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richesse

  • 92.020 % c'est le rapport du patrimoine moyen des Francais les plus riches,

    avec celui des plus pauvres en 2010 selon l'INSEE.

    Support Wikipedia Il est parfois intéressant de voir comment a évolué la richesse des Français, quand on ne cesse d'entendre que tout va mal, par le patronat et de nombreux économistes et des personnalités politiques dont l'avis est recherché, que les charges patronales sont trop élevées, que l'on nous montre les Polonais qui viennent travailler chez-nous avec des charges ridicules puisque ce sont celles de leur pays, que les salariés ne sont pas assez flexibles, voire pas assez malléables, que les contraintes syndicales et sociales empêchent les licenciements et les embauches selon la charge ou le désir de l'entreprise, enfin tout un ensemble d'arguments qui tendent à montrer, que les conditions sociales des Français sont élevées, par rapport à celles des autres pays à main d’œuvre meilleure marché. En d'autres termes, que la France n'est pas assez libérale, bridant ainsi la compétitivité des entreprises privées qui, pour être rentables, se délocalisent, tout en dissuadant les investissements étrangers.

    Mais ils oublient les effets de l'automatisation, de la robotique, de l'informatique qui ont détruit des milliers d'emplois, alors que le PIB, sans être florissant n'accuse pas cette chute. Sur la période 1980-2007 l'industrie Française à perdu 1.913.500 emplois passant de 5 327 400 emplois à 3 414 000, ce qui représente une baisse de 36 % de ses effectifs. La quasi-totalité de ces pertes d’emplois a eu lieu dans l’industrie manufacturière, 96 %. Cette baisse de l'emploi, c'est portée vers les services marchands qui n'apportent pas de valeur ajoutée, voir le dossier ici page 275.

    L'effet dévastateur de l'automatisation en général pour résister à la concurrence des pays à faible coûts, n'a pas produit de récupérer les emplois perdus comme cela avait été soutenu. Quand on pense que dans le secteur de la grande distribution les caissières auront bientôt disparues, on peut se poser des questions si cette automatisation à outrance n'est pas finalement néfaste, d'autant qu'il faudra bien nourrir ces personnes au chômage sur le dos de la collectivité !

    Il s'agit d'un secteur industriel en crise, il ne représenterait que 14 % de l'activité nationale, (le commerce extérieur représenterait 13 % des destructions d'emplois dans l'industrie et 28 % sur la période 2000-2007 avec des gains de productivité de 29% et 65 %), celui d'une main d’œuvre peu qualifiée, alors que la richesse des Français est beaucoup plus liée à d'autres secteurs qui sont florissants et dont on parle peu ou pas, le silence étant d'or, cela ne nous regarde pas.

    Nous subissons des plans sociaux, le chômage ne cesse de croître, il s'est envolé au mois d'octobre à 45.500 demandeurs d'emplois supplémentaires qui se sont inscrits à Pôle emploi +1,5%, portant leur nombre à plus de 3,1 millions, et qu'en plus, le gouvernement ne pense inverser la pente de sa courbe que fin 2013, on peut que raisonnablement s'inquiéter. Dans le même temps on apprend que SFR annonce un plan de départs volontaires de 856 personnes soit 8,5 % de son personnel.

    Une grande partie de la France va donc mal quand une autre fait tranquillement ses affaires, et surtout qu'on laisse tranquille.

    Quand on ne cesse de nous montrer que les riches Français entrepreneurs, financiers ou autres, s'expatrient pour payer moins d'impôt, que les Anglais sans honte pour leurs conditions sociales dressent le tapis rouge pour qu'ils aillent chez eux, on se dit ou vas t-on ?

    Quand ces hommes politiques de droite soutiennent les plus aisées, l'évasion fiscale, les patrons qui se plaignent de leurs difficultés, les experts qui raisonnent sur un secteur d'activité en crise alors que la richesse des Français les plus riches par rapport à celle des plus pauvres atteint un écart qui fait honte. On ne peut que constater une fracture qui fait que les plus riches deviennent de plus en plus riches tandis que les plus pauvres restent toujours aussi pauvres.

