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socialiste

  • La primaire socialiste contestée par l'UMP,

    qui lance son offensive pour la briser.


    Support Wikipedia La première réflexion qui vient à l'esprit est la suivante, si l'UMP n'a trouvé que cette argumentation pour assurer la victoire de Sarkozy en 2012, il est bien mal parti. Une bataille politique se gagne sur des valeurs, des idées, un programme pas sur une charge visant à briser une initiative démocratique. L'approche du 28 juin date des candidatures officielles à la primaire socialiste fait monter la charge par l'UMP contre une consultation démocratique de cette ampleur, les dirigeants socialistes l'espèrent, elle constitue une première chez nous et nous verrons qu'elle n'est pas sans soulever des questions. Mais, pour autant, faut-il tout faire pour qu'elle soit interdite ? Surement pas, l'UMP ne le veut pas, mais crie, mais ne pourra rien faire sans que cela se retourne contre ce parti. Gêner le PS surement mais le vote aura lieu le 09 octobre et s'il y a besoin d'un second tour c'est le 16 octobre, d'ici là si problèmes il y a, ils pourront être résolus. Comme tout ce qui est nouveau ce n'est jamais parfait d'autant qu'il n'y a pas de précédent, on ne peut donc juger, il faut une expérience pour améliorer les conditions législatives du vote, et cela ne peut être fait que si d'autres partis adoptent ce moyen pour désigner leur candidat. Le juge dans cette primaire sera les électeurs, un bide et c'est toute la stratégie du PS qui tombe, mais un succès c'est une porte ouverte à l'instauration de primaires qui devront, avec l'expérience se généraliser. Ce n'est pas la politique de l'UMP, cela crée un problème pour ce parti qui reste attaché à la désignation du candidat par ses instances. Il est évident que l'UMP voit d'un mauvais œil cette consultation qui est «ouverte à toute la gauche» et qui pourrait porter sur plusieurs millions de sympathisants constituant ainsi une dynamique énorme risquant d'emporter une adhésion majoritaire dans le pays. Claude Guéant craint «la constitution d'une liste des opinions politiques des Français», crainte «d'une remise en cause des libertés individuelles selon Jean-François Copé», c'est la peur panique de voir les socialistes réussir ce mode de scrutin à l'Américaine. L'UMP affiche deux préoccupations «la constitution de fichiers d'électeurs sans garanties sur leur utilisation, et les pressions implicites qui pourraient s'exercer sur les fonctionnaires municipaux des villes socialistes à l'occasion de cette élection». «Le PS est en train de créer un gigantesque fichage politique», a dénoncé hier Jean-François Copé, dans «Le Journal du dimanche». «La possession de listes électorales et de listes d'émargement permettent de constituer une liste des opinions politiques des Français», s'est inquiété hier Claude Guéant sur i-télé et France inter.

    Ce que nous voulons c'est que «le PS nous donne des garanties de destruction des listes, il faut qu'il le fasse rapidement, le délai de la CNIL est trop long».

    Certains préfets trainent les pieds selon les responsables du PS. Ségolène Royal sur RTL appelle Claude Guéant à mettre un peu d'ordre pour que les listes soient transmises rapidement. En fait, la charge avait déjà été lancée par le député Edouard Courtial en charge des Fédérations à l'UMP, qui estime que le vote de désignation du candidat socialiste peut aboutir à un «flicage» des fonctionnaires territoriaux, agents municipaux, sur le site du Figaro.fr.

    Il est exact que les citoyens qui se présenteront sur les lieux de vote à la désignation du candidat socialiste devront signer un «engagement à soutenir les principes figurant dans une charte des valeurs de gauche», voir la référence La primaire socialistes est-elle légale ? ce qui revient à affecter à ces citoyens une étiquette politique qui pourrait leur être néfaste dans une commune de droite, mais c'est réciproque dans le cas d'une commune de gauche pour ceux qui n'iront pas voter. C'est un vote libre c'est à dire sans aucune contrainte de vote. L'agent territorial n'y est nullement contraint et s'il y participe, c'est qu'il exprime son opinion de citoyen, et nul ne peut lui en faire le reproche. N'empêche qu'une suspicion subsiste si dans une commune de gauche des agents ne vont pas voter à la primaire, mais ils peuvent être de droite comme de gauche, et dans ce cas comment distinguer ? C'est exactement pareil dans une commune de droite ceux qui ne vont pas voter sont-ils de droite ou de gauche ? Cette argumentation ne tient pas la route pour briser la primaire d'autant que pour des élections officielles beaucoup ne vont pas voter ?

