Avertir le modérateur

suite

  • Présidentielles 2012 suite 4,

    Ségolène Royal.

     

    Cette femme est tout un programme, elle rassemble à la fois tout ce qu'il y a de bon et de mauvais dans l'espèce humaine, l'amour, la haine mais aussi la compassion pour le combat qu'elle s'est engagé à faire, devenir la première présidente de la république Française, quelle prétention, mais quelle chalenge !

    En fait connaissons-nous bien cette femme et ce qu'elle à fait de sa région ? Elle a été tellement dénigrée et accusée d'incompétence que l'on ne s'est pas interrogé sur ses réussites. Elle a été ministre de l'environnement du gouvernement Bérégovoy et s'est attachée aux questions du traitement et de recyclage des déchets des nuisances visuelles et sonores liées au problème de l'eau, elle fait voter une loi de juillet 1992 sur le traitement et le recyclage des déchets. En terme de politique environnementale, elle place sa région à la pointe du développement durable ce que d'aucuns reconnaissent même ses adversaires. Elle y développe un plan d'énergie solaire avec l'installation de panneaux solaires photovoltaïques sur le territoire régional qui vise à accroître la production décentralisée d'énergie renouvelable. Pour 2012, ce sont plus de 600.000 m2 installés pour plus de 400 millions d'investissement et une puissance de 65 MW. De plus, elle a développé une filière de production de voitures électriques dont le premier véhicule régional «le simply-city» est entré en novembre dans les ateliers de son constructeur «Eco et Mobilité» et il sera monté dans l'usine d'Heuliez début 2010. Elle prévoit un plan après pétrole par l'adoption de mesures concrètes pour l'emploi le pouvoir d'achat et l'environnement. Pour la production d'eau potable la création d'un programme volontariste de la reconquête de la qualité des eaux pour l'alimentation en eau potable.

    Elle n'est donc pas si cruche que d'aucuns le prétendent, et d'ailleurs beaucoup regrettent parmi les articles publiés sur internet que finalement voyant l'hécatombe Sarkozy qu'elle ait été battue aux élections présidentielles de 2007, elle aurait fait bien mieux que lui.

    Elle attend donc une retombée de son travail dans sa région lui permettant une brillante réélection, condition essentielle pour revenir au premier plan en montrant à tous les qualités positives de son ouverture fortement critiquée par les directions des partis. Au Modem elle a offert cinq places éligibles au premier et second tour, mais aussi aux Verts ou trois d'entres-eux l'ont rejointe, elle n'en reste d'ailleurs pas là puisqu'elle à fait une offre pour quatre places aux radicaux de gauche, voire les communistes ainsi qu'à des syndicalistes. De ce fait, elle se concentre exclusivement depuis quelque temps à cette élection qui pour elle est d'enjeu national. Dans ce temps, ne concentrant plus les médias, sa cote de popularité n'est que de 11 % parmi les sympathisants au parti socialiste selon un sondage BVA- Orange- France-inter-l'Express du 27/01/10 pour 27 % à Martine Aubry. Mais n'est-elle pas pour certains la perdante de la fraude au PS lors de l'élection de Martine Aubry au poste de secrétaire nationale alors que sa liste était arrivée la première. Et Georges Frèche de déclarer le 11 février au Grand journal «vous savez très bien que Ségolène Royal avait gagné l'élection des militants, on la lui a volée», mais c'est vrai qu'il n'est plus en cour au parti socialiste. Se consacrant à sa région, elle est volontairement oubliée par les médias alors que cette femme a obtenu 16,8 millions de voix en 2007 ce qui est illogique, et ceci dans un but de booster une candidature DSK ou de Martine Aubry en mettant en ligne la formation d'un couple contre nature politique.

    Son comportement politique fait qu'elle est inclassable, assise entre deux chaises, socialiste de cœur mais réaliste sachant très bien que pour gouverner il faut faire des compromis, seul rien de possible. Ce fait enrage à la fois le Modem pour lequel elle a fait de nombreuses avances électorales, toutes ont été refusées, mais aussi son camp qui a demandé qu'elle respecte ses engagements vis à vis des socialistes, «il est pour nous inacceptable que la liste déposée lundi ne respecte pas le vote des militants» qui affirme que six des onze militants devraient figurer sur la liste de vingt noms qui en cas de victoire enverrait un minimum de 12 conseillers au conseil régional. En fait d'autres socialistes qui n'ont jamais été candidats font leur apparition !

    Ce trait de caractère elle le tient de son enfance pour laquelle elle a toujours déclaré qu'elle n'a pas été heureuse. En butte à un père autoritaire et conservateur très à droite lieutenant colonel d'artillerie de marine chevalier de la légion d'honneur et fils du général de brigade Florian Royal polytechnicien et officier de la légion d'honneur elle s'est construite dans la rébellion dans cette famille de 8 enfants, ou les femmes ne devaient pas faire d'études mais être au service des hommes. C'est donc une femme qui en veut et se bat en bousculant le microcosme politique par ses propos déconcertant pour par exemple le pardon pour les paroles humiliantes du discours de Sarkozy à Dakar.

    «Quelqu'un est venu ici vous dire que «l'Homme africain n'est pas entré dans l'histoire». Pardon, pardon pour ces paroles humiliantes et qui n'auraient jamais dû être prononcées et, je vous le dis en confidence, qui n'engagent ni la France, ni les Français, a-t-elle déclaré le lundi 6 avril devant plusieurs centaines de personnes réunies au siège du Parti socialiste sénégalais, à Dakar».

    C'est de l'anti Sarkozisme au féminin, mais c'est vrai qu'il a tenu des propos dégradants pour le peuple Africain ce que son parti accepte en mangeant son chapeau, et que les médias n'ont pas osés montrer l'importance humiliante qui s'en dégageait.

    Mais elle est aussi capable de proposer lors de la campagne présidentielle le service civique obligatoire, ce qui souleva une nuée de protestations. Or, que constate-t-on aujourd'hui que le gouvernement reprend cette idée pour laquelle il envisage un financement de quelques 500 millions d'euros pour 75.000 jeunes en 2014 pour un engagement de 6 mois ou un an voire deux ans pour un projet éducatif.

    Finalement, son principal atout n'est pas son parti mais les Français qui, peut être, verront en elle un avenir différent de celui que propose Sarkozy qui n'a montré que misère, dette, et chômage avec en plus l'injustice sociale.

    Âgée de 57 ans Marie Ségolène Royal est titulaire d'une licence en sciences économiques, diplômée de Science Po et de l'ENA promotion Voltaire au 95ème rang et bien entendu avocate comme tous ceux qui ont le même cursus enseignant. L'on est en droit de penser qu'elle sera réélue dans sa région, mais aussi que, quoique sera la décision de son parti pour l'investiture socialiste, elle se présentera a l'élection de 2012 quitte à affronter un socialiste, le problème pour elle sera de trouver les moyens financiers pour soutenir sa candidature si elle n'est pas désignée.

    La suite de cette série des élections présidentielles de2012 sera sur Dominique de Villepin.

  • Présidentielles 2012 suite 1,

    François Hollande.

     

    Le voici parti pour postuler l'investiture de son parti qu'il a dirigé pendant plus de 10 années. Quel paradoxe, alors qu'il pouvait être son porte drapeau lors de l'élection présidentielle de 2007, et pour laquelle il avait toutes les chances d'être largement plébiscité, il a laissé à Ségolène Royal sa compagne de l'époque la possibilité de postuler à cette investiture socialiste. On ne comprend pas. Était-ce pour lui faire plaisir sachant très bien qu'elle n'aurait pas l'assentiment des ténors de son parti, pour beaucoup c'est une cruche, il ne pouvait l'ignorer. Espérait-il qu'elle serait battue dans l'affrontement avec Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn, c'était méconnaître sa cote de popularité et le fait que les nouveaux adhérents étaient majoritairement contre un éléphant socialiste participant à des courants de parti, même si les deux autres postulants n'y sont pour pas grand chose. De plus c'était une femme ce qui pour la première fois rendait attractif cette investiture. Ils voulaient du sang neuf et d'ailleurs ils l'ont eu.

