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sunnisme.

  • Le Liban, suite 3,

    un petit territoire mais une grande histoire.


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    Beyrouth, Église Saint Georges st Mosquée Mohammad Al Amine.


    Quelques éléments sur les croyances Islamiques.

     

    Mahomet

    mohammed_receiving_revelation_from_the_angel_gabriel.1281887036.jpgMahomet recevant le Coran de Gabriel Tiré du Jami' al-Tawarikh (Histoire du Monde) de Rashid al-Din , Tabriz, Perse, 1307.

    Mahomet le fondateur de l'islam, est un chef religieux, politique et militaire arabe, né à La Mecque en 570 et mort à Médine en 632. Les musulmans le considèrent comme le dernier des prophètes du monothéisme , seul et unique Dieu, au sens où il termine et scelle le cycle de la révélation monothéique abrahamique. Ses biographies rapportent qu'il récitait à ses premiers compagnons (sahabas) les versets du Coran qu'il présentait comme la parole même de Dieu (Allah en arabe), transmise à lui par l'archange Gabriel. Le Coran aurait été compilé après la mort de Mahomet, à partir de transcriptions sur des supports divers, par ses disciples, il est la première source de législation de l'Islam. Par ailleurs, certaines de ses actions et de ses paroles forment la sunna qui est la seconde source à la base du droit musulman. La troisième source de législation est l'unanimité, «al ijmaa». Cela en se référant à une citation de Mahomet qui dit que les musulmans ne font pas l'unanimité sur quelque chose de faux. La quatrième source est l'analogie, «al-qiyâs» (القياس, littéralement « la mesure ») qui permet de tirer le jugement d'une chose pour laquelle il n'y a pas de législation à partir du jugement d'une chose analogue. Il est à noter que certaines de ces sources de législation ont été mises en œuvre après la mort de Mahomet et sont considérées comme illicites (haram) par d'autres groupes de l'islam organisés en rite ou madhhab. La fondation de l'islam et de la culture islamique en font un personnage historique de première importance.


    Le Sunnisme ,

    Il n'y a pas de clergé dans le Sunnisme. L'Imam n'est pas un prêtre mais bien un membre de la communauté musulmane qui conduit la prière, il est «celui qui se met devant pour guider la prière» et n'est pas forcément un théologien, en arabe l'Imam veut dire «chef» ou «guide», et dans le Sunnisme, il suffit que le chef soit musulman, sage, connaissant les piliers de l'islam et ait appris une grande partie du Coran par cœur pour être à la tête d'une communauté, d'un État. Le muezzin, celui qui fait l'appel à la prière, n'est pas un prêtre non plus.

    Le Sunnisme est le courant religieux majoritaire de l'Islam, il représente 75 à 80 % des musulmans. Il fait parti des communautés musulmanes avec les Chiites et les Druzes. Le Sunnisme se définit en particulier par la reconnaissance de la légitimité des quatre premiers califes élu ou nommés par leurs partisans, Abou-Bakr , Omar , Othman , et Ali .

    Ce qui distingue les courants de l'islam ce sont principalement les sources utilisées pour écrire le droit musulman. Les Sunnites s'accordent sur quatre sources de référence principales, le Coran, livre révélé au prophète de l'islam Mahomet. Puis, pour les cas non directement évoqués dans le Coran, les Sunnites utilisent en priorité ses actes, puis le consensus des jurisconsultes musulmans, puis finalement la déduction juridique, «al-qiyâs», du jurisconsulte à condition qu'elle ne contredise pas les trois références précédentes.

    Le mot sunnite dérive de sunna qui représente la ligne de conduite de Mahomet. Ses actes ont donc valeur de loi.

    Le Sunnisme se subdivise ensuite en écoles de droit ou madhhab, ayant toutes les mêmes croyances. Les quatre principales écoles étant le malékisme , le hanafisme , le chaféisme et le hanbalisme , dont une manifestation récente est le wahhabisme et le salafisme. Au Liban, c'est le rite hanafite qui est appliqué par les Sunnites.