    À l'entrée dans les bureaux de vote, le citoyen se trouvera en présence d'un assesseur recruté parmi les sympathisants et les militants du bureau, qui  sera chargé de vérifier s'il satisfait les conditions requises, c'est à dire «s'il adhère aux valeurs de gauche» celles qu'exprime le parti socialiste ou celles de toute la gauche, c'est donc une ambiguïté ? «Elles sont annoncées pour toute la gauche, alors qu'elles ne sont mises en œuvre que part les socialistes, elles ne peuvent pas donc être de toute la gauche». Il y aurait  là une usurpation par les socialistes du terme valeur de gauche qui peut être contesté par ceux qui s'estiment plus à gauche ? Mélenchon qui vient d'être intronisé pour porter les couleurs du Front de gauche déclare tout simplement «nous ne négocierons pas avec le PS». «Nous avons cinq partis pour un candidat au PS c'est cinq candidats pour un parti !»

    Le désirant voter peut si cela ne lui convient pas ne plus vouloir voter. Reste que malgré tout il s'est présenté pour voter et cela peut, c'est vrai, provoquer une suspicion d'opinion politique, mais il en a pris la responsabilité.

    Un fichier des citoyens de gauche.

    Le scrutin sera ouvert à «tous les Français inscrits sur les listes électorales avant le 31 décembre 2010, les mineurs qui auront 18 ans avant l'élection présidentielle de 2012, ou être membre du PS ou du Mouvement des Jeunes socialistes pour les mineurs de plus de 16 ans et les étrangers s'ils sont membre du PS en France, ou du MJS». Un nouveau «droit» serait donné aux citoyens de gauche, la possibilité de choisir celui ou celle qui portera l'espoir d'une alternance politique. Comment se peut-il que le parti socialiste puisse donner un nouveau «droit» ? Le terme est très mal choisi, ce ne peut être un droit, mais une invitation à aller voter. Le votant s'acquittera d'une participation de un euro. Pour le reste le votant procédera comme pour les élections habituelles, et après son vote il émargera il se verra remettre un ticket de participation, il pourra laisser ses coordonnées s'il souhaite des infos sur le vote par exemple.

    De ce fait un fichier de citoyens répondant aux valeurs de gauche socialiste est donc institué. Quelle est sa légalité ? A-t-on le droit d'établir un fichier de gens à gauche ? Ce ne peut être qu'une vue à un instant donné, rien n'est plus fluctuant que l'opinion politique d'un électeur, un tel fichier n'a pas de sens. De plus deux autres fichiers seront en circulation, ceux des mineurs de plus de 16 ans  et des étrangers qui répondent aux conditions précitées. Pour Arnaud Montebourg en charge du texte, le fichier n'est pas à la disposition des maires. Lors du grand jury RTL-LCI-Le Figaro «Nous avons consulté la Cnil, il n'y aura pas de fichage, sauf des personnes, qui voudront donner leurs mails ou leurs adresses, ce n'est pas un fichage. Si elles veulent recevoir des informations du candidat désigné, elles pourront le faire, mais sur une base volontaire», a-t-il dit. «Tous les émargements seront sous la responsabilité des présidents des bureaux de vote, désignés par le comité national de l'organisation des primaires, et seront, ce sont les recommandations de la Cnil, détruits immédiatement sous le contrôle d'un huissier de justice», voir le document du PS, les primaires du PS respectent tous les textes en vigueur .

    Le parti risqué du financement.

    La question subsidiaire est, faut-il inclure les dépenses d'organisation de la primaire et les recettes afférentes dans le compte de campagne du candidat choisi ? C'est un vide juridique qui ne permet pas la conduite de cette primaire avec toutes les garanties légales. La dépense électorale est définie par l'article L52-12 du code électoral comme «toute dépense engagée ou effectuée en vue d'une élection». Le Conseil d’État précise dans une décision du 27 juin 2005 que doit être considéré comme dépense électorale «celle dont la définition est l'obtention de suffrages des électeurs». La Commission Nationale des comptes de Campagne des Financements Politiques CNCCFP, a apporté un éclairage supplémentaire après l'élection présidentielle de 2007. Elle a indiqué que ces dépenses devaient figurer dans le compte du candidat si ces initiatives visaient tous les électeurs et non seulement les militants. «Les dépenses de précampagne externe au parti politique en vue de la désignation d'un candidat commun à un même courant de pensée sont admissibles au compte de campagne des candidats dès lors que les manifestations auxquelles ils participaient étaient ouvertes au public et non pas seulement aux militants des partis ou des mouvements représentés». Il est évident que les sommes engagées devront être intégrées au compte de campagne du candidat choisi. La décision prise par le PS est que, «seules les sommes engagées par le candidat élu pour convaincre les électeurs seront intégrées aux comptes de campagne (lettre de la CNCCFP du 11 mars 2011)» qui est introuvable.