    Pour se remettre en selle, il a publié un livre d'entretiens avec Pierre Favier, le Seuil 2009 «Droits d'inventaires» dans lequel, il avance ses pions d'une façon méthodique après avoir cédé les rênes du parti socialiste à Martine Aubry. Dans ce livre il dresse un panorama sur ses années de pouvoir et reconnait que la période de Jospin a été la plus réussie et des plus honnêtes de la gauche au pouvoir. Ce qui constitue une franchise de la part d'un haut dirigeant politique. Il explique qu'il s'est beaucoup sacrifié à l'unité de son parti peut être trop, c'est une réalité. Et c'est un peu ce que l'on peut lui reprocher, un chef de parti doit savoir s'imposer le moment venu, ne pas le faire est une faiblesse, il faut avoir le courage de prendre ses responsabilités.

    François Hollande est un consensuel doué d'une analyse politique pertinente, voir mon article les deux François,ici ou il débat avec Jean François Copé sur la deux dans la série «mots croisés» de Yves Calvi, mais il n'est pas un meneur qui impose ses vues, il veut convaincre. C'est probablement un des reproches que l'on peut lui faire, pas de convaincre, mais de ne pas imposer, mais aussi le fait qu'il n'a jamais occupé de fonctions ministérielles importantes.

    Âgé de 59 ans, le bel âge pour prétendre l'investiture suprême, HEC, l'ENA promotion Voltaire ou il en sort au 8ème rang, auditeur à la Cour des Comptes, il entre au parti socialiste grâce à Jacques Attali et devient conseillé de François Mitterrand pour les questions économiques. Magistrat à la Cour des Comptes, pressenti pour être premier magistrat en remplaçant de Philippe Seguin poste qu'il a refusé, il dispose d'une équivalence pour la profession d'avocat, comme d'ailleurs toutes ces personnes ayant suivit ce cursus enseignant. La fonction de conseiller est celle finalement qu'il à exercée que se soit avec François Mitterrand ou au parti socialiste ou il convient de persuader plutôt que d'imposer. Il est dans ce registre l'opposé de son ex-compagne qui pousse pour avancer, c'est aussi probablement pour cela qu'ils sont restés ensemble si longtemps, outre le fait de leur attirance réciproque. Sa caractéristique humaine est son intelligence qui émerge dans ses développements, lui ont permit de rester le premier secrétaire du parti socialiste ou il faut bien reconnaître sa difficulté de gouvernance lorsque l'on n'est pas un leader reconnu.

    On est surpris que François Hollande n'est pas accédé à des responsabilités ministérielles importantes correspondant à ses facultés. Il en avait la possibilité sous le gouvernement Jospin, il ne l'a pas voulu pour se consacrer à son parti ce qui l'handicape eu égard par exemple à Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn voire même Ségolène Royal. Consensuel d'analyse, il est de gauche mais orienté vers l'aile droite de son parti sachant très bien qu'il faut tenir compte également des autres et de leur orientation politique. Peu connu du grand public, il n'est crédité que de 9 % derrière Ségolène Royal 11 % parmi les sympathisants socialistes alors que Martine Aubry est créditée de 27 % deux points devant DSK, c'est situation est logique, il n'a pas avec Ségolène Royal de courant porteur comme Martine Aubry ou DSK. Sur le plan national il obtient 7 % deux points derrière Ségolène Royal, cet état fait qu'il n'est pas considéré comme potentiellement présidentiable.