    Le hanafisme est la plus ancienne des quatre écoles sunnites. Elle est basée sur l'enseignement de Abû Hanîfa Al-Nu'man Ibn Thabit, 699-767, (et de ses suivants), théologien et législateur qui vécut à Koufa en Irak. Le madhhab hanafi est assez représentatif des musulmans non arabophones. L'école hanafite est la principale école de l'islam depuis l'époque de la dynastie des Omeyyades (661-750). Elle est particulièrement répandue en Turquie, où l’Empire ottoman l'officialisa, la majorité des Turcs sont hanafis, dans les régions asiatiques à l'est de l'Iran, Chine, Afghanistan, Tadjikistan, Pakistan, Inde, Bengale, Bangladesh, mais aussi en Jordanie, en Syrie, en Irak en Égypte. Elle conserve un reste d'influence dans des régions dominées par l'Empire ottoman, comme la Bosnie, et dans une moindre mesure en Tunisie et en Algérie.

    L'islam gagna ainsi le Liban, à l'époque Jabal Loubnan (pas de référence), au VIIIe siècle. Ce furent alors surtout des chiites qui dominèrent après plusieurs guerres religieuses à cette époque, alors que les Sunnites n'arrivèrent qu'avec la conquête Ottomane au XVIe siècle, et s'installèrent dans certaines villes de la côte Libanaise en amenant avec eux les habitudes Ottomanes comme la Shisha, les douceurs et le café turc.

    C'est donc l'invasion Ottomane qui apporta le rite hanafite qui est appliqué aux Sunnites au Liban.

    À noter qu'il n'y a jamais eu de changement au sein de la religion chrétienne au Liban, les chrétiens gardant leurs prérogatives jusqu'à nos jours.

    L'hanafisme est l'école la plus ouverte au niveau des déductions, car elle insiste sur la liberté d'opinion, le jugement personnel, et la recherche de la meilleure solution, au cas par cas, en fonction des convenances du moment et de l'équité. Il existe donc, du moins à l'origine, une certaine marge de manœuvre interprétative. Le rite insiste sur l'importance des textes et de la tradition.


    Le tribunal spécial pour le Liban.

    Le 13 décembre 2005, le Gouvernement de la République Libanaise a demandé à l’Organisation des Nations Unies de créer un tribunal à caractère international chargé de juger les auteurs de l’attentat à la bombe qui, le 14 février 2005, a coûté la vie à de l'ancien premier ministre Rafic Hariri et à 22 autres personnes. Conformément aux dispositions de la résolution 1664, 2006, du Conseil de sécurité, l’Organisation des Nations Unies et la République Libanaise ont négocié un accord visant la création d'un Tribunal spécial pour le Liban. Comme suite à la résolution 1757 , 2007, du Conseil de sécurité du 30 mai, les dispositions du document figurant en annexe à celle-ci, y compris sa pièce jointe, relatives à la création et au Statut du Tribunal spécial pour le Liban, sont entrées en vigueur le 10 juin 2007.

    Le mandat du Tribunal spécial pour le Liban est de poursuivre les personnes responsables de l’attentat du 14 février 2005 qui a entraîné la mort et fait des blessés lors de l'attentat de l’ancien Premier Ministre Libanais Rafic Hariri. La compétence du Tribunal pourrait s’élargir au-delà de l’attentat du 14 février 2005 s’il estime que d’autres attentats terroristes survenus au Liban entre le 1er octobre 2004 et le 12 décembre 2005 ont, conformément aux principes de la justice pénale, un lien avec l’attentat du 14 février 2005 et sont de nature et de gravité similaires. Ce lien peut être, sans s’y limiter, une combinaison des éléments suivants, le mobile de l’intention criminelle, le but recherché, la qualité des personnes visées, le mode opératoire et les auteurs. Les crimes qui se sont produits après le 12 décembre 2005 peuvent relever de la compétence du Tribunal en application des mêmes critères si le Gouvernement de la République Libanaise et l’Organisation des Nations Unies en décident ainsi, avec l’assentiment du Conseil de sécurité. Le Liban suite 8 précise les statuts et les règles d'impartialité, d'indépendance et d'équité et la politique de ce tribunal.


    Géopolitique du Moyen Orient , suite,

    Le Liban, banc d’essai de la théorie de la désorientation informative et de la dissension sociale par réné Naba du blog renenaba.com.

    Le Tribunal spécial sur le Liban à l’épreuve de la guerre de l’ombre (Partie 2/3).

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    Le Tribunal spécial sur le Liban, une parodie de justice, un vaudeville tragique.


    Les Libanais «des analphabètes secondaires».

    La neutralisation de cet important lot d’agents pro-israéliens, dont un officier supérieur en charge de la lutte antiterroriste au sein du renseignement militaire Libanais, le général Fayez Karam, fait gravissime, proche collaborateur du général Michel Aoun, principal allié chrétien du Hezbollah, témoigne du degré d’infiltration d’Israël dans l’appareil Libanais. Il révèle, par contre coup, la porosité de la société Libanaise et sa vulnérabilité.

    Une société pourtant l’une des plus rebelles du monde arabe, mais, paradoxalement, la plus affligée par le phénomène de désorientation informative, la plus affectée par la théorie de la dissension sociale.

    Théâtre de la première et de la plus longue guerre civile urbaine de l’époque contemporaine, le terrain y est davantage propice aux manipulations du fait de la division ethnico communautaire du pays, l’institutionnalisation du confessionnalisme en tant que mode de gouvernement, et du communautarisme en tant qu’horizon indépassable de la société. Ce phénomène s’est amplifié du fait de la guerre intestine par l’effondrement des structures familiales et la recomposition des alliances claniques, donnant lieu à une prolifération de groupuscules se proposant de développer des solidarités parallèles en marge des réseaux habituels. Un phénomène accentué par un vigoureux prosélytisme religieux d’origine anglo-saxonne, particulièrement au sein des couches paupérisées de la population, ainsi que par la cupidité à tout crin d’une fraction du patronat Libanais mû par un capitalisme cosmopolite apatride.

    Pionnier d’un journalisme pluraliste, voire quasi anarchique, le Liban comptait déjà, à son indépendance en 1943, 132 publications dont 17 quotidiens et 15 revues hebdomadaires pour une population de 1,5 millions d’habitants et une superficie de 10.400 km2, record mondial absolu pour la densité démographique per capita, alors que la presse du Golfe était encore à ses premiers balbutiements et que l’analphabétisme était le lot général d’une grande fraction de l’ensemble arabe. Vingt ans plus tard, à la faveur de la guerre civile (1975-1990), sous l’impulsion des factions combattantes, le Liban se flattait de disposer d’une cinquantaine de télévisons privées et de plus de cent cinquante stations radio, faisant du pays par rapport à sa population de quatre millions d’habitants, la plus forte concentration médiatique du Moyen orient et sans doute du tiers monde.

    Véritables rhéteurs de la géostratégie mondiale, non sans quelque prétention parfois, davantage portés sur la casuistique que sur la dialectique, Byzance et sa querelle sur le sexe des anges est à portée de vol de Beyrouth, les Libanais, sont en fait, dans le domaine de l’information, au-delà des apparences, les victimes privilégiées d’un processus de désinformation par la surinformation, de véritables «analphabètes secondaires», un phénomène qui se traduit par une perte de repères, un état propice à toutes les manipulations, propices à tous les emballements qui expliquerait cette disponibilité Libanaise à la sous traitance des guerres pour le compte d’autrui.

    images.1281884953.jpgPeter Galbraith.

    Plus connue dans le langage journalistique sous le nom de «théorie du combat des chiens», la théorie de la dissension sociale, corollaire de la désinformation, consiste à exacerber les antagonismes sociaux et à susciter la guerre civile entre communautés en vue de faire diversion sur un conflit majeur ou de préparer la partition du pays. Expérimentée au Liban, lieu de préfiguration des guerres d’épuration ethnique de l’ère post soviétique, cette théorie a été mise en œuvre avec succès dans l’ancienne Fédération de Yougoslavie, en Irak et en Afghanistan par Peter Galbraith, fils de l’économiste John Kenneth Galbraith, ancien interface pour le compte de la CIA de Benazir Bhutto, ancien premier ministre du Pakistan, assassinée en 2007.

    La suite portera sur la «révolution des cassettes»

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