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rythmes scolaires

  • Rythmes scolaires le serpent de mer de l'éducation nationale,

    qui ne cesse d'être martyrisée.

    Support Wikipedia Chaque nouvelle majorité se doit de faire sa réforme des rythmes scolaires, comme si l'éducation de nos enfants dépendait de la couleur politique du moment ? On peut dire que lorsque la droite est au pouvoir, sa politique sur l'éducation nationale est de réduire les effectifs, et lorsque c'est la gauche c'est de les augmenter. On peut dire aussi que la droite a tout intérêt à ce que nos enfants soient ignares tandis que la gauche préfère qu'ils soient instruits. Bien sûr c'est une caricature, pour montrer la philosophie qui résulte des confrontations idéologiques de ces dernières années. En 2008 Xavier Darcos, le premier ministre de l'éducation nationale du gouvernement Sarkozy, décida la suppression de l'école le samedi matin, il fallait que les parents puissent partir à la campagne avec leurs enfants dans un week-end de deux jours. L'éducation des enfants, on verra après. Donc, en 2008 c'est par un décret du 15 mai paru au journal officiel que fut légalisé, à la rentrée suivante, les quatre jours d'école soit, 24 heures de classe par semaine au lieu de 26. 4 jours répartis en 6 heures par jour de 8 h 30 à 16 h 30 les lundi, mardi, jeudi et vendredi. Pas de grèves politiques, des syndicats, et pas de contestation des enseignants payés le même prix pour deux heures de moins par semaine. L'aspect malicieux pour qu'une réforme soit acceptée, la cerise sur le gâteau !

    Avec 144 jours, quatre jours par semaine pendant 36 semaines, la France avait l’année scolaire la plus courte de l’OCDE, et, paradoxalement, l’un des plus grands nombres d’heures de classe. La moyenne de l’OCDE se situait à 184 jours et les écoliers avaient grosso modo au moins cinq jours de classe par semaine. Pas assez de jours de classe pour trop de jours de vacances. Cela fit que l'Académie de médecine déclara que quatre jours ne permettaient pas de respecter la logistique d'assimilation de l'enfant.

    Nicolas Condorcet philosophe, mathématicien et homme politique des Lumières dans son œuvre sur l'instruction considéra que l'instruction était un devoir de la société à l'égard de ces citoyens. Pour lui, cette instruction, doit être strictement neutre au plan politique. «Elle doit être protégée de la politique de parti ou de coterie». «Elle ne doit pas dépendre des variations des formes du pouvoir d’État, car ce serait alors renoncer à sa mission dans ses fondements essentiels», donc exempte de tout dogmatisme. Il fut le premier à se prononcer sur l'école laïque et républicaine.

    Dans cet esprit de laïcité François Mitterrand, en 1981 lorsque pour la première fois la gauche accédait au pouvoir, voulu unifier, l'enseignement secondaire et mettre fin à la distinction entre l'école privée, dite libre, et l'école publique. Dans le premier gouvernement de Pierre Mauroy, Alain Savary premier ministre de l’ère mitterrandienne de l'éducation nationale fut chargé de cette réforme. Cela fit, à droite, une telle levée de boucliers qui déclenchèrent une contestation d'une ampleur exceptionnelle débouchant sur une grande manifestation dans les rues de Paris en juin 1984.

    À chaque fois que l'exécutif est à gauche, et qu'il veut faire une politique de l'éducation nationale plus sociale, la droite hurle. Cette manifestation se rappelle à moi, tant ce fut un rejet de la laïcité. Alain Savary remit sa démission quelques heures avant que le gouvernement de Pierre Mauroy, premier ministre donna celle du gouvernement à la suite de l'annulation de cette réforme par le président François Mitterrand.

    Un tel scénario peut-il survenir sur la réforme Peilllon des rythmes scolaires, je ne le pense pas. Les raisons de manifester sont différentes, elles tiennent plus à profiter des mauvais sondages, plus de 70 % des français sont contre l'exécutif, et contrecarrer son action est sans problème.

    Depuis cette époque il fut admis par la gauche qu'il était vain de vouloir unifier les deux enseignements.

    Mais, la droite n'ayant plus cet argumentaire se devait de mener une fronde contre le décret du 26 janvier 2013 qui, à mon avis, bien que je ne connaisse pas dans le détail ce qu'il contient, permet à nos enfants d'apprendre plus de quatre jours par semaine. J'allais à l'école 5 jours par semaine, le jeudi était jour de repos, et j'ai toujours été contre la réduction des heures d'enseignement.

    Dans ce décret, il ne s'agit pas d'un jour plein d'enseignement mais à mieux répartir les heures de classe sur la semaine, à alléger la journée de classe et à programmer les enseignements à des moments où la faculté de concentration des élèves est la plus grande. N'est-ce pas bien ? Mais alors pourquoi faut-il se battre contre quelque chose de bien pour nos enfants ?

    Ce décret, précisa le cadre réglementaire national de la nouvelle organisation du temps scolaire, que des adaptations locales sont possibles. De plus, les communes, qui en firent le choix, appliquèrent à la rentrée 2013 ces nouveaux rythmes scolaires dans leurs écoles maternelles et élémentaires. Ce n'est donc pas le couteau sur la gorge.

    Cette réforme qui s'inscrit dans le cadre de la loi sur la Refondation de l'école en constitue l'un des premiers actes. Elle fut dictée dans les propositions de François Hollande lors de la campagne présidentielle.

    Ce décret spécifia le nombre de jours travaillés dans la semaine à 4,5 jours soit 9 demi-journées, et introduisit des activités éducatives l'après-midi, culture, sport, etc.....N'est-ce pas bien quand l'on sait que la détente, le jeu, l'écoute de sujets se référant à la nature par exemple sont des facteurs d'assimilation des enseignements. Les enfants furent donc tenus d'aller à l'école le mercredi matin. Par dérogation, des établissements scolaires pouvaient néanmoins choisir le samedi matin. La réforme peut s'étaler sur deux ans pour les communes qui en font la demande. Là aussi rien de bien contraignant la liberté d'adaptation fut permise, mais alors pourquoi cette fronde ?

    Qu'importe si cette réforme est profitable pour les enfants, la droite est contre. Cette fronde montée par les maires des communes de droite trouve un écho pour ne pas l'appliquer. C'est soit le temps qui manque, soit le coût pour les municipalités, soit pour trouver des animateurs. Par exemple, de prendre en charge les ouvertures de cantines le mercredi midi ou l'embauche d'animateurs pour assurer les activités périscolaires. L'association des maires de France jugea insuffisant le montant de la dotation proposée par Vincent Peillon et espéra que le fonds sera «pérennisé car les dépenses induites par la réforme seront durables». Mais aussi le niveau des animateurs jugé trop faible. Vincent Peillon déclara en rester à cette réforme et ne rien changer.

    Non pas, que cette réforme ne présente pas des difficultés, son financement, les animateurs pour certaines communes peuvent en effet poser problème, mais ce qui est révoltant, c'est l'appel de 55 maires de droite à la boycotter. Pour Vincent Peillon «c'est de la délinquance civique». Il faut reconnaitre qu'il y a sur 36.000 maires en France 55 maires de droite qui font de l'incivisme primaire. Ces maires appuyés par Valérie Pécresse décidèrent de ne pas l'appliquer en l'état à la rentrée 2014. Parmi la fronde des maires, on trouve en tête ceux de la Métropole Nice-Cote-d'Azur portée par Christian Estrosi, et 23 maires du Val-de-Marne.

    Les enseignants, professeurs et syndicats s'engouffrèrent dans cette protestation dès lors qu'on leur demande de travailler plus sans être plus rétribués, de sorte qu'elle récolta 41 % de grévistes à Paris, 23 % au plan national, mais aussi, selon un sondage, 54 % des Français seraient pour son abandon, 22 % pour son maintien, et 24 % pour un délai supplémentaire. C'est tout à fait la répartition politique de la société française, 54 contre 46. L'éducation des enfants n'est pas le souci majeur des français puisqu'elle n'arrive qu'après la politique et c'est bien dommage. Le rapport PISA 2012 en fait le triste constat

    Après quelques jours de répit, l'enquête de l'Association des maires de France, AMF, réunie en congrès jusqu'au 21 novembre, diligenta auprès de 3.852 communes ayant changé de rythmes à la rentrée, une enquête qui révéla que 83 % des maires sont satisfaits de la mise en place de la réforme. Des difficultés existent, mais elles ne sont pas insurmontables, et pas où les attendaient. Plus de 1.100 réponses, représentatives des communes de toutes tailles, furent analysées par l'association. 83% des communes se dirent satisfaites, 60% plutôt satisfaites, 23% tout à fait satisfaites de la mise en œuvre de cette réforme, 17% ne le sont pas. Le bilan est beaucoup plus mitigé dans les communes de 30.000 habitants.

    Mais, il fallait jeudi 5 décembre que la gauche éducative fasse une grève des enseignants du primaire contre cette réforme afin de ne pas rester sur la touche. Les syndicats de gauche le SNUipp-FSU, Syndicat national unitaire des instituteurs professeurs des écoles et PEGC affilié à la Fédération syndicale unitaire, syndicat majoritaire chez les enseignants du premier degré avaient appelé à la grève. Ils espérèrent une participation de 42 % des instituteurs. Selon le ministère de l'éducation nationale, 19 % des instituteurs firent grève.

  • Les enseignants des révoltés permanents qui n'en finissent pas

    d'être insupportables.

    Support Wikipedia Quelques soient les gouvernements, quelques soient les ministres de l'éducation nationale, quelques soient les réformes plus ou moins pertinentes, il faut qu'ils expriment leur insatisfaction par des grèves, ou des manifestations. Jamais contents, profitant de la puissance électorale de leur nombre, leurs syndicats n'hésitent pas à mobiliser pour revendiquer en s'opposant à toutes avancées dès lors qu'il leur est demandé un effort. Leur dernière manifestation du mardi 12 février contre la réforme des rythmes scolaires, en est l'exemple frappant. François Hollande qui faisant de l'éducation nationale son cheval de bataille pour la jeunesse, n'a cessé de clamer que c'était un ministère privilégié pour lequel il était près à le favoriser par l'embauche de 60.000 fonctionnaires, enseignants et assistants d'éducation, 12.000 par an, et Dieu sait s'il ne fut pas critiqué. Tâche très difficile par celle de financer la dépense, mais aussi le fait que nombreux sont les enseignants qui furent liquidés dans le programme de réduction des effectifs de la précédente gouvernance. Donc obligation de recrutement, et formation pour des professeurs des écoles, et comme cela implique du temps, pas question d'organiser un concours, on puise parmi les candidats admissibles et on repêche pour combler les vides.

    Mais cet effort n'intéresse pas les pédants de l'éducation nationale, jamais contents !

    Mais aussi lancer une campagne de recrutement pour booster «l'excellent métier de professeur», «nous avons besoin de bons professeurs. Professeur est un métier de talent, d’excellence». Le ministre de l'éducation nationale, Vincent Peillon souhaite recruter plus de 43.000 professeurs, 22.100 ouverts aux concours externes en 2013, contre 16.000 en 2012, et le recrutement de 21.350 enseignants dans le cadre des concours de 2014. Il est prévu deux vagues de concours détailla-t-il. D'autres concours sont ouverts du 15 janvier au 21 février, une deuxième vague de candidats passeront les épreuves en juin. En septembre, ils seront en formation dans les Espe, Écoles supérieures du professorat et de l’éducation, et seront devant les élèves en 2014. Sur les 60.000 postes qui devraient être créés, 27.000 seront affectés à la formation des enseignants. Pour le reste, deux tiers des postes seront alloués à l’école primaire et un tiers au secondaire.

    Une politique nationale d'éducation pour nos enfants autrement responsable que celle du précédent gouvernement !

    Les effectifs sont en baisse au Capes de 30 %. Difficultés que rencontra également Luc-Chatel précédent ministre de l'éducation nationale finalement, mais sans conséquence puisqu'elle entrait dans l'objectif de réduction des effectifs.

    Pour 90 % des directeurs d'école, le métier d'enseignant est épuisant, décourageant. Dans un tel climat tout ce qui touche à leur bien-être est raison de manifestations ou de grèves. Le problème des rythmes scolaires, fut donc la nouvelle occasion de manifester.

    Le précédent gouvernement réduisit la semaine à quatre jours, libérant le mercredi et le samedi, la bonne aubaine pour eux, puisque sans réduction de salaire. On travaille moins pour gagner autant, et du repos en plus. Pour un salarié du privé de même valeur diplômée, puisque les pédants se prévalent les meilleurs, ils en n'ont plein la bouche, le métier d'enseignant est le nirvana, il suffit de comparer le coût horaire du privé avec celui des enseignants.

    Cette politique de réduction des heures d'enseignement que beaucoup n'approuvèrent pas, «en communale, plusieurs décennies passées, il y avait 5 jours de classe par semaine dont le samedi et les enseignants étaient heureux d’enseigner».

    Cette politique scolaire du gouvernement précédent avait deux buts, réduire la dépense avec la réduction d'une matinée de classe, mais aussi payer les enseignants autant dans un but électoraliste.

    Le gouvernement socialiste, inconscient, veut rétablir avec juste raison la semaine de 4,5 jours, et là il se brûle. Vincent Peillon s'était fixé un objectif, qu'un écolier sur deux soit, dès la rentrée prochaine, en classe quatre jours et demi par semaine, contre quatre actuellement. Autrement dit, que plus de 3 millions d'élèves, sur un total de 6,7 millions, bénéficieraient de cette réforme des rythmes scolaires. Seulement, ce n'est pas une réforme pour moins travailler, mais pour plus, et là, les enseignants et les parents pour des motifs différents s'y opposent dans un amalgame d'intérêt prétextant pour les uns, l'allégement les rythmes scolaires pour pas d'école le mercredi matin, et pour les autres travailler plus pour le même salaire. Difficile d'y percevoir l'intérêt de l'enfant.

    De l'irresponsabilité a l'état pur quand on sait que le niveau scolaire de nos enfants n'est pas au mieux, et que nombreux sont ceux qui ont des difficultés de lecture. J'avais cru comprendre que les enseignants étaient d'accord d'enseigner sur 4,5 jours, conscient de leur responsabilité. Mais les communes aussi renichent, elles sont directement impliquées voyant pour elles des dépenses supplémentaires.

    Sarkozy à rendu difficile toute réforme des rythmes scolaires si on n'y attache pas une augmentation de la rémunération des enseignants, et une subvention aux communes.

    À partir de là, seules 19 des 50 villes les plus peuplées ont fait savoir qu'elles accorderont, dès septembre, une demi-journée de classe supplémentaire par semaine, fixée au mercredi, sauf dérogation pour le samedi. Elles représentent moins de 400 000 élèves, dont presque 200 000 à Paris. Dix grandes villes ont annoncé qu'elles attendront 2014. Les autres hésitent. Elles ont jusqu'au 31 mars pour faire connaître leurs intentions. Mais les grandes agglomérations de droite hésitent à se prononcer. Le fait est net, l'opposition vient surtout des villes de droite comme Marseille, Nice, Le Havre....., Bordeaux hésite encore. Certaines communes ne sont pas prêtes à suivre l'orientation donnée par le gouvernement pour raison politique. Mais aussi des villes socialistes comme Montpellier, Lille Lyon n'ont pas encore pris de décision. D'autres villes de gauche comme Paris, Rennes, Nantes se sont alignées sur l'orientation du ministre Vincent Peillon, non sans mal.

    Le problème est donc difficile, à la fois politique et budgétaire prenant le pas sur la nécessité d'accorder plus d'heures d'enseignement. 36, 17 % d'enseignants furent en grève le mardi 12 février contre le retour de la semaine de 4,5 jours. Pour la gauche, dont l'éducation nationale est une source d'électeurs, c'est un échec. Comment s'est-elle fait piéger par les syndicats ? Il ne me semble pas que Vincent Peillon ait joué les dictateurs, alors on ne comprend pas, mais si, ce qu'ils veulent c'est bien sûr de l'augmentation, mais il ne faut surtout pas le clamer dans le contexte actuel.

    Le principal syndicat du primaire Snuipp-Fsu, un syndicat sans complaisance et sans scrupules qui veut imposer sa politique par le rapport de force du plus grand nombre, il veut être le patron, en d'autres termes, pas d'accord, alors on fait grève. Pour lui, il y avait 56 % de grévistes, un réel succès, écoles fermées, défilés, la plupart des villes de France touchées par la mobilisation pour réclamer le report à 2014 de la réforme des rythmes scolaires. Mais si les conditions de réussite de la réforme sont réunies, c'est à dire si toutes les parties prenantes sont d'accord, il admet que la réforme pourrait s'appliquer dès 2013. Cela ne concernerait que 14 % des écoles, c'est dire pas grand chose, et pour lui, il faut mettre toutes les questions pédagogiques attendues par les enseignants sur le tapis. Une bonne façon de noyer le poisson, vous faites ce que nous voulons ou l'on fait grève. En somme, il n'arrête pas de vomir,

    «quid des activités éducatives de qualité pour tous sur le temps périscolaire ? Qu’est devenu le rééquilibrage de l’année scolaire tendant vers une alternance de 7 semaines de classe pour 2 semaines de vacances ? Quant aux activités périscolaires développées sur le temps scolaire libéré par le raccourcissement des journées, la gratuité est devenue facultative», voir la référence ici.

    Alors il réclame une rencontre avec les enseignants, les parents et les collectivités, par la pérennisation des financements annoncés par l’État avec le fond de 250 M€ pour 2013.

    L'éternel problème, comme les exigences syndicales ne sont jamais pleinement satisfaites, elles reviennent à chaque réforme voulue par un gouvernement quel qu'il soit, perturbant ainsi la scolarité des enfants, quand aux parents ils subissent désarmés. Cette politique syndicale du tout ou rien, ne peut que conduire à discréditer l'école de la république qui est déjà bien malade avec les difficultés d'enseigner aux enfants de toutes les couches sociales. On m'avait appris que l'école de la république était celle qui donnait l'égalité des chances à tous, mais c'était simplement pour donner une illusion..

     

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