    On imagine, puisque c'est le flou qui masque ces riches, qu'il s'agit de patrons grands groupes internationaux du secteur secondaire qui représentent l'industrie en général, la transformation des matières premières, l'armement, le BTP, l'agro-alimentaire, l'énergie, la chimie, la pharmacie, et le secteur tertiaire, la finance, le conseil, les banques, les assurances, la grande distribution, l'immobilier...autant d'activités libérales dont les Français ne voient qu'un reflet, et qui sont classés dans le four-tout du dernier décile des Français les plus riches selon la classification de l'INSEE.

    L'information qui nous est délivrée est donc biaisée.

    L'INSEE dans son portail social du patrimoine moyen des Français nous présente un tableau qui en dit long sur le rapport des 10 % des ménages aux patrimoines moyens le plus élevé par rapport aux 10 % des ménages aux patrimoines moyens les moins élevés.

    Par patrimoine l'INSEE entend les biens mobiliers, financiers et professionnels des ménages résultant d'enquêtes menées auprès d'un échantillon de 21.000 ménages en France métropolitaine, en Guadeloupe, Martinique et Réunion.

    Que nous montre ce tableau, que le premier décile du patrimoine moyen des 10 % des Français les plus pauvres, que leur patrimoine s'est accru de 9,2 % entre 2004 et 2010.

    Que le patrimoine moyen du décile supérieur des 10 % des plus riches, s'est accru de 47, 6 % entre 2004 et 2010 à comparer au 9,2 pour celui des plus pauvres.

    Mais, ce qu'il faut noter c'est qu'en 2004 le rapport des patrimoines moyen entre celui des 10 % des plus élevés et celui des 10 % des plus pauvres était de 2134, 5, et qu'en 2010 le rapport ne s'établit qu'à 920,2. La richesse des Français les plus riches a fondue entre 2004 et 2010 pour ne s'établir qu'à 920,2 fois plus que celle des plus pauvres !

    Si l'on prend le patrimoine moyen des déciles entre 1 et 2 et des déciles entre 2 et 3, on constate qu'entre 2004 et 2010 leur évolution est négative, - 2 % et - 1,5 %. Cela revient à constater que les classes sociales dont le patrimoine moyen fut le plus affecté entre 2004 et 2010 sont celles des classes inférieures moyennes réparties dans ces déciles.

    La conclusion que l'on peut faire de ces données est que le rapport des richesses du patrimoine moyen s'est réduit entre 2004 et 2010, mais qu'il reste encore très élevé. Il y a donc eu une meilleure répartition sociale de la richesse. Mais surtout, ce qu'il faut voir, ce sont les valeurs, elles conditionnent la qualité de vie. Un pauvre n'a qu'un patrimoine moyen que de 1.351 € alors qu'un riche affiche dans le décile supérieur en moyenne 1.243.367 € en 2010 ! Qu'en outre, ce décile n'est pas plafonné ce qui revient à dire qu'il y a des riches qui gagnent beaucoup plus quand on remarque le saut de patrimoine entre le 8ème et 9ème décile et le décile supérieur. Le saut est de 28.160 % pour 441.537 € à 1.243.367 €.

    Pour compléter cette étude, afin de noter l'importance des inégalités sociales, le portail social de l'INSEE, dossier de presse du 27 novembre 2012, donne dans 7 fiches l'état de la population Française.

    La fiche 1 portail de la population nous apprend qu'un homme cadre à 35 ans peut vivre six ans et demi de plus qu’un ouvrier, une femme cadre trois ans de plus qu’une ouvrière. Que dans les salariés du secteur privé nés entre 1940 et 1946, 13 % de ceux qui étaient ouvriers à 36 ans sont morts avant 60 ans, contre 6 % de ceux qui étaient cadres. Qu'entre 30 et 59 ans, environ 70 % des hommes et des femmes sont en couple en 2009, et que c’est 8 points de moins qu’en 1990. Qu'entre 1990 et 2009, le nombre de familles monoparentales a été multiplié par 1,7, mais que c'est surtout les inégalités aux hauts diplômes qui constituent les principaux handicaps de notre société.

