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  • Gaza, le conflit israélo-palestinien, suite 8,

    ils souffrent comme nous par ce que nous ne pouvons voir.

    Quand on lit les écris des cris de douleur des Israéliens qui sont sous le feu permanent des roquettes Palestiniennes, on ne peut être que touché, cela fait 8 années que ceux, à proximité de Gaza, vivent avec cette angoisse qu'un jour une roquette détruira leur vie, cette peur permanente, traumatisante, doit être difficile à supporter. On pourrait aussi dire que pour les Palestiniens de Gaza, cela fait 40 années qu'ils sont occupés par les Israéliens et qu'ils vivent un calvaire autrement plus important que celui des Israéliens.

    A quelle échelle de souffrance pourrait-on se référencer pour exprimer que le Palestinien ou l'Israélien souffre plus l'un que l'autre, y a t-il une référence ?

    Non, par ce que ce chaque être ressent sa souffrance, à lui, dans son être, qui est différente de celle de l'autre. La résistance aux agressions de toutes sortes que nous subissons dépend de notre capacité mentale qui nous permet de leurs résister. Les Palestiniens sont prêts d'aller tous à la mort, quand on n'a rien on ne perd que la vie, mais pas les Israéliens qui ont tout ce qu'il faut pour bien vivre.

    Si les conditions de vie des Israéliens sous le feu des roquettes sont stressantes, le reste d'Israël ne vit pas dans la terreur de ces roquettes, c'est donc sans commune mesure par rapport au déferlement de bombes et obus sur les Palestiniens dans cette bande misérable de Gaza. Alors un jugement, une appréciation ne peuvent être objectivement faits que par des personnes étrangères au conflit qui, malheureusement, ne voient que peu de choses puisque le blocus est total, mais analysent sans influence en fonction des faits qu'ils perçoivent, du nombre de morts, des destructions, et de l'histoire de cette rivalité que l'on ne peut effacer d'un coup de gomme.

    C'est pour cela que l'on se réfère à l'histoire de l'occupation Israélienne de Gaza et à son hégémonie qui a décidé de faire de cette bande sablonneuse une terre de colonies. La première, Kfar Darom, s'établit en 1970, bientôt suivie, deux ans plus tard, par celle de Netzarim. En trente ans, il y en aura 17, qui prendront possession des meilleures terres d'une partie de la bande côtière. Ces installations au milieu d'une population très dense posent à Israël des problèmes de sécurité énormes et accroissent le sentiment d'occupation et d'oppression des Palestiniens.

    La résistance à cette occupation prend de l'ampleur. Les attentats se multiplient, Gaza devient une zone d'insécurité sous domination Israélienne qui se voit contrainte de subvenir aux conditions de vie de ce peuple puisqu'il l'occupe. Israël maîtrise tout électricité, l'eau, les approvisionnements en nourriture en énergie, enfin tout ce qui est nécessaire à la vie puisqu'il encercle la bande de Gaza sauf dans la partie Egyptienne. Quel peuple supporterait cela pendant 40 ans ? Ce sont donc des attentats suicides, ceux de la dernière possibilité, avec leurs lots de souffrance de part et d'autre, et puis maintenant les roquettes et cette guerre atroce.

    Alors on voit des photos montrant les mutilations que subissent les enfants Palestiniens, ceux qui sont morts enveloppés dans des plastiques saucissonnés avec du scotch pour être enterrés. On voit le trognon d'une main coupée, des jambes qui ne sont plus que des trognons brulés ou sanglignotants par ce qu'il faut monter l'horreur de cette guerre que rien ne peut justifier d'autre que d'écraser ce peuple, le faire souffrir un peu plus. Comment justifier cette haine que cette guerre traduit et conduise à de tels actes. Les animaux commencent à dévorer les cadavres qui jonchent le sol.

    Alors, comment ne pas concevoir que le Conseil des Droits de l'homme des Nations-Unies (UNHRC) adopte une résolution condamnant l'offensive Israélienne à Gaza pour des violations massives des droits de l'homme. Les 47 membres de l'UNHRC ont adopté cette résolution par une majorité de 33 votes favorables. Les pays de l'Union Européenne se sont abstenus et le Canada à voté contre. Cette résolution a été soutenue par Cuba, l'Egypte et le Pakistan. Elle accuse également l'Etat hébreu de «détruire systématiquement les infrastructures palestiniennes» et de viser des civils et des installations médicales.

