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ségolène.

  • La nouvelle stratégie de Royal,

    à la fête de la fraternité.


    Déjà à l'université d'été de la Rochelle du 27/08/10, voir pour ses partisans ce sera elle, ou elle déclarait lors de l'ouverture «c'est unis que nous gagnerons», à la fête de la fraternité à Arcueil le samedi 18/09, Ségolène Royal se place en rassembleur des socialistes, et même un peu plus à gauche. Elle s'est finalement résolue au clin d'œil à gauche, sentant lui échapper les primaires socialistes au profit de DSK dont je persiste à penser qu'il ne s'engagera pas, n'est-il pas proche de Sarkozy ? Mais c'est surtout par rapport à Martine Aubry. Après réflexions se replacer dans le parti ne peut que lui être profitable, elle a tout à y gagner, en dehors, elle perd. Et la question de cette logistique n'est-elle pas le fruit des rencontres bi-mensuelles avec Martine qui, je pense aussi, ne se présentera pas ?

    Claude Bartelone député PS explique le 24/09/10 sur France Inter qu'il y aurait une entente entre Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn pour la présidentielle 2012. «Je suis persuadé qu'il y aura comme candidature ou celle de Dominique Strauss-Kahn, ou celle de Martine Aubry, et que nous aurons à partir de là un candidat qui permettra à la gauche de gagner et au pays de retrouver un minimum d'espoir», a-t-il déclaré. Voila encore une intervention qui ne peut que raviver les affrontements entre les ténors du PS qui voient que finalement ces primaires sont réglées au départ. Pour lui, c'est éviter un affrontement fratricide entre DSK et Martine qui ne peut qu'être contre productif ! En cela, il reprend l'argumentation de Laurent Fabius «les primaires vont permettre à plusieurs candidats d'être candidat, mais il faudra faire prévaloir l'unité et je pense que, parmi les grands candidats, ce serait mauvais qu'il y ait un affrontement» dit-il. On sent dans ce parti, comme dans celui de l'UMP un désordre, avoir prévu des primaires il y a un temps, et puis maintenant avec cette charge de Bartelone, se rendre compte, qu'en fait pour lui, deux personnalités politiques du PS seraient en mesure de battre Sarkozy, et cela à cause des sondages ! C'est bien une manœuvre pour mettre Ségolène Royal et les autres dans le vent

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    Document Le Monde.fr, REUTERS/GONZALO FUENTES

    Ségolène Royal lors de la Fête de la fraternité à Arcueil, le 18 septembre 2010.

    De toutes évidences sa stratégie d'isolement engagée depuis le congrès de Reims ou elle a été battue par le tout sauf Ségolène n'a fait que la marginaliser comme possible candidate à la candidature du PS puisqu'elle à vu ses principaux soutiens la quitter, le dernier en date étant Jean-Louis Bianco son plus fidèle partisan. Nous savons tous que depuis son éclatante victoire aux régionales, ou d'une opportunité faite par Martine elle a lancé «nous devrions nous voir», et le fait est qu'elles se voient au moins deux fois par mois, n'est-il est logique de penser qu'entres elles se trame une logistique en vue de la présidentielle ? De plus, il est évident que Ségolène à un autre punch que celui de Martine pour engager un combat présidentiel, dont elle déjà une expérience. Sa stratégie de rassemblement, curieusement, est écoutée puisque Martine ne pouvant se rendre à Arcueil y a détaché un proche en la personne de Claude Bartelone fidèle second couteau de Laurent Fabius bien qu'il ait toujours présenté une certaine aversion pour Ségolène, c'est dire le renversement d'attitude du PS. «Si on m'avait dit il y a un an que je me retrouverais ici» en dit long sur le changement logistique. Mais cela n'est-il pas aussi la conséquence du rapprochent avec Laurent Fabius ou paraît-il ils auraient pris, Ségolène et lui, leur petit déjeuner ensemble, j'ai lu cela quelque part.

    Mais, il ne fut pas le seul, il y eu d'autres figures Arnaud Montebourg, Manuel Valls, l'avocat Jean-Pierre Mignard, le mécène Pierre Bergé. Et, enfin, invité surprise, Jean-Luc Mélenchon, le président du Parti de gauche, venu utiliser la tribune pour défendre l'idée partagée avec Mme Royal d'un référendum sur les retraites. Quel changement ! Je ne me Ségonolise pas affirme Mélenchon,

    «il faut vraiment que le pays aille mal pour que des gens qui se sont tirés la bourre se retrouvent ici».

    C'est dire avec quelle rancœur ils y sont allés. Mais cela ne veut-il pas signifier que Ségolène porte un espoir pour que finalement ils y soient allés, eux, qui n'ont cessé de la critiquer ? «Face aux désordres du pouvoir, il est extrêmement important que les socialistes incarnent la crédibilité, la cohérence s'est exclamé» Manuel Valls. La force tranquille de François Mitterrand, le slogan qui lui permit d'accéder après deux échecs à la présidence lui à servit de talisman pour ce rassemblement, autant Mitterrandienne que Martine Jospinienne.

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    C'est devant plus de 3000 sympathisants de désir d'avenir que Ségolène s'est exprimée en se posant comme un recours à la France martyrisée de Sarkozy, «une France qui est entre de mauvaises mains», «le bateau gouvernemental prend l'eau de toutes parts s'est-elle exclamée». Prônant une politique de respect, sans renouveler les erreurs du passé. On sent dans cette démarche la volonté de se replacer dans la course à la candidature présidentielle et les socialistes font le dos rond pensant qu'elle à plus de capacité de nuisances que de remporter les primaires. Elle veut que l'on prenne en compte ses propositions qui s'appuient sur son expérience en Poitou-Charentes, elle se bat pour s'imposer. Elle ouvre large pour tenir compte des propositions des autres leaders socialistes, elle a besoin d'eux alors qu'il y a quelque temps d'aucuns se disaient qu'elle irait seule provoquant de fait une scission avec le PS.

    Alors Ségolène Royal battue non, elle s'invite aux Français avec l'espoir d'être à nouveau celle qui fera une politique autrement par ce que c'est une femme. Elle montre sa dynamique, elle veut se replacer dans la course car elle sait bien que s'engager dans une campagne présidentielle ce n'est pas du gâteau, il faut être d'attaque tous les matins, elle l'a prouvé. Ce n'est pas le profil de DSK, quand à Martine quitter sa mairie de Lille et le secrétariat du PS pour une hypothétique élection présidentielle ce qui lui ferait tout perdre est un risque qu'elle ne prendra pas. Seule Ségolène en aura la dynamique et dans ce genre d'exercice, c'est toujours celui qui avance qui l'emporte.

  • Martine et Ségolène,

    entente cordiale ou circonstances ?

     

    Qui n'a pas été étonné de voir Ségolène Royal à l'émission «à vous de juger» sur les retraites le 09/07/10. Pour une émission de cette importance dans ce contexte syndical, de la manifestation du 07/09/10 et de celle programmée le 23, l'obstination du gouvernement à ne rien lâcher, la première secrétaire du parti socialiste s'imposait. Le sujet était d'importance la fin du dogme socialiste des 60 ans instauré par François Mitterrand. Pour défendre cette position il faut un personne d'envergure, de poids, et qui de mieux que la secrétaire Martine Aubry ? Quel fût notre étonnement lorsque Ségolène se présenta comme la représentante du PS ! Il faut se rappeler que sur le problème de l'âge de la retraite le PS n'a jamais été clair, et l'on peut penser que cette position ambigüe ne favoriserait pas Martine Aubry dans un débat contradictoire, ne s'étend jamais prononcé franchement sur le maintien des 60 ans. Or, on sait que le PS et les principales organisations syndicales, longtemps ignorées, se sont rencontrées avant cette émission ce qui laisse à penser que cette prise de position sur le retour du dogme des 60 ans, si le PS venait aux affaires, les syndicats y sont pour beaucoup. Dans ce contexte, la seule personne qui avait eu une position claire sur la retraite était Ségolène Royal !

