Avertir le modérateur

socialistes

  • Impôts va-t-on enfin pouvoir faire quelque chose ?

    Depuis que l'on en parle ?


    Modifier notre système d'imposition est une aventure politique, sociale, d'autant plus qu'il est unique, en plus compliqué, mais aussi injuste en terme d'équité. Il s'est imposé au cours du temps en fonction des influences, des syndicats, des castes, des nécessités sociales, économiques, géographiques mais aussi des conditions d'équilibre de nos finances de telle sorte que même ceux qui devraient le connaître s'y perdent.
    Chaque gouvernement fait ses lois et l'on ne s'y retrouve plus. Et là, il faut reconnaître que nos impôts ne sont pas seulement sur le revenu de notre activité, mais aussi sur notre retraite pour laquelle nous avons déjà payé pendant notre activité, mais également sur notre logement, notre maison, et dépendent ainsi du lieu ou l'on habite, un vrai capharnaüm ! Mais ces impôts locaux, qui ne devraient dépendre que des régions, départements et communes, dépendent du rendement fiscal de ceux de notre travail qui, lorsqu'il est mauvais, un gouvernement qui veut réduire le déficit structurel et la dette reporte la perte fiscale correspondante sur la réduction des subventions territoriales d’où ces fameux impôts locaux que les régions départements et communes nous appliquent. Ils n'interviennent pas dans le calcul du déficit en terme de Maastricht, mais par contre, les emprunts pour faire face à nos dépenses ont des intérêts qui creusent le déficit et la dette, ce qui fait qu'il y a divergence de l'imposition. Le dernier exemple est celui de la taxation des impôts locaux des retraités veufs qui étaient exonérés, loi votée par la précédente majorité entrant en vigueur cette année que l'exécutif n'a pas vu venir. On voit que notre imposition est à composantes multiplement imbriquées d'autant plus qu'elle porte aussi sur le commerce par la TVA. On n'en arrive à être imposé sur tout, et tout est objet d'imposition puisque même nos économies placées ainsi que pour la fortune des fortunés, il y a imposition. Rien n'échappe au pic-sous gouvernemental quelques soient les gouvernements !
    En fait vivre en France est un luxe puisque ces impôts sont redistribués !

    La gauche apparaît plus portée à imposer que la droite, mais en fait ce n'est qu'une illusion, la droite sait mieux faire lorsqu'elle permet que des heures supplémentaires ne soient pas imposées, reportant ainsi l'impôt sur les autres classes de la société. Elle donne ainsi la préférence à la classe productrice d'être moins imposée au détriment du reste de la société, et comme c'est elle majoritairement qui vote, c'est tout bénéfice, cet impôt est dilué !
    Pour un gouvernement modifier notre système d'imposition c'est s'exposer à des critiques acerbes de tous bords politiques, même si il y aurait nécessité. Seulement cette modification ne peut être qu'empreinte de couleur politique donc forcément impopulaire même avant qu'elle soit définie. Parce que les impôts sont un sujet majeurs pour les Français. Les Français n'aiment pas payer d'impôts, enfin un peu, mais pas trop. D'ailleurs nombreux sont ceux qui fortunés s'en échappent en plaçant leur fortune dans les paradis fiscaux ou en allant vivre dans des pays ou les taux n'ont aucune comparaison eu égard aux nôtres. Tous les Français ne payent pas d'impôts, alors qu'ils le devraient, 8 millions en sont exonérés en 2016 pour des conditions d'existence. Cette situation même si elle s'explique par l'obligation de solidarité des plus riches aux plus pauvres crée une injustice civique mais pas morale parce que s'ils sont devenus riches c'est aussi, en partie, au profit des plus pauvres par le fait même de leur position sociale. C'est une redistribution !

