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suite 23

  • La Franc-maçonnerie, dossier suite 23,

    la période contemporaine.

     

    Sarkozy et la Franc-maçonnerie.

     

    Beaucoup d'interrogations sur les relations de Nicolas Sarkozy avec la Franc-maçonnerie ? Depuis que Nicolas Sarkozy dans un courrier du 15 octobre 2008, a apposé sur sa signature les trois points symboliques maçonniques, se pose la question de son appartenance à la Franc-maçonnerie ?

    La photo ci-dessous montre bien ces trois points sommets d'un triangle équilatéral qui ne peuvent être positionnés sans intention à coté du «N» de Nicolas. Aucun doute n'est possible, ils n'y ont pas été mis par hasard.

    Depuis le XVIIIème siécle l'abréviation de mots suivis de trois points est une pratique maçonnique, voir ici.

    Dans la triponctuation maçonnique, Claude Vaillant Grand Orateur du Grand Orient de France déclare le 19 mai 2006,

    «il est vrai que les maçons ont l'habitude d'utiliser un signe de reconnaissance dans leur signature, même si cela n'a aucun caractère obligatoire, particulièrement dans la vie professionnelle, surtout qu'en l'espèce la méthode me paraît vraiment peu discrète,» voir ici.

     

     

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    C'est l'affaire est évoquée quand on compare cette signature à celle du chef de l'État reproduite en dessous.

    Affaire objet d'interrogation dans les couloirs du palais de Justice de Paris qui remonte au 21 octobre dernier. Ce jour là, le très officiel bulletin de l’ordre des avocats de Paris publie le fac-similé d’une lettre de Nicolas Sarkozy adressée au bâtonnier Christian Charrière-Bournazel. Objet de la missive, la transposition en droit Français d’une directive de Bruxelles relative à la lutte contre le blanchiment de fonds. Un sujet mineur.

    Car l’attention des plus fins observateurs se focalise sur la signature du Président. A l’œil nu, son paraphe comporte trois points en forme de triangle, c’est le signe distinctif des franç-maçons quand ils s’adressent à un «Frère» !

    Etonnant, d’autant plus que la signature sarkozienne habituelle ne contient pas ce genre de figure géométrique. Que faut-il en conclure ? L’Elysée dément catégoriquement que le président soit ou ait été affilié, un jour, à la Franc-maçonnerie. Et ce, même si plusieurs membres importants de son entourage, de Xavier Bertrand, l’homme fort de l’UMP à Brice Hortefeux, l’ami de trente ans, fréquentent ou ont fréquenté les Loges. Le Château renvoie à la lecture de «La République, les religions ou l’espérance», un ouvrage que Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l’Intérieur et des Cultes avait publié en 2004 pour expliquer son attachement à une «laïcité ouverte et apaisée».

     

    «Il est possible qu’il y évoque sa non-appartenance à ce courant de pensée»,

     

    croit se souvenir un porte-parole. Mais la référence n’est guère probante. Vérification faite, dans cet ouvrage, le futur président de la république fait l’impasse sur la Franc-maçonnerie. Même s’il se dit «membre de l’église catholique», ce qui, en creux, semble exclure une appartenance à la fraternité des «trois points». Le mystère demeure donc,

     

    «pourquoi le président de la République a-t-il apposé ce qui ressemble à un signe maçonnique aux côtés de sa signature ?»

     

    Etait-ce un clin d’œil à l’Ordre des avocats, peuplé de nombreux maçons ? Ou bien un simple glissement de sa main au moment de tracer les lettres «ico» de son prénom «Nicolas» ? Ou bien une diversion pour semer un doute ? Les avocats initiés n’ont pas fini de plancher, Le Nouvel Observateur ici.


    En fait pour Alain Bauer aujourd'hui proche du président, «J'ai plusieurs lettres de lui sur un mur de mon bureau, s'amuse-t-il. Il n'y en a pas deux qui sont signées de la même manière». Alors, pourquoi le fantasme collectif aurait-il vu trois points là où il n'y avait rien à signaler ?

    «C'est d'autant plus idiot que les francs-maçons savent que Nicolas Sarkozy ne l'est pas, tandis que les autres, au mieux, n'en ont rien à faire»

     

    Pour Laurent Bonneli du Monde diplomatique, voir ici .

