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retraite

  • La première réforme de gauche des retraites du privé adoptée

    alors que celle des fonctionnaires présente un déficit de 37,3 milliards d'euros en 2013 !

    Support Wikipedia Après avoir fait l'aller retour au sénat qui retoqua cette réforme par 346 sénateurs de droite comme de gauche pour des raisons diamétralement opposées, les socialistes considérèrent que le texte était vidé de sa substance tandis que les UMP considérèrent que le texte n'était pas assez modifié, donc en seconde lecture au parlement, l'Assemblée nationale adopta la réforme par 291 voix contre 243 le mardi 26 novembre.

    En première lecture le texte était passé avec 270 voix dont 49 abstentions. Pour amadouer les récalcitrants de la majorité, afin que vaut mieux un texte qui passe bien que mal, Marisol Touraine fit un geste, annonçant que le minimum vieillesse serait revalorisé à deux reprises l'en prochain. 17 députés socialistes, de même que les radicaux et les écologistes s'étaient abstenus en première lecture. Leur désaccord portait sur l'article 4 qui reporte de six mois la revalorisation des pensions l'année prochaine. Ils ont eu satisfaction. Ce minimum vieillesse sera donc versé en deux fois, les premiers avril et octobre. Marisol Touraine dans son bon cœur porta même à 800 € ce minimum pour 570.000 locataires pour un coût de vingt millions d'euros. Mais pas que cela, pour les retraités les plus modestes elle fit le geste d'augmenter la subvention aux complémentaires santé de 50 € pour les plus de 60 ans, une dépense de 15 millions d'euros.

    C'est à la suite de ces annonces avant le vote de la loi en seconde lecture que le texte passa avec un vote bloqué afin d'éviter les surprises de dernière minute. Ce ne fut donc facile quoique qu'en dirent les députés récalcitrants, ce qui permit à la gauche d'avoir sa première réforme des retraites.

    Le gouvernement aurait été la risée de l'opposition si elle avait été rejetée après celle du sénat. Pris entre trois contraintes, une majorité qui demande plus, une opposition qui trouve que cette réforme ne va pas assez loin, en particulier pour la retraite des fonctionnaires, et des finances de l’État qui souffrent de devoir renflouer financer leur pension.

    Un quart des pensions de la fonction publique sont financées par les cotisations alors que pour le privé, c'est 83 % ! Ce renflouement annuel pèse pour 37, 3 milliards d'euros sur nos finances selon Le Figaro qui s'est procuré le dernier rapport du Conseil d'Orientation des Retraites, COR. L'inégalité entre les différents régimes est non seulement une préoccupation pour les Français, mais aussi une injustice.

    L’exécutif reste, par peur d'un blocage général, une vache à lait pour les fonctionnaires, ils bénéficient sur le calcul de leur retraite d'un avantage important concernant la prise en compte des années de cotisations. Dans le privé, le calcul est fait sur les 25 meilleures années tandis que pour la fonction publique, il est fait sur les six derniers mois de leur exercice. Or, nombreux sont les fonctionnaires qui ont une augmentation de salaire dans six derniers mois de cet exercice.

    Il ne s'agit pas d'une quelconque jalousie mais seulement du respect de l'équité sociale entre tous les citoyens. L'argument de réponse est que les primes qu'ils perçoivent ne sont pas prise en compte pour le calcul de leur pension, ce qui effectivement est anormal. Mais le problème est de savoir quel sont les montants des primes ? Le fait que ce sont des primes, cela cache, pour les Français, le vrai revenu de leurs concitoyens fonctionnaires.

    Le COR dans son rapport du mercredi 23 janvier 2013, constate que le plupart des fonctionnaires à carrière complète bénéficient d'une retraite comprise entre 80 % à 85 % du salaire moyen de leurs cinq dernières années. Pour le privé c'est très en dessous d'autant plus que l'activité des salariés permet de moins en moins une retraite au taux plein. Le problème démographique entre le fonctionnaire cotisant et le fonctionnaire retraité est aussi la cause de ce trou de 37, 3 milliards. Il compte plus de retraité que de cotisants, 2,3 millions de retraités pour 2,1 millions de cotisants. Le système a basculé dans le sens inverse de celui du privé, puisque que le rapport est positif à 1,38 cotisants pour un retraité.

    Le Figaro note, en plus, que le régime de la fonction publique est plus généreux que celui des salariés du privé. Les «dispositifs de solidarité», départs anticipés, majoration de durée d'assurance pour enfant, minima de pension…, représentent 27,9 % des pensions versées, contre 16,2 % dans le privé.

    Il est évident que la puissance de masse que représente les fonctionnaires dans le cas d'un conflit frontal avec un exécutif qui s'engagerait à réduire leurs avantages pour les ajuster au privé est telle qu'elle permet ce déséquilibre entre les Français. Mais, il est aussi crucial que ce déséquilibre s'estompe, les impôts ne peuvent plus financer la retraite des fonctionnaires quand le déficit de leur caisse atteint 37,3 milliards.

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  • Notre système de retraite va-t-il dans le mur ou pas ?

    C'est l'interrogation de nombreux Français !

    Les retraites, la France à peur !

    Support Wikipedia Nous sommes un pays très complexe à gouverner si on le compare à l'Allemagne dont la mentalité prussienne est obéissante et dominatrice tandis que la notre, plus latine, donc méridionale, plus spirituelle et humaniste, mais aussi indisciplinée et moins rigoureuse. Cette composante génétique nous incite à ne rien vouloir modifier, voire même à s'adapter à une évolution naturelle que l'on ne peut que subir, provoquant de suite de la colère et des manifestations nationales. Nous sommes finalement, malgré nos divisions politiques, tous des conservateurs, salariés et patrons, dès qu'il s'agit de toucher à notre "bien-être". Nous avons peur de tout changement, et lorsque le changement est inévitable les deux parties, salariés et patrons, font en sorte que ce soit l'autre qui en porte les conséquences, l'esprit national ne joue que lorsque c'est l'autre qui paye !

    La retraite pour les Français est sacrée, et son évolution ne peut être qu'une perte d'avantages sociaux, d'autant plus que notre régime par répartition est un modèle en son genre, les actifs payent pour les retraités, ce qui assure la continuité des versements. On ne se rappelle plus qu'elle fut crée sous l'occupation allemande par le Maréchal Pétain par la loi du décret du 14 mars 1941. Cette loi fut le premier étage du minimum vieillesse et d'une retraite par répartition pour les assurés sociaux du commerce, de l'industrie, et des professions agricoles dans le cadre de la révolution nationale, voir Philippe Pétain, Maréchal de France ses années noires de 1940 à 1944, suite 39, et suivantes. Depuis, bien sûr, elle évolua se perfectionna mais la démographie aidant, nous étions moins de 40 millions en 1940, l'augmentation de la durée de vie, la mondialisation et les crises firent qu'elle devint plus difficile à assurer.

    Tous les retraités de l'industrie furent traités de la même façon, et lorsqu'ils travaillèrent, ils financèrent par leurs cotisations de retraite celle de ceux qui étaient en retraite. C'est donc une sorte de vase communiquant géré par la Caisse Nationale de l'Assurance Vieillesse des Travailleurs Salariés qui assure, depuis des décennies, la retraite de base des Français du régime général de la sécurité sociale, et pour les retraites complémentaires, des Caisses privées gérées sous la tutelle de l'Arrco pour les non cadres et de l'Agirc pour les cadres. Elles conditionnent une uniformité de traitement entre les Caisses.

    L'ensemble, allocation de base augmentée des allocations complémentaires permettent de vivre tout juste, pour les plus modestes, si, pour la retraite de base, le nombre d'annuités payées par le salarié atteint le maximum à l'âge légal de départ en retraite.

    Ces allocations sont fonction, pour la retraite de base, de ce que le salarié, en fonction de son salaire brut, a versé, au taux prévu, pendant les 20 meilleures années de son activité augmentée d'avantages familiaux. Pour les retraites complémentaires les allocations résultent d'un nombre de points cumulés pendant toute l'activité du salarié en fonction du salaire brut affecté d'un coefficient et du taux annuel ajusté en fonction du nombre de retraités et des rentrées des cotisations des affiliés. Pour les régimes spéciaux des fonctionnaires et autres agents de l’État, le système est confiné et s'il est en déficit c'est l’État qui le renfloue.

    Les vases communiquant du régime général et des régimes complémentaires sont liés aux nombre de cotisants, c'est à dire les salariés et au nombre d'allocataires, c'est à dire les retraités. Pour que les retraites soient financées dans les deux régimes il faut que la masse globale des cotisations versées soit supérieure à la masse globale des retraites versées. Ce que l'on qualifie communément par un rapport entre le nombre de cotisants et le nombre de retraités. Ce rapport doit être de l'ordre de 1,4 pour que le système fonctionne. Si le rapport est inférieur, le financement des allocations retraite n'est plus assuré, trop de retraités pour pas assez de cotisants.

    Pour toutes les raisons décrites, la crise financière de Lehman Brothers de 2008 née de celle des subprimes, fit un grand désordre dans notre économie, et la mondialisation aidant, pour la recherche du moindre coût de production fit que le nombre de chômeurs s'accrut et le nombre de retraités augmenta avec la qualité de vie et les progrès de la médecine, de sorte que le régime par répartition risquait, si rien n'est fait, de n'être plus assuré ainsi que celui des retraites complémentaires.

    Il y eut plusieurs ajustements lors des précédents gouvernements, dont l'avant dernier celui de François Fillon lorsqu'il fut ministre des affaires sociales, réforme dite loi Fillon sur les retraites. La réforme actuelle du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, sera pour la première fois celle, de la gauche socialiste.

    Cette réforme dont on disait qu'elle serait pour le gouvernement un calvaire et qui devait mobiliser en masse les «travailleurs» ne fut pas à la hauteur des espoirs, 155.000 à 370.000 manifestants dans les rues. La division des syndicats, l'habileté du gouvernement insistant plus sur une réforme de la pénibilité, fit malgré que :

    le nombre d'annuités pour une retraite au taux plein est augmenté d'un trimestre tous les trois ans à partir de 2020 pour atteindre 43 ans en 2035, avec la création d'un compte pénibilité en 2015 permettant de partir plus tôt en retraite, avec une hausse des cotisations sociales !

    elle passa l'épreuve de la rue.

    La hausse des cotisations patronales et salariales sera progressive sur quatre ans, 0,15 point en 2014, puis 0,05 en 2015, 2016 et 2017, soit au final 0,3 point pour les actifs comme pour les employeurs en 2017. «Tous les régimes seront concernés, celui des fonctionnaires, les régimes spéciaux comme le régime général ou, par exemple, celui des indépendants selon des modalités propres», précisa le Premier ministre. A cela, il faut ajouter une fiscalisation de la majoration de pension des parents de familles nombreuses.

    L'habileté du premier ministre fut, pour le patronat, d'accéder à une vieille revendication de transférer une part des 34 milliards des allocations familiales à la charge des entreprises vers un autre financement, sans préciser sous qu'elle forme, ce qui fit dire que ce sont les seuls salariés qui financent la réforme. Il va donc falloir trouver de quoi compenser cet allègement patronal, et il se pourrait bien qu'il porte sur la CSG qui fut épargnée pour le moment.

    La réflexion de nombreux salariés est de clamer, que plus le temps passe et moins on a de retraite, le système va dans le mur !

    On ne peut être de cet avis, je dirais même plus, le retour de la croissance pointe son nez, de sorte que le système retrouvera des marges. Il n'y a donc pas lieu de s'inquiéter. Les délocalisations reviendront, la mondialisation n'est déjà plus ce qu'elle fut, la Chine tant attractive le sera de moins en moins. Quant aux pays de l'Est, là aussi, l'augmentation du niveau de vie qui fait monter les coûts.

  • Et voila que resurgit l'indemnisation des retraites comme

    corollaire à l'augmentation du chômage et l'indépendance, un système divergeant.

    Support Wikipedia On n'en finira pas, moins de salariés qui cotisent, des salaires bloqués trop longtemps, plus de retraités et qui, de plus, vivent plus longtemps, un rapport, du montant des allocations des retraités CNAV sur celui des prélèvements SS de retraite des cotisants qui croît au point que l'on ne puisse plus financer la retraite par répartition, le fleuron de nos avantages sociaux. L'idée fut excellente, elle l'est encore, mais très attaquée. Financer la retraite des vieux, par ceux qui travaillent autant que faire se peut, mais le système présente de grandes difficultés au moins jusqu'en 2040, 2050 si la croissance ne revient pas. Il faut savoir que le niveau de vie moyen des retraités est proche de celui des actifs depuis le milieu des années 1990. En 2010 le niveau moyen des retraités s’élevait a 1913 € par mois pour 2002 € pour les actifs, soit un rapport de 95,5 %.

    Bien sûr, il y a la retraite par capitalisation, régime en points, régime en comptes optionnels systèmes, ô combien plus injustes socialement, puisqu'ils ne peuvent profiter qu'à ceux de nos concitoyens qui ont la possibilité de se faire une retraite pour leurs vieux jours. Mais aussi, systèmes qui ne pourraient répondre correctement à l’accroissement de la durée de vie si elle se prolongerait trop longtemps, puisque lors de la liquidation de son activité professionnelle, l'indemnité de retraite est basée sur une durée de vie. Un panaché des deux serait une solution si les fonds récoltés seraient gérés par l’État et non par les banques comme actuellement.

    Mais ce n'est pas le sujet, puisqu'il nous faut encore nous préoccuper du financement des retraites compte tenu de l'étude du Conseil d'Orientation des Retraites, COR, qui donne, dans son onzième rapport du 19 décembre 2012 les perspectives 2020, 2040, 2060 en besoin de financement. Sans entrer dans le détail, puisque ce rapport est suivi d'un complément sur l'état des lieux du système Français du 22 janvier 2013, le système de retraite de la CNAV, y compris le fond de solidarité vieillesse, FSV, passerait de 0,7 % à 1 % du PIB entre 2011 et 2017, soit de 14 à 21,3 milliards d'euros,

    c'est donc un trou de 14 à 21,3 milliards !

    Ce financement commencerait à se réduire dans l'hypothèse la plus favorable, et à se creuser dans les autres scénaris. Il représenterait en 2020 de 0,9 à 1,1 % du PIB selon les variantes, soit de 20,8 à 24,9 milliards d'euros. Pour la définition des scénaris on peut se rapporter au rapport du 19 décembre 2012 ci-dessus donné. Par exemple, le scénario démographique à l'horizon 2060, repose sur un taux de fécondité de 1,95 enfant par femme, un solde migratoire de 100.000 par an, et un gain d'espérance de vie de un trimestre tous les deux ans à partir de 60 ans.

    La croissance de la population en âge de travailler permettrait dans le scénario A, vers le milieu des années 50, un retour à l'équilibre, et pour les autres scénaris moins optimistes, le besoin de financement subsisterait jusqu'en 2060. Globalement, le système de retraite en 2060 pourrait représenter - 2,9 à 1,7 % du PIB soit, pour un PIB constant à celui pris par le COR, - 67 milliards d'euros ou 39,3 milliards d'euros.

    Jusqu'en 2017, tous les scénaris ont une trajectoire commune correspondante à la trajectoire du PLFSS, Plan de Financement de la Sécurité Sociale, pour 2013. La crise ferait que le déficit d'activité se creuserait encore en 2017, et l'économie permettrait le retour à l'équilibre entre 2024 et 2031. Il est certain, que les réformes actuelles de réduction des conditions de retraite, réduction du montant des retraites, augmentation de la durée de départ, et augmentation des prélèvements, font, que si, les conditions économiques s'améliorent, que les caisses de retraites deviendraient excédentaires.

    Malgré cela, et compte tenu que le déficit se creuserait encore en 2017, le gouvernement a décidé d'agir pour demander un effort aux retraités dans la contre partie d'une réforme de la dépendance, suivant Le Monde.fr. «Il serait difficile de ne pas donner quelques signes avant la conférence sociale de juillet», selon l'entourage de Jean-Marc Ayrault. Une façon comme une autre de faire passer la pilule.

    En fait, comme les comptes sont mauvais eu égard aux chiffres avancés par le gouvernement, il s'agirait de rassurer Bruxelles et les marchés financiers lors de la projection de croissance, pays par pays, du 22 février. «Les comptes publics de la nation sont observés», et les réformes des retraites sont particulièrement scrutées par les partenaires Européens et les agences de notation. On ne comprend pas puisque c'est un problème de politique intérieure Française !

    Il est évident qu'une réforme des retraites s'impose tant est la disparité entre nos systèmes, dont la plus criarde se rapporte à la retraite des fonctionnaires, et des régimes spéciaux par rapport à celle des salariés du privé. Un système qui leur est excessivement favorable ne serait-ce que sur le calcul de l'indemnité de départ qui s'effectue sur les 6 derniers mois de salaire, alors que pour le privé le salaire de référence est calculé sur les 25 meilleurs revenus annuels dans la limite du plafond de la sécurité sociale !

    Les taux de cotisation diffèrent selon les régimes. Les réformes des retraites qui furent engagées ont prévu, qu'à partir de 2020, l'alignement de la fonction publique et des régimes spéciaux sur ceux du privé, ce qui revient à signifier qu'il est peu probable que le gouvernement y touche, le sujet est extrêmement dangereux électoralement. En fait, il est envisagé un ensemble de trajectoires sur la modernisation de l'action publique, les collectivités locales et l'évaluation des politiques publiques. Cela serait en toile de fond le moyen de masquer que la croissance ne reviendra pas aussi vite que souhaité, et qu'il n'y aura pas de miracle.

    La réforme porterait principalement sur les injustices les plus criantes, par exemple en ce qui concerne les femmes et les polypensionnés. À fin 2010, le montant moyen de la pension, hors réversion et hors majoration pour trois enfants et plus, s'élevait a 1216 € par mois, 1552 € pour les hommes et 899 € pour les femmes. Ce sont des montants bruts de prélèvements sociaux. Mais si l'on prend la disparité la plus grande, 10 % des retraités percevaient une pension inférieure à 521 €, tandis que 10 % percevaient une pension supérieure à 2495 € pour les résidents en France fin 2008. On voit, que toucher aux retraites des salariés du privé serait intolérable tout au moins pour les faibles retraites.

    Entre fin 2008 et fin 2012, la retraite de base de la SS s'est accrue de 6,231 %, soit 1,52 % par an, ce qui donne pour les 10% des retraités de pension inférieure 553,5 € et pour les 10 % de pension supérieure, 2.650,5 € à fin 2012.

    Pour engager cette réforme, vu sa complexité, le gouvernement ferait appel à un comité d'experts et aux partenaires sociaux.

    Le niveau de vie moyen des retraités est proche de celui des actifs depuis le milieu des années 1990, et en 2010, il s'élevait à 1913 €/mois contre 2.002 € pour les actifs en emploi ou en chômage. Mais cela cache une grande disparité, en 2010, 10 % des retraités ont un niveau de vie inférieur à 960 € mensuels, tandis que 10 % des retraités ont plus de 3078 €/mois, soit un rapport interdécile de 3,21, rapport qui se maintien fin 2012. Le taux de pauvreté s'élève à 10,2 % en 2010 pour les retraités comme pour les actifs. Les tableaux suivants donnent l'état des lieux.

    Tout viendrait du fait que les partenaires des retraites complémentaires qui, actuellement, planchent pour désindexer temporairement les retraites de l'inflation, ce qui inspire le gouvernement à en faire autant sur les retraites de base. Les retraites complémentaires vont donc encore augmenter moins vite que l'inflation, ce qui était déjà le cas. Les syndicats et patronat seraient d'accord pour permettre aux retraites ARCO et AGIRC de retrouver un équilibre, et sur la durée du gel, les avis divergent. Il faut donc s'attendre à une réduction de nos retraites SS, soit par un gel de l'indexation, soit par une taxe qui serait justifiée pour financer la dépendance, «le donnant donnant» selon un conseillé du premier ministre.

    Les retraités sont toujours les dindons de la farce, par ce que l'indexation de leur pension s'effectue toujours avec un temps de retard sur celui des salariés, mais en plus, elle n'est jamais égale à l'inflation réelle.

    Les retraités qui ont eu leur retraite vers les années 1980 1990, et qui furent bénéficiaires de la retraite à 60 ans, celle-ci avait encore comme condition, pour le taux plein, d'avoir cotisé 37,5 années. Pour les retraités de mon âge qui commencèrent très tôt à travailler, ils ne purent être en retraite qu'après 45 années de cotisation à 60 ans, et heureusement. Ils ont donc payés 7,5 années pour rien puisqu'elles ne furent pas été prises en compte.

    Cela montre l'injustice qui s’établit à leur égard, d'autant que la revalorisation de leur retraite n'a jamais bien suivi le coût de la vie. On n'arrête pas de gruger les retraités.

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