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santé

  • La santé n'en fini pas de coûter de plus en plus cher à la sécu,

    qui y-a-t-il d'anormal on vit plus vieux ?

    Support Wikipedia J'aurais bien aimé que la Cour des comptes regarde le problème de nos dépenses de santé par le bon bout. Comme beaucoup d'organismes, elle s'attache à analyser un morceau du problème par ce qu'elle ne s'implique pas dans la cause démographique qui conditionne l'état de notre société. Elle se polarise sur la nécessité d'accélérer le rythme de nos économies pour réduire le déficit sur la branche maladie. On ne peut lui donner tord, pour une gestion saine, et nos dépenses de soins. Mais, notre population s'accroît d'années en années, et le chômage reste élevé. On constate que chaque année depuis 1982, un solde annuel positif de 250.000 Français selon l'INSEE. Quant à l'espérance de vie, elle est pour les hommes à partir de 60 ans de 22,6 années et pour les femmes de 27,2 années. Mais, on remarque que, pour les hommes, elle s'est accrue entre 1994 et 2012 de trois années, tandis que pour les femmes l'accroissement n'est que de 2,2 années. Donc, en moyenne, les hommes rattrapent les femmes et vont vivre plus âgés 82, 6 ans, tandis que pour elles c'est jusqu'à 87,2 années. C'est accroissement démographique dû, aussi à une meilleure médecine, pèse sur nos dépenses de soins, comme il pèse sur nos retraites, je n'ai rien inventé. Si l'on y ajoute nos difficultés économiques, moins de rentrées fiscales, le déficit de la sécurité sociale en est la résultante. Elle est enserrée dans un étau. Ce n'est pas que chaque Français dépense trop, c'est simplement qu'il atteint une condition de vie, encore enviable, même si elle est inégale. Ce qu'il faut donc, abaisser notre richesse de vie, et nos avantages sociaux par ce que cela coûte trop cher !

    Nous sommes à 50 % des remboursements sécu, nous avons des génériques qui n'ont pas la qualité des originaux ce qu'il est reconnu. Ils posent des problèmes aux personnes âgées. À force de réduire le niveau de remboursement des soins, le nombre de personnes qui ne se soignent plus ne cesse de croitre ! Une évolution divergente.

    Comme dans tout organisme de prestations à caractère humain, il y a des abus qu'il faut combattre. Dans le domaine de la santé outre la gestion de hôpitaux, il y a la fraude au nombre de lits et à la majoration des actes effectués et prescrits dans les cliniques. Dans le cas du médecin généraliste, il y a la fraude aux actes payés plus chers, que ce qui est déclaré, et la surconsommation de visites. À cela, s'ajoute la dépense de médicaments par le surdosage qui est néfaste pour la santé.

    La fraude à la sécurité sociale détectée en 2011 atteindrait 479 millions d'euros. Elle recense les fraudes aux cotisations sociales, aux prestations familiales, aux prestations maladies, aux prestations de retraite, et aux mutualités sociales agricoles et du régime des indépendants, voir, ici.

    Ce ne sont pas les patients «ordinaires» qui en sont responsables, mais ce sont eux qui en subissent les conséquences. Les grands trusts médicamenteux ne souffrent pas directement du déficit de la branche maladie, ils mettent à la disposition des médecins une foultitude de médicaments plus ou moins efficaces. Ceux-ci, sous l'influence des représentants médicaux sont tentés de les prescrires puisqu'ils sont présentés plus actifs. Cette logistique fait en sorte que l'on se trouve avec un package important de médicaments, accessibles à la vente sous ordonnance. De plus, la demande des patients auprès de leur médecin fait que la France est championne de la consommation de psychotropes. Les génériques ne peuvent suffire, seuls, à juguler la dépense.

    Face à un déficit de la sécurité sociale qui peine à se réduire, il devrait atteindre 14,3 milliards d'euros en 2013. La Cour des comptes dans son rapport du 17 septembre 2013, demande d'enrayer la spirale de la dette sociale par un effort nettement accru de maîtrise des dépenses. Sont notamment visés, le système hospitalier, les analyses médicales et l'optique, les régimes de retraites agricole et des professions libérales, et les mutuelles des fonctionnaires et étudiantes.