    Le PS dénonce une obstruction de préfectures.

    Dans une lettre recommandée avec AR, ci-dessous, envoyée au ministre de l'intérieur Claude Guéant datée du 16 juin, le PS par la plume de François Lamy Conseillé politique de la première secrétaire Martine Aubry, demande à le rencontrer sur la «Mise à disposition des listes électorales dans le cadre des primaires socialistes».

    La carte des communes récalcitrantes.

    Nous n'avons pas fini de voir ce lamentable duel entre les deux partis majoritaires, comme si une élection se gagnerait en s'envoyant des huissiers de justice et des déclarations s'accusant de fraude ou de non respect du droit citoyen. Accuser le PS de vouloir s'approprier des fichiers me paraît inconvenant, sachant qu'il serait attaqué sur ses primaires, et je suis en droit de penser que toutes les dispositions ont été prises, ce serait trop grave pour son éthique. L'UMP critique et n'a que des procès d'intention comme arguments ce qui, aux jeux des Français, ceux qui ne sont pas viscéralement contre les socialistes, risque d'être contre productif et de renforcer le vote socialiste. C'est  une politique de basse besogne alors que s'ouvre peut être une autre façon de désigner le représentant politique d'un parti à l'élection présidentielle. Nous l'avons vu ce n'est pas parfait, mais c'est en avançant que l'on résout les difficultés non en restant sur des bases d'un autre temps.

     

     

  • L'égalité réelle,

    selon les socialistes.

     

    150px-parti_socialistesvg.1290415611.pngIl s'agit d'une Convention adoptée par le conseil national le 09 novembre 2010. Une Convention définit un cadre souvent législatif en termes de droits, ou seulement en termes d'accords pour l'application de conditions entre les personnes signataires et celles qui s'y rattachent pour désirer agir. Les Conventions collectives par exemple. En général les signataires sont tenus de respecter leur signature, c'est une obligation pouvant conduire à des sanctions en cas de non respect.

    Pourquoi évoquer la législation sur le respect des directives d'une Convention par ce que cette Convention socialiste n'a pas obtenu l'unanimité des socialistes dont ceux qui envisagent de se présenter à la primaire. Le problème est, puisque le conseil national de leur parti a adopté cette convention, sont-ils obligatoirement contraints d'en appliquer les objectifs ?

    Les Conventions sont régies par le Code civil l'article 1165 et l'article 1134. Ces deux articles donnent,

    article 1165,

    Les conventions n'ont d'effet qu'entre les parties contractantes ; elles ne nuisent point au tiers, et elles ne lui profitent que dans le cas prévu par l'article 1121,

    article 1134,

    Les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites. Elles ne peuvent être révoquées que de leur consentement mutuel, ou pour les causes que la loi autorise. Elles doivent être exécutées de bonne foi.

    article 1135,

    Les conventions obligent non seulement à ce qui y est exprimé, mais encore à toutes les suites que l'équité, l'usage ou la loi donnent à l'obligation d'après sa nature.

    Est-ce que le Code civil s'applique à cette Convention socialiste ?

    Dans le cas d'une Convention d'orientation politique l'obligation est floue d'autant que, pour quelle soit appliquée, il faut que les conditions soient politiquement réunies. Le terme de Convention est donc inadapté. Cette Convention socialiste ne serait donc que des objectifs au cas ou. Elle n'est pourtant pas définitive, pour l'être, elle doit être validée par les militants. C'est donc un projet politique et non une Convention. C'est la raison pour laquelle l'aile droite du parti s'est abstenue, ce qui fait désordre, puisqu'elle n'a été adoptée que par 59 voix sur 300 votants potentiels. Les non votants ne sont pas des seconds couteaux, nous avons : François Hollande, Manuel Valls, Pierre Moscovici, Gérard Colomb, ......et on peut penser que Ségolène Royal n'a pas pris part au vote. Dans ces conditions que vaut cette convention ? Bien sur on a comprit que cette Convention est le fruit de l'aille gauche du PS, c'est à dire Martine Aubry, Benoît Hamon, ....Or, quand on pense que le PS, surveille les faits et gestes de son champion DSK qui n'a rien d'un socialiste vraiment à gauche, on peut se demander si la direction du PS ne marche pas sur la tête. S'il se présente aux primaires, ce qui serait étonnant, lui comme les autres ont déjà le corset de cette Convention, si elle est définitivement adoptée. N'est-il pas complètement fou de faire cette Convention avant que leur champion soit désigné ? Comme il doit être désigné non pas seulement par le parti, mais par une large consultation populaire, il aura le poids pour imposer sa politique, on peut l'espérer, l'expérience Royal est encore dans les esprits. Dans ces conditions, elle ne sert pas à grand chose.