    L’attribution à M. Alain Bauer, sur ordre du président de la République, d’une chaire nouvelle de «criminologie» au Conservatoire national des arts et métiers, CNAM, relèverait-elle de la même logique que celle de l’empereur Caligula (12-41) qui voulut faire nommer consul Incitatus, son cheval favori ?

    Plus qu’un acte de folie, il s’agissait d’humilier un Sénat qui lui était profondément hostile, en serait-ce de même pour le CNAM ?

    1758159318-alain-bauer.1248012988.pngCertes, Alain Bauer ne semble pas souhaité au CNAM d'orientation plutôt scientifique et loin des élucubrations des Maîtres de l'Univers, mais pourquoi pas dans la mesure ou sa compétence en criminologie est reconnue, bien que la montée de la violence soit plutôt la conséquence de la situation économique de plus en plus dégradée et du tout répressif de ce gouvernement.

    Alors même que le monde de l’université et de la recherche se mobilise contre des réformes visant à réduire son autonomie et ses crédits, élever le président-directeur général d’une entreprise de sécurité au rang de professeur des universités témoigne en tout cas d’un esprit facétieux. Ce n’est guère de ses connaissances scientifiques que M. Bauer tire sa légitimité.

    Longtemps membre du Parti socialiste, il fut l’un des artisans du virage sécuritaire du gouvernement de M. Lionel Jospin, annoncé au colloque de Villepinte en octobre 1997. Un virage dont sa société, AB Associates, bénéficia largement, puisque son chiffre d’affaires a été multiplié par cinq depuis cette date. La teneur du discours de M. Bauer lui valut d’ailleurs la reconnaissance de M. Nicolas Sarkozy, auquel il s’est ensuite rallié.

     

    Nicolas Sarkozy et Alain Bauer

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    Celui-ci lui confia en novembre 2003 la présidence de l’Observatoire national de la délinquance, dont on mesura l’indépendance intellectuelle lorsque l’un de ses responsables publia un ouvrage sur le bilan de l’action de M. Sarkozy au ministère de l’intérieur, préfacé par ce dernier. Mais, pour être un bon marchand de peur, il ne suffit pas d’entretenir de nombreux contacts politiques ou administratifs, d’avoir été grand maître du Grand Orient de France ou d’occuper la scène médiatique. Il faut également pouvoir se prévaloir d’une autorité scientifique. De là tous les efforts de M. Bauer pour fonder, avec le concours naïf ou intéressé de certains universitaires et chercheurs, la criminologie comme discipline académique autonome, ce qu’elle n’est pas en France.

    Son projet, qui réduit largement l’étude de la délinquance et du domaine pénal aux dangers du monde et aux «nouvelles menaces», a soulevé un tollé des spécialistes de la question. Cela n’empêche pas M. Bauer de se proclamer «criminologue» et d’avoir, en août 2007, dirigé une mission de réflexion sur le rapprochement des institutions de formation et de recherche qui travaillent sur les questions de sécurité. Il s’agit à la fois de l’Institut des hautes études de défense nationale, de l’Institut national des hautes études de sécurité, du Centre des hautes études de l’armement et de l’Institut d’études et de recherche pour la sécurité des entreprises. Leur possible fusion constitue un enjeu considérable puisqu’elle pose la question du contrôle des savoirs et des crédits administratifs de recherche.

    La création d’une chaire à sa mesure au CNAM devrait placer M. Bauer en bonne position pour mener cette réforme, le problème est qu'elle n'est pas bien définie et qu'en outre, sous le vocable réforme on y place ce que l'on veut. En ce sens, elle rappelle un peu l’écurie de marbre et la mangeoire d’ivoire que Caligula avait offertes à Incitatus.

    Afin de mesurer l'action d'Alain Bauer sur la criminologie, voir le rapport sur la création de l'Observatoire National de la Délinquance en novembre 2003 par Alain Bauer président du Conseil d'orientation ici.

    Comme beaucoup d'homme d'État Nicolas Sarkozy ne peut ne pas tenir compte de l'importance de cette association au passé séculaire qui a donné de grands hommes à la France mais aussi dans le monde, même si elles est suspecte par son action à couvert. Il n'y a donc pas lieu de s'étonner qu'il ait eu des contacts avec le Grand Orient de France, mais aussi probablement avec la Grande Loge de France plus à droite ou le secret semble plus imperméable.

    Dans le blog des internautes du Nouvel Observateur ici «si on en parlait», Bernard Gauthier commence son article par,

     

    «dis moi qui tu fréquentes je te dirais qui tu es».

    Ce n'est pas forcément vrai.


    Frère parmi les Frères? Non, pas jusque-là ! Il a tout simplement fondé la Sarkozie en empruntant à la franc-maçonnerie des «tuyaux» ou des «recettes» sur son mode de fonctionnement ! Un Ministre de l'Intérieur ne peut gouverner que par les relations qu'il entretient avec la franc-maçonnerie. Jean-Pierre Raffarin, premier ministre, avouait,

     

    «jamais je n'aurais pensé que les francs-maçons étaient aussi puissants».

     

    Donc, Sarkozy n'a eu d'autre choix que de composer avec des francs-maçons d'influence. Au printemps 2006, il demande à Alain Bauer de lui dresser une liste de grands maîtres qu'il pourrait inviter place Beauvau. Le vouvoiement tourne rapidement au tutoiement, Sarkozy comprend vite ce qu'il peut en craindre et ce qu'il peut en attendre, et Bauer de le tester, de le mettre au pied du mur pour s'assurer que son «élève» a bien compris, c'est lui qui le fera parler, devant les jeunes de l'université d'été de Jaurès, de Blum, de République est à vous , de République c'est vous.

     

    Sarkozy a donc été pénétré.

     

    Ce fut un triomphe, la salle se leva pour applaudir, et à partir de là ce fut l'heure de gloire pour Bauer, et Bauer n'en resta pas là.

    Il l'emmena en Amérique renouer des liens avec l'administration Bush, Bauer a vécu aux États-Unis où il a assuré des activités qu'il préfère taire et qui lui ont permis de tisser des relations avec la police de new-yorkaise voire autres services bien connus...! Combien de francs-maçons aujourd'hui dans son entourage le plus proche ? Officiellement il y a Hortefeux et Bertrand, il y a ceux qui l'ont été et qui disent qu'ils ne sont plus, il y a surtout ceux qui ne le disent pas.

    On pourrait se demander pourquoi s'il n'y avait ce côté «silence et secret» qui leur permet de s'infiltrer sans que les autres ne le sachent. Cela fait partie de leur façon de faire, cela leur confère une puissance, cela leur permet de cultiver cet aspect mythique, de rester constamment en réserve et de montrer leur force au moment opportun, une façon de signifier qu'ils sont là et bien là !

    Dans «Place Beauvau, la face cachée de la police», les auteurs journalistes au Point avait consacré un chapitre «Tous Frères ?» pour un ministre de l'intérieur, avoir un conseiller franc-maçon dans son cabinet revient à porter un talisman autour du cou, cela vous protège des mauvais sorts jetés par vos adversaires.

     

    «La franc-maçonnerie est partout au ministère de l'intérieur, à tous les étages et dans tous les bureaux. Son influence est réelle sur les carrières»

     

    disait un ancien de l'équipe de Daniel Vaillant. Dans ce chapitre, les auteurs rapportent des anecdotes croustillantes concernant des affaires. Il faut un format 21/29.7 pour que tienne la carte de visite d'Alain Bauer. Elle surprend, on ne s'y attend pas ! Ce n'est pas le Alain Bauer qu'on peut se figurer quand on le voit à l'émission «C dans l'air» par exemple ! Il ne fait pas particulièrement parler de lui, et lorsqu'on le découvre on comprend pourquoi.

     

    Le discours de Nicolas Sarkozy ministre de l'intérieur sur la sécurité intérieure et des libertés locales mardi 24 juin 2003, voir ici.

    Mesdames et Messieurs les Grands Maîtres.

    Mesdames, Messieurs,


    1. Je suis heureux de vous accueillir ce soir au ministère de l’intérieur pour célébrer le 275ème anniversaire de la naissance de la franc-maçonnerie Française. La franc-maçonnerie est une grande école de pensée.