    Les jeunes entrés en 6ème en 1995 ont quasiment tous terminé leurs études ce qui permet de dresser un bilan de leur parcours de formation. Sur 100 jeunes entrés en 6ème en 1995, 44 % sont désormais titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur. Qu'entre les générations entrées en 6ème en 1989 et en 1995, l’accès aux diplômes du supérieur est resté stable, la composition de la population étudiante a donc peu variée, ce qui marque la constance des inégalités scolaires.

    Le taux de diplômés du supérieur varie de 20 % pour les enfants d’ouvriers non qualifiés à 76 % pour les enfants de cadres ou d’enseignants. Pour ces derniers, le diplôme obtenu est plus souvent de niveau bac+5, une fois sur deux contre une fois sur quatre pour les enfants d’ouvriers. Une grande partie des inégalités observées au niveau du supérieur se construisent tôt dans le parcours scolaire et apparaissent avant le bac. Que Près de 90 % des enfants d'enseignants ou de cadres ont le bac, contre 40 % des enfants d'ouvriers non qualifiés. L’accès au bac scientifique varie de 40 % pour les premiers à moins de 10 % pour les seconds.

    Les écarts de chances d'avoir le baccalauréat et le type de bac obtenu diffèrent nettement selon le milieu social, d'autant que les parcours continuent à se différencier dans le supérieur, les jeunes n’y font pas les mêmes choix d'orientation, université, BTS, classes préparatoires, du fait de leur niveau scolaire, mais aussi d'ambitions différentes, voire de l'influence des parents. Que 77 % des enfants de cadres font partie de la moitié des élèves qui avaient déjà le mieux réussi aux épreuves d’évaluation à l’entrée en 6ème, contre 32 % des enfants d’ouvriers. Que 47 % des enfants de cadres sont même dans le quart des élèves ayant obtenu les meilleurs résultats, contre seulement 13 % des enfants d’ouvriers, Les enfants de milieux sociaux favorisés ont dès la 6ème de meilleurs résultats scolaires. Ainsi, les écarts de trajectoires, avant ou après le bac, reflètent en partie des écarts de niveaux qui ont parfois débuté bien en amont dans la scolarité.

    L'évolution de la société n'a rien changé sur la scolarité des enfants, on y constate les mêmes inégalités que l'on observait lorsque j'étais adolescent. Les enfants de cadres, d'enseignants sont toujours aussi favorisés par la culture de leurs parents. Ce dont le dossier de presse n'aborde pas c'est la cassure sociale qui se produit dans les banlieues ou la scolarité est déficiente et le taux de chômage le plus élevé. Dans un département comme la Seine-Saint-Denis, ce ne sont pas les meilleurs enseignants qui y professent, alors que ce sont les enfants des familles les plus pauvres. C'est handicap se prolongera tout au long de la vie de ces enfants ne serait-ce que pour trouver un emploi. Ils seront et resteront même adultes à la charge de la société.

  • La richesse de la misère, les banques et la politique.

    Une réflexion sur notre devenir.


     

    Nous vivons dans un monde qui a perdu ses repères, on pourrait presque dire inconscient, le fondement de notre éducation, enfin celle que j'ai reçue, qui consistait à travailler, à économiser son gain pour vivre, puis acheter quand on avait suffisamment pour payer, en d'autres termes acheter sans le besoin d'emprunter. Principe de base d'une éducation responsable gérer son budget et résister aux pulsions d'acheter sans attendre que l'on puisse payer.

    Pour beaucoup de jeunes il n'est plus question de faire des sacrifices, on veut tout de suite et on achète à crédit, le vecteur de l'enrichissement des banques, c'est bien connu, plus il y a de crédit plus elles s'enrichissent, c'est pour elles une rente comme un salaire chaque mois. L'asservissement jusqu'à la mort puisque certains crédits s'étalent 15, 20 ans voire 50 ans pour des biens immobiliers de sorte que les descendants continueront à payer pour rembourser les dettes de leurs parents !

