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ségolène

  • Ségolène Royal prenez du bon temps,

    laissez, courir un temps !

    Support Wikipedia Ne cherchez plus à vous imposer, vous avez assez donné. Vous savez comme moi, bien que vous ne me connaissez pas, que la politique est sans reconnaissance, elle est le reflet des citoyens qui sans raison parfois, seulement par ce qu'ils sont aigris sont amenés à des comportements irréfléchis. Leur verdict abat souvent ceux qui, comme vous, veulent apporter une condition de vie meilleure. Pensez à François Mitterrand, qui avant de devenir président échoua deux fois, à Martine Aubry qui, elle aussi, après la défaite de Lionel Jospin et des socialistes en 2002, fut battue dans la cinquième circonscription du Nord réputée imprenable par le candidat UMP Sébastien Huyghe, et elle fondit en larmes. Et dimanche 16 elle eut à subir aussi le verdict implacable des urnes qui n'a aucune considération humaine. De même Alain Juppé mis à l'écart de la vie politique par sa condamnation dans les emplois fictifs de la ville de Paris eut sa traversée du désert, alors que Jacques Chirac le principal responsable a été blanchi. Honteux n'est-ce pas ! C'est souvent comme cela il faut des décennies pour s'imposer, vous avez eu votre gloire acceptez que d'autres aient la leur. Vous n'êtes pas d'un seul coup devenue inutile seulement vous ne pouvez plus être la représentante du peuple de gauche.

    Ce n'est pas votre programme qu'ils ont rejeté, c'est vous, bien qu'il fasse relativiser. Vous savez bien que l'appareil socialiste à tout fait pour vous discréditer, vous éliminer que ce soit au Congrès de Reims en 2008 bien que la mention qui vous soutenait était arrivée la première et ensuite après consultation des socialistes vous avez perdu par rapport à Martine Aubry pour une poignée de voix dans un scrutin litigieux. Auparavant les ténors de votre parti ont «préférés» perdre l'élection présidentielle de 2007 plutôt que de vous soutenir. Rappelez-vous les propos de Michel Rocard qui vous à prié de vous désister pour lui, qui, selon lui, auraient permit à la gauche de gagner les élections. Vous avez été qualifiée de cruche, de nulle et je ne sais combien de qualificatifs désobligeants ont été prononcés contre vous. Des propos qui n'ont pas été relevés par vous ni par votre parti, et encore moins par votre compagnon d'alors le secrétaire général du PS, bien qu'il semble vous avoir soutenu. Et puis il y eu la lettre d’Éric Besson, ici, qui vous a fait beaucoup de mal sur le financement de votre programme présidentiel, et ceux qui ont chiffré ce programme ne se sont pas montrés à la hauteur pour le soutenir. Razzy Hammadi président du mouvement des jeunes socialistes n'a-t-il pas déclaré que «collectivement, nous n'avions pas été à la hauteur !»

    De ces faits vous êtes mal perçue par une majorité des Français. Attaquée comme vous l'avez été aurait mérité que vous montriez votre caractère, mais vous avez montré un sourire de circonstance qui sonnait faux, cette attitude à été mal ressentie. Il y a quelque chose dans votre présentation qui ne passe pas, et je ne sais quoi ? Quand je parle de vous on me répond, surtout pas elle ! Je n'arrive pas à définir ce «surtout pas elle !» Vous êtes pourtant agréable, élégante sans trop le faire sentir à la Rachida Dati, peut être est-ce votre voix ?

    Malgré cela vous avez tenu envers et contre tous, vous n'avez pas démérité. Vous ne pouviez gagner, vous aviez à la fois Sarkozy contre vous mais aussi des socialistes importants qui vous ont critiqués.

    Ensuite, aux élections régionales, vous avez manœuvré seule contre votre propre parti. Vous avez brillamment gagné en élargissant au centre et aussi à gauche mais cela laisse des traces parmi les socialistes que vous avez évincés. D'ailleurs, combien sont ceux qui, dans cette situation, attaqués et insultés comme vous l'avez été se seraient lancés une nouvelle fois dans cette bataille présidentielle avec une première sélection pour cette primaire, par des socialistes, je n'en connais pas. Une erreur de stratégie probablement vous en vouliez trop. Cette ténacité qui vous honore à fait votre perte. Il vous faut comprendre que ce nouvel engagement était l'occasion pour ceux qui ne vous aiment pas de vous éliminer, et il y en a de nombreux au parti ne serait-ce que ceux qui vous ont quittés pour d'autres plus à même selon eux de gagner. Vous leur avez offert votre tête ils en ont profité. Avec votre équipe bien faible en soutiens vous  ne pouviez gagner quand je vois dans ma commune le nombre d'affiches à l'effigie de Martine, mais aucune de vous et des autres «primairistes». Avec quel argent ces affiches ?