    A l’image du préambule de la future Constitution européenne, je veux rendre un hommage appuyé au rôle qu’elle a joué, et qu’elle joue encore, dans la diffusion et le rayonnement de valeurs humanistes de premier plan, l’égalité des individus, l’universalité de la nature humaine, la tolérance.

    Je veux souligner sa contribution active à la construction d’un monde meilleur et au rassemblement des hommes autour des idées qui les ennoblissent. La franc-maçonnerie a toujours été présente aux grands moments de notre histoire pour conforter la démocratie et les droits de l’homme.

    Je tiens enfin à vous dire l’estime que j’ai pour la rigueur de vos débats, votre souci de l’écoute mutuelle, votre appétence pour les positions équilibrées. Dans le respect de la diversité de vos obédiences, vous partagez une commune discipline dans l’analyse et une grande foi dans la raison.

    C’est d’abord en ce sens que vous êtes bien une école de pensée. L’une des caractéristiques les plus remarquables de la franc-maçonnerie est l’universalité de ses idéaux. En témoigne, ce soir, la présence de représentants d’obédiences étrangères. A vous tous qui êtes venus vous associer aux cérémonies de vos frères et soeurs français, je souhaite une particulière bienvenue.

    2. Dans ce ministère de l’intérieur, la franc-maçonnerie Française est un peu chez elle. Je ne dis pas cela parce qu’il y aurait, dit-on, beaucoup de maçons dans ce ministère. Je n’en sais rien et je ne tiens pas à le savoir. Vous tenez à la discrétion de vos engagements et plus encore au libre choix de chacun de révéler ou non son appartenance à la franc-maçonnerie. Croyez bien que je respecte profondément cette liberté.

    Je sais le prix dont vos prédécesseurs ont payé leur engagement maçonnique. Si la franc-maçonnerie est chez elle au ministère de l’intérieur, c’est plus simplement parce que peu de ministères portent aussi bien les valeurs républicaines et que peu de familles de pensée s’identifient aussi bien à la République, lire la suite....

     

    Vrais-faux et faux-vrais francs-maçons.

    Autour du président, le député maire Patrick Balkany, proche parmi les proches, envoie un courrier comminatoire de démenti à quiconque mentionne son appartenance à la GLNF, qui fait pourtant figure de secret de Polichinelle parmi les frères, tout comme le passage sous le bandeau du patron de l'UMP, Patrick Devedjian, qui dément pourtant toute appartenance.

    Le département des Hauts-de-Seine est cependant une terre fertile pour la maçonnerie, qui a compté parmi les siens de nombreux maires, tel Achille Peretti, prédécesseur et parrain de Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly. Manuel Aeschlimann, député maire d'Asnières, a raconté à d'anciens collaborateurs son initiation à la GLNF, à la fin des années 90. Plaisanterie ? Goût de la mystification ? Il se déclare en tout cas «surpris» que l'on puisse l'imaginer franc-maçon, et affirme n'avoir jamais fréquenté une loge.

    Certains, à l'inverse, sont poursuivis par une réputation usurpée. C'est le cas du secrétaire d'État André Santini, que ses rondeurs pourraient faire passer pour un habitué des agapes, cette troisième mi-temps des tenues fermées. Ou encore de Michel Charasse, sénateur et ancien ministre, unanimement perçu comme franc-maçon, en raison notamment de son anticléricalisme revendiqué. Pour lui être agréable, son ami Alain Bauer, lui a signé un document tout à fait singulier et dont la valeur autre qu'humoristique est d'ailleurs contestable, un certificat de non-appartenance à la franc-maçonnerie !

     

    A toutes fins utiles voici une liste de vraisemblables franc-maçons.


    Maurice Arreckx, homme politique.
    Patrick Balkany, homme politique.
    Michel Baroin, (GODF).
    Claude Barral, (GODF)maire de Lunel radié.
    Pierre Besrest (GLNF) homme d'affaires.
    Louis Besson, secrétaire d'État.
    Max Blondin, (GODF) vénérable de la loge Echo 2 à Nimes, radié
    Georges Bonin,(GODF).
    Jean-Michel Boucheron, ancien maire PS d'Angoulême.


    Lire la suite ici


    La suite au dossier 24.

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