    En fait François Hollande est un homme simple, souriant, de l'humour, n'est-il pas reconnu par Bernadette Chirac comme compétent et agréable dans sa gestion du Conseil général de Corrèze ! Il fait ses courses lui-même et il a un bon contact avec les gens qui lui expriment de la sympathie, mais il lui faudra du temps pour marquer sa notoriété, c'est aussi pour cela qu'il s'y prend en avance, 2012 c'est dans un peu plus de deux ans. C'est un peu pour cela qu'il préconise des primaires socialistes largement avant 2011.

    D'aucuns reprochent à François Hollande son manque d'expérience ministérielle et se serait pour lui un handicap, probablement mais est-ce un argument irréfutable si l'on prend l'exemple de Ronald Reagan une vedette de cinéma devenue président des États-Unis ! François Hollande président serait tout l'opposé de Nicolas Sarkozy, plus réfléchit, moins omniprésent et plus correct et respectueux en terme de personne. D'aucuns lui reproche de ne pas avoir le look, de ne pas plaire, certes il n'est pas Dominique de Villepin, mais en compétence politique il n'y a pas photo. Diriger un parti politique comme le PS impose des facultés plus larges et diplomatiques autres que celles d'un Xavier Bertrand ou de Nicolas Sarkozy qui bouscule ses partenaires. Les socialistes ne sont pas des pions comme de nombreux membres de l'UMP. Son autre atout, c'est bien entendu sa compétence économique, celle ou il a exercé et pour laquelle il à été pressenti pour être premier magistrat de la Cour des Comptes, dans ce registre il est probablement proche de DSK plus âgé et qui a enseigné à l'ENA bien qu'il ait échoué à son concours d'entrée.

    François Hollande surprendra par son analyse politique mais aussi par ses valeurs de gauche pour lesquelles il n'en fera pas un dogme quand il prétend au sujet du bouclier fiscal qu'il faut revoir l'ensemble de l'imposition Française tout en considérant qu'il est injuste que certains Français soient exonérés d'imposition à hauteur de 50 % alors que les autres sont taxés pour combler le déficit abyssal que nous avons. François Hollande participera à un débat sur France 2 avec Xavier Bertrand dans l'émission à vous de juger d'Arlette Chabot le 11 Février. Débat qui a été refusé par Martine Aubry sur le thème des élections régionales, ici . Il faut laisser à François Hollande le temps de s'imposer, et il est bien parti pour cela.

    Si Martine Aubry ne postule pas l'investiture socialiste, il peut être choisi pour le représenter et dans ce cas il y aurait un affrontement Ségolène Royal François Hollande ce qui ne manquerait pas de piquant.

    La suite des présidentielles 2012 sera sur Dominique Strauss-Kahn.

  • La république de Chine, suite,

    la république populaire de Mao Zedong.

     

    La décennie de Nankin désigne la période durant laquelle le Kuomintang affermit son contrôle sur la «première République» et doit affronter les débuts de la guerre civile contre les communistes. Elle commence en avril 1927, quand Nankin est décrétée capitale par le Kuomintang. Elle se termine avec la seconde guerre sino-japonaise, quand le gouvernement chinois est temporairement transféré à Chongqing, la prise de Nankin par les Japonais en décembre 1937 et le massacre de sa population en marquant sa fin symbolique.

    img007.1258555685.jpgL'organisation de la défense des concessions à Shanghaï. Un détachement de fusillés marins se rend au consulat de France. Extrait de l'illustration du 26 février 1927.