    Il y a là une escalade intolérable qui ne peut que révolter le monde devant tant de haine envers ce peuple, occupé, privé de tout, qui demande de vivre dans sa terre et faire une Nation.

    Les Israéliens, en fonction de leurs souffrances passées, exterminés par les Nazis, se comportent comme des criminels et on ne peut leur trouver aucune circonstance atténuante, eux qui ont tant souffert.

    Il est très aisé de dire que la condamnation des droits de l'homme est une mascarade ou que se sont des pays hostiles qui ont votés lorsque la presse indépendante n'est pas autorisée à voir et laissant le monde aveugle. Alors ces Israéliens souffrent par ce qu'ils considèrent qu'ils ont raison d'occuper ces territoires et qu'ils ne veulent pas quitter. Mais, pourquoi ne se posent-ils pas la question, pourquoi ces bombes humaines, pourquoi ces roquettes, pourquoi ces palestiniens dont tous sont prêt à mourir.

    Comment peut-on être si aveugle en pensant que leur armée suffira à faire admettre, par les morts qu'elle fait, que finalement les Palestiniens de Gaza accepteront l'occupation de leur terre et renonceront à faire une nation comme celle d'Israël ?

    A Gaza les occupants israéliens prennent en cible tout le monde, les journalistes en particulier, cliquez la voix de la Palestine .

    (Une adresse qui m'a été envoyée par un reporter journaliste du Websine C4N )

    Extraits,

    Dans leur atroce guerre menée contre la bande de Gaza, les occupants israéliens commettent toutes sortes de crimes. Cependant, ils font tout pour que leurs affreuses actions ne soient connues par le monde extérieur. De ce fait, les journalistes se trouvant sur place, notamment les Palestiniens, deviennent des cibles à abattre.

    Le journalisme,

    Celui qui choisit le métier de journaliste sait qu’il partira chercher les informations. Le journaliste palestinien s’engage de son côté à transmettre les informations avec beaucoup de professionnalisme et de façon véridique. Il a pour devoir de mettre sous la lumière du jour les crimes pratiqués par les occupants israéliens contre le peuple palestinien.

    Les journalistes palestiniens savent bien qu’ils ont choisi un métier de problèmes, un métier très dangereux. Les journalistes palestiniens aiment pourtant leur métier à risques. Ils le considèrent comme un devoir. Ils le pratiquent avec beaucoup de passion, en ce temps où tout le monde prend ce métier de sa majesté, la presse.

    Cacher la réalité,

    Devant les caméras de presse, il y a un an, les forces israéliennes d'occupation ont tiré avec leurs mitraillettes sur le journaliste palestinien Imad Ghanem, photographe de la chaîne satellitaire Al-Aqsa. Il a pu échapper à la mort. Cependant, il a perdu ses jambes. Lorsque les occupants israéliens l’ont touché, il est tombé à terre. Pourtant, il a levé le doigt à plusieurs reprises et a prononcé la double attestation de foi. Sa main empoignait toujours sa caméra. C’était avec la main gauche qu’il faisait signe pour demander de l’aide. Lire la suite à l'adresse indiquée.

    Témoignages,

    La guerre est dans toute nos discussions par Dora Solna, cliquez ici.

    Je vis dans un kibboutz sur la frontière avec le Liban. Je suis installée en Israël depuis 4 ans et c'est déjà ma 2ème guerre ! Depuis que cette guerre a commencé, mon fils de 3 ans, apprend à la maternelle, a descendre dans l'abri en faisant attention aux marches. La guerre est dans toutes nos discussions. Mes sentiments sont partagés, comme beaucoup ici. D'un coté je trouve qu'un pays à le droit et le devoir de protéger ses citoyens. Depuis 8 ans que le Hamas est au pouvoir à Gaza, les roquettes n'ont pas cessé de pleuvoir sur Sdérot et sa région. 8 ans c'est long pour ceux qui vivent sur la frontière. Alors oui la riposte est forte, car nous sommes forts et ils le savent. A cela s'ajoute les réactions anti-israéliennes partout à travers le monde. Avec ce sentiment que quoique nous fassions les opinions publiques sont toujours contre nous, et souvent teintées d'antisémitisme. Alors oui nous devons être forts, très forts pour exister. Mais voir nos fils, nos maris, nos pères partir à la guerre est insupportable. Et puis les Palestiniens de Gaza, comment ne pas penser à eux, quand nous sommes bien au chaud dans nos maisons suréquipées, le ventre plein. Comment ne pas penser à ceux là qui vivent dans la terreur à 3h de chez moi ! Eux non plus n'ont pas mérité ça ! Est ce que ce cercle infernal de la peur et de la haine pourra-t-il s'arrêter enfin un jour ?

    Le Hamas est le seul qui fait quelque chose, cliquez ici.

    PROCHE-ORIENT, En Cisjordanie, le mouvement islamiste est de plus en plus populaire. Car l’amertume est grande face à l’offensive sur Gaza et au silence de l’Autorité palestinienne. KARIM LEBHOUR RAMALLAH | 12.01.2009 | 00:03.

    Sous une tente érigée sur un parking du centre-ville, Walid Yassin collecte de la nourriture et des vêtements destinés aux habitants de Gaza. «Je me sens coupable de ne rien pouvoir faire pour eux, confie le jeune homme évoquant les images mortifères en provenance de Gaza. C’est juste un symbole, nous ne sommes même pas certains que les Israéliens laisseront passer cette aide», ajoute Hannah, une étudiante, convaincue que «Mahmoud Abbas ne fait pas suffisamment pour arrêter ce bain de sang».

    Rivés aux écrans de télévision, nombre de Palestiniens de Cisjordanie blâment le silence embarrassé de l’Autorité palestinienne face à l’offensive israélienne, débutée le 27 décembre dernier contre ses rivaux du Hamas. Mobilisation tardive. L’Autorité ne commence à se mobiliser que très tardivement sous la pression populaire, relève Jamal Salem, vice-président du centre culturel qui organise la collecte. Pour eux, soutenir Gaza c’est soutenir le Hamas.

    Ils ne font pas de différence entre les besoins humanitaires et les partis pris politiques, regrette-t-il. A mesure que le décompte des victimes augmente à Gaza, le président palestinien, Mahmoud Abbas, paraît perdre ce qui lui restait de crédit politique. A l’Université, de plus en plus d’étudiants soutiennent le Hamas dans cette crise, même ceux qui ne sont pas religieux, assure Mohammed Khatib, un étudiant d’Hébron, venu prêter main-forte pour la collecte.

    Tout le monde a tourné le dos à Gaza et le Hamas est le seul qui fait quelque chose, poursuit-il. La tension est réelle. Dans la plupart des villes de Cisjordanie, les manifestations de solidarité avec Gaza ont été émaillées d’incidents avec la police. Vendredi, à Ramallah, des jeunes policiers en civil, armés de bâtons et portant les couleurs du Fatah ont violemment pris à partie quiconque scandait des slogans contre l’Autorité ou en faveur du Hamas. Les services de sécurité sont paniqués. Ils ont peur d’une Intifada contre l’Autorité, analyse le journaliste Hassan Balawi. En dépit de ses erreurs, le Hamas apparaît comme la victime et celui qui brandit le flambeau de la résistance, tandis que les dirigeants de l’Autorité sont vus au mieux comme impuissants et au pire comme des collaborateurs.

    Si loin du champ de bataille, si proche des roquettes, par Philippe Vitaller, cliquez ici .

    Si Gaza est un «aquarium» pour les journalistes qui ne peuvent y pénétrer, Tel Aviv est une bulle d'ou il est difficile de sortir. Tout le monde, ici, sait qu'un jour la capitale sera à portée de missiles. Les derniers tirs tombés à 30 km devraient avoir crée un sentiment de panique à Tel Aviv. Et pourtant, rien n'a changé sur les boulevards fleuris et ensoleillés du cœur de TLV : terrasses bondées ou y flânent de belles et élégantes créatures des deux sexes, boulistes concentrés, promeneurs de chiens et d'enfants en bas âge, sans oublier les mendiants, nouveau symptôme de la modernité Israélienne. Et pourtant, le bouliste était artilleur, la flâneuse attachée au service de presse de l'armée et le mendiant, un fantassin au Liban. Chacun a une tante à portée de missile, un petit copain mobilisé ou le souvenir d'un frère abîmé par trois ans de service militaire pendant l'Intifada. Un autre monde, une autre histoire. Dans un café, un buveur d'expresso tiens un journal dans la main, Tsahal bombarde une école de l'ONU à Gaza : plus de 40 morts. Entre analyse et autojustifcation il lâche, à la fin, c'est mon peuple contre leur peuple, avant de passer aux pages sportives. Un autre encart nous révèle, 25% des pertes militaires Israéliennes sont dues à des erreurs de Tsahal. Mais déjà, c'est l'heure d'aller à sa leçon de yoga ou de musculation. Jusqu'ici tout va bien comme dit le film, sauf qu'à Tel Aviv c'est sans La Haine, juste une apparente indifférence, voila tout.

    A deux mètres le corps est coupé en deux, à 8 mètres les jambes sont coupées brulées, cliquez ici .

    «A l'hôpital Al-Chifa, de Gaza, nous n'avons pas vu de brûlures au phosphore, ni de blessés par bombes à sous-munitions. Mais nous avons vu des victimes de ce que nous avons toutes les raisons de penser être le nouveau type d'armes, expérimenté par les militaires américains, connu sous l'acronyme DIME – pour Dense Inert Metal Explosive», ont déclaré les médecins.

    Petites boules de carbone contenant un alliage de tungstène, cobalt, nickel ou fer, elles ont un énorme pouvoir d'explosion, mais qui se dissipe à 10 mètres.

    «A 2 mètres, le corps est coupé en deux, à 8 mètres, les jambes sont coupées, brûlées comme par des milliers de piqûres d'aiguilles».

    Nous n'avons pas vu les corps disséqués, mais nous avons vu beaucoup d'amputés. Il y a eu des cas semblables au Liban sud en 2006 et nous en avons vu à Gaza la même année, durant l'opération Israélienne Pluie d'été. Des expériences sur des rats ont montré que ces particules qui restent dans le corps sont cancérigènes, ont-ils expliqué. Un médecin palestinien interrogé, dimanche, par Al-Jazira, a parlé de son impuissance dans ces cas. Ils n'ont aucune trace de métal dans le corps, mais des hémorragies internes étranges. Une matière brûle leurs vaisseaux et provoque la mort, nous ne pouvons rien faire. Selon la première équipe de médecins arabes autorisée à entrer dans le territoire, arrivée vendredi par le sud à l'hôpital de Khan Younès, celui-ci a accueilli «des dizaines» de cas de ce type. Les médecins norvégiens, eux, se sont trouvés obligés, ont-ils dit, de témoigner de ce qu'ils ont vu, en l'absence à Gaza de tout autre représentant du «monde occidental», médecin ou journaliste.

    Se peut-il que cette guerre soit le laboratoire des fabricants de mort ?

    Se peut-il qu'au XXIe siècle on puisse enfermer 1,5 million de personnes et en faire tout ce qu'on veut en les appelant terroristes ?

    Arrivés au quatrième jour de la guerre à l'hôpital Al-Chifa qu'ils ont connu avant et après le blocus, ils ont trouvé un bâtiment et de l'équipement «au bout du rouleau», un personnel déjà épuisé, des mourants partout. Le matériel qu'ils avaient préparé est resté bloqué au passage d'Erez. «Quand cinquante blessés arrivent d'un coup aux urgences, le meilleur hôpital d'Oslo serait à la peine, racontent-ils. Ici, les bombes pouvaient tomber dix par minutes. Des vitres de l'hôpital ont été soufflées par la destruction de la mosquée voisine. Lors de certaines alertes, le personnel doit se réfugier dans les corridors. Leur courage est incroyable. Ils peuvent dormir deux à trois heures par jour. La plupart ont des victimes parmi leurs proches, ils entendent à la radio interne la litanie des nouveaux lieux attaqués, parfois là où se trouve leur famille, mais doivent rester travailler… Le matin de notre départ, en arrivant aux urgences, j ai demandé comment s'était passé la nuit. Une infirmière a souri. Et puis a fondu en larmes. «A ce moment de son récit, la voix du docteur Gilbert vacille. Vous voyez, se reprend-il en souriant calmement, moi aussi…».


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