    Comme on pouvait s'y attendre, c'est l'hôpital qui représente le gros des dépenses. À lui seul il est de 44 % de l'ONDAM, Office National des Dépenses d'Assurance Maladie. Il note, que malgré les efforts de retour à l'équilibre en 2012 des hôpitaux publics, il y a un retard considérable au niveau de la chirurgie ambulatoire. Quatre interventions sur dix sont pratiquées en ambulatoire, alors que l'on en compte huit sur dix dans d'autres pays. Le rapport note que la pleine capacité de la chirurgie ambulatoire permettrait de l'ordre de 5 milliards d'économie. La part de l'hospitalisation à domicile reste inférieure à celle des autres pays comparables. En fait, le rapport préconise une refonte du système hospitalier, puisqu'il y inclut les établissements privés à buts non lucratifs.

    Quant à la dépense de soins, elle aboutit à une explosion. Elle a triplé en dix ans pour atteindre près de 700 M€, sans avoir réussi à désengorger les urgences hospitalières ni éviter que 40 % des patients continuent d’appeler directement leur médecin. La concurrence entre les centres du 15, et les associations de médecins libéraux d'urgence apparaît source de dépenses supplémentaires. Rien d'étonnant, l'appel d'un médecin en urgence coûte très cher, comme tout ce qui touche à l'urgence.

    La grosse dépense de soins est sur les dépenses de laboratoires de 6 milliards pour l'assurance maladie dont 2,9 milliards d'euros pour le régime général au titre des seules analyses effectuées en laboratoires de ville. L'optique représente 5 milliards d'euros ainsi que les audioprothèses à 200 millions d'euros. Sur ces deux postes le désengagement de la sécu conduit a une exagération du coût de l'optique et des prothèses auditives Ce sont les mutuelles qui supportent les coûts injustifiés de ces deux produits.

    On n'a jamais vu autant de marchands de lunettes. Deux prothèses auditives coûtent de l'ordre de 4.000 €, et elles ne sont remboursées par la sécu que de l'ordre de 234 €. Quant à l'optique le remboursement est de 1,7 € par lunette ! Ce désengagement eut pour conséquence une dépense de 3,7 milliards d'euros pour les mutuelles en 2011 ! Cette situation fit en sorte une inégalité aux soins, une personne âgée sans lunettes et prothèses auditives perd rapidement le contact avec la société. Le désengagement de la sécu est donc un échec.

    La Cour des comptes épingle aussi les mutuelles des fonctionnaires et étudiantes. Pour les 7,7 millions de fonctionnaires et leur famille, le service de leurs mutuelles demeure inégal. Elles sont rémunérées au titre de l'assurance maladie obligatoire à hauteur de 365 millions d'euros en 2011. La Cour des comptes considère que ce mode de gestion est à bout de souffle. Quant aux onze mutuelles étudiantes, qui couvrent 1,7 millions d’affiliés, elles ont remboursé 800 M€ de dépenses de soins et perçu à ce titre 93 millions d'euros de gestion. La Cour juge également pour certaines d’entre-elles une qualité de service très insuffisante.

  • Le silence des politiques sur la recrudescence des maladies infectieuses

    liées à la pauvreté et au VIH est condamnable.

    Tuberculeuse, coqueluche, rougeole, gale,.... elles étaient presque disparues.

    Support Wikipedia Mais elles sont de retour, la misère et le VIH aidant font des ravages dans les pays pauvres, surtout la tuberculeuse qui a un lien avec cette dégénérescence immunitaire. Certains malades sont doublement affectés. En cette élection présidentielle on pouvait s'attendre à ce que le sujet de la santé soit abordé par les candidats d'opposition. Que Sarkozy n'en parle pas, normal, la politique de santé qu'il a développée n'est pas pour lui une référence, appauvrissement de l'hôpital, augmentation des honoraires et sur-honoraires des médecins libéraux, réduction des remboursements maladie, une politique visant à la privatisation de la santé. Mais les Mélenchon, Hollande, et autres, pour ne parler que des politiques qui ont la prétention de diriger la France, n'en parlent pas, c'est honteux. Les Français attendent des solutions pour se soigner autrement que par cette médecine pour personnes aisées qui fait le bonheur des spécialistes, ils n'ont jamais autant gagné d'argent. Nos hôpitaux sont devenus vides on cherche les praticiens. Le regroupement de services dans des hôpitaux sous le prétexte que dans d'autres il n'y avait pas assez de patients rendant les services non rentables est une irresponsabilité que tous les Français payent. La cardiologie de Tenon, Paris 20ème, à été transférée à celle de la Salpêtrière, Paris 13ème, la rhumatologie en Seine-Saint-Denis est reportée à l'hôpital Robert Ballanger à Villepinte à la limite de Sevran, plusieurs heures de voyage de mon domicile, honteux. Voir mes articles, Une journée aux urgences de l'hôpital Tenon....., et La loi Bachelot une catastrophe nationale sur la santé, mais aussi Les médecins payés au mérite.