    Le 18 avril 1927, immédiatement après la rupture sanglante avec les communistes, le gouvernement du Kuomintang dirigé par Tchang Kaï-chek s'installe à Nankin, qu'il décrète nouvelle capitale du pays. L'expédition du nord, chargée de pacifier et d'unifier le pays, est encore en cours. Pendant quelques mois, trois gouvernements se disputent la légitimité en Chine, celui de Tchang Kaï-chek à Nankin, celui de Wang Jingwei à Wuhan, et celui du seigneur de la guerre Zhang Zuolin, qui s'est auto-proclamé chef de l'État à Pékin. Le gouvernement de Wang Jingwei, faute de moyens financiers et militaires, se disloque dès le mois de septembre et Wang se rallie à la faction de Tchang. Ce dernier, le temps de terminer l'expédition du nord, laisse la tête du parti à son allié Hu Hanmin, et la tête du gouvernement à Tan Yankai, un allié de Wang Jingwei. L'assaut final est donné début 1928 contre les troupes de la clique du Fengtian. Le 3 juin, Zhang Zuolin fuit Pékin, il est tué le lendemain dans un attentat organisé par ses alliés Japonais.

    Les pays étrangers reconnaissent alors Nankin comme capitale de la Chine et son gouvernement comme l'autorité légitime du pays.

    800px-flag_of_the_republic_of_chinasvg.1258478288.pngUn nouveau drapeau national chinois, orné de l'emblème du Kuomintang, remplace le drapeau à cinq couleurs.

    Les seigneurs de la guerre contrôlent encore certaines zones, et Tchang Kaï-chek apparaît maitre du jeu. Courant 1928, il reprend officiellement son poste de chef de l'État, qu'il cumulera en 1930 avec celui de chef du gouvernement. Le 29 décembre 1928, Zhang Xueliang, fils de Zhang Zuolin, annonce le ralliement de ses troupes au gouvernement de Nankin, évènement désigné sous le nom de réunification chinoise.

    Le gouvernement du Kuomintang adopte une constitution provisoire et annonce un programme de reconstruction économique et de réformes sociales. Le gouvernement modernise les systèmes légaux et pénaux, stabilise les prix, tente de résorber la dette, et reforme le système bancaire, améliore l'infrastructure ferroviaire et routière et les équipements de santé publique, légifère contre le trafic de stupéfiants et augmente la productivité industrielle et agricole. Des progrès sont également faits dans l'éducation, et dans le but d'unifier la société Chinoise, un programme pour promouvoir la langue nationale et limiter ses variations dialectales est lancé. Son objectif est la reconquête des droits de souveraineté et les pressions étrangères sur la Chine sont modérées par la diplomatie.

    Le gouvernement de Nankin dénonce les traités inégaux qui arrivent à échéance et les puissances étrangères restituent les deux tiers des concessions tout en gardant les plus importantes. La Chine retrouve l’autonomie de ses ports. Le gouvernement nationaliste connaît cependant trois échecs majeurs, en matière agricole, les réformes agraires prévues dans le programme du Kuomintang ne sont pas appliquées, en matière économique le gouvernement de Nankin n’arrive pas à établir son budget, en matière de démocratie, aucun progrès n'est fait et Tchang Kaï-chek, non élu, et tirant sa légitimité de son statut de chef militaire, pratique une politique de plus en plus autocratique.

    En mars 1929, une partie des dirigeants militaires ralliés au Kuomintang, parmi lesquels Li Zongren et Bai Chongxi, s'opposent au programme de Tchang Kaï-chek qui risque d'aboutir à une diminution de leur influence. Li Zongren s'allie à Wang Jingwei, puis aux chefs militaires Yan Xishan et Feng Yuxiang. De mai à novembre 1930, les factions s'affrontent militairement dans l'épisode dit de la Guerre des plaines centrales.

    La Guerre des plaines centrales est une guerre civile qui se déroula en 1930 et opposa la faction du Kuomintang dirigée par Tchang Kaï-chek à la faction adverse, elle-même alliée à des seigneurs de la guerre. Elle se déroula en parallèle à la guerre civile entre nationalistes et communistes, qui avait débuté en 1927.

    Tchang Kaï-chek remportant la victoire, le conflit aboutit à ruiner quasiment le gouvernement de Nankin, tout en affaiblissant considérablement la défense de la Mandchourie du fait des déplacements de troupes. En février 1931, à la suite d'un désaccord sur le projet de constitution, Tchang Kaï-chek fait arrêter Hu Hanmin, président du comité central du Kuomintang. Sous la pression de l'appareil du parti, il doit bientôt le faire libérer. Hu Hanmin se réfugie dans son fief du sud de la Chine et organise sa propre faction, dénonçant la dictature de Tchang et demande sa démission. Le parti semble à nouveau au bord de la rupture violente.

    Mais le parti est forcé de s'unir à nouveau en septembre 1931, quand le Japon envahit la Mandchourie, la défaite militaire des troupes chinoises conduit Tchang Kaï-chek à démissionner en décembre de la présidence de la République, assumée ensuite par Lin Sen. Tchang Kaï-chek demeure néanmoins le chef de l'Armée nationale révolutionnaire et son influence reste prépondérante au sein du Kuomintang. Il continue de résider dans le palais présidentiel. Les heurts à Shanghai entre les troupes chinoises et japonaises, au début 1932, confortent sa position, en le faisant apparaître comme un chef militaire indispensable face à la menace japonaise. En 1933 et 1935, il évince son rival Wang Jingwei, qu'il remplace successivement comme chef officiel du Kuomintang, puis chef du gouvernement, étant de facto le véritable dirigeant de l'autorité centrale chinoise.

    Dans la première partie de sa vie politique, Mao Zedong a été influencé par le Mouvement du 4 mai 1919, le rejet de la culture classique, de l'impérialisme et l'apport d'idées socialistes. En 1927, Mao conduisit le soulèvement de la récolte d’automne à Changsha, dans la province du Hunan, en tant que commandant en chef. Mao était à la tête d’une armée, appelée «l’armée révolutionnaire des travailleurs et des paysans», mais fut vaincu et isolé après des batailles violentes. Ensuite, ses troupes épuisées furent forcées de quitter la province du Hunan pour le village de de Sanwan, situé dans les montagnes du Jinggang Shan dans la province du Jiangxi, où Mao réorganisa ses forces. Mao demanda aussi que chaque compagnie ait une cellule du parti avec un commissaire qui puisse donner des instructions politiques sur la base d’instructions supérieures. Ce réarrangement militaire initia le contrôle absolu du PCC sur ses forces militaires et a été considéré comme ayant eu l'impact le plus fondamental sur la révolution chinoise. Ultérieurement, Mao déplaça plusieurs fois son quartier général dans les Jinggang Shan. Dans ces montagnes du Jinggang Shan, Mao persuada deux chefs rebelles locaux de se soumettre. Mao fut rejoint par l’armée de Zhu De, créant ainsi «l’armée rouge des travailleurs et des paysans de Chine», mieux connue sous le nom d’Armée rouge Chinoise.

    De 1931 à 1934, Mao établit la République soviétique Chinoise du Jiangxi et fut élu président de cette petite république dans les régions montagneuses du Jiangxi. C’est là qu'il se maria avec He Zizhen, sa précédente épouse Yang Kaihui avait été arrêtée et exécutée en 1930.

    La République soviétique Chinoise parfois confondue avec le Soviet du Jiangxi, et désignée du nom de République soviétique Chinoise du Jiangxi, partie la plus importante de son territoire, exista de 1931 à 1937 avec le soutien de Moscou et sous la présidence de Mao Zedong.

    Cet état, composé de plusieurs régions «rouges» éparpillées au cœur du pays, avait pour base centrale celle où opérait Mao Zedong, Jiangxi et Fujian «rouges», qui couvrait quelques 50 000 km² pour 3,5 millions d’habitants. Le centre du PCC se déplaça de Shanghaï à Ruijin, et avec lui Zhou Enlai, qui vint prendre ses fonctions de chef du parti en décembre 1931. Zhou Enlai organisa l’état sur le modèle soviétique. Poursuivant son combat contre les communistes Tchang Kai-chek lance ses troupes et encercle la république soviétique Chinoise ce qui entraîne l'année suivante la fin du bastion communiste et contraint ses dirigeants à entamer la Longue Marche, pour se réfugier au Shaanxi.