    Notre richesse pour beucoup n'est de ce fait qu'apparente, un leurre, nous vivions dans une économie d'endettement permanent, ou ce que nous possédons n'est pas à nous tant que nous n'avons pas remboursé le prêt, mais aux banques qui financent nos achats.

    Si vous ne pouvez plus payer, elles vendent votre bien de sorte que vous avez tout perdu. C'est ce qui est arrivé par les prêts à taux variables, les crédits hypothécaires à haut risques que l'on dénomme les subprimes, voir ici, responsables de la crise financière que nous subissons.

    Nos conditions de vie leur appartient, nous sommes totalement dépendant des banques. Elles ont permis une richesse mais à quel prix ? Nous vivons donc au dessus de nos moyens et la misère s'accroît de jours en jours pour celles et ceux qui sont dans ce cercle infernal. Nous dépensons trop, et plus nous dépensons, plus nous devenons misérables puisque à la dépense que nous faisons il faut ajouter le remboursement du prêt qui enrichit le prêteur.

    Le fait de vouloir sans attendre l'économie de son achat nous appauvrit du taux du prêt, et le cercle est infernal puisque qu'il y a des familles qui ne travaillent presque que pour rembourser leurs prêts.

    C'est très cher payé.

    C'est aussi vrai pour notre économie puisque nous empruntons pour financer nos besoins nationaux, n'avons nous pas une dette abyssale qui atteint 1.398 milliards d'euros, voir ici avec un déficit de 117,6 milliards d'euros soit 3729 euros par seconde, aujourd'hui 10 août 2009 à 17 heures. Sur un an, le déficit de l'Etat se creuse à 86,6 milliards d'euros fin juin, Les Echos.fr ici .

    Ce que l'on ne sait pas, c'est comment est constitué cette dette et quelles sont ses modalités de remboursement ? Comme pour les Français, l'État dépense plus qu'il ne reçoit, et comme la pauvreté augmente, il reçoit moins et il paie plus pour aider les malheureux. C'est donc un engrenage aussi infernal dont on ne perçoit pas de solution autre que celle d'un brusque arrêt des dépenses avec une augmentation des prélèvements.

    La réduction des dépenses est en cours, mais l'augmentation des prélèvements, faire plus qu'il n'a été fait est lourd de conséquences pour beaucoup d'entre nous, et il ne reste que l'augmentation des impôts de ceux qui peuvent payer et à qui on les a réduit fort injustement, à l'égard des autres, sans en avoir apprécier les conséquences.

    Aujourd'hui, sur les Echos.fr, ici , Luc Chatel ministre de l'Education nationale et porte-paroles du gouvernement annonce qu'il y aura un débat au Parlement sur les niches fiscales, tout en précisant qu'il avait déjà fait un pas important pour les plafonner.

    «Cette année, nous n'allons pas y échapper et il y aura, de manière assez légitime d'ailleurs, au Parlement un débat sur cette question», a-t-il affirmé.

    L'État ne peut attendre, il lui faut faire face aux besoins immédiats par contre, un particulier peut attendre pour l'achat d'une télévision, d'un ordinateur, d'une machine à laver, voire d'une voiture, il peut vivre sans pendant un certain temps, comment faisions nous avant ?

    Dans cette situation économique se pose le problème politique de la démocratie, peut-il exister, indépendamment des possibilités électorales, un gouvernement social démocrate, voire socialiste ?

    Tout gouvernement de gauche qui viendrait aux commandes serait confronté à l'endettement, et toute politique plus sociale, et mon Dieu nous en avons besoin, ne pourrait qu'accroître cette dette s'il n'attend pas une rentrée d'impôts par la suppression du bouclier fiscal et d'autres avantages comme les niches fiscales !


    Il lui faudra donc attendre avant de modifier la politique salariale actuelle du gouvernement.


    Quelles en seraient les conséquences sur les investissements si les plus riches se voient contraints de payer plus ?

    Ne vaudrait-il pas mieux relancer d'abord les investissements par l'aide aux entreprises avec l'argent récupéré sur les impôts que d'augmenter les salaires, ce qui aggraverait les finances des entreprises.

    Seulement le peuple de gauche qui aura voté pour ce gouvernement attend du pouvoir d'achat par une augmentation des salaires, il en est privé depuis trop longtemps. Ce serait encore une fois de plus une position en porte à faux de ce gouvernement eu égard aux votes. En d'autres termes, un gouvernement de gauche ne peut exister dans une économie de droite, il ne peut-être que dans une fausse situation, et c'est bien dommage s'il n'y a pas de compréhension de la part des dirigeants politiques de ces partis de faire une politique sociale démocrate avec le centre, et s'ils ne le comprennent pas, ils disparaitront.

    Les Aubry, Hamon, Delanoé, Emmanuelli, Fabius, Mélanchon, Buffet..... enfin tous ceux qui pensent qu'un gouvernement de gauche pourrait améliorer rapidement notre situation, se trompent lourdement. Il ne suffit pas d'avoir de la bonne volonté, il faut pouvoir mettre en œuvre une politique différente. Non pas que je sois d'accord avec la politique menée, bien au contraire elle est injuste, orienté que pour les «riches», mais, il faut se rendre compte de l'importance du mal fait.

    Cela fait plus de huit années que cette politique est faite, tout gouvernement qui ne serait pas de droite, serait contraint de faire une politique d'augmentation des impôts au départ pour redresser la situation afin de redonner à nos caisses l'argent nécessaire et ce n'est qu'ensuite, quelques années après, que l'amélioration de nos conditions de vie pourraient être faites. Le gros problème est de savoir comment ce peuple de gauche accepterait d'attendre cette amélioration ?

    Il y a nécessairement un gros travail de pédagogie à faire et surtout à ne pas promettre n'importe quoi !

  • La richesse et ses conséquences.

    Qu'est-ce que la richesse ?

    On définit aisément la pauvreté mais la richesse, qu'est-ce que c'est ? A partir de combien d'argent ou de patrimoine est-on riche et puis par rapport à quoi. Il n'y a pas que l'argent qui définit la richesse, n'y a-t-il pas celle du cœur et de l'esprit ? Il n'y a pas d'étalon non plus définissant la richesse, pour la pauvreté, il est aisé de la définir quand on à rien ou presque, c'est que l'on est forcement pauvre, à voir ?

    L'obtention de la richesse s'effectue en général d'une façon continue, au fur et à mesure que l'expérience s'accroît soit par filiation, dans ce cas elle est spontanée, l'obtention de diplômes vous ouvrent des voies avec le travail peuvent, dans le cas de certaines professions libérales, banquiers, notaires, journalistes de grande presse, avocats, architectes ...., voire aussi publiques en tant que fonctionnaires de grandes administrations vous faire devenir riches. Elle peut s'acquérir, aussi par le sport de haut niveau, par sa voix et son talent ou son audace à constituer une entreprise, une affaire, ce qui revient au même, elle ne vient jamais toute seule même si cela est le cas pour les enfants de «riches». Sans même recevoir de richesse matérielle, la valeur de l'éducation des parents, les moyens qu'ils ont, en relations, en langues, en professeurs constitue en elle même une richesse qu'ils transmettent et qui est, non taxable.

    Les pauvres ne peuvent transmettre cette éducation, ils ne l'ont pas reçue eux mêmes.

    Le riche met au départ un riche potentiel.

    Pour celui qui à la chance d'un travail continu, il peut accéder à une certaine qualité de vie sans que ce soit une richesse comme on peut parfois le penser. La richesse n'est pas nécessairement avoir une fortune mais seulement de quoi vivre correctement sans excès. Un revenu annuel d'environ 55.000 € peut apporter pour une famille avec deux enfants une aisance matérielle suffisante. A ce niveau on est dans les 8 % des plus riches en France soit environ 3,7 millions de foyers, soit 5,7 % de la population environ.