    Les Français pauvres, ne se soignent plus, et contaminent leurs voisinages. Comme les pauvres sont plus nombreux et plus pauvres qu'avant, les maladies infectieuses se développent surtout là ou il y a plus de pauvres et d'immigrés qu'ailleurs.

    Le département de la Seine-Saint-Denis est révélateur. Le blog de François Dessouche informe en novembre 2011 que 7.000 cas de tuberculeuse auraient été recensés en 2011, selon l’InVS, Institut national de Veille Sanitaire, et dans certains territoires de l’Hexagone, le nombre de cas de tuberculose reste particulièrement élevé. Ainsi, dans ce même département en 2008, le taux de déclarations était le plus important de toute la France métropolitaine, soit 30,3 pour 100 000 habitants par an, contre 15,8 en Ile-de-France et seulement 8,2 sur l’ensemble du pays. Avec la rougeole 22.000 cas en 2008 les épidémies infectieuses reviennent en France.

    La ville de Clichy-sous-Bois qui cumule les malheurs des logements insalubres et de la misère, surtout dans le quartier du Chêne Pointu, a eu 23 personnes atteintes de tuberculose, et 40 personnes présenteraient une Infection Tuberculeuse Latente, ITL, dont 28 enfants de moins de 15 ans. «Cette hausse du nombre de cas atteints par la maladie est la conséquence de différents facteurs, forte population dans un petit périmètre, insalubrité des logements, condition sociale de faible niveau, cas d’ITL donc la maladie se manifeste des années après, favorisant ainsi la propagation de la maladie» explique le médecin Aminata Sarr, inspecteur de santé publique de l'ARS, Agences Régionale de Santé, en Seine-Saint-Denis. «Avec 30.3 cas pour 100.000 habitants en 2009, 460 cas déclarés, la Seine-Saint-Denis est le département le plus touché par la tuberculose du fait de sa grande population ayant un niveau social fragile et présentant généralement un système immunitaire faible» affirme-t-elle.

    Le maire de Clichy-sous -Bois est socialiste, tout comme le président du Conseil général et député Claude Bartelone un proche de Martine, Aubry, et bien c'est le silence le plus complet dans les supports nationaux. Il y a aussi de nombreuses communes communistes, et là aussi, c'est le silence le plus complet. Cette irresponsabilité devant les Français est impardonnable. François Hollande et Jean-Luc Mélenchon se taisent, n'en parlent dans leurs grands meetings, pourquoi ? L'occasion était belle pour Mélenchon à son show de la Bastille devant plus de 30.000 personnes, ainsi qu'à François Hollande au Bourget.

    Ces maladies entrent dans la cadre de politique de la santé et posent un problème de salut public qui concerne tous les Français.

    Que constate-t-on que notre sécu est toujours aussi déficitaire et que les Français sont de moins en moins remboursés et soignés, c'est donc que l'argent non dépensé dans cette austérité médicale est distribué ailleurs.

    Au Sénat dans une question écrite n° 08181 de Mme Marie-Thérèse Hermange, Paris, UMP, publiée dans le JO Sénat du 02/04/2009, page 801, elle attire l'attention de Mme Roselyne Bachelot la ministre de la santé et des sports sur la recrudescence de la tuberculose en France. Ainsi, entre 2006 et 2007, 250 cas supplémentaires ont été comptés, faisant passer le nombre de personnes atteintes à 5 588. Mais c'est aussi et surtout dans les pays en voie de développement que le fléau sévit.