    De même ne payent des impôts avec assurance que ceux qui ont des revenus connus ! Combien d'autres peuvent frauder ? Les professions libérales bien sur, les commerçants, artisans voir même de grands groupes internationaux profitant de leur implantation off-shore. Bien sûr, je ne dis pas qu'ils fraudent mais simplement qu'ils pourraient en avoir la tentation et certains ne s'en privent pas !

    Il n'y a pas que les impôts qui départagent les Français ! Les conditions sociales entre différentes catégories font que tous les Français ne sont pas égaux, parce qu' il y a des privilégiés qui ont des emplois à vie et pas d'autres ? Ces Français créent ainsi plus de misère aux autres parce qu'il faut financer leur avantage. De même, pourquoi il y en a qui partent en retraite bien avant d'autres, et qui de plus, gardent certains des avantages qu'ils avaient en activité ? Ces retraites déficitaires sont renflouées par les impôts des autres et l'on vous dit que c'est normal parce qu'ils participent à l'existence de l’État employeur. Et, je ne parle pas des régimes spéciaux attribués à une catégorie de citoyens qui ont eu le moyen d'agir pour leur profit parce que leurs actions créaient un trouble social important. Dans ce cas, le comble de la différence entre Français atteint le haut niveau, j'écris haut niveau parce que je n'ai pas la connaissance sur tous les systèmes d'imposition pour écrire que c'est pour eux le nirvana !
    Qu'on m'explique pourquoi des Français peuvent partir en retraite à 57 ans au taux plein et que d'autres sont obligés d'atteindre 67 ans !

    Mesure-t-on combien coûte un retraité de L'Administration, du GAZ et d'EDF, de la RATP, des finances, de la SNCF, pour ne citer que ce qui me vient à l'esprit qui à 57 ans est en retraite au taux plein et qui à une espérance de vie de 85 ans ? Ces conditions sociales, si elles étaient admissibles il y a quelques années, elles ne sont plus tolérables devant nos contraintes actuelles.
    Ce tableau n'est pas exhaustif mais brosse une situation économique qui ne peut que diverger. Le problème est complexe parce que notre système à la fois libéral et social rend difficile toute réforme par le fait même qu'il préserve un minimum d'existence pour les plus démunis.
    C'est d'ailleurs pour cela qu'il n'y a pas explosion sociale.
    Un gouvernement se doit de tenir compte de cela, pour son existence, pour ses concitoyens, il ne peut donc être que d'un seul bord. Il faut donc une politique qui fait la part des choses même si elle mécontente un maximum de Français.
    C'est dans ce contexte que deux députés dont Jean-Marc Ayrault, soutenus par 190 députés socialistes et autres, proposent un amendement, au projet de loi de finance de 2016 débattu jeudi 12 novembre, de faire baisser, pour les plus modestes, la contribution sociale généralisée, la CSG. Cette contribution prélevée à 7,5 % sur tous les revenus, salaires, retraites, allocation chômage, indemnités journalières, revenus du patrimoine, revenus de remplacements, revenus des jeux, est prélevée à la source. Cette CSG, instaurée en 1991 par le gouvernement Rocard rapporte environ 90 milliards par an. À l'origine, elle n'était prévue que sur les cotisations sociales patronales et salariales. Jugée très injuste par ces parlementaires, ils envisagent de la réformer en la fusionnant avec la prime d'activité qui entrera en vigueur au premier janvier 2016. En janvier 2016, si cet amendement est accepté, le RSA activité et la prime pour l'emploi seront supprimés pour être remplacés par un dispositif unique, la prime d'activité. Cette nouvelle prestation sera versée par les caisses d’Allocations familiales. Les salariés ne touchant qu'entre 1 et 1,3 Smig se verraient allégés de ce prélèvement, remplaçant ainsi leur versement de la prime d'activité. En d'autres termes, pour eux et le gouvernement cette réforme serait transparente. Or, elle coutera quelques milliards d'autant plus que 50 % de ceux qui ont droit actuellement à cette prime ne la réclament pas. Le problème reste à savoir comment compenser, en plus, cette perte due au fait qu'elle n'est pas actuellement versée à tous ?
    Pour ces députés, c'est une réforme qui va dans le sens des engagements de François Hollande de la baisse des impôts actuelle. Politiquement, elle a aussi un autre but celui des régionales ou une partie de la gauche risque de ne pas voter.

