, Mediapart, qui soupçonne évidemment des rétrocommissions et/ou des financements occultes, il s'énerve, «qu'est-ce que vous voulez? Vous voulez abattre un président de la République? Eh bien faites-le, à votre manière. Je n'ai rien à vous dire, sauf vous attaquer».

    Le 8 mai 2002 c'est l'attentat de Karachi. Après avoir privilégié l'hypothèse islamiste, la piste actuellement examinée par les juges anti-terroristes est celle des représailles suite au non-versement par l’État français d'une commission sur ce contrat d'armement destinée à des officiels Pakistanais.

    L'enquête fut confiée au juge Jean-Louis Bruguière.

    (En janvier 2011, on apprend finalement que la piste financière a été immédiatement envisagée par la DGSE. «Au Pakistan, les contrats militaires sont célèbres pour les pots de vin et les commissions demandées par les officiers Pakistanais et les hommes politiques», explique une note de l'époque).

    Fin 2002, les Pakistanais veulent faire porter le chapeau de l'attentat aux islamistes. Dans ses notes, la DGSE relève les incohérences de l'enquête voire les tentatives de falsification, lire la suite sur Libération.fr.

    Mediapart aurait nommément mis en cause Claude Guéant et le chef de l’État documents à l'appui. Mediapart relate comment le ministère de l'intérieur a aidé, de 2005 à 2007, Ziad Takieddine à obtenir des contrats en Libye. Le maître d'œuvre de ce rapprochement Franco-libyen, qui est également intervenu pour la libération des infirmières bulgares à l'été 2007, ne serait autre que l'actuel ministre de l'intérieur, Claude Guéant, affirme Mediapart.

    En d'autres termes, il serait le lien du rapprochement entre Sarkozy et la Libye.

    De plus, selon Mediapart, Ziad Takieddine aurait entretenu des relations avec certains proches de Nicolas Sarkozy, notamment au travers d'une tentative avortée de vendre un système de surveillance aux frontières à l'Arabie Saoudite en 2003. Jacques Chirac aurait fait stopper au dernier moment ce contrat mené sous l'égide de M. Guéant, alors directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, lui-même ministre de l'intérieur.

    En 2005, au retour de Nicolas Sarkozy à l'intérieur, la Libye, qui cherche à rompre son isolement international, prend contact avec lui pour «établir une coopération sérieuse dans tous les domaines de la sécurité». Le ministre de l'intérieur Libyen de l'époque souhaitait même rencontrer Sarkozy.

    Ziad Takieddine sert alors d'intermédiaire et cherche à faire venir des cadres de la compagnie Sagem en Libye pour y discuter d'un projet de vente d'un système de fabrication de passeports et de cartes d'identité biométriques. D'autres projets sont évoqués dans des courriers cités par Mediapart, sur la modernisation d'avions de chasse Mirage et Sukhoi, par exemple, ou la surveillance aux frontières.

    Claude Guéant prend alors contact personnellement avec M. Takieddine. Celui-ci envoie, le 6 septembre 2005, une note au directeur de cabinet du ministre de l'intérieur, pour préparer une visite de Nicolas Sarkozy en Libye. Au menu, des discussions sur le terrorisme ou l'immigration, mais aussi des questions de contrats.

    En 2006, il fait cette fois l'intermédiaire entre «I2e», groupe spécialisé dans la «guerre électronique», dirigé à l'époque par Philippe Vannier, actuel dirigeant du groupe Bull (aujourd'hui, I2e a été renommée «Amesys» et appartient au groupe Bull). Dans un courrier aux autorités Libyennes, M. Vannier évoque, pour vanter sa technologie de contre-mesures d'écoutes électroniques, «le ministre de l'intérieur Français», qui «dispose d'une réelle connaissance corroborée par une collaboration avec la société spécialisée dans ce domaine». Un contrat est signé pour 33 millions d'euros avec la marine Libyenne. Ziad Takieddine percevra en 2007 et en 2008 de la part d'I2e une commission de 4,5 millions via plusieurs sociétés offshore. D'autres contrats de la même société lui permettront de toucher 7 millions supplémentaires. Autant de sommes en principe illégales.

    La France a proscrit depuis 2000 les commissions sur les ventes d'armes et de matériel assimilé comme les technologies de surveillance.

    On se rend compte que depuis 1994 date de l'affaire Karachi, Nicolas Sarkozy n'aurait cessé d'entretenir des relations sur les ventes d'armes alors que cette compétence ne dépendait pas de ses prérogatives de ministre de l'intérieur et pour lesquelles les Français n'en n'ont jamais été informés. En 2007 en pleine campagne présidentielle, Ziad Takieddine obtient des commissions dont un premier versement de 4,5 millions d'euros sur le matériel de guerre électronique vendu par la société I2e à la Libye, selon Mediapart. Claude Guéant, alors directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur, a particulièrement œuvré pour que Ziad Takieddine touche cet argent.

    Le 11 juin 2007, Ziad Takieddine se réjouit de cette victoire. Dans une note confidentielle révélée par Mediapart, il préconise la création d'une «nouvelle société placée sous le contrôle du gouvernement (...) afin de développer les exportations de matériels Français en Libye».

    Puis viennent les tractations dans les coulisses pour la libération des infirmières Bulgares.

    Il est évident que notre président lorsqu'il était ministre de l'intérieur a traité des affaires de vente d'armes qui n'étaient pas de sa compétence ce qui ne peut que soulever des interrogations. En fait notre président ministre de l'intérieur est passé au-dessus de tout. Il a fallu l'intervention de Jacques Chirac pour stopper les rétrocommissions de l'affaire Karachi ainsi que le contrat du système de surveillance mené par Claude Guéant. Que Ziad Takieddine a joué un important rôle dans le rapprochement à l'époque avec la Libye mais aussi dans d'autres affaires dont celle de Karachi paraît évident.

    Le prochain article sera exister sans exister encore tels sont,

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