    L'organisation Mondiale de la Santé, OMS, dans son communiqué de presse du 18 mars 2010 mentionne qu'un tuberculeux sur quatre développe une forme de la maladie contre laquelle les traitements médicamenteux typiques sont désormais impuissants. Ainsi, 28% de toutes les personnes récemment diagnostiquées comme étant atteintes de tuberculose dans une région du nord-ouest de la Russie présentaient une forme multirésistante de la maladie, tuberculose MR en 2008. Il s’agit du pourcentage le plus élevé dont l’OMS n'ait jamais eu connaissance. Dans le nouveau rapport que vient de publier l’OMS, intitulé Multidrug and Extensively Drug-Resistant Tuberculosis: 2010 Global Report on Surveillance and Response, l’OMS estime que 440 000 personnes étaient atteintes de tuberculose MR dans le monde en 2008 et qu’un tiers d’entre elles en sont mortes. Près de 50% des cas de cette tuberculose dans le monde concerneraient la Chine et l’Inde. En Afrique, l’estimation porte sur environ 69 000 cas, dont la très grande majorité n’auraient pas été diagnostiqués.

    Le nombre de nouveaux cas de tuberculose était donc estimé à 9,27 millions en 2007. En France, les personnes qui en souffrent viennent d'ailleurs majoritairement de pays en voie de développement où la maladie est endémique.

    Il est donc important d'assurer un dépistage efficace à nos frontières.

    A l'occasion de la journée mondiale de lutte contre la tuberculose le samedi 24 mars, Catherine Vincent du Monde.fr, publie un article, la tuberculose tue environ 1,5 millions de personnes par an dans le monde.

    Dès le début de ce siècle la tuberculose a tué 1,4 million de personnes en 2010, dont l'immense majorité résidait dans un pays pauvre. Il s'agirait du niveau de mortalité le plus bas enregistré depuis une décennie. Cette évolution bienfaitrice cache comme il est écrit ci dessus une forme de tuberculose inquiétante, la forme résistante. Le bacille de Kock devient plus résistant aux traitements existants, et cela pourrait conduire à un problème de santé majeur. Des médicaments moins efficaces et avec des effets secondaires, impliquent d'être administrés pendant deux années, et coûtent une fortune, au minimum 10.000 € par personne dans les pays en voie de développement. Résultat tous les patients ne peuvent être soignés, seulement 1 % le seraient.

  • La loi Bachelot une catastrophe nationale sur la santé,

    les Français se soignent de moins en moins.

    Support WikipediaC'est cette loi de misère de l'hôpital qui en est la cause. Elle porte la réforme de l'hôpital relative aux patients, à la santé et aux territoires. Elle fut promulguée le 21 juillet 2009, et fut concoctée par Gérard Larché, président déchu du Sénat, selon un rapport d'avril 2008. Son but rendre les hôpitaux publics à l'équilibre financier en 2012, mais aussi réformer en profondeur la régulation démographique médicale, et là c'est catastrophique. Le déficit de l'hôpital était encore de 900 millions chaque année après l'échec de la réforme de 2002. Il fallait, pour le gouvernement rendre industriel l'hôpital comme si la santé des Français était une valeur marchande. Bien sûr la santé coute cher, mais ce n'est pas l'hôpital qui doit en supporter les conséquences, n'est-il pas le service de santé de ceux qui ne peuvent se payer les praticiens et les cliniques privés ? Porter atteinte à sa fonction régalienne c'est porter atteinte aux Français. Ces 900 millions sont à comparer au cadeau fait à la restauration rapide de 2,5 milliards qui ne leur apporte rien et qui a enrichi le lobby des Auvergnats. Ce n'est donc pas l'hôpital qui coute mais la politique menée.

    Les exemples que je présente sont réels et je vais parler en déciles selon l'INSEE, pour bien montrer le pouvoir «d'achat de santé» de ceux qui ne peuvent pas s'offrir les meilleurs praticiens. Ceux qui ont des revenus dans la tranche supérieure des impôts c'est à dire dans le décile D 9 selon l'INSEE ne craignent rien, et je suppose que «Madame Bachelot est de ceux-là» puisqu'ils ont un revenu supérieur à 35.840 € annuels. Il est donc aisé pour cette femme ministre et doctorale en pharmacie de faire cette loi. Elle aura, comme les autres de ce décile de quoi se payer les meilleurs médecins, hôpitaux ou cliniques renommés. C'est donc une loi pour les gens d'en bas afin qu'ils deviennent encore plus misérables.

    Il s'agit de ceux qui gagnent juste de quoi vivre et là, c'est grave. Dans un département comme le mien, la Seine-Saint Denis, un département jeune et dynamique, à forte densité de population cosmopolite, des pauvres principalement, le regroupement des services hospitaliers dans les hôpitaux éloignés de certaines banlieues pose de sérieux problèmes de déplacement et d'attente eu égard aux disponibilités des praticiens. La concentration départementale des spécialités n'arrange pas la prise de rendez-vous, l'attente est longue. Par exemple pour une consultation de rhumatologie un habitant de Bagnolet est dirigé à l'hôpital Robert Ballanger de Villepinte, c'est dire que si celui n'a pas le moyen de transport, il est de suite empêché. Il y a les transports en commun mais entre Bagnolet et l'hôpital c'est la galère il faut passer par Paris puis le RER B et descendre à Sevran-Beaudottes, c'est plus de deux heures. Il y a aussi l'ambulance pour les personnes à mobilité réduite, mais ceux qui ont eu cette expérience savent bien qu'elle n'est pas aisé de la mettre en œuvre, il faut une demande de son praticien qui doit être acceptée par la sécu pour être remboursé, et si l'on veut être vite soigné, il faut payer. Pour un déplacement cela peut encore se concevoir mais des soins prolongés nécessitant plusieurs déplacements, ce n'est pas évident.

    La ministre et les responsables des administrations centrales des hôpitaux qui ont programmé cette centralisation des services hospitaliers, que l'on peut comprendre par nécessité d'économie, mais sans accompagnement est catastrophique. Ils ne sont bien entendu pas concernés. Ces contraintes font, et vous le comprenez, un ensemble de conditions qui découragent de se faire soigner par des spécialistes pour des pathologies spécifiques. C'est dire aussi, et c'est dommage, la faiblesse de moyens de son médecin référant pour le soigner. Les problèmes rhumatologiques sont bien souvent traités par du Doliprane si le patient souffre, ce qui ne le se soigne pas mais le drogue. Si vous transposez cette situation à des retraités miséreux, leur mal empire vers des difficultés pour se déplacer. Mais pour la sécu c'est tout bon, cela fait des dépenses en moins.

    L'expérience récente que j'ai eue mérite d'être contée.

    Je suis un randonneur, j'ai marché un peu partout dans le monde, mais pas partout. J'ai fait aussi de l'escalade à Fontainebleau dans les rochers, la varappe comme l'on dit. Je suis tombé dans un trou de trois mètres sur ma jambe droite, et mon genou n'a pas aimé. Opéré par un bon orthopédiste spécialiste du sport j'ai pu remarcher assez vite et cela fait maintenant dix années. Pas tout jeune, l'arthrose me cause des problèmes et à la consultation de mon référant chaque trois mois, je lui parle de mon genou. Il le regarde bien gentiment mais c'est du Doliprane son traitement favori. Pour cela je n'ai pas besoin de lui, et je ne lui ai pas demandé de m'envoyer chez un spécialiste, il n'aurait pas aimé. Comme je connais un bon rhumatologue, secteur 2, qui me soigne depuis plus de dix années, je le consulte périodiquement toutes les années. Je l'ai consulté aussi pour une faiblesse au bas du dos. Cette visite m'a coûté 40 €. Il m'a prescrit de l'anti-inflammatoire et des infiltrations, une d'Altim, et trois de Go-on avec une radio du dos. Les produits sont pris partiellement en charge par la sécu, mais le reste est payé par prélèvement sur le remboursement de la consultation et par ma mutuelle. Coût de la radio 73,35 €. La seconde consultation pour les injections est de 50 € avec une prescription pour  une densitométrie osseuse, coût 39,96 €. Pour les deux injections suivantes la consultation est de 50 € chacune. Mon genou est beaucoup mieux.

    Total de la dépense 303,31 €. Ma mutuelle me rembourse un complément à celui de la sécu qui rembourse peu, mais je la paye cher. Comment peut donc faire une personne qui ne gagne que 1.000 €/mois, un peu au dessus du seuil de pauvreté de 954 € mensuels pour 8,2 millions de personnes, voir, plus de pauves pauvres et plus de riches riches. Elle ne peut se soigner correctement et encore mon rhumatologue n'est pas cher eu égard à beaucoup. Conclusion de cette expérience, j'ai évité à la sécu une dépense importante par suite d'une aggravation envisageable de mon arthrose qui aurait pu coûter beaucoup plus cher en me maintenant en bonne condition, ce que ne peuvent faire les seuils de pauvreté. Cette politique est désastreuse pour notre pays d'autant que plus on est pauvre plus on est exposé à des douleurs articulaires.

    Autre exemple de l'effet concentrationnaire des spécialités. Comme j'ai fait de la haute montagne j'avais pris la précaution de consulter un cardiologue et un pneumologue pour des explorations pulmonaires avant de m'engager à haute altitude. Pendant dix années je suis allé une fois par année à l'hôpital, mon cœur a un rythme très lent, à faire peur. J'avais rendez-vous à cet hôpital au terme d'une année d'attente. Quelle fut ma surprise de constater que le service de consultations cardiologiques était transféré à l'institut de cardiologie de la Salpêtrière ! Je n'en avais pas été informé. Conclusion, à Tenon, il n'y a plus de consultation de cardiologie. Après avoir été mis en condition par un cadre de santé, embauché pour cela, j'ai pris un nouveau rendez-vous à cet hôpital avec le même docteur, seulement c'est fin décembre. Mais le comble est, que ce même jour, une personne qui avait rendez-vous a perdu trois heures de son travail pour consulter ce docteur, ce qui ne lui fut pas possible. De quoi être écœuré.

    Finalement tout fout le camp, Sarkozy aura tout détruit, même la santé des Français.

    Pourquoi cette évocation personnelle pour informer ceux qui approuvent sa politique, qu'ils n'oublient pas qu'ils peuvent tomber malade, et s'ils n'ont pas les moyens de la médecine privée, ils vont s'apercevoir de l'état de notre service de santé.

    Le site Marianne 2  publie un billet qui donne que 29 % des Français renoncent à se soigner faute d'argent. Ce n'est donc pas que ceux qui sont au revenu du seuil de pauvreté puisqu'il représente 8,2 millions de personnes, soit 13,5 % de la population. Le premier décile D1 est à 10.410 €  soit 10% de la population, le second décile serait à 12.577 € soit 1.048 €/mois, le troisième décile serait à 14.745 € soit 1.228 €/mois, donc 29 % représente une population en dessous du troisième décile c'est à dire gagnant moins de 1.228 €/mois dans une représentation linéaire entre D1 et D5 qui est le décile médian à 19.080 €. Ce chiffre de 29 % me paraît représenter une réalité pour des soins de santé, on ne peut se soigner qu'avec un généraliste avec 1.228 €/mois. La médecine à deux classes est bien instaurée.

    Le billet de Marianne évoque principalement les soins dentaires et d'optique ce qui, eu égard à leurs coûts, est juste. Effectivement pour des soins légers l'impasse de soins s'explique, ils ne compromettent pas la santé des Français. «On voit de plus en plus la tutelle se désengager du remboursement des soins légers pour se focaliser sur les affections de longue durée et les soins lourds», constate Guy Vallancien, chirurgien et président du Cercle Santé, co-auteur de ce sondage, Marianne 2.

    Le billet indique que le coût de la santé sur les dernières cinq années a flambé de 16,6 % passant de 571 à 665 euros par an et par Français, cela fait 55,4 €/mois ! En plus, la politique médicale menée qui consiste à faire deux sortes de Français, ceux qui peuvent se soigner dans le privé et ceux qui ne peuvent pas, conduit à l'exagération de pratiques de sur-honoraires de plus en plus élevés qui enrichissent le corps médical sans aucun regard sur les difficultés de la population.

    Nous avons vu que le coût n'est pas le seul paramètre, la concentration des spécialités par département est aussi un lourd facteur de désengagement aux soins. Le ministre de la santé Xavier Bertrand devrait y réfléchir, de même que Jean-Marie Le Guen médecin spécialiste et responsable des questions de santé au PS.

    Le prochain article sera Martine à montré sa solidité et Hollande sa modestie...

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