    La première baisse d'impôts sur le revenu doit intervenir en 2016 et profiter à 8 millions de contribuables. Elle est la conséquence de la suppression de la première tranche d'imposition sur le revenu votée en 2015 pour les plus faibles. En 2017, cette réforme de la CSG qui interviendra s'ajoutera à la baisse d'impôts de 2016 de sorte cette tranche de citoyens ne paiera presque plus d'impôts ce que l'exécutif pourra faire valoir conformément à l'engagement de François Hollande qu'il faut rappeler, c'est à dire un quinquennat en deux phases, la première redresser notre économie et la seconde redistribuer. Seulement comme le souligne Le Monde, il y a un risque constitutionnel que cette modification de la CSG soit retoquée selon Michel Sapin. Il s'en réfère à 2002 ou les juges avaient refusé une baisse de la CSG puisqu'elle devait financer la Sécurité sociale.
    En conclusion, ce n'est qu'une petite réformette qui peut profiter aux régionales à la gauche voire à la présidentielle de 2017, d'autant qu'il n'est pas certain que le Conseil constitutionnel la retoquera sachant qu'il va être remanié puisque son président Jean-Louis Debré terminera son mandat en février 2016, et comme c'est le président de la République qui le nomme, tout est possible.

     

  • La primaire socialiste,

    ou la division permanente.

     

    Il a fallu une interview de Claude Bartlone à France Inter pour que tout bascule, l'unité de façade affichée lors de l'université d'été, et souhaitée par Ségolène Royal, vient de voler en éclats. Claude Bartelone qui ne souffre pas un seul instant d'entendre le nom de Ségolène Royal vient de clamer ce que tous savent qu'avec une entente Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry pour la présidentielle de 2012 la primaire serait une primaire de confirmation. L'argument présenté est d'éviter un affrontement entre socialistes et c'est tout simplement ce qui vient de se produire. Outre les sympathisants de Ségolène de Désirs d'avenir et le porte-parole de Ségolène Royal Guillaume Garot, Manuel Valls député de l'Essonne et maire d'Ivry, François Hollande ancien secrétaire du PS, Arnaud de Montebourg député de Saône-et-Loire, et probablement d'autres qui avaient pris au sérieux le jeu de l'affrontement comme un engagement démocratique ne peuvent être que déçus, bien que la franchise de Claude Bartelone à le mérite de clarifier la donne.

    Quel but a-t-il poursuivit ?

    Mettre le PS dans la confidence en le préparant à cette forme de primaire de second ordre, préparer l'opinion politique des Français à des primaires qui n'en seraient pas sinon un faux semblant ? Il est bien évident que ce qu'il a dit à France Inter n'est pas venu instantanément et l'on peut penser que cela résulte de concertations entre Martine Aubry puisqu'il est un prohe et de son mentor Laurent Fabius ? Cette franchise place Martine Aubry dans une position délicate, elle clame depuis toujours pour dépasser les courants qui font la division du parti et pour permettre aux sympathisants de gauche de s'exprimer que ces primaires permettraient aux Français de leur redonner confiance envers le PS et la gauche et de construire ainsi la rénovation du parti. Il est donc évident que Martine Aubry n'est pas claire et qu'elle même un jeu de dupes, d'une part ses positions sont à l'opposé de celle de DSK, et bien souvent elle à clamé qu'elle resterait ferme sur son engagement à gauche, ce qui n'est pas le souci de DSK, et d'autre part son engagement au poste de secrétaire générale du PS, au Congrès de Reims, lors du tout sauf Ségolène de ne pas s'engager dans la présidentielle de 2012. Et maintenant le double jeu de Bartelone, bien que très étonnée qu'il dévoile un «accord secret avec DSK» dont elle ne se cache pas pour éviter un affrontement devant les électeurs ? Et de plus, la direction rue Solférino qui fait tout pour atténuer les propos de Claude Bartelone. Est-ce à dire que Bartelone aurait agit seul pour glisser une peau de banane sous les pieds de Martine Aubry ? Mais, Martine ne savait-elle pas et ceux de son entourage que des primaires sont des affrontements afin d'éliminer l'autre, et pour cela tout est bon si on peut commencer avant, et de plus, elles laissent des traces les exemples ne manquent pas !

    Tout cela cache une réalité éviter à DSK un second affront si Ségolène se présente, DSK est loin de réunir une majorité au PS à sa gauche, de plus, il ne veut plus étant au rang d'un chef d'État s'abaisser à des affrontements dont il n'a rien à gagner. Mais aussi tout faire pour que Ségolène ne se présente pas, auraient-ils peur ? Les DSKahniens sont convaincus que DSK battrait tous les autres mais Ségolène Royal ? Jean-Christophe Cambadélis un fidèle de DSK déclarait aux journées parlementaires socialistes à Pau, le 22 septembre, «Ségolène Royal a renoncé, elle n'est pas candidate. Martine Aubry a réussi à faire en sorte qu'elle ne puisse plus être une candidate kamikaze, c'est dire si Ségolène est appréciée chez DSK. Plus Ségolène portera le message de l'unité, plus elle se banalisera». Pour dissiper tout malentendu, Martine Aubry a téléphoné, à Ségolène Royal, exclue de facto du scénario imaginé par Claude Bartolone. Depuis six mois, la première secrétaire s'efforce de ménager son ancienne rivale, elle connait sa puissance pour s'imposer.

    Elle souhaite lui offrir une reconnaissance afin de la convaincre de ne pas se présenter en dehors des primaires. En une phrase, Claude Bartolone risquait de ruiner le rapprochement, Le Monde.fr.

    Curieusement Ségolène Royal ne s'est pas manifestée aux propos de Bartelone, mais, elle vient de le faire dans un entretien au Parisien au sujet de la mise en scène dans le risque d'attentats, mise en scène selon elle au moment des plans sociaux. Elle juge que c'est une stratégie dangereuse ou la lutte contre le terrorisme est une action sérieuse et discrète. Dans cet entretien, elle fut interrogée sur les propos de Claude Bartelone, et elle a répondu,

    «tout ce qui relance les manœuvres d'appareil, dans le contexte de crise sociale où nous nous trouvons, est jugé très sévèrement par les Français», a-t-elle martelé. «Il faut que les entourages fassent preuve du même sens de responsabilité que celui qui a permis l'unité de La Rochelle. Cette unité est précieuse et je ne laisserai personne y porter atteinte», a-t-elle poursuivi. «C'est également la volonté de Martine qui a redit que les primaires seraient transparentes».

    L'entente avec Martine serait-elle inébranlable ? S'est-elle laisser envelopper par Martine, on peut en douter. Rien ne presse, elle sait qu'elle à ses chances et si les choses se présentent comme l'annonce Claude Bartelone elles deviennent d'un coup plus importantes, ainsi que la division en courants du PS, et c'est Nicolas Sarkozy qui doit bien se marrer du tour qu'il lui à joué en favorisant DSK au FMI.

    Des voix se font maintenant entendre pour des clarifications sur l'organisation de la primaire et sur son calendrier d'autant qu'elles seraient nationales ouvertes à tous socialistes et sympathisants de gauche, ce qui n'est pas une mince affaire.

    Il sera bien difficile de laver ces propos même si la primaire est exemplaire et déjà l'UMP par la voix de Xavier Bertrand déclare qu'elle ne sera qu'un simulacre, elle est morte née, et beaucoup même de gauche penseront la même chose.

     

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu