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république

  • Vers une révision du mandat présidentiel,

    ou plus simplement une autre république ?

     

    Cette Vème république a vu le jour à cause du désordre parlementaire des partis de la IVème république et à la suite des évènements d'Algérie ou la guerre a conduit, avec les accords d'Evian signés le 18 mars 1962 se traduisant par un cessé le feu et à son indépendance par l'action du général de Gaulle après avoir déclaré le 04 juin 1958 au forum d'Alger,

    «je vous ai compris, eh bien ! De tout cela, je prends acte au nom de la France et je déclare, qu'à partir d'aujourd'hui, la France considère que, dans toute l'Algérie, il n'y a qu'une seule catégorie d'habitants : il n'y a que des Français à part entière, des Français à part entière, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs».

    et au discours de Mostaganem du 06 juin 1958

    «ll n'y a plus ici, je le proclame en son nom et je vous en donne ma parole, que des Français à part entière, des compatriotes, des concitoyens, des frères qui marchent désormais dans la vie en se tenant par la main, Vive l'Algérie Française»,

    Il fît donc un revirement politique lourd de conséquences qui a été plébiscité par le référendum d'autodétermination du 1er juillet prévu dans les accords d'Évian sur la naissance de la République Algérienne le 25 septembre conduisant à son indépendance.

    Ces faits, le désordre parlementaire des partis, les majorités parlementaires se défaisaient les unes après les autres, le Général de Gaulle par sa stature de l'homme de l'appel du 18 juin 1940, et l'indépendance de l'Algérie sont les faits marquants qui conduirent à la naissance de la Vème république.

    Elle est donc née dans la douleur des partis qui n'assuraient pas une gouvernance stable s'auto déchirants les uns aux autres, et de ce fait, elle prît une dérive présidentielle qui au cours des années est devenue plus marquée au point de se poser la question avons-nous un régime démocratique dans les faits ?

    Cette république avait pour but essentiel d'assurer une stabilité gouvernementale nécessaire à la conduite du pays, donne au président, nommé par les Français, un pouvoir juridique au dessus de tout allant même jusqu'à le soustraire à la justice pour des faits qui seraient commis avant son investiture, le comble de l'injustice eu égard aux autres Français. Nul pays démocratique ne se serait permit une telle liberté. Être le président de la France est la fonction la plus honorable du pays et le priver de justice, autres que ceux liés à sa fonction, pendant son mandat avec la suspicion d'une mise en cause le place en position de faiblesse jusqu'à la fin de sa mandature ou il pourrait être enfin être jugé, s'il ne venait à décéder. S'il décède en cours de mandat les fautes qui lui sont reprochées ne seront jamais éclaircies et si avérées, elles ne seront jamais punies. Cela montre à quel point cette république est la moins juste de celles que la France a eues.

    Les divers présidents qui se sont succédés ont, au court du temps, marqué une dérive présidentielle de plus en plus accentuée. La plus importante de toutes est certainement celle du président Sarkozy s'adjugeant quasiment toutes les fonctions de ses principaux ministres, de peur qu'ils ne commettent des erreurs politiques à sa gouvernance. Cette situation, si elle peut éviter un temps une dérive politique de ses objectifs, montre ses limites qui, nous l'avons constaté lors des élections régionales, que c'est lui, et sa politique, plus que tout autre considération qui ont été sanctionnés par les Français. D'aucuns auraient pu s'attendre que soit au moins posé au parlement la question de confiance, indépendamment de la démission du président ce que le Général de Gaulle aurait surement fait, mais rien, on continue comme si rien ne s'était passé, la victoire de l'opposition dans toutes les régions de la métropole sauf une constitue portant un désaveu majeur d'une politique, mais pas pour cette majorité.

    Cette situation discrédite la valeur démocratique de notre république, on peut en cours de mandat présidentiel ne plus avoir la confiance de la Nation et continuer à gouverner. Le comble est que, même si la question de confiance aurait été posée, elle aurait été rejetée. Cette stabilité gouvernementale que nous avons n'est certainement pas celle que le général de Gaulle voulait faire lorsqu'il créa cette cinquième république. Elle sépare la France en deux camps les bons et les mauvais qui ne peuvent s'inverser que lors d'une élection présidentielle puisque le parlement n'est constitué que de deux composantes, alors que le pays est à multiples composantes politiques. Ce parlement, non seulement n'a plus la majorité nationale du moment mais, en outre, il n'est pas démocratique dans la mesure où le président n'assure plus son rôle de responsable, alors qu'il l'est en totalité. Cette république, par ces dérives successives de pouvoir personnel, ne peut continuer bien longtemps à exister.

    D'aucuns voient la chose différemment en disant à la gauche la gestion des régions et départements etc...Et à la droite la politique du pays en oubliant que régions et départements sont les applicateurs des lois de la république votées au parlement. Ils ne sont donc pas libres de la politique gouvernementale, ils en sont dépendant, et si celui-ci en cours de mandat n'a plus la majorité nationale, il ne peut qu'y avoir des conflits de subordination ce qui ne peut être que mauvais pour le pays.

    Une autre VIème république s'impose mais laquelle ?

    D'abord, il faudrait qu'elle évite les erreurs de la Vème c'est à dire un pouvoir trop personnel qui consiste à être le président et le premier ministre. Il faudrait aussi une représentation nationale représentative des tendances politiques majeures du pays, sans que ce soit la quatrième république des partis. De plus, il faudrait que la gouvernance ne soit pas faite dans le cadre d'un quinquennat ce qui bride toute politique réfléchit et qui demande du temps pour s'appliquer. On sent bien que le président n'agit que par ce qu'il sent qu'il lui manquera du temps pour ses réformes, d'ailleurs Martine Aubry ne s'en ait pas caché. En effet, comment faire en cinq années des réformes de l'importance de celles que nous subissons sans que des problèmes surviennent, il faut du temps au temps. De même pour l'opposition quand elle déclare, «Je pense qu'il est bien difficile de changer une société en étant élu pour cinq ans» regrettant que l'on soit «obligé de faire les choses rapidement et brutalement». Le raccourcissement du mandat présidentiel de sept à cinq ans place, selon elle «la visée électorale» avant «la visée politique». Elle a bien raison, si elle venait aux commandes comment pourrait-elle faire pour appliquer sa politique, sachant que sur les 35 heures elle n'a pu mener les ajustements nécessaires. De plus comment éviter une cohabitation entre le président élu et une Assemblée de couleur politique différente qui serait élue en cours de mandat présidentiel si celui-ci venait à être d'une durée différente de celle de l'Assemblée parlementaire. C'est la quadrature du cercle, or, rien n'est parfait, il faut donc choisir ce qui peut être réalisable tout en faisant que ce soit le moins mauvais. De plus, on ne peut exiger des Français qu'ils se rendent aux urnes trop souvent, il y a déjà trop d'abstentions.

    Alors que faire ?

    La première de toutes me semble-t-il est qu'une certaine proportionnelle soit introduite aux législatives afin d'équilibrer l'hémicycle à la couleur politique du pays. La seconde est que les responsables politiques n'aient pas des programmes trop ambitieux eu égard à la durée de leur mandat. La troisième est que le président reste président c'est à dire qu'il donne les orientations politiques et qu'il laisse agir ces ministres, ils sont nommés pour cela, à lui de choisir les bons. La quatrième est que le président ne s'implique pas dans des élections législatives, régionales et communales, qu'il en soit interdit. En effet, il est aisé de déclarer qu'il n'est pas mis en cause dans le cas de la déculottée qu'il vient de subir aux élections régionales, alors qu'il s'y est impliqué. Dans le cadre de ces conditions l'augmentation du mandat présidentiel n'est pas souhaitable par le fait que la majorité parlementaire ne peut être modifiée en cours de mandat, restant rivée à son fauteuil malgré un désaveu national flagrant.

    Il faut que les Français puissent s'exprimer sur la politique du pays puisqu'ils leurs est impossible de le faire pendant cinq ans.

  • La république de Chine.

    est l'appellation qui a succédé à l'Empire Chinois de -221 à 1912 après J.C.

    Le nom est utilisé à la fois par la première république Chinoise et par l'actuel régime de Taiwan qui est la continuation du précédent.

    La dynastie Qing de 1664 à 1912.

    D'origine Mandchoue, elle est la dernière dynastie impériale à avoir régné avant la république de Chine. Les Mandchous prirent progressivement le pouvoir dans l'ensemble de la Chine en prenant Pékin en 1644 et instaurent un nouveau régime politique.

    L'Empire du Grand Qing.

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    Le drapeau.

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    Dans la seconde moitié du XIXe siècle, l'Empire Qing connut un long déclin, affaibli par les conflits internes comme par les pressions internationales, et fut finalement renversé par la révolution Xinhai, laissant la place à la République de Chine. Le règne de la dynastie Qing prit fin le 12 février 1912, avec l'abdication du dernier empereur de Chine, Puyi, alors âgé de six ans.

    La naissance de la République de Chine.

     

    180px-sunyatsen1.1258408127.jpgSun Yat-sen.

    Les jeunes Chinois rêvent d'une Chine unifiée et modernisée et se voient dramatiquement dépassés par les puissances occidentales et leur dynamisme capitaliste, colonialiste, et militaire. Le parti politique nationaliste Chinois Kuomintang ou Guomindang créé par Sun Yat-sen provoque des troubles dans la vallée du Yangzi à Wuchang en octobre 1911.

    Le Kuomintang est un parti politique nationaliste de la république de Taiwan créé par Sun Yat-sen. Il domina le gouvernement central de la république de Chine à partir de 1928 jusqu'à la prise du pouvoir par les communistes en1949.

    En décembre des représentants des diverses provinces choisissent Sun Yat-sen comme président de la République représentant de la Régence, Yuan Shikai chef de l'armée de Beiyang qui devait réprimer les révoltes, signe l'abdication de l'empereur enfant. Le 12 février l'Édit impérial annonçant l'abdication de Puyi est édité, et mentionne qu'en échange Sun Yat-sen lui laisse la présidence de la République.

    En mars 1912, une constitution provisoire est adoptée sous la forme d’une loi conventionnelle, et en août et septembre, des lois électorales créent la Chambre des députés réunie à Nankin. Le sénat provisoire accepte aussitôt Yuan Shikai comme président. Le 10 mars Yuan succède officiellement à Sun Yat-sen et déplace à nouveau la capitale à Pékin. Le 25 août le Tongmenghui et différents groupes nationalistes se dissolvent pour fonder ensemble le Kuomintang le 25 août 1912 dans la province de Guandong. Société secrète et mouvement de résistance connue aussi sous le nom de ligue unie ou Alliance révolutionnaire qui se définit comme un parti socialiste modéré. En février 1913, les élections donnent la majorité au Kuomintang. Suite à la chute du pouvoir impérial Sun Yat-sen décide de reconstituer ses forces avant les premières élections. Aidé de Song Jiaoren, le bras droit de Sun Yat-sen, apparaît bien placé pour devenir premier ministre, mais il est assassiné le mois le 20 mars 1913 à la gare de Shanghai.

    200px-yuan_shikai.1258408348.jpgYuan Shikai

    En tant que président Yuan Shikai voulait solliciter d'importants prêts à l'étranger, et il est soupçonné d'avoir commandité le meurtre pour éviter que son autorité ne soit remise en cause. Dans le courant de l'année, Yuan Shikai organise une répression contre les membres du Kuomintang plusieurs de ses partisans sont arrêtés ou tués, et trois gouverneurs provinciaux membres du parti et pratiquant la corruption dans les deux chambres législatives sont évincés. A partir de juillet 1913, il fait appel à la force et sur un coup d'état établit sa propre dictature entrainant la Chine dans un bref épisode de la restauration impériale. Le 4 novembre, le Kuomintang est déclaré illégal, et les journaux d'opposition interdits. Sun Yat-sen et d'autres opposants se réfugient au Japon et en appellent à une deuxième révolution, dirigée cette fois contre la dictature de Yuan Shikai. En janvier 1914, Yuan Shikai dissout ce qui reste du parlement et nomme de nouveaux parlementaires à sa solde. Les gouverneurs civils des provinces sont remplacés par des gouverneurs militaires. La constitution provisoire de 1912 est annulée puis remplacée en mai 1914 par un texte étendant considérablement les pouvoirs du président. Cette constitution est complétée par un amendement qui porte à 10 ans la durée du mandat présidentiel renouvelable sans réélection.

    Le 11 décembre 1915, dans une mise en scène savamment orchestrée, l'assemblée, aux ordres de Yuan Shikai, lui propose le poste d'Empereur. Yuan Shikai affecte initialement de refuser, mais accepte ensuite en fin de journée quand le parlement réitère sa demande. Le 12 décembre, Yuan Shikai proclament officiellement la restauration impériale, prenant le titre de Grand Empereur de Chine, assumant le nom de règne de Hongxian et distribuant des titres nobiliaires.

    La restauration impériale suscite une opposition immédiate des gouverneurs et chefs militaires provinciaux. Les premiers à se rebeller sont les généraux Cai E dans le Yunnan, et Li Liejun, dans le Jiangxi. Les insurgés décrètent la formation de l'Armée de protection nationale, tandis que d'autres provinces proclament leur indépendance. L'Armée de Beiyang, dont les troupes ne sont plus payées, n'oppose pas aux forces armées en révolte de résistance particulière. Yuan Shikai tente de gagner du temps en repoussant sa cérémonie de couronnement. Les puissances étrangères lui retirent leur soutien, sans choisir de soutenir un camp précis, à l'exception de l'Empire du Japon, qui menace d'envahir militairement la Chine et soutient ouvertement les républicains. Yuan Shikai fait machine arrière et renonce officiellement à son titre impérial le 22 mars 1916, après un règne de 83 jours, sans jamais avoir pu se faire couronner. Il tente de composer avec ses opposants en leur proposant de rentrer au gouvernement central mais se trouve isolé politiquement. Il meurt d'une maladie du foie le 6 juin 1916.

    Au Japon, Sun Yat-sen se réorganise. Il y fonde finalement le Parti révolutionnaire. Il retourne en Chine en 1918 et tente de former un gouvernement rival à Canton ou à Shanghai à partir de 1920. Son manque d'argent, de moyens militaires et d'expérience hypothèquent ces tentatives et le laissent à la merci des seigneurs de la guerre locaux. En 1922, des agents du Komintern lui proposent leur aide et l'incitent à reformer le Kuomintang. C'est à cette époque que Sun formule son idéologie, les «Trois Principes du Peuple», démocratie, socialisme et nationalisme anti-impérialiste. Sun se base à Canton, où il reçoit des fonds, du matériel militaire et l'aide d'experts en provenance d'Union soviétique. Le Parti communiste chinois (PCC) est alors allié au Kuomintang dans le cadre d'un front uni pour lutter notamment contre les seigneurs de la guerre.

    C'est l'époque des seigneurs de la guerre.

     

    Division de la Chine entre les différentes zones d'infuence militaires en 1925.

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    A la mort de Yuan Shikai la Chine dépourvue d'autorité centrale fut dominée par les conflits entre les différentes factions, dites «cliques», de seigneurs de la guerre, dont plusieurs se disputèrent le pouvoir à Pékin au sein du gouvernement de Beiyang. L'armée de Beiyang est divisée en deux principales factions, la clique de l'Anhui, dirigée par Duan Qirui et la clique du Zhili (Hebei) dirigée par Feng Guozhang. La clique du Fengtian, dirigée par Zhang Zuolin, gouverneur de Mandchourie, compte des unités locales aussi bien que des troupes issues de l'armée de Beiyang. Les principales de ces factions qui plongent la Chine dans des guerres de type féodal se disputent la réalité du pouvoir à Pékin, qui garantit au gouvernement en place la reconnaissance internationale. Le gouvernement de Beiyang s'assure la loyauté de différentes factions militaires, comme celle de Ma Bufang dans le Qinghai, en distribuant les postes officiels.

    180px-duanqirui.1258448623.jpgDuan Qirui chef de la clique de l'Anhui.

    A la domination de l'Anhui, 1916-1920, le président, Li Yuanhong, est entouré de généraux de l'armée de Beiyang, la réalité du pouvoir étant pour l'essentiel assurée par le chef du gouvernement Duan Qirui. Les efforts de ce dernier pour obtenir l'entrée de la Chine dans la première guerre mondiale aboutissent à son limogeage en mai 1917. Afin de se prémunir contre toute action de Duan, Li Yuanhong demande l'aide du général Zhang Xun, mais ce dernier, après que ses troupes aient investi Pékin et en accord avec le monarchiste Kang Youwei, proclame le rétablissement de Puyi sur le trône dès le mois de juillet. Les troupes de Duan Qirui interviennent et font échouer le coup d'État monarchiste, Duan, revenu aux affaires, obtient l'entrée de la Chine dans la guerre mondiale. Mais la rivalité de la faction de l'Anhui avec celle du Zhili, soutenue par la clique du Fengtian, aboutissent en juillet 1920 à une guerre ouverte, qui tourne au désavantage de Duan Qirui.

    180px-wu_pei_fu_430.1258448806.jpgWu Peifu l'un des chefs de la clique du Zhili.

    A la domination du Zhili, 1920-1924, après la mort de Feng Guozhang en 1919, la clique du Zhili est dominée par Cao Kun. En avril 1922, l'alliance avec la clique du Fengtian est rompue et débouche sur un conflit armé. Zhang Zuolin, battu, doit se retirer en Mandchourie. La faction du Zhili tente ensuite d'obtenir le ralliement de Sun Yat-sen, qui dirige un gouvernement rival dans le Guangdong, afin que lui et le président en titre Xu Shichang renoncent tous deux à leurs postes, et que Li Yuanhong retrouve la présidence. Sun Yat-sen se montrant trop exigeant, Cao Kun obtient le ralliement de Chen Jiongming, général lié au Kuomintang, et fait chasser Sun Yat-sen de Canton. En 1923, Cao Kun parvient à se faire élire président en distribuant massivement des pots-de-vin. Mais en septembre 1924, un nouvelle guerre éclate avec la faction de Zhang Zuolin. Feng Yuxiang se retourne contre la clique du Zhili et prend le contrôle de Pékin. Cao Kun est arrêté, et Wu Peifu, l'autre chef de la faction du Zhili, doit se retirer dans le centre de la Chine, ayant perdu le contrôle du nord.

    180px-zhang_zuolin2.1258449006.jpgZuang Zuolin le grand maréchal chef de la clique du Fengtian.

    A la domination du Fengtian, 1924-1928, l'alliance entre Zhang Zuolin et Feng Yuxiang est fragile, ce dernier a fondé sa propre faction politique, le Guominjun, qui s'est rapprochée du Kuomintang. En guise de compromis, le poste de chef du gouvernement est redonné à Duan Qirui, dont l'influence politique et militaire s'est considérablement réduite. Des négociations sont menées avec Sun Yat-sen mais n'aboutissent pas. En novembre de la même année, un nouveau conflit éclate, opposant Feng Yuxiang à Zhang Zuolin et Wu Peifu, alliés contre lui. Feng est battu, mais s'allie ensuite avec le Kuomintang lors de l'expédition du nord. Zhang et Wu ne trouvent pas d'accord quant au nom d'un nouveau président, une série de gouvernements intérimaires se succèdent, tandis que l'administration étatique de la Chine se désagrège. En juin 1927, face à l'avance des troupes de Tchang Kaï-chek, Zhang Zuolin se proclame ouvertement chef de l'État avec le titre de Grand Maréchal du gouvernement militaire de la République de Chine.

    180px-feng_yuxiang.1258449940.jpgFen Yuxiang chef du Guominjun est le nom de la faction militaire durand la période des seigneurs de la guerre.

    Situation au sud est en rébellion ouverte contre le gouvernement de Beiyang, plusieurs provinces refusant notamment de reconnaître le nouveau gouvernement de Duan Qirui après l'échec de la restauration impériale de 1917. La plupart des factions militaires du Yunnan, du Sichuan, du Guizhou, du Hunan, du Guangxi et du Guangdong reconnaissent le gouvernement que Sun Yat-sen proclame en juillet 1917 à Canton. En septembre 1917, Sun Yat-sen prend le titre de Généralissime du gouvernement militaire, formé pour défendre la constitution de 1912. Mais, en 1918, les factions militaires du Guangxi tentent d'imposer leur volonté à Sun Yat-sen, qui doit quitter Canton. Il forme alors une alliance avec plusieurs généraux et, en 1920-1921, un conflit militaire entre le Guangdong et le Guangxi permet de réduire la clique du Guangxi. Sun est alors élu Président extraordinaire, mais le général Chen Jiongming se retourne alors contre lui et, en 1922, s'allie à la clique du Zhili au pouvoir à Pékin pour le renverser. En mars 1923, Chen Jiongming est renversé par des partisans de Sun, et ce dernier peut revenir au pouvoir. Réorganisant le Kuomintang, Sun Yat-sen forme notamment avec le Parti communiste chinois une alliance connue sous le nom de Premier front uni. L'Académie militaire de Huangpu est fondée pour former une nouvelle élite militaire et un nouveau corps d'armée, afin que le pouvoir ne dépende plus d'alliances instables avec des seigneurs de la guerre. Sun Yat-sen négocie avec les factions du Zhili et du Fengtian au pouvoir à Pékin, mais meurt d'un cancer le 12 mars 1925. Six jours après la mort de Sun, le général Tang Jiyao, chef de la clique du Yunnan, se proclame son successeur, il est finalement battu par les troupes du Guangxi commandées par Li Zongren.

    L'expédition du Nord était une campagne militaire dans le but de soumettre les différents seigneurs de la guerre et d'unifier la république de Chine sous la bannière nationaliste. A la mort de Sun Yat-en il laisse un Kuomitang divisé, l'aile gauche, animée principalement par Wang Jingwei, souhaitait pour des raisons tactiques maintenir l'alliance avec le Parti communiste, l'aile droite, animée notamment par Hu Hanmin et Tchang Kaï-chek, ne faisait aucune confiance aux communistes.

    Les tensions entre Tchang Kaï-chek et l'agent du Komintern Mikhaïl Borodine vinrent encore aggraver les rapports avec les communistes. A partir de 1925 se déclencha le «mouvement du 30 mai», série de grèves générales et de manifestations contre l'impérialisme occidental et les seigneurs de la guerre chinois, dénoncés comme des agents de l'Occident. Ce mouvement était déclenché à la fois par l'émotion née de la mort de Sun Yat-sen et par la répression brutale d'une manifestation, le 30 mai 1925, dans les concessions internationales de Shanghai. Porté par le mouvement, le Kuomintang passa à l'action et mit officiellement sur pied l'Armée nationale révolutionnaire, avec l'aide matérielle des soviétiques et le conseil d'officiers de l'Armée rouge comme Vasily Blyukher.

    Le 20 mars 1926, un complot présumé contre Tchang Kaï-chek aboutit à la mise de Canton sous loi martiale et intensifia les tensions entre l'aile droite du Kuomintang, d'une part, et l'aile gauche du parti et ses alliés communistes, d'autre part.

    Le 9 juillet 1926, Tchang Kaï-chek prononça un discours devant 100 000 soldats de l'Armée nationale révolutionnaire et décréta le début officiel de l'expédition du nord, visant à concrétiser le projet de Sun Yat-sen. Les principaux seigneurs de la guerre visés par l'expédition étaient Zhang Zuolin qui régnait sur la Mandchourie, Wu Peifu dans la plaine centrale de Chine et Sun Chuanfang sur la côte Est. L'armée du Kuomintang, supérieurement équipée et organisée par rapport aux factions armées des seigneurs de la guerre, avança vers la région des plaines centrales, de la Rivière des Perles jusqu'au Yang-tsé-kiang. Sur son chemin, nationalistes et communistes rencontrèrent le soutien d'une large part de la population chinoise, dont de nombreux paysans et ouvriers, qui souhaitaient échapper à l'arbitraire imposé par les Seigneurs de la guerre. Pendant ce temps, le gouvernement du Kuomintang à Canton était parcouru de tensions du fait de la mainmise grandissante de Tchang Kaï-chek en qualité de chef militaire. En janvier 1927, Wang Jingwei déplaça le gouvernement à Wuhan pour se mettre à l'abri.

    Le massacre de Shanghaï en 1927.

    200px-chiang_kai-shek_in_full_uniform.1258468099.jpegTchang Kaï-chek président de la république, du 10 octobre 1928 au 15 décembre 1931 (1ère république) 1er août 1943 au 21 janvier 1949, idem, 1er mars 1950 au 5 avril 1975 président de la république de Taïwan.

    En mars, dans le cadre de l'expédition, les communistes, dirigés notamment par Zhou Enlai, animèrent une insurrection à Shanghai, les ouvriers chinois prirent le contrôle de la ville face aux troupes locales du gouvernement des seigneurs de la guerre, avant même l'arrivée de l'armée du Kuomintang. En avril, Tchang Kaï-chek, inquiet de l'influence grandissante des communistes, organisa contre eux une répression sanglante à Shanghai. Le Massacre de Shanghai fut l'un des principaux évènements qui signèrent en 1927 la rupture entre le Kuomintang et le Parti communiste chinois, et marquèrent le début de la Guerre civile Chinoise. Par cette attaque contre ses alliés communistes, la faction du Kuomintang dirigée par Tchang Kaï-chek entendait purger le parti de ses éléments gauchistes et empêcher toute prise de pouvoir par les communistes en République de Chine. Il déclencha la purge du parti de ses éléments gauchistes, prenant de facto le contrôle du parti, établissant son propre gouvernement à Nankin et réduisant à l'impuissance le gouvernement rival de Wuhan.

    Au début avril, Tchang Kaï-chek, Bai Chongxi et Li Zongren organisèrent une réunion du comité du Kuomintang, et décidèrent d'agir pour empêcher les communistes de prendre le pouvoir. Des contacts furent pris avec les triades de Shanghai comme la bande Verte pour leur demander d'organiser des groupes armées chargés d'attaquer ouvriers et communistes. Le 9 avril, le Kuomintang décréta l'état d'urgence. Le 11, un ordre secret fut envoyé à toutes les provinces sous le contrôle de Tchang Kaï-chek pour demander aux sections locales du Kuomintang d'organiser la purge du parti. Au matin du 12 avril, les gangs des triades attaquèrent en masse les ouvriers de Shanghai. Les troupes du Kuomintang désarmèrent les milices ouvrières. Le 13, l'armée ouvrit le feu sur la foule qui était venue protester devant son quartier général local. Tchang Kaï-chek décréta la dissolution du gouvernement local de Shanghaï, ainsi que de tous les syndicats et organisations ouvrières sous contrôle communiste.

    Plus de 1 000 communistes furent arrêtés. Si les heurts se soldèrent officiellement par 300 morts, 5 000 personnes furent comptabilisées comme «disparues». Des arrestations et des massacres de communistes eurent également lieu dans le courant du mois d'avril, dans les grandes villes chinoises, comme Canton, Nankin ou Changsha. A Pékin, Zhang Zuolin fit tuer 20 communistes qui s'étaient réfugiés à l'ambassade d'URSS, dont Li Dazhao, co-fondateur du PCC.

    Des membres du Kuomintang, comme Soong Ching-ling, veuve de Sun Yat-sen, dénoncèrent les actions de Tchang Kaï-chek. Mais ce dernier, dans le courant du mois, établit son gouvernement à Nankin, défiant le gouvernement de Wang Jingwei à Wuhan. Wang Jingwei rompit lui-même avec les communistes en juillet 1927 et finit par se rallier à Tchang. Après la prise de Pékin en juin 1928, Tchang contrôla la plus grande partie du territoire chinois. Chen Duxiu, chef du PCC, qui avait préconisé l'alliance avec le Kuomintang, fut discrédité dans les rangs communistes. La guerre civile contre les communistes suivit immédiatement cette purge politique, le Kuomintang réprima des soulèvements communistes dans des villes comme Canton. En août 1927 eut lieu le soulèvement de Nanchang, mené par Zhou Enlai et Zhu De. En septembre, Mao Zedong déclencha le soulèvement de la récolte d’automne, transposant les luttes communistes dans les zones rurales.

    Ces évènements marquèrent le début d'un long conflit, qui ne devait s'achever qu'en 1949 par la proclamation de la République populaire de Chine.

    La suite sera la république populaire de Mao Zedong

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