    Ce n'était pas un débat mais une partie de cache cache, chacun débitait ses arguments et répondait aux questions d'Arlette Chabot et de Jean Boissonnat bien discret d'ailleurs, et tout heureux de se trouver en cette compagnie. Dans ce cas on envoie les seconds couteaux, tout de même, Ségolène parlant au nom du parti socialiste qui aurait pu penser cela il n'y a pas six mois ? Est-ce à dire que Ségolène serait à l'image du premier ministre François Fillon et pourrait être le premier ministre du PS si celui-ci viendrait à gagner la présidentielle de 2012 avec Martine la présidente ? Étonnant non, que Ségolène renonce à son objectif d'être présidente quels sont les tractations entre Martine et Ségolène qui ne peuvent ou ne pouvaient pas se sentir il y a peu, leur détestation était si forte et leur rivalité inassouvie ?

    Mais bien plus que cela, le porte paroles Benoit Hamon de la gauche socialiste avec Henri Emmanuelli était présent à l'émission, rappelez-vous il tirait sur Ségolène à boulets rouges. Il y a anguille sous roche c'est clair mais quoi ?

    L'article du Monde.fr révèle que Martine et Ségolène se parlent en tête à tête, s'affichent ensemble comme à la Rochelle et se partagent les rôles. Elles se rencontrent une fois par mois dans l'antre Ségolène du boulevard Raspail et les conversations sont à huit clos. D'aucuns disent, elles vont finir par se trouver sympathiques. Un proche du député François Hollande dernier secrétaire du PS, «elles partagent au moins leur détestation de François». Remarquez la haine n'est que le prolongement de l'amour.

    Ce nouveau visage du PS ne serait-il pas la conséquence de l'absence de DSK qui caracole en tête des sondages ?

    Tout aurait démarré au coup de fil de Martine félicitant Ségolène de son succès aux régionales, pour une secrétaire de parti c'est dans la logique, et Ségolène saisissant l'opportunité téléphone à Martine, «nous devrions nous voir», cela en signifie long, et le 31 mars Martine se fait déposer au pied du boulevard Raspail par son chauffeur.

    Ainsi commence peut être une page de l'histoire de France, «deux femmes se sont rencontrées pour construire ensemble le destin de la France, ce serait beau, non ?»

    Il est vrai que dernièrement Ségolène s'était tenue en retrait dans l'hypothèse DSK ou Martine se présenteraient à la présidentielle, voir, je préfère le sacrifice de mon ambition, et voyant cela, le PS rassuré d'une non candidature Ségolène au cas ou, lui rend la monnaie de son sacrifice. Le 11 septembre 2010, qui est une date que l'on ne peut oublier, Laurent Fabius était l'invité politique de l'émission on n'est pas couché de Laurent Ruquier sur France 2. Il venait présenter son livre sur l'art, un connaisseur de la peinture universelle étant d'une famille d'antiquaires et ayant fréquenté en culottes courtes le musée du Louvre. Interrogé par Laurent Ruquier sur la politique, il ne pouvait en être autrement, Laurent Fabius sans détours déclare un pacte de non agression entre DSK et Martine, consécutif aux sondages qui leurs sont favorables ce qui montre que finalement ces primaires se présentent comme une grosse arnaque, d'autant plus, qu'il prétend que personne ne s'opposera à Martine au PS. Les François Hollande, Manuels Valls....n'auraient donc aucune chance ? On n'a pas fini de jaser sur ces primaires, qui démocratiquement séduisantes au départ risquent de se présenter être un cercueil pour le PS ou tant les rivalités sous-jacentes risquent de le miner, à moins que ces prises de position puissent être considérées comme des pré-primaires, mais dans ce cas, il faut que les ténors s'affrontent comme aux États-Unis.

    Ségolène Royal a déclaré dimanche 12/09/10 dans l'émission politique France-inter, i-télé en partenariat avec le Monde et dailymotion, que les socialistes seraient unis et prêts pour assurer l'alternance et que le candidat désigné sera soutenu par tous. Sur la guerre des chefs, elle a déclaré,

    «je vais vous faire une confidence, en 2012, non seulement nous serons unis mais en plus nous serons prêts, et celui ou celle d'entre nous qui pourra porter cette alternance, cette alternative, cet espoir nouveau, sera soutenu par tous les autres».

    Ségolène Royal sur la guerre des chefs revue de presse.



  • Pour ses partisans ce sera elle,

     

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    tous les courants ont leur leader mais est-ce suffisant ?

     

    C'est sur l'ombre de DSK plébiscité par les médias que s'est ouvert l'université d'été du PS à la Rochelle à croire qu'elle servait encore pour définir sa politique nationale, avec 59 % de partisans d'après les derniers sondages, TNS-Soffrès-Logica, DSK mettrait KO Sarkozy, Martine Aubry le bâterait avec 53 % tandis que François Hollande qui revient ferait jeu égal avec lui et Ségolène Royal serait battue ne faisant que 49 % au second tour contre 46,94 % lors de la présidentielle de 2007. Pourquoi donc aller voter le PS gagnera les élections présidentielles deux de ses leaders le batte, ces sondages sont mirifiques, les socialistes n'ont jamais eu autant de chances de l'emporter alors que la bataille des idées, si elle est engagée n'est pas terminée, 57 % des Français pensent que le PS ne ferait pas mieux que Sarkozy. Il n'y a plus qu'à s'aligner sur la politique de DSK, le problème est qu'elle n'est pas encore définie, le sera-t-elle ? Il reste donc Martine, Ségolène la mal aimée n'est pas en force quand à François il faut attendre. Alors croire en Ségolène serait utopique la pente est raide et nombreux sont ceux qui tapent sur elle, mais est-elle hors course pas si sûr ?

    DSK traine une casserole et Eva Joly la future porte drapeau d'Europe Ecologie ne mâche pas ses mots quand elle déclare qu'elle l'a mis en examen, de suite une sensation de froid vous envahit dans votre élan d'autant qu'il est principalement plébiscité par les centres droit et gauche par les déçus du Sarkozysme et par ses partisans au PS, mais par la gauche non ! En fait, tout cela apparait être un piège pour DSK et le PS, le centre se ralliera de toutes façons à Sarkozy voir à Villepin, c'est la même famille, et la gauche ne se ralliera pas sur lui. De plus ce sondage ne tient pas compte de l'éventualité Villepin, tout est donc faux. Martine Aubry présente une vraie possibilité, mais mon impression est quelle n'a pas la potentialité de Ségolène Royal, qui n'a pas été aidée par son parti dans sa réélection à la tête du Poitou-Charentes ou elle a construit des alliances envers et contre tous il faut lui reconnaître cette performance. Sur le problème de la sécurité Martine Aubry comme le PS ne propose rien de particulier à l'encontre de Ségolène Royal qui, revenue sur l'encadrement militaire des jeunes délinquants, a fait une nuée de sifflets lors de son allocution d'entrée sur ce point.

    D'ailleurs, n'a-t-elle a demandé au ministre de la défense Hervé Morin de tester expérimentalement l'encadrement militaire dans sa région pour les jeunes délinquants ? Interrogé sur le sujet dans «le Fou du roi», sur France inter, le ministre de la Défense s’est contenté de répondre: «C’est pas le boulot des militaires». «Ce n’est pas le rôle des militaires actifs de se substituer à l’administration pénitentiaire», développe-t-on dans l’entourage du ministre. Décidément Ségolène aura bien des difficultés pour faire admettre cette juste réponse à la délinquance des jeunes.

    Quels sont les atouts de Martine par rapport à Ségolène, il n'y en a pas. Si elle est à la tête du PS, c'est par le tout sauf Ségolène qui l'a écartée, alors qu'elle l'avait emporté au congrès de Reims en 2008. Écartée de la direction et mise au placard, Martine avait tout pour s'imposer, ceux qui l'ont mise ne pouvaient que la soutenir face à un Sarkozy accumulant erreurs sur erreurs par sa politique dogmatique et injuste socialement et de plus ayant échoué sur son fond de commerce l'insécurité qu'il attise par ses déclarations la rendant plus criminelle encore. Le succès aux élections régionales est plutôt dû à la politique de Sarkozy et à celle de la gestion des présidents socialistes qu'à celle de Martine. Sur les violences urbaines à Grenoble ses propos sont «l'été de la honte pour la France», «la France a été salie», «c'est indigne», «quand on a un tel échec sur la sécurité on cherche une autre politique, pas des boucs émissaires», on peut le penser mais cela n'apporte rien quant à la manière de combattre l'insécurité. Avec Martine on retombe dans le laxisme du gouvernement Jospin. Les socialistes manquent d'honnêteté sur la sécurité.

    Martine à certes une grande valeur en compétence sociale, elle est issue d'une famille sociale démocrate, mais cela ne suffit pas pour guider un pays, il faut de l'envergure et de l'aplomb qu'elle n'a pas autant que Ségolène. Ce qui fait peur à la droite c'est Ségolène, pas Martine, par ses propos inhabituels et qui n'hésite pas devant l'obstacle a présenter des solutions bousculant à la fois son camp et la droite.

    Dans le livre de David Revault d'Allonnes journaliste à Libération paru jeudi 26/08/10, Martine annonce qu'elle se prononcera sur sa candidature aux primaires en 2012, elle ne sera plus première secrétaire, cela pose donc un sérieux problème au PS ! Qui sera à sa place ? Les luttes intestines ne peuvent que reprendre ce qui ne peut être que néfaste pour son candidat. Si l'on se rappelle le sacrifice de François Hollande qui a préféré rester premier secrétaire en 2002 permettant ainsi la candidature de Jospin pour que le PS ne se divise. Ce scénario peut très bien se renouveler laissant la voie libre aux autres prétendants ce qui serait encore la meilleure solution.

    Ségolène affirme ne rien avoir décidé, sur sa candidature aux primaires mais dans «meurtres entre camarades» le livre de David Revault d'Allonnes

    «Je ne sais pas si je serai candidate. Ce qui ne veut pas dire que je ne serai pas candidate», précise-t-elle.

    Dans cet entretien réalisé à Paris le 15 juin, la présidente de Poitou-Charentes affirme: «Je soutiendrai un dispositif gagnant même si je ne suis pas forcément en première ligne». Elle entend «s’inscrire dans une intelligence collective», elle pose ses conditions,

    «si je pense que le projet est ingagnable, notamment avec les questions de sécurité sur lesquelles le PS a toujours été un peu mal à l’aise, ou s’il est totalement déconnecté de la réalité, je prendrai sans doute mes responsabilités». «S’il y a refus de discuter, si on m’explique qu’on n’a rien à se dire et que le meilleur gagne, là, je serai candidate aux primaires. Si la règle du jeu est pipée, si ça se transforme en système verrouillé, à ce moment-là, je prendrai les militants à témoin, avertit encore Royal. Et de croire en ses chances, «je pense que je gagne les primaires face à tous les autres candidats. Qui sait faire une campagne comme je sais le faire ?». «Dans une campagne, je peux être la meilleure». «Je sais ce qu’ils m’ont fait. Tout ce qui m’a manqué à la présidentielle, les comportements négatifs, les trahisons, ceux qui auraient dû m’aider à faire le job et qui ne l’ont pas fait. J’ai pris les coups toute seule. Cela ne doit pas se reproduire «même si un autre que moi est candidat». «Malgré ce que j’ai subi, c’est moi qui fait l’effort du rassemblement», a-t-elle fait valoir, remarquant qu’elle pourrait «refuser de discuter avec eux», dire qu’elle est «candidate quoi qu’il arrive, leur faire boire le calice jusqu’à la lie, comme ils l’ont fait», mais serait-ce raisonnable ?

    Nous sommes à moins de deux années de la présidentielle tout peut donc changer d'autant qu'il y aura les primaires socialistes, les cantonales, l'ordre n'est pas précisé, et les sénatoriales qui confirmeront avant les présidentielles le visage politique de la France, une indication précieuse pour la présidentielle. Cela dépendra aussi du raz le bol des Français qui auront subit, pour beaucoup d'entre eux, sous Sarkozy les années les plus injustes et droitières de mémoire d'homme de leur histoire.

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