    La Convention que l'on peut consulter ici, a été le fruit de 6 mois de travail de Benoît Hamon, et ce qu'elle a réussit à faire pour le moment est de déterrer la hache de guerre entre ceux de droite et de gauche, les uns trouvant totalement irréaliste les propositions formulées et non chiffrées, et les autres la jugeant utile. Ce qu'ils souhaitent avec cette Convention est un calendrier dans la mise en œuvre des objectifs. Pour Martine Aubry, il y aura bien sûr un chiffrage précis qui viendra ensuite, «nous n'en sommes pas là pour le moment». Nous n'en sommes pas à faire un programme de gouvernement a déclarée David Assouline au nom de la direction du PS. Martine assure que 99 % des socialistes sont dans le train, et la direction balaye d'un revers de manche les critiques sur le coût budgétaire des mesures,«les Français sont très conscients des contraintes et ils ne croiraient pas quelqu'un qui dit : demain on rase gratis» estime Martine Aubry. Pour François Hollande de plus en plus candidat aux primaires il faut de la crédibilité et un chiffrage. Pour Manuel Valls on met la charrue avant les bœufs «Notre calendrier pose problème. Nous débattons du projet avant d'avoir désigné notre candidat. Le projet dépendra d'abord de celui qui le portera». On voit qu'au PS, il manque un chef crédible qui pense et qui mette tout le monde d'accord point barre. Martine par son obstination a fait, comme elle à fait pour les 35 heures, un ensemble de bonnes idées mais peu applicables. Les socialistes auront bien des difficultés pour s'en dégager. Il est évident que la désignation du candidat aux primaires en automne 2011 est bien trop tardive, ceux qui auront perdu n'auront pas le temps pour penser leur plaie, et les soutiens au candidat ne pas être à la hauteur.

    Quels sont les objectifs de cette Convention.

    Ils tiennent dans la phrase aller à la racine des inégalités, éduquer former, qualifier.

    Pour l'égalité le PS propose une nouvelle politique d'égalité des revenus et des conditions de vie. Pris aux mots, ces deux objectifs d'égalité sont impossibles ! Le PS est conscient qu'il ne résorbera pas les inégalités en 100 jours, mais cette Convention fixe des objectifs de court terme, de moyen terme et de long terme, la feuille de route serait pour 5, 10, 15 ans. Pour 2012 ses objectifs sont les quatre priorités, éducation, jeunesse, santé et logement.

    Le PS précise en avertissement que les thèmes de politiques fondamentales comme la sécurité, la culture, la justice, le sport ou l'enseignement supérieur qui représentent des enjeux contre les inégalités feront l'objet d'un forum ou d'une expression spécifique du parti socialiste dans les semaines à venir.

    Sur l'éducation le PS envisage une refonte profonde et globale, les propositions sont ambitieuses, mais surréalistes. Un service public de la petite enfance, de bonnes idées, mais sans argent pas plus de crèches pour tripler le nombre d'enfants dans les structures collectives en 10 ans en rendant la scolarité obligatoire dès 3 ans, ce qui ne fait aucune distinction entre les conditions de vie des familles. Confier aux établissements et leurs équipes pédagogiques en autonomie une part importante de leur dotation en heures d'enseignement. Changer l'école pour la réussite de tous un thème de gauche qui n'a aucune réalité matérielle. 5 jours éducatifs avec des parcours individualisés, la scolarité jusqu'à 18 ans et autant de thèmes qui ne tiennent pas compte de la situation sociale des classes défavorisées lorsque 40 % des élèves sortent de l'école avec de graves lacunes. Permettre à 50 % d'une génération d'être diplômée de l'enseignement supérieur, on sait bien que cela ne donne pas de travail alors qu'il faut de bons ouvriers.