    Il n'est pas utile d'être fortuné comme certains qui ont des milliards de dollars ou d'euros pour vivre, on ne met pas deux paires de chaussures à la fois. Avoir une Ferrari, est honorifique aux yeux de certains, mais à quoi sert-elle sinon à monter sa luxure et son orgueil, sa satisfaction d'avoir réussit ce que beaucoup ne peuvent pas montrer, mais cela ne dure qu'un temps. De plus, une fortune est bien souvent génératrice de conflits familiaux, de contraintes, comment faire fructifier son argent sans le perdre, comment se protéger des autres de leur regard envieux au point que l'on se doit de vivre en marge de la société entre gens riches dans des lieux surveillés par des vigiles, voire bardés de radars pour être à l'abri des autres comme je l'ai constaté en randonnée dans des lieux fortunés.

    Être riches c'est souvent vivre cachés pour être heureux comme dit le dicton.

    On pourrait penser qu'il suffit d'être célèbre pour être riche, pas forcément, l'obscurité est la meilleure des protections. Pour les millionnaires et de beaucoup d'autres, il s'agit de rester inconnus de ne pas se faire voir, se noyer dans la masse. Mais, ce n'est pas toujours le cas de personnes parmi les plus riches du monde qui, par leurs actions politiques, sociales, bienfaitrices, viennent à être connues du public par ce qu'elles valent des milliards. Il est bien évident que la plupart des gens connaissent les milliardaires les plus grands sont recensés par le magasine Forbes, ou Bill Gates 58 milliards de dollars n'est plus que le troisième, le premier étant Warren Buffet 62 milliards et Carlos Slim Helú, Mexique, 60 milliards de dollars en 2008, ils ont une notoriété telle qu'elle ne peut être cachée. Bernard Arnault le premier Français n'est que 15ème avec 25,5 milliards de dollars, c'est déjà beaucoup, voir cliquez ici.

    Ils ont la gloire des médias et des instances politiques, on les consulte, leur avis compte, on souhaite leur présence pour telle ou telle affaire même s'ils en n'ont pas la connaissance ou la capacité, un riche de ce niveau ne peut être nul, il est forcement capable. Ils gouvernent ainsi le monde.

    Ces personnes se sentent un peu responsables de leur fortune, elle est indécente, et ils la restituent souvent mais, très faiblement par des dons, par des actions humanitaires dans les pays pauvres, comme si c'était pour se faire pardonner de l'avoir accumulée sur le profit des autres. Elle sert aussi pour l'économie d'un pays pour financer des projets, des activités industrielles, commerciales, en d'autres termes elle retourne au peuple en faisant des profits qui font qu'elle s'accroit encore et toujours. C'est un cirque infernal, l'argent va à l'argent.

    Les riches recherchent des pays ou des lieux pour riches comme la principauté de Monaco, la Suisse, le Luxembourg, ou ailleurs ou des iles paradisiaques comme la Sardaigne, Saint Barthélémy..... ou l'on ne paye pas ou presque peu d'impôts, les paradis fiscaux sont leurs domiciles mais pas pour tous. Certains ont conscience de leurs responsabilités de citoyen et paye à l'État leur dû.

    On les trouvent aussi, en France, dans des lieux insoupçonnés comme Sainte-Marguerite une petite bourgade dans les Vosges près de Saint Dié, Rousset charmant village près d'Aix en Provence dans les Bouches du Rhône, Saint-Pantaléon-de-Larche à l'ouest de Brive la Gaillarde aux portes de Périgord et du Quercy....voir des extraits du magasine Le Point 1898 ci-dessous. Cette richesse est bien souvent une charge si elle est utilisée en termes d'affaires, d'entreprises, eu égard aux difficultés de gestion, mais elle est utile dans ce cas pour les autres, c'est elle qui contribue à l'économie, elle n'est donc pas à rejeter, mais à contrôler, à répartir plus équitablement.

    Avec la richesse matérielle il faut aussi considérer la richesse morale et intellectuelle de l'esprit qui bien souvent vous apporte plus de satisfaction que la fortune matérielle qui inclue des contraintes. On peut se poser la question de savoir s'il n'est pas préférable de vivre simplement avec peu, voire presque rien plutôt que d'avoir trop. Au pauvre, il n'y a rien à voler, mais au riche beaucoup. Des sociétés de télé surveillance se sont crées avec des moyens électroniques de surveillance associés aux protections mécaniques. Est-ce un progrès on peut en douter, mais ils ont contribué à développer des activités industrielles.

    J'ai rencontré des bergers dans nos montagnes, ils vivent simplement avec leur chiens et leurs moutons, finalement, je me suis posé la question, n'est-ce pas eux qui sont dans le vrai ? La nature est à eux et l'affection de leurs chiens est incomparable, cela vaut toutes les fortunes du monde, mais c'est aussi égoïste de ne penser qu'à soit même.

    Le magasine Le Point publie une étude ou sont les riches en France.

    On les voyait agglutinés dans les beaux quartiers de Paris et dans les banlieues chics des grandes villes, ce n'est pas le constat, les riches sont aussi nombreux à vivre dans nos campagnes. A partir du livre de Jacques Marseille, «l'argent des Français», Le Point a exploré la France à la recherche des gros revenus. L'article met en cause nombres de clichés qui voudraient signifier que la France s'appauvrit, pas tant que l'on dit. En fait le patrimoine des Français se serait considérablement accru ces dernières années. Les inégalités augmentaient pensait-on, faux, elles se réduisent, l'écart entre les plus pauvres et les plus riches ne cesse de diminuer ?

    Cela ne veut rien dire si l'on n'y attache pas de termes de quantité. En effet, il peut y avoir un écart plus faible entre les extrêmes mais, si le bas et le très bas de l'échelle sociale comprenant les exclus, SDF, les Smicards, les chômeurs et tous ceux qui sont à moins de 1.500 € par mois se rapporte à 50 % des Français, et que le haut, voire le très haut se rapporte à quelques pour cent de la population, la France est pauvre. Si les écarts se réduisent comme le fait remarquer Le Point, cela pourrait signifier qu'à terme, tout le monde deviendrait pauvre ?

    La France ce n'est pas seulement ces personnes riches même si elles sont influentes, c'est aussi le reste, les classes moyennes et les pauvres .

    La carte et le tableau ci dessous donnent la situation des départements les plus riches en France.

    img671.1234601346.jpg img670.1234601000.jpg

    Les deux tableaux ci dessous donnent le revenu moyen des riches en France source Le Point magasine du 29/01/09, 1898.

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    img667.1234523790.jpgOn voit qu'à Saint Barthélemy sur 8.394 habitants dans les petites Antilles, 9,7 % de la population ont plus de 1,3 million de revenu déclaré, Sainte-Marguerite dans les Vosges une bourgade de 2.300 habitants près de Saint-Dié, 55 % de ses habitants ont un revenu supérieur à 1,2 million, Rousset 3.635 habitants à 12 km d'Aix en Provence dans les Bouches du Rhône, 60 % de ses habitants ont aussi un revenu supérieur à un million, et Saint-Pantaléon-de-Larche en Corrèze 4594 habitants, 54 % ont aussi un revenu moyen qui dépasse le million d'euros. Sur un nombre total de foyers fiscaux de 18.923 soit 0,029 % de la population, 35,4 % déclarent plus d'un million de revenu annuel !

    Quand aux ghettos c'est à dire ou les riches sont les plus concentrés, on constate qu'ils sont dans l'ouest de Paris, c'est là qu'il y a le plus d'argent.

    Ces données ont été élaborées par Christel-Mery-Picolo, Christine Delisle, Olivier Bost et Jo Lecrivain à partir de données officielles de la Direction générale des impôts.

    Comme le fait remarquer Le Point, la mise aux yeux du public du revenu déclaré de ces personnes qui est bien entendu dégagé, comme pour tous, du revenu brut des réductions fiscales qui peuvent pour certains atteindre 30 % de ce quelles touchent, risque de faire parler dans les chaumières, et de montrer du doigt celles et ceux que l'on croyaient comme tout le monde.

     

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