    La Longue Marche, parfois appelée «La Marche de dix mille li» ou «de vingt-cinq mille li», est un périple de plus d'un an, mené par l'Armée rouge Chinoise et une partie de l'appareil du Parti communiste Chinois pour échapper à l'Armée nationale révolutionnaire du Kuomintang de Tchang Kaï-chek durant la Guerre civile Chinoise. C'est durant cette marche que Mao Zedong s'affirme comme le chef des communistes Chinois. Commencée en octobre 1934, la Longue Marche prit fin le 19 octobre 1935 et coûta la vie à entre 90 000 à 100 000 hommes rien qu'au sein des troupes communistes.

    La longue marche.

    450px-chinese_civil_war_map_03-la-longue-marche.1258490347.jpg

    La longue marche fut une épreuve terrible comme ici à l'ascension des Monts Chia Chin, 130.000 hommes au départ, 30.000 à l'arrivée

    img005.1258491015.jpg

    Après plusieurs mois de marche vers l'ouest, talonnée et harcelée par le Kuomintang, l'Armée rouge est épuisée. Mao Zedong, en position de faiblesse vis-à-vis de ses pairs, à cause de ses bévues stratégiques liées à son désir de reprendre le pouvoir au sein du parti, a cherché une façon de reprendre les rênes du commandement militaire. C'est dans ces conditions qu'a lieu une réunion à Zunyi dans la province du Guizhou, du 6 au 8 janvier 1935. Cette réunion fait passer pour la première fois Mao Zedong sur le devant de la scène et il est décidé de le mettre à la tête du PCC, parti communiste Chinois. Mao refuse de rejoindre le contingent armé du Nord, plus nombreux et dirigé par un chef charismatique (qui ?) qui menacerait son fragile regain d'autorité. C'est ainsi qu'il fait tourner en rond ses troupes dans le Sichuan, décidant aussi d'attaquer des seigneurs de guerre locaux, attaques inutiles et coûteuses en vies humaines. Il cherche à temporiser la jonction, nécessaire mais menaçante pour lui.

    Finalement, il doit se résoudre à la jonction. La décision de rejoindre la région du Shaanxi est prise par Mao, mais elle ne fait pas l'unanimité. Des hommes comme Zhang Guotao s'y opposent et préfèrent s'établir sur la frontière de l'Union soviétique. C'est finalement Mao Zedong qui a le dernier mot. L'Armée rouge pénètre ensuite dans des régions non chinoises, très hostiles à une telle incursion étrangère. Ils sont alors non seulement harcelés par les troupes du Kuomintang, mais aussi par des groupes armés locaux, qui leur tendent des embuscades. La géographie du terrain est aussi difficile et ils doivent traverser des fleuves, des montagnes, tout en continuant à se battre. En juillet 1935 ils effectuent la jonction avec l'armée du quatrième front venue de la province du Henan. Suites à des dissensions au sujet du trajet à emprunter, ils se séparent. Les troupes de Mao Zedong traversent plusieurs marécages et subissent plusieurs embuscades des Tibétains et des Hui, des musulmans chinois. Et enfin, en octobre, ils atteignent la région du Shaanxi et leurs zones communistes comme Wuqi, Bao'an et Yan'an. En définitive, après une marche d'environ 12 000 kilomètres, la traversée de onze provinces, ils ne seront que 20 000 à 30 000 à arriver en vie.

    La Longue Marche reste un des symboles les plus importants de l'histoire de la lutte communiste Chinoise. De nombreux responsables politiques du PCC ont participé à la Longue Marche. Ces derniers ont transformé une défaite en une victoire et en un symbole de la résistance contre les troupes du Kuomintang.

    La Longue Marche a été également l'occasion pour le PCC de diffuser son idéologie révolutionnaire. Cependant, il est important d'évaluer la grande part de déformation des faits utilisée à des fins de propagande en premier lieu, il est faux de prétendre que le Kuomintang ait été une menace permanente pour les troupes communistes, n'oublions pas que le Kremlin, menacé potentiellement par le Japon, misait tout sur une coopération entre communistes et nationalistes. Le Kuomintang aurait donc sciemment laissé passer les troupes communistes. Le Kuomintang, qui disposait d'avions, aurait pu procéder à de nombreux bombardements des troupes communistes, qui n'ont jamais eu lieu. D'autre part, les communistes, notamment sous l'impulsion de Mao, se livraient en premier lieu au pillage, et non à une politique de redistribution des terres. Mao lui-même était largement impopulaire au sein de ses propres troupes auxquelles il avait fait subir de nombreuses pertes inutiles et il était généralement invisible pour elles, cloîtré dans une chaise à porteurs. Les inégalités de traitement étaient flagrantes entre les simples soldats et les dirigeants communistes de l'époque. Souvent comparé à l'Anabase par analogie aux dix mille, apparaissant comme une grandiose épopée, elle fait aujourd'hui le sujet de maints récits et représentations graphiques populaires.

    La guerre sino-japonaise 1934-1945.

    Le Japon entre en guerre contre les troupes Chinoises en 1937 et s'empare de Pékin. Tchang Kaï-chek se réfugie à Hankou après avoir fui Nankin. Les Japonais débarquent à Shangaï, Tchang Kaï-chek entre dans la résistance aux coté des communistes. La guérilla s'organise, les Japonais sont stoppés. Mais Hankou tombe entre leurs mains. Tchang Kaî-chek se réfugie à Chongqin 1938, qui sera sa capitale pendant sept ans. L'armée populaire communiste gagne au Hanan, au Shandong et au Zhejiang. Le mordant de ses troupes s'affirme tandis que celui des forces nationalistes s'effrite. Le gouvernement de Chongqin est affaiblit par les intrigues. Les États-Unis soutiennent la Chine en envoyant des missions militaires. Le Japon capitule le 14 août 1945. La guerre civile entre les nationalistes et les communistes ainsi que la pacification du nord reprennent.

    L'entrevue de Chongqong en août 1945 entre Mao Zedong et Tchang Kaï-chek ne donna aucun résultat.

    img006.1258552419.jpg

    Un gouvernement populaire du Nord Est se constitue bientôt suivit par un autre en Chine du Nord. La partie est perdue pour Tchang Kaï-chek, et le 8 écembre1949, il se réfugie dans l'île de Formose, Taïwan.

    La république populaire de Mao Zedong

    Le premier octobre 1949 le parti communiste Chinois sous la direction de Mao Zedong au balcon de la citée interdite, Mao Zedong proclame l'avènement de la République populaire de Chine. Cette prise de pouvoir met fin à une longue période de guerre civile marquée par l'invasion japonaise et la Longue Marche, le Kuomintang s'étant exilé à Formose.

    Mao Zedong se rend à Moscou ou Staline l'accueille fraîchement craignant de perdre son influence en Chine. Un traité d'alliance est d'amitié est néanmoins signé entre la Chine et l'URSS. La guerre de Corée ayant éclaté, 300.000 volontaires Chinois y sont envoyés. A l'intérieur le nouveau gouvernement doit lutter contre la corruption, le gaspillage, la bureaucratie etc... A cette période succède une phase, 1953 à 1957 ou la Chine populaire accroît son rôle extérieur.

    En 1949 la population de Nankin observe les soldats de l'armée rouge venus du nord

    img008.1258570921.jpg

    Le prochain article sera la république populaire de Chine

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu