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  • Sarkozy a-t-il gagné

    sur la réforme des retraites ?

    Rien n'est moins sûr, même si la mobilisation à baissé. La lassitude, les pertes de salaires, les vacances de la Toussaint autant de facteurs démobilisant. La contestation continuera sous une autre forme plus larvée, mais non moins significative, voila ce que les grévistes et les manifestants pensent.

    Tout le monde sait bien qu'un vote démocratique avec une majorité aux deux chambres n'est pas une victoire, mais seulement le fait que cette majorité de députés élus il y a plus de deux années, ne pouvait ne pas la voter. Mais est-ce suffisant pour qu'elle soit acceptée par les salariés alors que les Français sont contre à plus de 62%. Permettez-moi d'en douter. Tout le monde sait bien que cette réforme est conditionnée par l'état de nos finances, et que l'argumentation de la durée de vie de notre population n'est que l'argument massue que beaucoup gobent et qui cache la réalité de nos difficultés financières. La majorité UMP et les membres du gouvernement martèlent sans cesse le même argument c'est pour sauver le régime par répartition, ce n'est que la conséquence de la politique menée. La raison est son financement, que nous devons compléter, chaque jour, par l'emprunt pour la financer. Si nous ne voulons pas être soumis à des taux d'intérêt élevés nos devons montrer aux banques que nous faisons tout pour réduire nos dépenses.



    Cette réforme répond à cette exigence, par ce que nous n'avons plus assez d'argent, ayant favorisé par cette politique dogmatique de réduction des impôts et autres avantages à la classe aisée de Français, sans que la redistribution espérée se soit exprimée. Notre dette plombe nos possibilités puisqu'il nous faut chaque mois en rembourser une partie. Je rappelle que Sarkozy avait clamé que l'augmentation de la dette ne constituait pas un problème. Nous avons donc deux contraintes, la perte de rentrées fiscales et le remboursement de la dette. L'activité industrielle ne reprend pas et le chômage augmente, ce qui aggrave encore plus nos difficultés. Nicolas Sarkozy qui espérait en cette redistribution avait annoncé dans son programme électoral que les retraites étaient financées et qu'il n'envisageait pas d'y toucher. Il a montré de ce fait une méconnaissance des réalités de notre société, son incompétence. Les bénéficiaires de ses largesses ont nourrit les paradis fiscaux. La crise internationale de la finance a plombé le reste de nos finances et comme la consommation est au plus bas l'argent manque puisque nous n'avons pas reçu en retour le fruit des largesses gouvernementales.

    L'argument est de clamer que c'est la faute de la crise, c'est exact dans le cadre de la politique actuelle, mais dans une politique responsable associant tous les Français non. Or, que fait cette réforme, elle fait reposer sur la classe sociale salariée 80 % du coût de cette réforme, il est bien évident qu'ils ne peuvent l'accepter même si elle est votée par les deux chambres. Certes nous vivons plus vieux, il faut en tenir compte, mais pas tout de suite, et pas comme cela a été fait, c'est ce qu'ils expriment. Ils voulaient négocier ce que le gouvernement jugeait non négociable, c'est donc une grande rancœur qui s'installe durablement dans le monde salarié, qui plombe toutes relations sociales. Cette réforme cristallise tous les mécontentements à la fois contre le système et contre Sarkozy. Il est fort à parier que cette rancœur n'est pas près de s'éteindre, et ce ne sont pas les petits replâtrages pour faire glisser la pilule qui apaiseront le monde salarié. Des revendications salariales vont s'exprimer dans les entreprises ce qui placera le combat sous une autre forme. Alors, Sarkozy a gagné je n'en suis pas sûr et la réalité apparaîtra en 2012. Être ferme et droit dans ses bottes est satisfaisant pour 25 ou 28 % de l'électorat, mais il a perdu la bataille de l'opinion. Cette réforme est jugée injuste comme le reste de sa politique, il avait l'occasion de la corriger en recevant les syndicats pour reprendre le dialogue, il ne l'a pas fait, c'est une lourde erreur.

    Pour Jean-Claude Mailly les salariés n'acceptent pas ce projet de loi de devoir travailler plus longtemps, ce sont eux qui paient plein pot la crise financière, ça leur reste en travers de la gorge, la suite sur la vidéo de l'interview à France info.



    Alors le gouvernement pour atténuer cette rancœur propose des négociations patronales sur l'emploi des jeunes et des séniors, comme si c'était la première fois que les syndicats les réclamaient. Il n'a jamais su donner une réponse à ce grave problème, et le patronat non plus. Nous avons depuis longtemps le taux d'emploi des séniors le plus faible de la communauté et pour les jeunes le taux de chômage le plus élevé. Alors, d'un coup des améliorations seraient possibles, qui peut le croire ?

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