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prime 1.000 €

  • Après le travailler plus pour gagner plus,

    Sarkozy aime les usines qu'il trouve belles !

     

    Support Wikipedia Notre président serait-il devenu un métallo ? Lors de sa visite à l'usine de la Fonte Ardennaise à Vrigne-aux-Bois accompagné d'Éric Besson, industrie, et de Philippe Richert, Collectivités territoriales, avant de se rendre à Renwez, Ardennes, pour participer à l'Assemblée générale des maires du département, il a du surprendre son auditoire ou on ne l'attendait surement pas en déclarant, que voulez-vous, «moi, je trouve qu'une usine c'est beau !» Déclarer cela dans une usine de fonderie, quand on connait ces usines ou les conditions de travail sont de loin les plus éprouvantes, c'est à se demander de qui se moque-t-il ? Dans ces usines les cubilots électriques, à gaz, à arc, fonctionnent 7jours/7, sont des fours verticaux qui produisent de la fonte liquide à environ une température de 1250 ° C. C'est à partir de la coulée de cette fonte dans des moules que sont fabriquées les pièces mécaniques, un travail fait manuellement, c'est dire s'il y fait chaud. La dureté du travail n'empêche pas qu'il soit beau en soit. La fonderie est le premier art mécanique mis au point par l'homme depuis l'âge du bronze pour la fonderie d'art, mais ce n'est pas ce que l'on remarque, ce sont ses conditions de salubrité éprouvantes et dangereuses.

    En fait, la fonderie de la Fonte Ardennaise aurait subi un lifting pendant quinze jours pour cette visite, même une équipe serait venue le samedi matin pour tout nettoyer. La journée aurait été payée, sur les 855 salariés de l'usine 150 ont répondu présent. Visite soigneusement calibrée, et préparée avec enthousiasme assure le directeur. Ce n'est franchement pas très gentil de tromper ainsi notre président.

    C'est comme le travailler plus pour gagner plus quand le travail manque trompant ainsi de nombreux Français, divisant ainsi la France entre ceux qui pouvaient bénéficier de ses largesses et les autres au chômage qui auraient bien aimer travailler. «Je ne vous mentirais pas, je ne vous trahirais pas» paroles du président du chômage, allant fêter sa victoire au Fouquet's, fréquentant les plus riches du CAC 40 les exonérant à payer trop d'impôts, issu d'une petite noblesse Hongroise et ancien maire de Neuilly-sur-Seine, ami des Bush et des Bollorés fêtant sa victoire sur son yacht pour se reposer des efforts de la campagne présidentielle. De même «je serais le président du pouvoir d'achat», alors qu'il ne s'en est jamais préoccupé tout au long des quatre années qui viennent de s'écouler. Il a mis son bleu de travail pour annoncer dans cette région Française ou le travail n'est pas un vain mot pour s'adresser à la France qui «souffre», la vraie France celle des Ardennes. La France souffre en effet de tout. Des prix du gaz, de l'électricité, de celui de l'essence, de la précarité, du logement, de l'injustice, des paradis fiscaux, des niches fiscales, du chômage et bien sur de la vie chère et de la sécurité dont il avait fait son occupation première critiquant ce que ses prédécesseurs avaient fait.

    Quel était le motif de cette visite, la fameuse prime de 1.000 euros pour les salariés dans les entreprises qui distribuent de dividendes à leurs actionnaires que le patronat ne veut entendre parler ainsi que certains ministres cherchant à en réduire la portée provoquant un cafouillage dont nous avons le privilège nous Français. Alors, «on ne peut accepter que les entreprises du CAC 40 aient pu distribuer 80 milliards (sic) de dividende et qu'en même temps on explique qu'il n'y a pas assez d'argent pour les salariés». Un retour de conscience du président avant 2012 juste pour sa tranquillité de n'avoir rien oublié dans sa générosité. En fait, d'après le Canard enchaîné, c'est 40 milliards de dividende pour 80 de bénéfice, nous sommes contents pour eux.

    C'est le 13 avril que François Baroin ministre du budget avait annoncé sur l'initiative de Sarkozy une prime d'au moins 1.000 euros pour les salariés des entreprises versant des dividendes, afin de contraindre ces dernières à associer les travailleurs à la création de richesse, un bien grand mot !

    Mais ils n'avaient pas prévus la réaction du patronat et de la ministre Madame Christine Lagarde. 1.000 euros, ça peut faire mal même pour ces entreprises qui font d'importants bénéfices.

    Sarkozy n'y avait pas pensé ?

    Et l'on entend, ce débat méconnait la situation des entreprises et continu de l'assimiler à celle des grands groupes cotés déclare la Chambre de commerce et de l'industrie de Paris. Toutes les entreprises qui font des dividendes ne sont pas d'une extrême solidité s'écrit Antoine Richard d'Entreprise et Personnel, une association de Directeurs des Ressources humaines, DRH. Quel est leur salaire ?

    Laurence Parisot se déclare stupéfaite de cette annonce, comment accepter que l'État décide de la politique salariale des entreprises au risque de tuer l'envie d'entreprendre et d'étouffer la liberté créatrice, de grand mots. On voit le travail de cette politique au niveau du chômage et des emplois précaires ainsi que des augmentations de salaires.

    «Comment imaginer que cela ne pèse pas immédiatement sur la masse salariale des entreprises au risque d'empêcher les recrutements à venir», a-t-elle poursuivi, en estimant que cela n'aurait pas le même poids pour les petites, les moyennes et les grandes entreprises. «Une telle proposition, qui entrave la liberté contractuelle et la liberté d'entreprendre, est-elle vraiment compatible avec la Constitution ?» A-t-elle fait valoir. Nous n'en attendions pas moins de cette charmante personne. Mme Parisot a enfin assuré que cette question n'avait pas été évoquée lors de la rencontre qu'elle a eu avec le Premier ministre François Fillon il y a une dizaine de jours.

    Pour Christine Lagarde, elle ne pense pas que l'on puisse y donner un caractère obligatoire dans son montant. Elle estime que cette question tout comme les autres modalités, devra être «négociée entre d'une part les patrons et d'autre part les représentants des salariés». «Ce à quoi nous réfléchissons en ce moment, c'est la chose suivante :

    un mécanisme d'exonération de charges sociales, le forfait social oui, les charges sociales non, pour que les entreprises puissent payer des primes exceptionnelles aux salariés, a-t-elle ajouté. Elle a par ailleurs affirmé que les petites et moyennes entreprises ne devaient pas être exemptées du versement de cette prime, «pourquoi voulez-vous faire des exemptions pour les PME-TPE ?». «Pour que se soit applicable dans les meilleurs délais», la mesure serait inscrite dans le projet de loi de finances rectificative de juin, a précisé Christine Lagarde.

    Pour Xavier Bertrand, en sortie de crise nous devons absolument prendre en compte l'état d'esprit des salariés a-t-il indiqué. Pendant cette période difficile leurs salaires n'ont pas beaucoup augmentés, il y a besoin d'une envie de justice a-t-il déclaré sur le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. Il envisage d'associer bénéfices et salaires. Les entreprises qui font des bénéfices et dont «les dividendes progressent» devront «en faire bénéficier leurs salariés», soit par une prime directe ou d'intéressement, ou de participation. Cette prime concernerait en premier lieu les grandes entreprises. «Je propose qu'elle soit obligatoire et que ses modalités précises soient discutées dans l'entreprise», a détaillé Xavier Bertrand. Quant au chiffre de 1000 euros, il correspondrait en fait au montant de la prime donnant droit à «des exonérations, fiscales pour l'entreprise et sociales pour les salariés», a indiqué le ministre.

    Pour les entreprises qui ne seraient pas concernées par ce dispositif, «il faut que ce soit les salariés qui bougent, a insisté le ministre. Il faut que les branches professionnelles se mettent autour de la table pour en parler».

    On voit que le temps urge et que les élections approchent, il s'agit de récupérer ceux qu'il a bluffé dont beaucoup d'ouvriers les pauvres, qui n'avaient pas compris. Il faut modifier la donne en faisant beaucoup de bruit mais qui ne peut être que de peu d'effet dans le contexte de gel des salaires de la fonction publique et du refus du patronat. Ce sera la seconde année consécutive que le gouvernement gèlera en 2012 les salaires des fonctionnaires, la dernière hausse du point d'indice, qui sert de base au calcul des salaires, date de juillet 2010, où il avait été revalorisé de 0,5 %.

    Les 5.200.000 agents de la fonction publique, soit un salarié sur cinq, vont donc rester au moins trois ans sans augmentation générale, alors que l'inflation repart à la hausse. Il faut réduire le déficit public, une hausse de 1 % du point d'indice est évaluée à 900 millions d'euros. Par contre le gel du point d'indice ne signifie pas gel des salaires, en d'autres termes divisons et nous règnerons !

    Un gadget pour les experts. Dénonce Nicolas Bouzou, économiste chez Asterès. «Pour moi, ça ressemble à une mesure de dernière chance pour un gouvernement qui ne sait plus quoi faire». D’abord, la mesure ne concernera pas tous les salariés. En effet, toutes les entreprises ne reversent pas de dividendes à leurs actionnaires. Il s’agit de choix stratégiques et les sociétés peuvent décider de réinvestir l’argent dégagé. Notamment les start-up. Pourquoi un salarié travaillant dans une entreprise qui ne reverse pas de dividendes n’aurait pas droit à cette fameuse prime ? La mesure risque seulement d’accroître les inégalités entre salariés.« Pour moi, cette mesure rate une cible essentielle, les travailleurs précaires, les exclus du schéma traditionnel du travail», commente Eric Heyer, économiste à l’OFCE. Dommage pour un président qui promettait d’être l’homme du pouvoir d’achat ! «On ne réglera pas la question de pouvoir d’achat comme ça, s’emporte Nicolas Bouzou. Il faudrait agir sur le taux de chômage, stimuler la croissance atone plutôt que de se lancer dans des mesures punitives qui n’ont rien à voir avec le rôle de l’État».

    Sarkozy aurait dit une connerie ?

    Si la gauche vient au pouvoir, elle aura des cheveux à se faire pour augmenter les salaires !

    Depuis le président a arbitré pour une prime dont le montant n'est pas fixé pour les entreprises de plus de 50 salariés qui verseraient des bénéfices. Celles de moins de 50 salariés seront incitées à verser une prime qui sera exonérées de charges sociales. Il n'y aura pas d'obligation pour ces entreprises. Un projet de loi pourrait être soumis au parlement avant l'été a annoncé François Fillon. Cette prime sera soumise jusqu'à un montant de 1.000 € au même taux de cotisation sociale que les primes de participation, soit 8 %. D'après les calculs du Monde.fr 2,8 millions de personnes soit moins de 10 % de la population active seraient susceptibles de la percevoir. Cela paraît suffisant pour que quelques voix reconnaissantes votent pour Sarko en 2012, diviser pour régner ? Évidemment, même son de cloches partout, cela ne profitera qu'un petit nombre de salariés et qu'il aurait mieux fallu augmenter les salaires plutôt que de faire un cadeau au patronat d'après François Chérèque. Pour lui, il y aura beaucoup de déçus.

    Ce dispositif est «une catastrophe, en particulier pour les salariés des petites entreprises», alors que «le patronat s'en sort bien», a-t-il insisté. «On va diviser les salariés entre eux» et «il faut ne pas connaître les négociations d'entreprise pour faire une erreur de ce type», a poursuivi François Chérèque. Selon lui, dans une entreprise «qui va se voir imposer une prime sur laquelle elle ne paiera pas d'impôt sur les sociétés, moins de charges, il y aura moins d'augmentation de salaires, plus de prime». «Celui qui va y perdre, c'est le salarié, par contre pour l'entreprise, ce sera un cadeau, un effet d'aubaine», a-t-il dénoncé. Selon François Chérèque, «le gouvernement a d'autres moyens d'agir», comme «donner un coup de pouce au SMIC» ou prendre des mesures «sur l'énergie». «Il a une responsabilité directe qu'il ne prend pas», a-t-il déploré.

    François ta rien comprit c'est ça, avec le FN en plus !

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