    Une nouvelle politique pour l'égalité des revenus. Augmenter les salaires c'est agir dans une dynamique de croissance par une politique salariale d'ensemble développée a partir d'un grand rendez-vous annuel sur les salaires, une négociation nationale ou les partenaires sociaux définiront un cadre d'évolution des salaires en fonction de la situation économique. Une échelle des salaires de 1 à 20 dans les entreprises qui ont une participation publique.

    Sur la fiscalité, un grand impôt citoyen fusionnant l'impôt sur le revenu et la CSG. Les niches fiscales permettant aux plus riches de ne pas payer d'impôt seraient supprimées. L'impôt sur les sociétés sera modulé en fonction de la répartition des dividendes entre les actionnaires et l'investissement. Une plus grande base d'imposition sur le patrimoine.

    Sur le logement, la construction massive de logements abordables pour tirer les prix vers le bas. Les propriétaires seront tenus de souscrire une garantie contre les impayés de loyer et le candidat à un logement ne sera plus tenu d’apporter une caution personnelle, on rêve.

    Pour les ghettos des banlieues des propositions seront faites pour le développement humain et le renouvellement urbain en mobilisant toutes les énergies. Instaurer la confiance par une politique de justice territoriale. Des contrats de diversité sociale ville/État/bailleurs sociaux seront signés pour garantir la diversité sociale du peuplement et interdire les relogements au titre du «Droit Au Logement» dans les quartiers en Zone Urbaine Sensible. Des «maisons de santé» seront établies dans les quartiers victimes de la désertification médicale en partenariat avec les régions, les communes et les praticiens qui seront incités à exercer dans des zones peu médicalisées. Nous proposons la création de pôles des services individualisés, véritable maison des habitants où ils trouveront un médiateur local qui sera susceptible de les aider et les orienter dans le maquis institutionnel, et leur proposera également de l’aide juridictionnelle ou un service d’écriture publique.

    De nouveaux droits pour l'égalité en donnant le droit de vote et d’éligibilité aux étrangers non communautaires pour les élections locales. Suppression des discriminations envers les gens du voyage. Dans ce cadre le PS envisage une grande enquête indépendante sur les discriminations, qui serait menée par l’Insee sur le modèle du recensement de la population. Il propose que les policiers et les magistrats bénéficient d’une formation spécifique à la lutte contre les discriminations, obligatoire, dans le cadre de leur formation initiale et de la formation continue. Élargissement de la possibilité donnée aux associations d’agir en justice en faveur des victimes en leur permettant de le faire, sauf avis contraire de la victime et non plus avec son accord exprès comme c'est le cas aujourd’hui. Ils proposent également de renforcer les moyens accordés aux associations de lutte contre les discriminations afin de les aider à remplir leurs missions.

    Le droit de finir sa vie dans la dignité. Le PS propose que toute personne en phase terminale puisse demander à bénéficier d'une assistance médicale pour mourir dans la dignité. Ce droit devra s'inscrire dans un cadre très strict et protecteur sous le contrôle d'un collège de médecins, il devra être inscrit dans la loi. Le PS place la gestion de l'indépendance dans l'autonomie par la solidarité. Il souhaite porter une vision dynamique et conquérante de la protection sociale qui reconnaisse un droit universel à compensation de la perte d’autonomie.

    C'est l'ensemble d'objectifs d'un programme très social de gauche dans une économie florissante ferait rêver. Mais, c'est loin d'être le cas, le plus urgent étant de redresser notre économie. Retrouver des finances saines est la première condition au retour de la croissance porteuse de profits. Ces objectifs certes ambitieux, un peu fous comme le vote des immigrés non communautaires, ne resteront qu'un programme tant les besoins et le temps pour les réaliser ne paraissent plus à notre portée. On peut se demander ce qui a poussé Marine Aubry et la direction du PS, bien au courant de nos difficultés économiques, à cet ambitieux programme qui ne peut recevoir que le qualificatif de démagogie eu égard à notre situation actuelle.

  • La primaire socialiste,

    pour la forme ?

    Plus les jours passent et plus la primaire socialiste semble jouée d'avance, ce que laissait déjà supposer les tendances des principaux dirigeants qui voient en DSK le sauveur, celui qui peut faire gagner le parti contre le Goliath Sarkozy, non pas en taille mais en invincibilité sauf quand une pierre lui fût lancée par David qui le jeta à terre ou il fût achevé. Pour les socialistes DSK serait David le seul plébiscité par les sondages qui feraient que, Ségolène Royal faisant le sacrifice de sa candidature, mais en déclarant qu'elle remporterait la primaire, nuance, mais aussi, selon une dépêche Reuters datée du 13/06/10, que Martine Aubry s'effacerait derrière tout présidentiable socialiste qui serait «mieux placé» qu'elle avant les primaires socialistes a-telle assuré dimanche 14/06/10. Tout est dit, nous avons compris, la voie royale est ouverte pour DSK, il n'a qu'a recueillir le fruit qui est mûr et se présenter sans crainte, il sera le représentant socialiste.

    C'est sur France 5 que Martine Aubry a réfuté l'existence d'un pacte avec Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal en argumentant,

    «Comme je ne suis pas née avec l'idée que j'allais être candidate à la présidentielle, celui qui me paraîtra le mieux placé pour défendre les idées que je défends, ce sera mon candidat», a-t-elle expliqué.

    Mais, là nuance, DSK est-il le mieux placé pour défendre ses idées, ou est-il simplement le mieux placé tout court par les sondages, la question est posée, et cela suffit-t-il ?

    Se présentera-t-elle aux primaires que le PS organisera en octobre 2011 pour désigner son candidat à la présidentielle ? «Bien sûr que non», aurait-elle répondu «cela ne s'appelle pas un pacte, ça s'appelle une réflexion collective». «L'intelligence collective, c'est que, dès lors qu'on est d'accord sur une ligne, (c'est donc la ligne qui importe), on ne soit pas les uns contre les autres. Quand Laurent Fabius a dit il y a quelques temps qu'il y a comme un pacte entre nous, ça veut dire simplement que si on est d'accord, on ne va pas faire une bataille d'égos», a-t-elle expliqué.

    Elle tient ainsi sa promesse de ne pas se présenter à la présidentielle, promesse formulée lors du tout contre Ségolène Royale au fameux congrès de Reims lorsqu'elle fut mise en place par le courant constitué sous ce slogan. Mais cela va dans le bon sens puisque même François Hollande reconnait que DSK est celui qui fait honneur aux socialistes, ce qui finalement le plébiscite, tout en regrettant que les primaires n'aient pas lieu plus tôt avec une pointe d'amertume.

    Mais il faut lever le voile de la ligne, or DSK n'est pas dans la ligne de Martine ne serait-ce que sur l'âge de la retraite et sur bien d'autres points ou il n'apparaît pas aussi de gauche qu'elle. C'est une ambiguïté importante dont le but est de laisser croire qu'elle joue pour DSK alors qu'elle se positionne éventuellement pour une autre ou un autre socialiste, n'oublions pas qu'un accord a été établi avec Ségolène dans son bureau, et Ségolène est plus à gauche que DSK. En outre, le parti de gauche de Mélenchon ne veut pas entendre parler de DSK ainsi que les autres partis à gauche ! L'inconnue reste les Verts, qui préfèrent Martine, mais comme elle ne se présentera pas il leur faudra choisir entre DSK, s'il se présente, rien n'est sûr, et Ségolène qui n'a pas dit son dernier mot ou un autre.

    Voila l'équation est posée s'agit-il seulement de cote de sondages pour lesquels DSK en récolte de nombreux de droite et du centre plus qu'à gauche, ou s'agit-il des idées que Martine défend et que feraient siennes le candidat qui serait le mieux placé aux sondages ?

    Il est évident d'une part que cette primaire se présente trop tard, encore une fois elle met ce parti dans une incertitude qui ne peut que le desservir, l'attente de la décision de DSK est néfaste car on ne voit pas pourquoi il refuse de se déclarer, l'argument qu'il a présenté de le laisser travailler ne tient pas. Il manifeste simplement le peu d'intérêt qu'il accorde à cette primaire, qui apparaît être une opération qu'il n'apprécie pas, l'ayant perdue en 2007. Il a acquis une position internationale qui l'empêche pour son égo de s'affronter avec ses camarades socialistes, ce serait descendre de son piédestal, ce n'est pas son genre trop imbu de sa supériorité. Mais aussi on ne voit pas pourquoi dans cette primaire les autres candidats potentiels des autres partis de gauche n'y figureraient pas, et dans ce cas on voit mal son organisation, rien n'empêche des fraudes qui entacheraient le résultat de cette consultation qui apparaît de moins en moins démocratique à gauche.

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