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racisme

  • Le racisme exutoire du mal vivre

    gagne la France, mais pas seulement elle.

    Support Wikipedia Non, la France n'est pas raciste, mais beaucoup de français le sont. La France n'est pas raciste par ce qu'elle accepta et accepte des gens de tous horizons dès lors qu'ils remplissent les conditions d'un visa, d'une intégration, d'une naturalisation. La France est un exemple d'humanité, c'est ce qui fit et fait sa richesse. De tous temps la France fut et est une terre d'accueil. La France à des départements d'Outre-Mer ou sont des gens de couleur, ils sont français. Notre équipe de football comporte de nombreux joueurs de couleur. Des ministres sont noirs et la plus emblématique est Madame Christine Taubira. La France est donc multiraciale, et elle forgea sont destin aussi par le sacrifice de soldats magrébins et noirs. Ce qui se passa par les insultes envers le président représentant la France aux cérémonies du 11 novembre, et par la Une de minute sur Christine Taubira l'assimilant à un animal est une attaque immonde contre une représentante de notre démocratie, contre nos morts, et notre république. Le climat d'inconfiance dans notre capacité à surmonter le chômage, les plans sociaux qui ne cessent de tomber et les faillites d'entreprises, ne justifient pas tout. En 2013 ce sont un peu plus de 1.000 plans sociaux qui furent officiellement ouvert, selon les données encore provisoires du ministère du travail.

    La France est donc martyrisée, hystérisée, et ce ne sont pas les manifestations ni les dégradations en tous genres, ainsi que le changement de gouvernement, etc....qui vont améliorer la situation. Tout ce qui est fait est déconsidéré, c'est le divorce entre l’exécutif et une Commission européenne qui veut des réformes de structure, et disons-le franchement réduire nos avantages sociaux, et l'impossibilité de les faire. Les Français réclament des policiers, des transports, des subventions, la Bretagne, Marseille, Lille, .....une meilleure sécu, de meilleurs soins....tout ce qui est contraire à la réduction de nos déficits. Notre dette augmente comme nos impôts par ce qu'il faut faire face à toutes ces obligations, mais aussi à celle d'atteindre les 3 % de déficit sous la menace de forts taux d'emprunts.

    La quadrature du cercle lorsque la croissance est absente.

    La faute à qui, à l'Europe incapable bien entendu qui a accepté tout et n'importe quoi détruisant le social, mais aussi à l'Allemagne qui profite de la faiblesse des pays du Sud par ce qu'elle ne joue pas le jeu, n'ayant pas de SMIG, payant sa main d’œuvre migratoire avec une aumône.

    Notre système productif est attaqué par cette concurrence mondiale qui nous oblige à nous remettre en cause. C'est une nouvelle France qui doit se mettre en marche face à l'évolution de l'internet qui détruit tout sur son passage, la Redoute en est l'exemple, mais aussi du monde dans ses incohérences par ce que certains pays jouent un jeu malhonnête par le fait qu'il n'y a aucune régulation de concurrence. C'est une guerre économique. On utilise de la main d’œuvre à très bas coûts par ce qu'aucune règle internationale ne régit le travail.

    Le capitalisme règne en maître, alors qu'en France ce sont des lois qui régissent le coût du travail, outre l'Allemagne, dans beaucoup de pays, hors Communauté européenne, il n'y a pas de salaire minimum. On paye les ouvriers avec quasiment rien, voir même on ne les payent pas dans certains pays du Golfe. Il nous est donc difficile de lutter, nos avantages sociaux minent notre compétitivité par rapport aux autres !

    Dans ce contexte, l'afflux d'immigrés fait peur, d'autant plus qu'il est montré comme responsable de nos difficultés. Exploité politiquement, les difficultés économiques aidant favorisent l'émergence du nationalisme d’où, le rejet de l'autre qui n'est pas comme nous. L'autre, différent de couleur et de race devient un exutoire qui, avec la liberté de parole, conduit à des propos racistes. La non condamnation de ces propos donne encore plus d'ampleur à leur expression, puisque les enfants sont tentés de suivre leurs parents dans leurs propos racistes.

    Le racisme comme le fascisme obédiences droitières éclosent dans l'exploitation de la misère provoquée par cette même droite, le comble de l'arnaque.

    La richesse des plus riches n'a jamais été aussi florissante.

    Il fallu deux semaines pour que les médias s'emparent du racisme à la suite des attaques impardonnables contre Madame Christine Taubira. Ce ne fut sa fonction qui fut attaquée, mais sa personne. Mais aussi deux semaines pour que le gouvernement déclare son indignation, comme si il était pétrifié. C'est ce que les médias clamèrent, mais ce n'est pas ce que le gouvernement fit. De la bouche du ministre des relations Alain Viladies avec le parlement, Madame la Garde des Sceaux remercia le président de la République qui, dès la première minute et à deux reprises en Conseil des ministres fit une déclaration tout à fait solennelle contre l'agression dont elle fut l'objet. Mais, on aurait aimé que ce soit clamé plus franchement par le président directement envers Madame Taubira, au lieu de le faire en Conseil des ministres, ce qui n'aurait pas donné prises aux médias.

    Il ne veut pas faire du Sarkozy !

    D'après ce que l'on entend, ce serait pour ne pas entrer dans le jeu du FN ! Mais le FN, n'a pas besoin du gouvernement pour faire sa pub, elle est depuis longtemps sur les médias qui en sont les principaux responsables.

    Pourquoi donc la ministre de la justice clame l'isolement dont elle fut l'objet ?

    Dans une interview dans Libération du 29 octobre Christine Taubira clama, «ce qui m’étonne le plus c’est qu’il n’y a pas eu de belle et haute voix qui se soit levée pour alerter sur la dérive de la société française», et c'est vrai que l'on aurait aimer entendre l'opposition, la gauche et le président de la république. Ne pas envenimer le sujet d'accord, mais là c'est autre chose par ce que les attaques dont elle fut l'objet, sans réaction ferme de solennelle de l'opposition, de la gauche et du président, le racisme se banalise par la liberté de paroles qui se développe. Ce n'est pas la politique qu'entend mener le président, laissant la liberté au peuple de s'exprimer dans une démocratie à l'anglaise, mais les Français ne sont pas des Anglais.

    Il n'y a plus aucune retenue lorsque des enfants donnent deux bananes pour la guenon !

    Mais doit-il intervenir, sachant qu'il la nomma ministre de la république, et qu'elle fut ovationnée par la majorité au parlement ? L'opposition plus hypocrite resta muette approuvant ainsi les deux bananes à la guenon, que la honte s'abatte sur elle. S'il intervenait, il se lancerait dans le jeu alors qu'il doit être au-dessus de la mêlée.

    La cause du racisme faschissant qui outre, la résultante de la crise, est la remise en cause du fonctionnement du monde ébranlé par le désir des peuples à plus de liberté et de justice. Le décalage social entre le Nord et le Sud accentué par les révoltes arabes est tel qu'il provoque une immigration importante qu'il nous est impossible d'arrêter. Les Français ont peur et éructent sur les immigrés, les noirs.

    Cette poussée raciste n'atteint pas que la France, l'Italie dont on connait le passé fasciste retrouve ce vieux démon. Elle est plus atteinte que nous. Cécile Kyenge, ministre italienne est en proie à toutes les insultes. Six mois après sa nomination au gouvernement comme ministre de l'intégration, première femme noire dans un gouvernement italien, il ne se passe pas une semaine sans que des propos racistes la visent. Ils sont issus d'élus du parti anti-immigré de la Ligue du Nord ou de groupuscules d'extrême droite. De même, pour le joueur de foot noir de la squadra azura Mario Balotelli de l'AC Milan qui ne cesse d'être attaqué, voir, La droitisation de l’Europe est en marche sous l’effet de la crise.

    Racisme, xénophobie, discrimination raciale, anti sémitisme, intolérance sont la constatation de la Commission européenne dans son rapport annuel sur les activités de l'ECRI, sur la période du 1 au 31 décembre 2011. Il note outre la crise, que les coupes dans les programmes sociaux augmentent la pauvreté, renforçant des sentiments négatifs accentuant la fracture sociale. Le multiculturalisme est remis en cause et la discrimination à l'emploi est omniprésente. Racisme et intolérance sont en hausse en Europe et conduisent à la violence raciste.

  • Les quotas des binationaux au foot,

    font psichtt, mais pas tout à fait !

     

    Support Wikipedia Il y a des cafteurs partout qui n'hésitent pas à dévoiler des propos qui sont émis à huit clos lors d'une réunion footballistique du 8 novembre 2010 sur la composition de l'équipe de France, propos tenus par de hauts responsables François Blaquart directeur technique national en chef qui aurait proposé des critères de discrimination de joueurs de 12 ans aux pôles de formation nationaux, et le sélectionneur Laurent Blanc mêlé à cette réunion en tant qu'invité qui se serait fait piégé ? L'information à Médiaparte viendrait d'Andrée Mérelle ancien joueur et entraineur au centre de formation du foot Français de Clairefontaine de 2004 à septembre 2010. Andrée Mérelle, n'aurait jamais entendu parler de quotas, mais licencié de la FFF il a pu s'exprimer, et ses propos, «on me reprochait déjà à mon époque de prendre autant de blacks que de beurs, des binationaux en quelque sorte que l'on forme, que l'on paye et qui vont jouer à l'étranger».

    Dévoilée à Médiaparte cette information a fait le tour de France voire du Monde, d'autant plus lorsqu'il s'agit du foot sport national, sujet délicat par ce que vitrine de la France qui ne regarde pas à montrer notre équipe nationale avec un nombre de blacks sinon égal ou supérieur aux blancs. Choquant pour beaucoup d'autant que d'autres Nations prestigieuses au palmarès éloquent n'ont pas dans leur équipe des joueurs de couleur de peau différente. Cela voudrait-il dire qu'ils sont racistes par ce qu'ils écarteraient de leurs centres de formation des joueurs d'une couleur différente de la couleur de leurs nationaux ? Ou tout simplement par ce qu'ils auraient de meilleurs joueurs nationaux ou bien que d'autres joueurs de couleur de peau différente n'auraient pas la nationalité du pays dans lequel ils vivent ? Tout est envisageable, seulement nous nous avons des territoires d'Outre-mer ou leurs habitants de couleur de peau différente sont des Français, alors n'est-il pas normal qu'ils soient dans notre équipe nationale d'autant plus s'ils ont les qualités footballistiques que nous avons besoin. On se trouve là dans de la politique sous le lobbying du Front national, c'est dans l'air du moment, il faut rejeter l'immigré. Il y en aurait trop confondant au passage ceux qui sont Français de peau noire et ceux qui auraient les deux nationalités et ceux ne sont pas Français. Il n'est pas marqué sur leur front «je suis Français d'Outre-mer», «je suis binational», il est donc difficile de les distinguer, l'amalgame est vite fait. Mais dans notre équipe, ils sont Français et n'est-ce pas cela qui compte.

    Le fond du problème des binationaux que l'on forme et vont finalement jouer ailleurs s'est-on demandé pourquoi ? Quel est le malaise qu'ils ressentent, l'attrait du pays de leur origine, les avantages offerts ? Le climat politique et le racisme sous-jacent ? Ou tout simplement comme les cadres de nos grandes écoles qui eux sont Français avec un diplôme prestigieux en poche, ne vont-ils pas travailler dans des pays ou ils sont mieux rémunérés et considérés ?

    On aimerait bien qu'il y ait plus de blancs, non pas par racisme mais tout simplement par ce que nous sommes majoritairement plus nombreux, et c'est là que le problème se pose. Pourquoi, probablement que nos jeunes métropolitains n'aiment le foot qu'à la télévision, ou que tout simplement comme la majorité de ceux qui font du sport dans leur adolescence et qui abandonnent leur engagement sportif vers 12-14 ans, et pas qu'au foot, cela se voit dans tous les sports. Il faut reconnaître que les Français sont peu sportifs et peut être moins encore que les populations des pays d'Europe ou des joueurs dans les équipes nationales sont encore de même couleur. C'est une constatation qui est vraie pour beaucoup de pays, les meilleurs footballeurs sont bien souvent issus de pays en voie de développement, regardons les Brésiliens et d'une façon générale les pays latin. Dès leur enfance les enfants jouent au ballon dans les rues, en France c'était le cas il y a quelques décennies, mais ce n'est plus vrai. Il ne faut donc pas s'étonner que des blancs n'arrivent pas au niveau national, et la mise en place de quotas ne résout rien s'il n'y a pas de postulants.

    Il faut aussi considérer les qualités sportives et physiques des joueurs, les petits sont moins recherchés que les grands, le jeu de tête est primordial, les frêles aux costaux, le sens du placement en pénétration à la finesse de style, la vitesse de pénétration au jeu de passes autant de qualités qui sont utiles au sein d'une équipe. Le sélectionneur et l'équipe technique doivent prendre en compte ces paramètres et comme les joueurs binationaux qui sont d'origine Africaine ont plus que les autres ces qualités, il est évident que ce pose pour eux le problème de la couleur de peau, une équipe nationale composée que de black poserait des problèmes même s'ils sont tous Français !

    En fait le rapport de la commission d'enquête de la FFF sur l'instauration de critères de discrimination au sein de la DTN et publié le 10 mai, mis en ligne sur le site Médiaparte, indique bien «absence d'éléments matériels d'une mise en place de quotas», cela viendrait de l'ambiguïté de la phrase du Directeur technique national, «il va falloir baliser en non-dit sur une espèce de quota mais, il ne faut pas que ce soit dit».

    Page 4, le rapport spécifie, «la présente enquête peut établir, au vu des éléments précédemment cités, que même si une inégalité de traitement a pu être envisagée, aucun critère discriminatoire fondé sur l’origine ou l’apparence physique n’a été appliqué», en d'autres termes circulez à rien à voir.

    «Mais les joueurs binationaux qui souvent sont d’origine Africaine, ont en outre des caractéristiques physiques qui ne correspondent plus au nouveau projet de jeu du football Français, la solution est donc de réduire leur nombre». Comme l’admet l’un des participants, «tout est lié» dans ce sport ou sont associés à la fois les capacités footballistiques, la couleur de peau et la binationalité .

    Tout ceci résulterait d'une réflexion sur le profil des joueurs de demain comme suite au fiasco de la coupe du monde à Knysna à la suite d'un séminaire à Ouistreham lors d'un échange verbal stigmatisant des joueurs en fonction de leur couleur de peau ou de leur religion aurait eu lieu, selon Monsieur Mohamed Belkacemi conseillé technique national pour le football dans les quartiers défavorisés, entre lui et d’autres membres de la DTN, en particulier Monsieur Luc Rabat, DTN adjoint, lorsqu’il a fallu analyser, pas seulement sur un plan technique ou tactique, l’échec des Bleus en Afrique du Sud. Cette altercation verbale le conduisit, quatre mois plus tard, à enregistrer, à leur insu, une réunion de la DTN «pour se protéger», selon lui, s’il venait à être pris à partie.

    La position de Monsieur Belkacem en contact avec auprès des quartiers défavorisés, a fait qu'il aurait témoigné auprès des dirigeants du foot des dérapages qui pouvaient avoir lieu lors des réunions de la DTN. De plus, il aurait mal digéré la suppression de son bureau à Clairefontaine sans en avoir été avisé, marquant envers lui un manque de considération de la FFF. Messieurs Prévosto Directeur général adjoint de la FFF et Blaquart auraient entendu les inquiétudes de Monsieur Belcacem, et Blaquart lui aurait dit, «tu as raison, on a dérapé, je suis prêt à rencontrer les gens dont tu parles», à savoir des spécialistes des questions sociales et religieuses. Pour des problèmes d’agenda, aucune rencontre de ce type n’a eu lieu à ce jour.

    En fait l'enquête de Médiaparte si elle a permit de soulever une dérive discriminatoire «les dirigeants du foot Français veulent moins de noirs et d'arabes», ce n'est pas vrai en termes d'application mais seulement en termes de réflexion. De plus cette enquête confirme également qu'aucun membre élu de le FFF n'a cautionné une politique raciste et la mise en place de critères de discrimination au sein de la DTN. La position de Laurent Blanc interpelé par l'enquête de Médiaparte «Laurent Blanc est-il raciste ?» A placé Monsieur Laurent Blanc dans une réflexion le conduisant à déclarer «être en colère contre lui même» contre les propos qu'il aurait tenus et ne pas concevoir qu’il ait pu les tenir, et s’être laissé déborder par l’absence de formalisme de la discussion, dans un débat qui, de plus, ne concernant pas sa fonction de sélectionneur.

    Pour la ministre des sports Madame Chantal Jouanno, elle aurait estimé, mardi 10 mai, qu'il n'y avait pas «d'éléments ou de faisceau d'indices qui permettrait de dire qu'il y a atteinte à la loi de 2001 sur les discriminations» dans l'affaire des quotas qui secoue le football Français. «Il n'y a pas lieu de saisir la justice», a-t-elle déclaré lors de la présentation à la presse des conclusions de la mission d'inspection menée par des inspecteurs du ministère des sports. Reconnaissant tout de même que le sujet a été débattu mais de façon maladroite avec des sous entendus de dérive raciste, ce qui paraît exagéré. Il n'y a pas de preuves matérielles, et que tout ceci est confus voire ambiguë pour constituer une accusation de discrimination.

    Pour elle rien ne montre que Laurent Blanc et le Directeur technique national aient soutenu un projet discriminatoire. En fait Laurent Blanc serait innocent et aurait découvert complètement le sujet et les propositions de solution envisagées. La ministre lave ainsi Laurent Blanc «rien ne montre que le sélectionneur cautionne des projets discriminatoires». Au contraire, «il s'efforce de remettre les valeurs au cœur du jeu», a-t-elle rappelé, tiré du Monde.fr. Quand à Mohamed Belkacemi, c'est aussi du blanchiment, il n'avait pas l'intention de déstabiliser la FFF n'ayant pas remis son enregistrement à la presse. Par contre, il est blâmé d'avoir enregistré une réunion privée à l'insu des participants, oubliant que c'est en partie grâce à lui que les dirigeants ont été alertés. Il pourrait être mis sur la touche mais elle souhaite son maintien au sein de la FFF.

    Aux dernières infos, la FFF engagerait des mesures disciplinaires à l'encontre du DTN François Blaquart et du DGA  André Prévosto dans le cadre de l'affaire des quotas selon l'AFP qui cite des «sources concordantes». Quand à Laurent Blanc la confiance lui aurait été renouvelée. Évidemment, Laurent blanc qui ne peut être considéré comme raciste est bien plus difficile à remplacer que les autres protagonistes de l'affaire de ces quotas, il doit donc être ménagé, mais rien ne prouve qu'il ne les approuvait pas. N'a-t-il pas envisagé de démissionner, il tient à s'excuser pour ses propos, c'est très violent je ne souhaite cela à personne aurait déclaré Laurent Blanc dans un entretien séparé à l'AFP.

    «Parce qu'à un moment donné vous sentez que tout s'emballe, qu'il y a des amalgames qui sont faits et qui prennent une dimension au-delà du sportif. Vous êtes dans un engrenage et vous vous dites que vous n'avez pas choisi ce poste pour connaître ça et que si la solution est de partir, vous devez partir», Le Monde.fr .

    Il n'est pas nécessaire d'être raciste pour que plus de blanc arrivent à égaler les joueurs de couleur et qu'un effort devrait être fait dans les clubs, mais cela demande la mise en place d'une politique sportive dont notre pays souffre depuis toujours. Nous ne voyons que le haut niveau, mais c'est à partir de la base qu'il se constitue, là est le problème.

  • Noir tu es noir tu resteras,

    dans ces lieux de misère de la république.

    Il n'y a pas que des noirs, mais aussi des blancs seulement ils sont beaucoup moins nombreux à vivre dans cette ville lumière qui fait notre gloire avec la plus belle avenue du Monde, notre prétention n'a pas de limites, mais si l'on gratte un peu c'est la misère cachée qui apparaît ou des humains, certes noirs, mais humains quand même, vivent à six depuis 8 années dans 15 m² dans un immeuble du 14ème arrondissement de Paris, mais il y a certainement, encore, beaucoup misérable.

    C'est Bata au centre en compagnie de ses  colocataires.

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    HERVÉ LEQUEUX POUR " LE MONDE "

    Insouciant dans leur jeunesse, ils ont le sourire, c'est un témoignage à partir d'un article publié par le Monde.fr ici.

    Analyse.

    Il n'y a pas que Clichy-sous-Bois, pour lequel j'ai écrit plusieurs articles, Saint-Denis, Montreuil et d'autres villes de la Seine-Saint-Denis ou des personnes sont ainsi entassées dans une pièce de quelques mètres carrés et ou l'on paie à des marchands de sommeil de quoi dormir pour ne pas être à la rue. L'Est de Paris n'a rien à envier à la Seine-Saint-Denis pour l'accueil des travailleurs immigrés. La Seine-Saint-Denis est le berceau de cette immigration depuis plus d'un siècle. A Montreuil, 63 morts dans un squat de Maliens avec ou sans papiers dans le Haut Montreuil à la suite d'un incendie. Sur 150.000 habitants de la commune, plus de 15.000 sont d'origine Malienne vivant dans des conditions précaires. En Île de France, ils sont deux fois plus nombreux que le reste de la population à vivre dans l'agglomération parisienne, 35 % contre 15 % source INSEE. Entre 1990 et 1999, la part des immigrés s’est renforcée en Île-de-France et en Alsace, mais aussi dans les régions de l’Ouest où ils étaient peu présents. À l’inverse, elle a reculé dans les anciennes régions industrielles du Nord et du Nord-Est et en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

    Combien de noirs d'immigration Africaine en France, difficile à chiffrer par ce que nombreux sont les immigrés clandestins. Elle est moins bien connue que l'immigration Maghrébine qui est de loin la plus nombreuse et la plus ancienne. En 1996 les immigrés d'Afrique sahélienne principalement du Mali, de la Mauritanie, de la Guinée, du Sénégal ont fait l'actualité révélant au grand jour le problème des sans papiers. Il est certain que ce phénomène à constitué un argument politique majeur faisant pour le Front national son principal argument électoral, «la France aux Français» qui a fait mouche dans les banlieues à forte immigration, mais se rapportait plus à l'immigration Maghrébine qu'aux noirs étant beaucoup moins nombreux. Cette politique reprise par la droite conventionnelle à conduit à un durcissement de la législation sur les étrangers sans discrimination de statut. Cette immigration tant vilipendée comme la cause de tous nos maux est-elle la cause du chômage en France, de nos difficultés sociales, certainement pas. Elle dérange par ce que noire elle développe un racisme «réciproque d'ailleurs» par le fait que nombreux sont les noirs de nos départements d'Outre-mer que l'on assimile souvent à des immigrés alors qu'ils sont Français, ce que bien entendu, ils peuvent apprécier.

    Ces noirs d'Afrique que l'on exploite au maximum par ce que vulnérables souvent sans aucune qualification ne font pas de bruit, bien au contraire, ils apportent une main d'œuvre dans les secteurs des services ou des Français ne vont plus. Ils n'ont pas à être confondus à ces noirs de culture Islamique des pays du Moyen-Orient pour lesquels le port de la burqa Afghanistan, Yémen, ou du nicab pour le Moyen-Orient et les pays d'Afrique ainsi que pour l'Asie du sud-ouest ou l'Afrique du nord pour les femmes constitue sur elles une domination esclavagiste liée à leur culture ancestrale. Les emplois occupés sont principalement dans l'artisanat, la grande distribution, le bâtiment et la restauration pour les hommes tandis que pour les femmes, ils sont nombreux dans les services à la personne d'ordre ménagers ou services et soins dans nos hôpitaux et aussi dans les entreprises de nettoyage.

    Malgré la xénophobie, et leurs conditions de vie précaires ils sont le moteur de l'activité d'un pays qui a perdu cette main d'œuvre absolument nécessaire à son existence.

    Les Français se prétendant d'origine malgré le métissage des populations due aux invasions, aux colonisations et aux mouvements des peuples ont renoncés depuis longtemps à ces travaux jugés dégradants. Cette immigration à d'abord été cultivée par le patronat pour un besoin de main d'œuvre après la seconde guerre mondiale portant principalement sur des Italiens et des populations du sud de l'Europe. Puis ce fut des Portugais et ensuite comme conséquence à la guerre d'Algérie une forte immigration Maghrébine pour conduire à celle des noirs d'Afrique pour faire court.

    Combien de noirs Africains installés en France c'est à dire ceux qui sont recensés, et non tous ceux qui en règle ou pas y vivent. D'après Jeune Afrique qui publie une étude de l'Insee les départements d'outre-mer (DOM) totalisaient quelque 1 832 000 habitants au 1er janvier 2006 : 784 000 pour la Réunion, 447 000 pour la Guadeloupe, 399 000 pour la Martinique, 202 000 pour la Guyane. À supposer que 80 % des «domiens» puissent être considérés comme des «Noirs», cela donne environ 1 500 000 personnes. À quoi il faut ajouter tous les originaires des DOM établis en métropole, ainsi que leurs enfants. Selon diverses estimations, leur nombre peut être évalué à 1 million d'individus. Ainsi les Noirs de l'outre-mer pourraient-ils atteindre le chiffre de 2,5 millions, soit près de 4 % de la population de la France entière (63,4 millions d'habitants au 1er janvier 2007). On exclut de ce décompte les 700 000 habitants des collectivités d'outre-mer (Polynésie, Nouvelle-Calédonie, Mayotte, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna).

    Le dénombrement des populations d'origine subsaharienne n'est pas moins délicat. Ce n'est que par une série de tâtonnements que l'on peut arriver à une estimation. Selon le recensement de 1999, le nombre d'immigrés subsahariens séjournant légalement en France s'élevait alors à un peu plus de 393 000, soit 9,1 % de la population immigrée (4,3 millions). Mais, en 2006, l'Insee a publié une étude indiquant que les «natifs d'Afrique subsaharienne» étaient 570 000 en juillet 2004. Un bond de 45 % en cinq ans ? En fait, même si la poussée migratoire a été importante au cours des dernières années, l'Insee, après avoir dû admettre que le nombre des subsahariens avait été nettement sous-estimé en 1999, a corrigé le tir.

    D'après le 1er baromètre des populations noires de France «tns-sofres», le baromètre commandé par le CRAN est le premier a avoir réalisé un sondage sur la population noire de France. Il a été effectué du 3 au 23 janvier 2007 auprès de 13 059 résidents de France métropolitaine et de 500 résidents des DOM, âgés de plus de 18 ans. Il ressort que,

    * 3.86 % des personnes interrogées âgées de plus de 18 ans se disent «noires». Soit environ 1 865 000 noirs de plus de 18 ans en France.

    * 56% de ces personnes «noires» se disent personnellement victimes de discrimination raciale dans leur vie de tous les jours (12 % déclarent l’être souvent, 19 % de temps en temps, 25% rarement) et 61% ont le sentiment d’avoir vécu au moins une situation de discrimination raciale au cours des douze derniers mois.

    * Plus d’un tiers des interviewés (37%) citent une attitude dédaigneuse, méprisante ou irrespectueuse, près d’un quart (24%) une agression verbale, une insulte ou des difficultés lors de l’achat ou de la location d’un logement, des contrôles d’identité ou de police (23%) ou encore des difficultés dans leurs relations avec les services publics (22%).

    * 18% disent avoir rencontré un refus d’embauche qu’ils estiment dû à la couleur de leur peau.

    * L’enquête montre par ailleurs que les Noirs déclarent à 53 % exercer une activité professionnelle.

    On voit l'énorme décalage entre un recensement sur le nombre d'immigrés séjournant légalement en France et celui du baromètre de populations noires de France, on ne sait donc pas ce que ces chiffres signifient exactement, et à quelle population ils s'appliquent. Il n'en reste pas moins exact que ces populations subissent une discrimination raciste d'autant plus forte par notre politique. Le problème du voile en France en est une conséquence aggravante ou l'on fait l'amalgame entre ceux de culture Islamique et les autres. Mais aussi le manque de logements qui ne touche pas que des noirs, ou la jungle permet des abus intolérables comme ce qui se passe à Clichy-sous-Bois dans le quartier du Chêne Pointu.

    Banta Koita sans papiers chambre 58

    La vie de Banta Koita, depuis huit ans, c'est la vie de foyer. Une chambre numérotée 58 que l'on débusque au bout d'un couloir défraîchi d'un immeuble du 14e arrondissement de Paris, qui abrite des logements pour travailleurs immigrés. Des chaussures qu'on laisse à l'entrée. Une porte qu'on entrebâille. A l'intérieur, 15 m2, trois lits et six occupants.

    Ici, chaque nuit, la place de Banta est celle de ceux qui n'ont pas de papiers : il dort par terre, sur le vieux parquet, avec un matelas. A 29 ans, il partage le plancher avec deux autres jeunes Maliens, originaires comme lui, de la région de Kayes. Les lits sont réservés aux «vieux», qui sont, eux, régularisés.

    La rencontre avec Banta s'est faite un peu par hasard, samedi 12 juin. Dans la chambre 58, il y avait plus de convives que d'habitude à cause du Mondial de football. On a demandé si quelqu'un participait à la grève des travailleurs sans papiers qui s'éternise maintenant depuis plus de huit mois. Et parmi les regards rivés sur la télévision placée en haut de l'armoire, le seul qui a levé le bras, c'est Banta.

    Pour preuve, il a montré une photo de la secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet, qu'il avait prise avec son téléphone portable lors d'une journée au piquet de grève. Et il a raconté ses espoirs fatigués de régularisation. «C'est dur, mais je ne veux pas vivre comme ça toute ma vie», a-t-il justifié en regardant tristement la chambre bondée, des valises faisant office de placards glissées sous les lits.

    Sa vie de clandestin, il l'a commencée sans trop se poser de questions, il y a huit ans, trop content de quitter le Mali et la précarité de sa fratrie de douze enfants, issue des trois épouses de son père. Une fois en France avec un visa de touriste, il a vite travaillé en intérim grâce à la carte de séjour d'un demi-frère, déjà sur le territoire. «Certaines agences ont tiqué en regardant la photo parce qu'il avait 40 ans et que je ne les faisais pas». Mais ça a fini par passer.

    Les missions se sont alors enchaînées, à la plonge souvent, dans des sociétés de restauration collective. Et ce jusqu'en 2007, où l'une d'entre elles l'a finalement embauché en CDI. «Là, j'ai passé trois ans sans aucun souci, je n'étais jamais malade, je ne prenais jamais de vacances !»

    Dans la chambre 58, ils étaient trois sur la même carte de séjour pour travailler. «On en avait pour 3 000 ou 4 000 euros d'impôts par an mais on partageait». Au quotidien, Banta avait une autre fausse carte en cas de contrôle d'identité. Les transferts d'argent au pays allaient bon train, comme cet après-midi où, calotte sur la tête, un gars du foyer s'en va pour des vacances au Mali. Dans une sacoche en bandoulière, il emmène 3 500 euros.

    Depuis qu'il milite avec la CGT, Banta n'a plus les moyens de tout cela ; il a été licencié. Mais, assis à la petite table qui occupe tout le milieu de la pièce et sur laquelle chacun se relaie pour avaler son repas, un de ses parents, Cissé, 51 ans, se veut rassurant : «De mon temps, on bricolait au noir, on était régularisé et après on travaillait, maintenant, pour les jeunes, c'est l'inverse, il faut qu'ils s'accrochent !»

    Pour preuve, Cissé parle de sa régularisation sous François Mitterrand alors qu'il était arrivé en 1974. Idem pour l'oncle de Banta qui occupe aussi la chambre, débarqué, lui, en France en 1972 et régularisé sous Valéry Giscard d'Estaing.

    La grève, pour Banta, prend pourtant de plus en plus des allures de chemin de croix. Pendant un mois, en novembre 2009, il a occupé les locaux du Fonds national d'assurance de l'industrie hôtelière, et est tombé malade en raison de l'absence de chauffage. Il dit avoir suivi ensuite toutes les manifestations organisées par la CGT et pointé consciencieusement, chaque jour, au siège de la centrale, à Montreuil, pour montrer sa détermination.

    Depuis qu'il a épuisé ses économies, la chambrée se cotise pour lui donner 40 euros par mois. Mais tout seul dans sa grève, il déprime, délaisse parfois la prière qui monopolise les couloirs du foyer cinq fois par jour. «Avant j'appelais ma mère deux fois par semaine, mais maintenant ça me pèse». L'autre jour, au piquet de l'Opéra Bastille qu'il occupe avec d'autres travailleurs sans papiers depuis le 27 mai, il s'est énervé quand il a vu arriver des nouveaux, intéressés par l'éventualité d'une régularisation.

    Depuis le début de l'occupation, Banta enchaîne les nuits blanches au pied de l'opéra, souvent sur de simples cartons. Au petit matin, il retourne épuisé au foyer. Comme ce samedi, après une nuit de pluie, où il a mis ses vêtements à sécher puis s'est affalé sur un lit. Alors, en rentrant de son service de nettoyage de nuit à la Fnac des Champs-Elysées où il travaille depuis plus de dix ans, Cissé n'a pas osé lui réclamer sa place.

    Par Elise Vincent, Le Monde.fr

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