    Ce sont principalement des socialistes qui sont allés voter et de ce fait ceux que vous avez malmenés vous ont rendu la monnaie de votre pièce dans votre région vous plaçant en quatrième position derrière Arnaud Montebourg. C'est grave pour votre leadership en Poitou-Charentes.

    Dès lors que vous vouliez tenter cette nouvelle aventure, vous n'avez pas pensé qu'il vous fallait un autre programme plus ambitieux pour la France que ce que vous présentiez depuis des années sans pour autant renier vos engagements. Vous aviez l'handicap d'un échec provoqué en 2007, il vous fallait montrer que vous pouviez le surmonter par une idée forte qui aurait été le fer de lance de cette nouvelle aventure.

    Les mauvais sondages vous ont affaiblis et vous les avez rejetés au lieu de les prendre en compte. Vous disiez que c'est du pifomètre ne connaissant pas qui se déplacera pour voter, ce qui est vrai. Mais les derniers montraient nettement la poussée d'Arnaud Montebourg seulement ils ne le positionnaient pas à votre place. Les sondeurs savaient très bien que le corps des votants était inconnu, mais ils constataient que parmi les socialistes vous étiez mal placée, vous ne pouviez l'être autrement. Vous avez certainement manqué de conseils, ou vous n'avez pas écouté. En outre, vos supporters idolâtres vous ont fait plus de mal que de bien en vous portant aux nues. Vous avez cru en eux, que votre action serait comprise, et que votre programme en dix points serait pris en compte. Il n'en à rien été, il est passé inaperçu, inaudible. Il eu fallu être plus positive lors des débats en le montrant franchement, avec insistance, on aurait dit que vous aviez peur de le faire. Je ne vous accable pas, mais il faut analyser votre échec. Vous disiez, «vous allez voir je suis détendue, je suis en tête», cette confiance aveugle vous a perdue. François Hollande plus habile s'est mit au dessus des autres en prenant une position plus large, moins précise dans le détail, c'est ce que doit faire un président de la république laissant à ses ministres le soin de compléter sa politique, de ce fait, il s'est montré plus intelligent.

    L'article de l'Express est enrichissant, il le décrit,

    « comme le maître de l'esquive c'est au ton de son «oui» qu'on peut entendre un «non», jamais prononcé clairement. «Un formidable professionnel de l'embobinage, un spécialiste de l'entourloupe, s'amuse un ancien membre de la direction du PS. Pas de cri, pas de colère, pas de drame, jamais de problèmes, que des solutions !» S'il compte tant d'ennemis dans le parti, c'est d'ailleurs à cause de ce qu'il n'a pas fait, bien plus qu'à cause de ce qu'il a fait, les coups de téléphone qu'il n'a pas passés, le coup de pouce qu'il n'a pas donné, les engagements qu'il n'a pas honorés, les mots qu'il n'a pas prononcés. Hollande ? Un «roublard madré», écrit sur son blog, en septembre dernier, l'ancien socialiste Jean-Luc Mélenchon, qui l'a beaucoup pratiqué. Madré : inventif et retors sous des dehors bonhommes. Le grand prix de camaraderie, et le premier à vous laisser tomber !» Vous le connaissez mieux que quiconque, vous saviez donc que vous ne pouviez lutter.  

    Alors on entend du coté des caciques socialistes tels Marc Ayrault dire, à la suite de votre flagrante défaite, que vous payez celle de 2007, ce qui n'est pas seulement mon avis. Il est partisan il ne vous apprécie pas. Il sait bien ce que l'on vous a fait, et sa position n'est pas honnête. Votre perte en 2007 à été provoquée pour ne pas vous avoir soutenue, ce n'est pas la même chose, vous n'êtes pas responsable ayant fait face avec le maximum de vos moyens.

    Montebourg jeune loup, qui porte le Front de gauche, avec ses propos démagogiques a pris votre électorat, celui pour lequel vous vous battez depuis toujours. Démondialisation, protection douanière mise sous tutelle des banques, ont fait mouche, alors que les vôtres tout aussi pertinents, mais plus réalistes, se sont volatilisés. Vous êtes restée dans le traditionnel du socialisme d'antan comme Martine et Hollande seulement eux avaient énormément de soutiens socialistes ce qui change tout. Et puis, ils étaient neufs pour cette démarche présidentielle.

    Il faut vous rajeunir Ségolène, laisser passer cette mauvaise passe, prenez du bon temps, renouvelez-vous, portez de nouvelles idées, vous le méritez. Vous avez pour le débat final entre Martine et Hollande, deux socialistes qui vous ont fait mal, c'est la politique qui est ainsi, il faut l'accepter. Vous avez choisi Hollande, je le comprends c'est le père de vos enfants, mais cet aussi comme vous l'avez annoncé un plus pour lui donner une forte dynamique. J'aurais aimé que vous preniez une attitude de neutralité, mais toujours ambitieuse vous ne l'avez pas fait.

    Une décision d'intelligence politique et de rassemblement.



    On vous proposera un maroquin dans l'économie verte votre cheval de toujours, refusez-le pour le moment prétextant de vous ressourcer. Laissez faire ceux qui ont été à l'origine de la victoire de François Hollande, et tenez vous prête pour plus tard lorsque les choses iront mal, ils auront besoin de vous. Cela pourra vous donner le tremplin pour une troisième candidature, pensez à Mitterrand. J'ai bien entendu lors de votre interview sur France 2 que vous allez vous engager encore plus dans ce combat, c'est à votre honneur, mais je ne l'aurais pas fait.

    François Hollande à été choisi avec le sore que vous connaissez, et vous vous êtes jointe à lui pour poursuivre le combat et l'aider. C'est tout à votre honneur et pour cela on vous propose d'être intégrée à la direction de votre parti ce qui aurait dû être le cas depuis longtemps. Et puis une chose, mettez un peu d'eau dans votre vin cela ne peut que vous apporter des satisfactions, être par trop rigide ne profite jamais.

    Bonne chance Ségolène.

    Le prochain article sera le succès de la primaire socialiste,

  • Ségolène Royal sur tous les fronts,

    jusqu'au bout.

     

     

    3

    Capture d'écran.

    Support Wikipedia La troisième place ne lui convient pas, elle veut être la première alors, comme elle l'a fait dans sa région, elle court partout donnant des interviews à qui veut bien l'entendre. Elle se montre, elle y croit. Pour elle, seule la détermination paye. Cette volonté avec celle de ses supporters ne marque pas assez pour changer l'opinion qu'elle s'est faite et que l'on a fait d'elle. Certes elle a fait des fautes quand au Figaro.fr elle a matraqué Hollande et Aubry dans son élan pour inverser les sondages bien qu'elle clame qu'ils ne signifient rien. Alors, par l'intermédiaire de Delphine Batho députée des Deux-Sèvres, elle a fait saisir par lettre la Haute Autorité de la Primaire pour se plaindre du manque de fiabilité des enquêtes d'opinion. Il est évident qu'une incertitude plane sur l'échantillon représentatif de l'opinion. L'absence de précédent oblige cette crainte quand aux Français susceptibles de voter sachant qu'il faut signer une déclaration que l'on est de gauche au moment de voter, donc un fichage de son opinion politique que d'aucuns refusent, même si le PS déclare que seront détruits les dossiers devant huissier. Ces conditions font, selon elle, que la marge d'erreur est importante. Les dernières estimations donneraient 11 % du corps électoral susceptible de voter, ce qui serait important. On évoque 5 millions de votants ? Mais plus le nombre de votant est élevé, plus ce nombre se rapproche de celui des élections législatives ou présidentielles, ce qui reviendrait à considérer que l'échantillonnage, s'il est basé sur ces élections ne serait pas si erroné qu'elle le prétend !

    Delphine Batho demande qu'un avertissement de nature à mettre en garde les citoyens accompagne les sondages. Elle souhaite également que la HAP fixe une période d'interdiction de publication de sondages avant le scrutin. Jean-Pierre Mignard porte parole de la HAP et avocat, a répondu que cette requête sera sérieusement examinée. Une réponse devait être donnée le lundi 12 septembre ? L'a-t-elle été ?

    Au Figaro.fr, elle aurait déclaré, «Le point faible de François Hollande, c'est l'inaction. Est-ce que les Français peuvent citer une seule chose qu'il aurait réalisée en trente ans de vie politique ? Une seule ? Quant à Martine Aubry, Ségolène Royal fustige sa méconnaissance des campagnes. «Sa seule expérience électorale, c'est une législative perdue en 2002. Passer de rien à une campagne présidentielle, ce n'est pas facile»

    Alors on s'indigne, du non respect de la Charte éthique de ce scrutin. La Haute Autorité de la Primaire rappelle qu'elle prohibe tout dénigrement de la personne par les candidats. «Ceci doit s'entendre comme s'appliquant à tout propos péjoratif sur les parcours politiques des uns et des autres». Or pour Martine Aubry et d'autres la HAP reste bien silencieuse, n'a-telle pas tenu des propos analogue à ceux de Ségolène Royal sur François Hollande dans le Journal du dimanche du 30 avril 2011.

    Aubry le juge «fainéant»

    Ils ne s’aiment pas depuis des années. «C’est une menteuse, on ne peut pas lui faire confiance» , dit Hollande d’Aubry. «Arrêtez de dire qu’il travaille, François n’a jamais travaillé, il ne fout rien» , répète en écho Martine Aubry, fière d’avoir «remis le PS au travail». Pour Laurent Fabius aux étudiants de Science-Po, «Franchement, vous imaginez Hollande président de la République? On rêve». Mieux encore, le prenant pour un imbécile, «monsieur petites blagues», «fraise des bois», «opposition caoutchouc». Alors soyons justes, les propos désagréables certes de Ségolène Royal qu'elle aurait proférés au Figaro.fr ne sont pas plus désobligeants que ceux de Martine et de Laurent. Sur BFMTV elle a affirmé qu'elle n'avait donné aucune interview au Figaro et que ces propos étaient sortis de leur contexte, accusant de sortir des phrases pour dresser les socialistes les uns contre les autres.

    http://www.bfmtv.com/video-infos-actualite/detail/exclu-bfmtv-royal-explique-sur-ses-propos-1649615/

    Sur Twiter ironisant, «en réponse aux indignés, des propos montés en épingle et retirés de leur contexte, je m'engage à ne couvrir les candidats que d'éloges !».

    C'est finalement l'UMP qui se réjouit de ce combat des chefs allant jusqu'à proposer à Ségolène Royal par la voix de Franck Allisio secrétaire général de rejoindre les rangs de la majorité, «Ségolène Royal avec nous !»

    Ségolène Royal sait bien à qui il faut s'adresser, les milieux populaires des banlieues qui ont voté pour elle en 2005, ces gens qu'elle nomme les indignés. Ces adversaires s’inquiètent, se méfient, «on aurait tort de la sous-estimer, elle peut surprendre par son courage», reconnaît un secrétaire national proche de Martine Aubry.

    Il est vrai qu'elle paraît bécasse par rapport à des femmes comme Martine Aubry, Christine Lagarde et bien d'autres, mais l'est-elle vraiment ? Sous cet aspect ne se cache-t-il pas une expérience et une volonté que l'on pourrait comparer à celle de Sarkozy ? Bien souvent j'ai trouvé qu'ils avaient des ressemblances dans la prise de décision au point d'en froisser plus d'un !

    Le 10 septembre à Montreuil en Seine-Saint-Denis, un mois avant le premier vote de la primaire, elle présente son contrat avec la Nation

    10 engagements qu'elle prend devant le peuple Français, comme une façon de dire je suis claire, je m'engage, un peu comme l'avait fait François Mitterrand qu'elle prend souvent en exemple avec ses 110 propositions. C'est en somme un contrat de confiance. Elle marque, avant le 15 septembre le premier débat télévisé du PS, pour ses concurrents et néanmoins partenaires ses objectifs. A-t-elle bien fait de prendre les devants dans un engagement écrit ? Ne serait-ce pas déjà les points qu'elle développera lors des débats ? Quand elle écrit, 

    «Devant le peuple français, moi Ségolène Royal, je m’engage à construire avec vous la République du Respect par l’ordre social juste et la participation active des citoyens».

    L'ordre social juste qu'est-ce que c'est ? Le sien ou celui des Français ? L'ordre juste pour les Français n'existe pas, il dépend des catégories de Français. C'est un ordre qui varie du bas de l'échelle au haut de l'échelle sociale des Français. Serait-ce celui des classes populaires, de ceux qui ont des difficultés pour vivre, pour se loger ? Mais dans ce cas que peut faire l’État quand on sait que nos conditions d'existence dépendent de nos entreprises et qu'elles sont soumises à des contraintes bancaires et de concurrence ou l’État ne peut qu'aider en partie. Elle propose un partenariat «équitable» avec les entreprises, un grenelle des PME, mais cela ne donne pas de travail. Le travail c'est des commandes et là c'est autre chose. Quand à la participation active des citoyens, j'en ai eu une expérience à mon échelle qui m'a montré l'impossibilité d'obtenir un consensus tant les désirs sont différents ! Porter au niveau national une participation active des citoyens c'est s'engager dans un chemin inextricable. Quand au référendum citoyen c'est encore diviser les Français. Ce qu'ils réclament c'est tout simplement du travail, et dans ce cas, ce sont nos entreprises qui en sont première ligne.

    C'est devant 1.500 personnes déchaînées de Désirs d'avenir toutes acquises à sa cause qu'elle s'est présentée comme une femme d’État face à la Nation. Sur l’écran géant qui barre le fond de la salle, les slogans en lettres blanches sur fond bleu, «l’ordre social juste », «la force citoyenne», pour la force tranquille de François Mitterrand, «les solutions efficaces et justes»…Elle n'a pas varié depuis cinq années pour le «donnant donnant», le «non cumul des mandats» dans un parlement renforcé. Et puis un «Comité de surveillance de ses engagements» composé de membres à part égale entre la majorité et l'opposition. Ou elle se démarque des autres primairistes c'est d'inscrire dans la Constitution la règle d'une bonne gestion des fonds publics, une sorte de règle d'or Ségoléniste qui porte sur la juste répartitions des efforts, et l'équitable contribution du travail et du capital . On ne l'attendait pas sur les impôts qu'elle ne veut pas augmenter contrairement aux autres socialistes en particulier Martine Aubry, mais ceux qui seraient nécessaires, et puis son fameux objectif «une révolution écologique par la croissance verte», et la mutation énergétique. Mais alors comment fait-elle pour réduire la dette ? Alors appliquant les conseils du maître François Mitterrand, «la victoire vous l'a rencontrez que si vous la forcez», elle y croît ! 

    Le contrat avec la Nation de Ségolène Royal



    En déplacement à Villeurbanne, Rhône, Ségolène Royal en réponse au financement des partis politiques par des fonds occultes, a promis de faire le ménage si elle était élue. Ce sont les accusations de l'avocat Robert Gourbi, qui affirme que le président Jacques Chirac a reçu pendant dix ans, par son intermédiaire, plusieurs dizaines de millions de dollars de fonds en provenance de dirigeants Africains. Il y aura du ménage à faire et ce n'est pas plus mal que ce soit une femme qui le fasse. Un coup de balai et hop !

    Elle joue le tout pour le tout, porteuse d'idées saines ne suffit pas, il faut convaincre sans faire de démagogie, et là, dans ce qu'elle à développée beaucoup d'interrogations  sont présentes. Son discours est surtout populiste et rejoint celui de Marine Le Pen. Serait-ce la seule méthode pour gagner une élection présidentielle ? Probablement puisque Nicolas Sarkozy la fait en 2007 sur la sécurité, rappelez-vous le Karcher à Argenteuil. Alors après Montreuil, Villeurbanne, le 13 septembre c'est Vaulx-en-Velin ou elle en remet une couche sur la mise sous tutelle des banques Françaises que l’État renfloue. «Je propose que l’État entre au capital des banques qu'il renfloue, comme ça, on aura un ordre économique juste qui sera mis en place». «Il y a eu une grave erreur commise en 2008, quand l’État a renfloué les banques, j'avais demandé à l'époque que l’État, en contrepartie, entre au capital des banques ou les nationalise de façon partielle et limitée dans le temps pour leur imposer les règles prudentielles comme l'interdiction de la spéculation et l'obligation de financer les entreprises». «Ça n'a pas été fait, ce qui explique aujourd'hui le rebondissement de cette crise».

    Pour le député-maire de Laval porte parole de Ségolène Royal, Guillaume Garot, «c'est un signe envoyé aux habitants des quartiers populaires, mais, au-delà, son projet concerne tous les Français», explique-t-il. La gauche doit renouer avec les milieux populaires qui l'ont abandonnée en 2002. Ségolène Royal juge que la victoire de la gauche ne sera pas possible en 2012 «que si les employés, ouvriers, retraités modestes, les jeunes, tous ceux qui doutent de la politique et ne sont pas entendus participent». Il s'agit donc pour la gauche, «et Ségolène Royal en particulier», de poursuivre le dialogue engagé avec les milieux populaires en 2006.

    Et puis ce qui pourrait la conforter dans sa démarche ce sont les camps militaires pour délinquants mineurs adoptés par Sarkozy après que l'UMP et la gauche l'avaient vilipendée lorsqu'elle l'avait mis dans son programme présidentiel en 2007 !

    Le prochain article sera le 25 septembre le conservatisme institutionnel

  • Ségolène Royal et les jeunes dans la rue,

    une indignation pour l'UMP.


    Une fois de plus Ségolène Royal a créé la polémique en disant simplement aux jeunes de descendre dans la rue d'une façon pacifique, c'est au cours d'une interview au journal de 20 heures de TF1 le 12/10/10, qu'elle a fait cette déclaration, «le Premier ministre va suspendre sa réforme des retraites car les Français sont entrés en résistance». Il n'en fallait pas plus pour que l'UMP crie indigné, comme on peut l'être contre la politique Sarkozyenne, c'est à dire le verbe haut et fort. Tout le clan UMP de Sarkozy de Xavier Bertrand, au premier ministre à Eric Woerth, MAM, à Jean-François Copé sont montés au créneau. «Mme Royal ne peut pas avoir été candidate à l'élection présidentielle et demander sérieusement à des enfants de 16 ans de manifester pour une retraite qui les touchera dans un demi-siècle».

    Voici la vidéo de l'interview de Ségolène Royal à l'adresse http://www.wat.tv/video/royal-francais-sont-entres-34nt1_2i0u7_.html.

    Il n'y a aucune instrumentalisation des jeunes, dans cet interview à descendre la rue, simplement à reconnaître, que tout citoyen à le droit de s'exprimer, et à 16 ans on est responsable de ses faits et gestes devant la loi, d'autant plus que la responsabilité pénale a été abaissée à 13 ans. Il est bien évident que l'entrée en manifestation des jeunes lycéens est redoutée, le spectre du CPE est encore présent dans les mémoires, il fallait donc taper fort contre Ségolène Royal même si elle à eu le courage de clamer que ces jeunes se sentent aussi concernés par cette réforme injuste, qui ne résoud pas leur problème d'emploi mais l'aggrave, si l'on travaille plus âgé, mais aussi par solidarité pour leurs parents. D'ailleurs, au moment ou j'écris, le mouvement étudiant prend de l'ampleur, près de 500 lycées sont mobilisés ou bloqués, et des affrontements avec la police ont été recensés.

    Selon l'Union Nationale Lycéenne, une trentaine  d'établissements étaient bloqués à Paris, au moins cinq à Toulouse et ses alentours, et de nombreux rassemblements étaient signalés par la police et les syndicats dans la Haute-Garonne et le Val-de-Marne. Parallèlement aux blocages, des rassemblements réunissant plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de lycéens sont recensés dans toute la France. Plusieurs milliers de personnes défilaient dans le centre-ville de Toulouse, dont des lycéens et des salariés du public, de chez Airbus ou Air France. Des rassemblements sont aussi signalés à Montpellier, avec près de 1 500 lycéens, selon la police. Des petits groupes d'une dizaine d'élèves manifestaient dans divers endroits de Marseille.

    Des interpellations ont eu lieu à Lyon, Chambéry, en Seine-Saint-Denis, dans le Val-de-Marne et à Montreuil après des incidents.



    Un jeune de 16 ans a été «légèrement blessé au visage par un tir de flash-ball», il risque de perdre l'œil. L'Inspection générale des services, la police des polices, a été saisie sur demande du préfet. La maire de Montreuil, Dominique Voynet, a «condamné les violences policières contre les lycéens» dans sa ville. De son côté, la FCPE, première fédération de parents d'élèves, a appelé «les parents qui le peuvent à encadrer les cortèges lycéens dans les manifestations», afin d'éviter «d'éventuels affrontements avec les forces de l'ordre ou des casseurs».

    C'est l'escalade et le gouvernement ferait bien de ne pas envenimer les choses. En Mai 68 le préfet de police de Paris Maurice Grimaud qui avait succédé à Maurice Papon avait su éviter une catastrophe qui aurait transformé le mouvement étudiant en effusion de sang. Il serait souhaitables que nos autorités restent calmes et laissent faire car la situation est explosive, les gens sont à bout, et l'incivisme est partout, les gens en ont assez de ces réformes et sont sur les nerfs. Ce gouvernement ne voit rien, ne connait rien de ce qui se passe, et si un malheur devrait arriver, il en serait responsable.

    Le Monde.fr a lancé une enquête auprès de ses abonnés au sujet des propos de Ségolène Royal si controversés, cette enquête donne ce matin 14/10/10 le résultat ci dessous.

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    On voit que l'UMP a tout faux et que ces propos sont accueillis favorablement par une large majorité d'internautes au Monde.fr. Ségolène Royal a contre attaqué affirmant mercredi 13/10/10 sur France Info qu'elle n'avait «jamais appelé les jeunes à manifester dans la rue» contre la réforme des retraites, elle a dénoncé «l'instrumentalisation» par la droite qui a pris une phrase de ses propos du 12/10. Valérie Pécresse ministre de l'enseignement supérieur, a jugé «extrêmement choquant qu'une personnalité politique comme Madame Royal appelle les lycéens à sécher les cours».

    Seule contre le parti majoritaire, Ségolène Royal en a remis une couche en réclamant le retrait du projet. «Si le gouvernement est inquiet de la colère des jeunes, qu'il retire la réforme des retraites et les manifestations cesseront».

    Bien entendu, la droite ressort les vieilles formules, c'est la gauche qui manipule la jeunesse. Or pour ce qui est de manipuler le gouvernement ne se gêne pas pour véhiculer de fausses informations. Ce qui ne fait que diviser les Français. Le bras de fer Sarkozy+UMP - Ségolène Royal n'est-il pas la suite du débat de l'entre deux tours le 02 mai 2007 entre Sarkozy et Ségolène, lorsque Sarkozy lui rétorque, «Madame permettez-moi de vous dire, vous faites erreur, le financement des retraites est financé jusqu'en, 2020, ce n'est contesté par personne». Ce qui d'ailleurs est exact reportez-vous au graphique de Eurostat publié dans mon précédent article, Il ne lâchera pas. Alors on rétorque que la crise à modifier la donne ce qui n'est pas exact, c'est bien plus la politique de classe que l'effet de la crise qui a appauvri la France

    François Hollande Interviewé par France 2 au journal de 20 heures par David Pujadas sur les propos de Ségolène Royal, pour qu'elle soit désavouée par son ex-partenaire, a parfaitement esquissé le piège. A la question de David Pujadas est-ce que vous pensez que les jeunes de 15 et 16 ans sont à leur place, lorsqu'ils sont dans la rue pour manifester, et François Hollande de répondre,

    «c'est à eux de le dire, je pense qu'ils éprouvent une grande inquiétude pas, par rapport aux retraites elles mêmes, c'est dans 40 ou 50 ans pour beaucoup d'entre eux, c'est par rapport à leur propre avenir, quel va être leur insertion dans l'emploi si en plus leurs parents n'ont pas le métier, leur travail qui correspond à leur diplôme...». On peut écouter cette interview sur http://jt.france2.fr/20h/.

    TF1 et France 2 chaînes gouvernementales et l'UMP n'ont pas réussit à faire désavouer Ségolène Royal de ses propos par une majorité de Français. De plus, Martine Aubry dans à vous de juger le 14/10/10 a rétorquer à Arlette Chabot qui lui posait la même question, que l'on avait pris une phrase dans ce qu'elle avait déclaré.

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