Avertir le modérateur

renault

  • Renault dans la tourmente 7.500 postes de supprimés d'ici 2016

    la chute des commandes n'est pas que pour cause le coût du travail !

    Support Wikipedia Il est évident que si le dynamisme industriel n'y est plus dans la création de nouveaux modèles, l'attirance des acheteurs se perd, et ils se tournent vers d'autres constructeurs, qui ont aussi, comme Renault, les mêmes difficultés, mais s'en sortent mieux. Cela fait longtemps que Renault est dans le rouge, en 2009, il enregistrait une perte de 3, 125 milliards d'euros, et dû modifier sa stratégie industrielle d'autant qu'en 2008 l'entreprise n'enregistra qu'un bénéfice de 571 millions d'euros. La moitié des pertes de 2009 provenaient des entreprises associées, Nissan, Volvo, Avtovaz. Le chiffre d'affaire en 2009 s'inscrivait déjà en baisse de 10 ,8 % à, 33, 712 milliards d'euros. La prime à la casse si elle contribua à améliorer sa compétitivité ne fut pas suffisante pour stopper la chute des ventes. Déjà, en 2010 le PDG, de Renault, Carlos Ghosn, poursuivait une politique de réduction des coûts. 4.000 personnes dans les entreprises Renault furent licenciées essentiellement par des départs en retraite, l’État français étant actionnaire à 15 %, Renault fut tenu de limiter les dégâts, pas de licenciements secs.

    Renault eu pour but principal de réduire son endettement, et son alliance avec Nissan entrait dans cette stratégie tout en élargissant son offre. Actuellement Renault est présent dans 118 pays de l'Afrique du Sud à la Roumanie, en passant par le Brésil, le Royaume-Uni, la Turquie, la Russie, la Maroc, ce qui lui fait un effectif de 128.653 salariés à fin juin 2012, dont 42,1 % en France soit 54.162 salariés. La politique de Renault, fut une politique de bas coûts à l'opposée de celle des voitures de luxe Allemandes, qui maintiennent son secteur automobile même si celui-ci subi une chute des ventes comme tous les constructeurs Européens.

    En décembre les immatriculations de voitures neuves dans l'Union Européenne ont chuté de 16,3% à 799.407, baissant ainsi pour le quinzième mois d'affilée et accusant leur plus forte baisse mensuelle depuis octobre 2010. Sur l'ensemble de l'année 2012 la demande de voitures neuves a diminué de 8,2% à 12,05 millions, sa plus forte baisse depuis le recul de 16,9% enregistré en 1993, a précisé l'ACEA, l'Agence Européenne des Constructeurs Automobiles. Dans la seule zone euro, le recul atteint 11,3%, à un peu moins de neuf millions, selon les calculs de Reuters, source l'Usine Nouvelle.

    Cette politique de bas coûts plaça Renault dans une concurrence élargie des constructeurs «low-cost», tels le Sud-Coréens Kia, le Japonnais Susuky, et le Tchèque Lada. Toutefois Renault, avec les marques Renault-Twingo, Dacia, et Nissan proposa des voitures à moins de 8.000 euros, et ses modèles représentèrent plus du tiers de ses ventes dans le monde. Mais cela eu une contrepartie qui fut la réduction de ses effectifs en France puisque les voitures sont fabriquées à l'étranger.

    Cette politique de bas coûts fut donc assassine pour les salariés Français, puisqu'elle conduisit outre, à réduire les effectifs mais également à réduire leurs salaires, pour s'ajuster aux coûts des fabrications délocalisées.

    Pour Carlos Ghosn cette politique serait la plus adaptée à l'entreprise, mais alors pourquoi Renault fait moins bien que PSA qui a choisi des modèles plus luxueux tout en misant sur l'écologie et la qualité, mais qui aussi subissant la crise tout en étant moins affecté. PSA, se situant ainsi dans un marché intermédiaire, mais couteux, avec pour haute gamme les trois constructeurs Allemands, Volkswagen, qui possède Audi et Porsche, BMW et Daimler, présent dans le capital de Renault, et inversement.

    Actuellement Renault assemble 21,5% de ses véhicules en France, contre 41% pour PSA, qui emploie 81.000 salariés. Renault a subi une baisse des ventes de 18,9 % sur l'année 2012 alors que pour PSA, elle n'est que de 12,9 %. Fiat et Général Motors avec sa marque Opel, est à - 15,6 %. Renault fait moins bien que Fiat.

    Pour l'année 2013, le cabinet de prospective LMC Automotive a récemment estimé à 3,1% la baisse des ventes de voitures en Europe de l'Ouest, à 11,4 millions, contre des niveaux d'environ 12,8 millions en 2011 et 13 millions en 2010, source l'Usine Nouvelle.

    Dans ces conditions rien d'étonnant que Renault envisage de réduire ses effectifs de 15 % d'ici 2013, soit 7.500 salariés essentiellement des départs non renouvelés. Tous les secteurs seront touchés dont l'ingénierie 2.000 postes, le tertiaire 1.300, et 4.200 dans les usines. L'objectif est de produire autant avec moins de 5.000 salariés en production. Mais cela est soumis à un accord avec les organisations syndicales, et dans ce cas, «ce redéploiement des effectifs ne nécessiterait ni fermeture de site, ni plan de sauvegarde de l'emploi, ni plan de départs volontaires», indiqua Gérard Leclercq, directeur des opérations France, à l'issue d'une nouvelle réunion avec les syndicats sur la compétitivité.

    Pour Carlos Ghosn, Renault peut disparaitre à la question qu'on lui a posée. Il ne connait pas d'entreprise sur une base qui ne soit pas compétitive, ce fut sa réponse. «Dans la perspective d'une restauration progressive du marché Européen, la mise en place d'un tel accord permettrait ainsi d'avoir une croissance de la production en France plus soutenue que celle du marché Européen», fait valoir Renault dans un communiqué, source francetvinfo. Il n'est donc pas assuré que ce ne seront que des départs volontaires ou de mise en retraite anticipée.

    La position du gouvernement, par la voix d'Arnaud Montebourg, est qu'il n'y a pas pour «nous» un certain nombre de lignes rouges qui ont été franchies. Première ligne rouge, «pas de plan social, pas de licenciement, la première ligne rouge est respectée», a-t-il ajouté. Deuxième ligne rouge, «pas de fermeture d'usine, pas de fermeture de site, la deuxième ligne rouge est respectée». «C'est mieux que de se retrouver avec des plans sociaux, des fermetures d'usines brutales qui font beaucoup de mal au moral des entreprises».

    Si l'on compare cette position à celle de PSA concernant la fermeture de l'Usine d'Aulnay, ou 8.000 postes seraient supprimés en 2014 en France avec la fermeture du site, on ne peut que constater que cette annonce, pour autant qu'elle soit inquiétante, ne place pas le gouvernement dans une position d'affrontement avec la majorité des actionnaires. La logistique adoptée par Renault est moins brutale et plus compréhensive que celle de Peugeot. Le seul grand reproche que l'on peut faire c'est sa politique de bas coûts qui, après avoir donné des résultats, le plonge dans une course vers plus de délocalisations au point qu'il risque de ne plus y avoir d'usine Renault en France.

    Finalement on a beaucoup critiqué PSA mais, avec 80.000 salariés en France ce groupe apporte bien plus que Renault qui est encore pour 15 % sous la tutelle de l’État. La question est maintenant, est-ce que le plan de compétitivité lancé par le gouvernement sera suffisant pour donner aux entreprises automobiles le souffle qui leur manque pour résister à la chute de commandes tout en mettant en œuvre une reconversion dans des voitures écologiques ? C'est toute une reconversion industrielle qui s'amorce, et elle ne se fera pas sans mal.

    Depuis, nous assistons à un chantage de la part de Renault ou du syndicat CGT. Les syndicats estiment que, pour la direction de Renault, les fermetures de sites «seraient inéluctables» à défaut d'un accord de compétitivité, selon un document de la direction dont l'AFP a pris connaissance mercredi 23 janvier. Mais selon Arnaud Montebourg le 24 /01/13 à des paroles et des actes, il déclara «il n'est pas possible qu'il y ait fermetures de sites, l’État français détient 15 %du capital».

    Selon lui, le constructeur, dans le plan automobile présenté en juillet au gouvernement, Renault «a pris l'engagement de ne fermer aucun site, donc il n'est pas possible qu'il y ait de fermeture de site, il n'est pas possible qu'il y ait le moindre chantage à la fermeture de site». «Il n'y a pas de licenciements à Renault parce que nous l'avons exigé», a-t-il ajouté.

    Dans ce contexte, Arnaud Montebourg a estimé qu'il ne serait «pas absurde» de demander au président de Renault, Carlos Ghosn, de «faire un effort sur ses propres émoluments puisque des demandes sont formulées à l'égard des autres salariés». Il a rappelé que les deux représentants de l’État français au conseil d'administration de Renault avaient voté contre la rémunération de Carlos Ghosn lors de la dernière réunion consacrée à la question.

  • Aux espions virtuels de Renault des millions d'euros,

    n'est-on pas dans la démesure ?

    Support Wikipedia D'aucuns diront à énorme accusation, énorme réparation, cela dépend pour qui ? Quels sont ces cadres de Renault pour percevoir 11 millions d'euros en réparation du préjudice subi ? Même pour des erreurs de justice sur des affaires criminelles conduisant à la ruine de familles, de telles sommes ne sont que rarement prononcées ! Une accusation d'espionnage avec un licenciement à la clef est certes un motif méritant même la prison puisqu'il porte sur l'honneur des personnes accusées, mais ce n'est pas la mort, on en réchappe. Ce n'est pas tant la réparation du préjudice qui heurte, elle est logique, pas tant que ça puisque les coupables semblent avoir été préservés c'est donc que ce n'était pas grave, c'est la somme «des millions d'euros !» Beaucoup aimeraient être accusés d'espionnage à tord et percevoir en réparation des millions d'euros. On ne peut qu'être heureux pour ces cadres, mais ce serait de vulgaires pions, on n'en entendrait même pas parler. Alors tout esprit sain ne peut que se demander quelles sont ces personnes que l'on soigne si bien ? Qu'ont-elles de spécifique, quelle est leur valeur, quelles sont leurs relations ?

    L'affaire Renault a commencé le 3 janvier par une accusation d'espionnage industriel et se termine en une vague magouille d'escroquerie. Trois mois pendant lesquels on a, au départ, accusé ces cadres sans preuves simplement sur des accusations péremptoires de la direction du groupe. Les cadres sont mis à pied sur le soupçon d'avoir renseigné sur le programme de Renault relatif à la voiture électrique. Le 4 janvier le groupe évoque des faits graves découverts en août 2010 à la suite d'une enquête interne et annonce déposer plainte. Le 10 janvier le directeur général délégué Patrick Pélata affirme que le constructeur est victime d'une filière internationale organisée mais refuse de confirmer à la presse la piste Chinoise présumée. Les Chinois l'auraient mal pris, on comprend bien qu'ils ne se gênent pas pour copier. Les trois cadres convoqués à l'entretien préalable à leur licenciement nient en bloc. Renault dépose plainte contre X le 13 janvier pour espionnage industriel, corruption, abus de confiance, vol recel, en bande organisée. Le 14 février Renault est conscient de s'être fourvoyé dans une fausse affaire d'espionnage. Le 3 mars la direction centrale du renseignement intérieur DCRI, ne trouve ni trace d'espionnage ni compte en Suisse. Le lendemain Patrick Pélata reconnait être victime d'une manipulation et propose la réintégration des trois cadres s'il se confirme que la société s'est fourvoyée, on connait la suite.

    L'État qui est actionnaire à 15 % du capital de Renault entreprise devenue privée en à fait une affaire nationale qui depuis son début mobilise les médias, et veut des sanctions. N'y a-t-il pas de quoi s'étonner, alors que des problèmes bien plus importants portant sur les conditions de vie des Français, ne sont même pas soulevés. Le 18 mars Christine Lagarde n'hésite pas à déclarer sur Europe 1 «je veux d'abord que réparation soit faite et réintégration soit proposée», il y a des salariés qui dans cette affaire ont été victimes. C'est bien, rien à y redire, mais combien de salariés sont victimes d'abus de leur entreprise sans que notre ministre de l'économie s'émeuve. Il est vrai que Christine Lagarde aime bien réparer les injustices, l'affaire Tapie en est un exemple.

    Sans polémique, si l'État ne serait pas intervenu, cette affaire aurait fait un chemin normal en justice correctionnelle et Renault aurait été condamné aux préjudices, et probablement pas à verser des millions d'euros ! Il y a donc bien en dessous quelque chose que nous ne savons pas. Certes Renault est une grande entreprise internationale dont l'État se doit de préserver la notoriété, mais c'est une affaire Française sans plus puisqu'il n'y a pas eu espionnage au profit des Chinois, mais probablement magouilles au sein de la direction de Renault.

    Il y a d'abord Matthieu Tenenbaum directeur adjoint du programme des voitures électriques, l'un des trois cadres injustement licenciés par l'entreprise. Comme les deux autres Michel Balthazard ancien membre du comité exécutif directeur des projets et des prestations et son adjoint Bertrand Rochette travaillant au Technocentre de Renault à Guyancourt, dont on perçoit à travers la presse une lourde ambiance. Ce site de recherches de 12.000 personnes à 20 km de Paris exprime depuis quelques temps l'angoisse des salariés, trois d'entre eux se sont suicidés en 2007. C'est dire l'ambiance.

    Ce sont donc des cadres de haut niveau, probablement ingénieurs mais de quelle école ? Le parcours de Matthieu Tenenbaum témoigne de son implication sur l’ensemble des aspects du véhicule électrique, après des postes de production chez Nissan en Amérique du Nord et Samsung en Corée, il a été chargé, en 2007-2008, de développer en Israël la filière électrique imaginée par Better Place, nouvel allié de Renault, voire Israël Valley.

    Ce qui parait évident c'est que, outre les coupables de la direction dont le directeur général Patrick Pétala qui démissionne jouant ainsi le rôle de fusible, mais en fait ne quitte pas Renault puisque placé à un autre poste, quelle mascarade, les salariés par voie de conséquence devront payer la facture, et on ne voit pas comment Renault pourrait faire autrement.

    Affaire Renault : le directeur général n'avait pas d'autre choix que la démission
    LE MONDE pour Le Monde.fr | 11.04.11

    © Le Monde.fr

    Sur les trois salariés injustement licenciés, un devrait réintégrer le groupe. Matthieu Tenenbaum, 33 ans, comme l'a confirmé son avocat, au lendemain de l'annonce par Renault d'un accord de principe pour indemniser ses ex-salariés. «Il reste à déterminer dans quelles fonctions, cela se discutera ces jours-ci», a-t-il toutefois précisé. Les deux autres Michel Balthazard, et son bras droit Bertrand Rochette, ont en revanche refusés de réintégrer Renault.

    Ce qui serait intéressant à connaître c'est l'obédience politique de ces cadres, on ne peut ne pas l'évoquer. Les implications sont telles au niveau de l'Etat qu'elles méritent d'être posées. On ne donne pas comme cela des millions d'euros à des salariés même pour une affaire grave s'il n'y a pas des influences politiques, qui peut croire cela ?     

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu