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primaire socialiste

  • Le succès de la primaire socialiste,

    devenue la primaire citoyenne, analyse.

    Support WikipediaQu'est-ce qui a fait ce succès alors que les socialistes ne l'envisageaient même pas ! Plusieurs choses, la première c'est de l'avoir organisée avec tous les dangers qu'elle représentait. Le parti socialiste pouvait se retrouver au fond du trou avec une participation ridicule, il aurait été la proie facile de la droite, ce qui aurait fait la joie de l'UMP, il n'en fut rien. Elle a assisté impuissante au show médiatique des socialistes critiquant autant que faire se peut ce que tous reconnaissaient comme une avancée démocratique donnant ainsi un certificat politique de valeur aux socialistes. Une participation ridicule c'était leur mort politique avec les divisions qui seraient apparues entre les courants. La seconde, c'est de l'avoir bien conduite pas de heurts entre les «primairistes», des débats courtois, mais francs parfois rudes, avec eux c'est comme ça, incorrigibles, mais finalement restant unis, mais pas toujours. La troisième c'est l'innovation qu'elle introduit dans ce conservatisme de droite de notre pays qui ne pourra plus admettre qu'un parti, désigne par ses instances dirigeantes son représentant, même s'il s'impose, sans faire une consultation de ses électeurs. La quatrième est que les Français en ont assez de Sarkozy et de cette droite qui gouverne depuis François Mitterrand c'est à dire depuis 1995 avec une parenthèse de cinq années Jospiniennes sous le sceau Chiraquien. La cinquième c'est de participer au choix du socialiste qui sera opposé à Sarkozy ou à Marine Le Pen, je n'en vois pas d'autres même s'ils s'en présentent. Il aura déjà obtenu près de 6,6 % de voix des Français sur 42 millions de votants pour 5,5 millions de bulletins, c'est une bonne avance pour la suite. Mais quel pari !

    C'est le pari du peuple de gauche, pas forcement encarté, celui que l'on ne voit pas, sympathisants de l'extrême gauche au centre gauche et même plus, Français de droite, qui veulent en finir avec Sarkozy qui se sont déplacés. Le parti socialiste a su motiver, le seul qui peut porter un espoir, le centre n'étant qu'une nébuleuse. Organisation difficile, à monter de  toutes pièces, pas bien acceptée de tous, des montages improvisés de lieu de votes, parfois éloignés avec la nécessaire obligation d'éviter toute fraude qui discréditerait les socialistes. En d'autres termes une mobilisation sans précédent, et pas qu'en métropole ! C'est la société qui se prend en mains, qui se politise, qui ne veut plus du conservatisme d'antan. Cette primaire constitue l'arme qui peut battre Nicolas Sarkozy, l'emprise de la finance et des médias qui le soutiennent. On imagine mal de voir la déception de tous ces Français de voir qu'un autre président que François Hollande soit élu le soir de l'élection du président de la république !

    En plus du résultat démocratique, les dons de 1 € voire plus auraient rapportés au premier tour entre 3,5 et 4 millions d'euros. Au second tour, bien que rien ne soit demandé pour ceux qui avaient participé au premier, les votants, conscients du coût de cette consultation, auraient donnés en moyenne à hauteur de 40 à 50 centimes d'euro, ce qui apporterait en plus du premier tour, entre 1,1 et 1,4 million d'euros. La somme totale serait comprise entre 4,6 et 5,4 millions d'euros. Elle permet de couvrir largement la dépense qui se situe entre 3,5 et 4 millions d'euros. L'excédent serait réinvesti dans la campagne de François Hollande.

    A chaque débat télévisuel il y eut plus de 6 millions de téléspectateurs, c'est un franc succès d'autant que deux débats n'ont pas été sur la chaine nationale France 2. Un enjouement dû aussi à leur qualité sur des sujets qui intéressent les Français. Ils ont été séduits par cette nouveauté par comparaison avec ce qui se passe dans les autres formations. Les trois débats ont couvert quelque chose comme 7 heures d'antenne. Les Français ont pu découvrir ainsi Arnaud Montebourg avec sa prestance et sa qualité d'expression, il a fait mouche arrivant devant Ségolène Royal par ses positions quelques peu démagogiques séduisant les sympathisants du front de gauche. Mais aussi Manuel Valls par sa fougue tendant à la faire partager par tous, mais franchement trop à droite, il n'avait aucune chance, mais des partisans. Puis ce fut le verdict sans pitié des urnes pour Ségolène Royal, ses pleurs sur sa quatrième place passant derrière Arnaud Montebourg le faiseur de rois selon la presse.

    La presse comme à son habitude en fait toujours trop dans le ridicule c'est d'ailleurs ce qui ne la rend plus crédible. Il ne faut exagérer 17,19 % ne sont pas les 39,17 % de François Hollande, ces propos démagogiques n'ont finalement eu qu'un écho modeste, tout juste bon à éliminer Ségolène Royal, la mal aimée, mais oh ! Combien dynamique et porteuse d'idées qui ne récolte que 6,95 % des bulletins. Manuel Valls arrivant juste derrière avec 5,83 %. Martine Aubry première secrétaire ne fit donc pas l'unanimité chez les votants puisque avec 30,42%, elle arriva seconde. On entrevit déjà sa défaite pour le second tour. Ce constat a fait que les quatre remerciés se sont prononcés pour François Hollande lui apportant ainsi une potentialité qui lui permit le score de 56,57 % contre celui de Martine de 43,43 %. La surprise de ce ralliement fut celui d'Arnaud Montebourg que l'on ne voyait pas se prononcer pour Hollande mais plutôt pour Martine plus à gauche, bien que ne donnant aucune consigne de vote pour ses partisans.

    Ce que l'on retiendra aussi c'est, malgré sa défaite, la maîtrise de Martine Aubry qui accueillit François Hollande rue de Solférino en vainqueur retrouvant du même coup sa place de première secrétaire et les obligations de sa charge. Elle a montré ainsi la volonté de continuité de son parti à soutenir François Hollande pour aborder l'autre épreuve beaucoup difficile contre Sarkozy certes impopulaire, mais très fort en répartie, dangereux, avec la potentialité de l'exercice présidentiel, mêlant à la fois une certaine vulgarité avec de l'incorrection envers ceux qui s'opposent à lui. Son parti l'UMP a déjà sorti la hache de guerre.

    Certes, au cours des débats les positions contradictoires, les petites phrases montrant les différences de politiques entre les débatteurs ont été relevées par l'UMP. C'est bien normal ces primaires ont été faites pour cela, si c'était pour montrer que tous avaient le même projet politique, elles n'avaient aucune raison d'être. Mais, il faut noter que l'écart entre François Hollande et Martine Aubry de 13 points règle toutes contestations sur de possibles divisions entre les socialistes, ils sont rassembleurs. Elles constituent, pour la droite, malgré cela, un réservoir de critiques contre eux et leur programme jugé démagogique selon elle. C'est toujours le même argument contre la gauche qui serait plus dépensière, alors qu'elle ne fait que taxer à tout va les Français préservant les classes aisées de l'imposition afin de réduire le déficit qu'elle a causé. On voit bien les gesticulations de Sarkozy contre Angela Merkel pour restructurer les banques afin d'éviter à la France une baisse de sa cote par les agences de notation.

    Ce qui est extraordinaire c'est que cette primaire au lieu de conduire à un débat serein entre droite et gauche, elle se résume la part de la droite à un comportement sectaire sans envergure démolir pour démolir. Elle ne se rend même pas compte du ridicule de ses propos comme s'il n'y avait qu'elle qui sait faire, passant sous silence la dette abyssale qu'elle a provoquée.

    Il est évident que taper ainsi sur François Hollande montre sa peur devant un adversaire oh ! Combien difficile ! Sarkozy reconnaissant que le succès des primaires était là. A nous de relever le défit. «J'ai échappé à la méchante, j'aurais donc le vicieux», le Canard enchaîné. Et de lancer, «il n'y a rien à faire de ce coté là, en revanche il faut l'empêcher de taper au centre et à l'extrême droite, ça ne sert à rien de jouer les divisions de la gauche». Et le premier ministre trouvant laborieuse la riposte de son camp à la primaire socialiste a déclaré, «nous n'aurions pas dû y aller dimanche soir sur les plateaux télé. C'était l'affaire des socialistes....». Il est vrai que Jean-François Copé s'est montré d'un ridicule, voulant comme à son habitude, se montrer à tout prix.

    Mais le plus caractéristique est sans nul doute la mobilisation des médias pendant plusieurs semaines faisant enrager Sarkozy et son camp. Le sondage CSA pour BFM-TV, RMC et 20 minutes publié le mercredi 19 octobre donne sur 859 personnes consultée par téléphone le 17 octobre, donc juste après le second tour 62 % pour Hollande et 38 % pour Sarkozy si l'élection présidentielle avait lieu le dimanche 23 octobre. Un écart conséquent que la majorité aura bien des difficultés à combler sur les 6 mois qui restent avant les élections présidentielles, d'autant que la note de la France des agences de notation risque de baisser. Pour Lionel Jospin c'est lui qui a «le plus de talent politique», «il peut, peut être, mieux rassembler», «ses chances de gagner sont un peu plus grandes». «Celui qui a connu l'ensemble de la sphère d'actions d'un gouvernement, celui de la «gauche plurielle» entre 1997 et 2002, c'est François Hollande». Voilà qui balaye son inexpérience professionnelle avancée par la droite et par Martine Aubry.

    L'apothéose de cette primaire fut l'investiture de François Hollande le 22 juin à la Halle Freyssinet à Paris 13ème.

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    Tous les anciens candidats à la primaire socialiste se sont réunis pour célébrer le sacre de François Hollande. (Reuters)

    A 17h45 François Hollande a axé son discours d'investiture autour de trois pactes, démocratique, éducatif, productif. «Je vous propose que la France redevienne un exemple pour les Nations. Je vous propose que la République redevienne un espoir pour les citoyens», a-t-il lancé face à une salle conquise. Et de se projeter vers la victoire. «Je vous donne rendez-vous le 6 mai pour la victoire. Je vous donne rendez-vous avec la République, qui vous espère. Je vous donne rendez-vous avec la France, que je veux servir avec vous», le JJD du 22 octobre 2011. Que l'on aurait aimé en 2007 que Ségolène Royal soit ainsi investie au lieu de subir l'affront qui lui a été fait.

    Le prochain article sera les indignés de Wall Street,

  • La primaire citoyenne un grand succès mais aussi,

    la chute de Ségolène et l'émergence d'Arnaud.

    Support Wikipedia C'est incontestablement un succès plus de deux millions et demi de participants, mais quel bouleversement. Arnaud Montebourg poussé par la gauche proche du front de gauche reçoit l'adhésion de l'électorat populaire et ouvrier de Ségolène Royal, qui n'ayant pas le soutien socialiste s'écroule ne récoltant qu'à peine 7 % des voix. Mais aussi un manque de visibilité sur ses possibilités, nous ne sommes plus en 2007, et une obstination de croire qu'elle pouvait en dépit des sondages se maintenir en première ligne. Ses partisans idolâtres sont aussi responsables qu'elle lui faisant croire en ses chances. A cela si l'on ajoute que la percée de Montebourg qui a échappée à tous, même aux sondages, vous avez les ingrédients de la chute de Royal. En fait, elle récolte un score juste qui n'est pas déshonorant, ce qui l'est par contre c'est de ne pas être arrivée en tête dans son fief du Poitou, les socialistes l'ont repoussée.

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    Est-ce une bonne chose pour les socialistes non. Le programme très avant-gardiste d'Arnaud a balayé Ségolène Royal, bien que n'ayant aucune réalité d'application trop en avance sur la pensée politique actuelle. Il était aisé pour lui de tenir un tel programme démondialisation, protectionnisme, mise sous tutelle des banques, avec un discours de gauche sur les difficultés d'existence des Français, sixième république..... Des propositions à la fois utopiques comment «démondialiser ?», on ne peut arrêter la marche du monde. Si certaines de ses propositions sont pragmatiques, elles ne sont pas différentes de celles des autres, autre que leur formulation, la mise sous tutelle des banques est dans le programme de tous. Il a su mêler l'illusion et le réel qui dans la situation actuelle est porteuse. Discours facile, démagogique, qui correspond bien à la gauche de la gauche anti européenne. Il est évident que cette classe ouvrière a été séduite par ce discours qui tranche de celui tenu par les politiques. Les deux vainqueurs ne peuvent les appliquer, par ce que trop révolutionnaires. Se serait s'engager à trop d'incertitudes dans cette Europe droitière, on ne peut être contre le monde entier. C'est donc sur des bases incertaines que cette primaire citoyenne a donné un résultat plein d'espoir à la gauche mais plaçant les socialistes pour la suite dans une position délicate. La gauche de la gauche, sous jacente dans cette primaire, adhérente aux thèses du Front de gauche soutenant Arnaud Montebourg, s'est emparée, au travers de lui, de ces élections en leur donnant une portée historique mais en compromettant la victoire des socialistes contre Sarkozy. Les deux vainqueurs se présentent ainsi avec le même handicap que celui qu'avait François Mitterrand avec une gauche forte compromettant leur victoire en 2012, la gauche ne peut gagner à elle seule. Cette «gauchardisation» socialiste fera que les deux impétrants seront contraints de s'y aventurer surtout Martine Aubry pour récolter les voix d'Arnaud afin de combler son retard, près de 8 points ce qui est beaucoup sur François Hollande.

    Arnaud Montebourg le grand vainqueur «fugitif» devient ainsi l'arbitre de ce duel, il vendra cher son adhésion probablement à Martine Aubry plus à gauche, ne le voyant pas s'associer à François Hollande. Rappelez-vous ses propos, «le seul problème pour Ségolène Royal c'est compagnon» lors de l'élection de 2007 étant dans son équipe de campagne comme porte parole. Sacrifiera-t-il ses exigences pour donner un plus à l'un ou l'autre, je ne le pense pas. Si tel n'était pas le cas cela reviendrait à avoir sacrifié Ségolène Royal pour rien. Hollande devra aussi faire plus de gauche mettant en porte à faux l'électorat démocrate qui lui a donné l'avantage, son avance sur Martine Aubry étant juste suffisante pour l'emporter actuellement.

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    Nous allons assister à un combat qui mettra à la quasi égalité au second tour Martine Aubry et François Hollande de sorte que la dynamique de cette primaire en tant que poussée du vainqueur vers la victoire en 2012 ne sera pas ce qui était espérée. Les socialistes n'auront pas le leader qu'ils attendent depuis François Mitterrand restant ballotés entre gauche et droite. Certes ce n'est  pas terminé il restera après la décision du 16 octobre quelques mois pour ressouder les socialistes autour du vainqueur et pour gommer cette poussée à gauche afin d'ouvrir vers le centre, les écolos et le Front de gauche restant sur leur position, c'est à dire de division. Pendant ce temps Sarkozy travaillera à rassembler son camp.

    3L'effondrement de Ségolène Royal porteuse d'idées nouvelles, et combattue jusqu'à sa mort politique que ce soit pour le poste de secrétaire générale entaché d'irrégularités, que ce soit lors de la présidentielle de 2007 ou les ténors ont ramés à l'envers et maintenant cette primaire faisant des socialistes les otages d'une gauche dure entamera leur crédit. La gauche fougueuse, désordonnée qui a besoin de rêver, l'a rejetée pour deux vainqueurs que rien ne différencie ou peu, et qui restent dans la tradition socialiste d'un vieux parti alors qu'elle pouvait par ses idées, son courage impulser une dynamique nouvelle et moderne.

    L'avantage que Ségolène Royal offrait était d'être en marge de son parti, mais socialiste, laissant le dogmatisme aux autres ce qui offrait une large ouverture vers le centre.

    Ces élections calquées sur celles qui eurent lieu aux États-Unis et en Italie, restent néanmoins différentes. En Italie il s'agissait d'une primaire de coalition de partis de centre gauche contre la droite de Berlusconienne. Elle récoltât près de 4 millions d'électeurs. Aux États-Unis c'est dans l'ordre des choses pour des deux partis majeurs. La primaire Italienne donna la victoire à Romano Prodi qui fut prise par Berlusconi à la suite d'élections anticipées dès avril 2008. Les primaires ne garantissent donc pas la victoire aux élections.

    Les résultats de cette primaire citoyenne pour autant qu'ils sont inespérés, 5,5 % du corps électoral, ne donnent pas un parti socialiste en forme, les états majors en sont à tirer des plans pour le second tour, c'est du chacun pour soi. L'écart séparant François et Martine de 8 points est perçu pour Hollande comme insuffisant, il espérait gagner au premier tour sentant venir le danger du second.

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    Le duel qui s'annonce est donc à hauts risques pour le PS, les observateurs attendent un dur affrontement. L'allocation de Martine comparée à celle d'Hollande ne laisse aucun doute sur ses intentions, martelant chaque mot, elle est plus précise et Hollande devra se découvrir un peu plus que lors des premiers débats surfant sur les autres «primairistes» par sa position de favori. Il ne pourra plus le faire Martine le poussera à s'engager ce qu'il ne veut pas. Tel que se présente ce duel, Martine plus forte devrait l'emporter, n'a-t-elle pas l'appareil socialiste à sa dévotion avec ses nombreux soutiens. Pour Hollande reste à savoir si l'apport de gauche centriste de Manuel Valls peut lui donner la victoire. Quant aux voix de Ségolène Royal, la rancune de cette lourde défaite devrait les conduire à s'abstenir. La crainte est que de mauvais sondages sur Martine la poussent à des attaques compromettant la victoire socialiste pour la suite. C'est l'espoir de la droite.

    3Le grand vainqueur est bien entendu Arnaud Montebourg porteur d'une nouvelle gauche socialiste jeune nettoyant ce parti de ses toiles d'araignées et qui se verra confrontée au courant droitier de Manuel Valls qui n'a pas abandonné pour autant son combat. La démondialisation courant porteur et pas seulement à gauche puisqu'aussi bien Marine Le Pen que Nicolas Dupont-Aignan en font le thème de leur combat. Démondialiser apparaît une vue de l'esprit, on ne peut modifier la marche du monde, le risque serait grand. Par contre réguler les échanges commerciaux dans une Europe à gauche préservant ses États membres des marchés spéculatifs et des banques, des délocalisations sauvages, mais aussi du protectionnisme sur les produits à bas coûts qui endommagent notre industrie oui.

    Arnaud Montebourg envisage, l'Express.fr, d'envoyer une lettre à Martine Aubry et à François Hollande qu'il rendra publique, avec leur réponse, leur demandant de prendre en compte ses thèmes de campagne avant le débat de mercredi. Il ne demanderait pas à ses électeurs de voter pour un candidat car ils ne lui appartiennent pas selon son entourage. Le feront-ils malgré tout ou s'abstiendront-ils de voter ? Le 10 octobre sur France 2 au journal de 20 heures de David Pujadas, il déclare,

    «nous publierons les échanges de cette correspondance, je préfère des engagements clairs et écrits». «Je ne sais pas si Martine Aubry et François Hollande sont capables de se dépasser eux-mêmes et d'aller vers les Français qu'ils n'ont pas convaincu», précise-t-il et qui souligne que «30%, c'est bien peu pour la première secrétaire du parti», et que «le favori François Hollande est bien loin de la majorité» des votes.«Si les deux candidats veulent un geste de ma part, il faudra qu'ils renoncent à certaines recettes gestionnaires du passé qu'ils soutiennent», a-t-il insisté.  Selon lui, «Aubry et Hollande sont les deux faces d'une même pièce», car «ils ont le même projet, celui de la gauche traditionnelle depuis 20 ans». Entre socialistes on ne se fait pas de cadeau.

    Après une décision du bureau national des radicaux de gauche, Jean-Michel Baylet appelle à soutenir François Hollande au second tour. «Nous nous retrouvons dans certaines de ses idées, mais aussi parce que nous pensons qu'il est le mieux placé dans la présidentielle pour battre Nicolas Sarkozy», a-t-il ajouté. Quand à Ségolène Royal elle annoncera le 11 octobre si elle soutient François ou Martine ou si elle s'abstient. Elle devrait prononcer sa décision lors d'une conférence de presse ou dans une intervention télévisée.

    Le prochain article sera la loi Bachelot une catastrophe nationale pour la santé,

  • Primaires PS le second débat sur i-télé,

    une autre dimension.

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    Support Wikipedia Ceux qui ont regardé ce débat doivent être satisfaits. Il fut de bonne tenue, bien que beaucoup s'attendaient à des empoignades vigoureuses, mais chacun a pu présenter ses idées, démocratiquement et beaucoup de partis devraient en prendre exemple. Le parti socialiste a ouvert une voie, et s'il ne gagne pas la présidentielle il aura au moins apporté un plus à notre pays. Les autres partis plus dirigistes se sont montrés incapables de faire cette avancée démocratique nationale. Ce débat dont la finalité est la désignation du socialiste pour représenter son parti, puis ensuite toute la gauche, nous a montré le talent des «primairistes», leur connaissance de la situation de notre pays, qu'ils ont confirmée. Ce qui comptera sera celui qui sera désigné par les votants le 16 septembre dans un second tour, et non pas par les sondages actuels qui ne connaissent pas l'électorat, ce qui est forcément faux. Malgré cette lourde incertitude, il se dégage un fort enjouement pour François Hollande que j'ai trouvé bien fade, profitant de sa position de favori pour surfer sur les propositions des autres. En fait, il ne sait engager que sur des positions générales ce qui ne permet pas de connaître précisément sa politique. Ses adversaires ont été plus précis ce qui est plus honnête, mais le choix sera celui des Français. Il préfère synthétiser comme chef, qu'il n'est pas encore, alors que nous avons besoin d'un président fort qui redresse le pays et non pas d'un consensuel comme il l'a été en tant que secrétaire général du PS pendant 10 ans. Il n'est donc pas mon choix contrairement à celui des médias, remplacer DSK par François Hollande, un tout peu plus à gauche, n'est pas la bonne solution actuellement.

    Nous avons assisté au numéro de Manuel Valls qui ne voit que la dette et rien d'autre, et la TVA sociale afin de réduire le coût du travail. C'est le programme de la droite actuelle qui n'apporte rien pour relancer la croissance. L'augmentation de la TVA sociale ne conduit qu'à une baisse des cotisations par une affectation de la TVA sur la valeur ajoutée au financement de la protection sociale. Le but est de réduire le coût du travail par une baisse des cotisations sociales payées par les employeurs et les salariés afin d'augmenter la compétitivité des entreprises. En fait la TVA sociale transfert sur la consommation la baisse des coûts de production, c'est donc une augmentation des prix pénalisants les consommateurs en réduisant les prestations sociales qui sont déjà devenues peau chagrin. On pouvait observer que les autres participants ont été bien gentils de ne pas relever fortement ses propos sur la réduction de la dette, lui laissant le monopole de la rigueur. Alors que tous l'ont dans leur programme. J'ai trouvé son attitude désobligeante à leur égard n'ayant aucune considération pour eux comme s'ils ne connaissaient pas les difficultés de l'endettement actuel. Seul Arnaud Montebourg a fait sentir que c'était un débat de gauche, pas de droite. Martine Aubry condamnant comme les autres cette TVA sociale qui grève le pouvoir d'achat des classes les plus fragiles. Pour eux, il y a d'autres solutions que cette TVA sociale puisqu'ils envisagent une refonte de la fiscalité intégrant tous les revenus mêmes les patrimoniaux ce qui n'est pas le cas actuellement. Si l'on regarde les positions des autres «primairistes», Arnaud Montebourg est le plus à gauche et proche du Front de gauche, ses idées sont révolutionnaires et clairvoyant, et bien qu'il soit le plus éloquent, elles ont peu de chance d'être suivies. Restent deux femmes Martine Aubry et Ségolène Royal. Martine est une sociale démocrate comme son père mais reste sur le programme du PS qui, il faut bien le remarquer, a besoin d'un lifting pour s'adapter aux conditions actuelles. C'est une femme qui fera ce qu'elle dit ayant eu des responsabilités à haut niveau, elle sait donc de quoi elle parle. Pour Ségolène Royal, c'est la même chose, proche des gens, elle dirige sa région d'une main de maître, on peut donc lui faire confiance. Elle veut apporter des solutions à chaque problème d'une façon non dogmatique, c'est pour cela, par exemple, qu'elle est à l'origine des camps militaires pour les jeunes délinquants, ce qui avait été vilipendé par la droite et la gauche en 2007. Sur les sans papiers elle a montré une position plus catégorique et plus ferme que ces adversaires, mettant en jeu l'exploitation de ces ouvriers sur la réduction des salaires portant ainsi atteinte aux ouvriers Français. Mais toutes les deux se valent et peuvent porter une espérance pour le pays.

    Elle n'est plus dans la course si l'on en croit les sondages, elle serait même derrière Arnaud Montebourg qui serait placé troisième en regard de son programme qui bouscule en faisant peur par son audace, qui malgré cela, se trouve bien placé.  Mais, il ne faut pas en tirer des conclusions, un article du Monde.fr, les invités surprise de la primaire, nous montre que tout n'est pas encore joué. Selon l'article 1/3 voire la moitié des électeurs qui voteront à la primaire ne sont pas des socialistes. Des écolos, des communistes, même des électeurs de droite voteraient à cette primaire. De toute évidence ceux qui ont marqué l'opinion sont, à gauche Arnaud et à droite Valls. Ségolène et Martine les deux plus expérimentées sont les moins citées.

    Les licenciements boursiers sont des licenciements collectifs suivit d'une augmentation du cours de l'action de l'entreprise. Le terme boursier se rapporte au fait que le malheur des uns fait le bonheur des autres. Il n'est pas certain que ce raisonnement soit applicable à toutes les entreprises, il faut donc faire attention. Parfois les licenciements coutent plus cher que le bénéfice que peut en tirer l'entreprise, sa gestion étant la cause principale. Il existe déjà une loi «l'amendement Michelin» qui est une loi de modernisation sociale. Elle vise à imposer le passage aux 35 heures avant de pouvoir procéder à des licenciements. Dans le projet de Madame Royal de lutte contre ces licenciements dus à des fermetures d'usine, ceux-ci doivent être combattus par l'adoption d'une loi. Elle n'accepte pas devant l'accélération des délocalisations, que les salariés soient laissés sur le carreau. Son argumentation n'est pas d'accepter la locution «on a tout essayé». «Il y a des autorisations de licenciement pour les licenciements économiques, il y a des autorisations de licenciement pour les mutations technologiques, eh bien demain avec moi, il y aura des autorisations indispensables, pour empêcher les licenciements boursiers», a-t-elle poursuivi. Il faut bien comprendre que l'effet sur le cours de bourse de ces licenciements est quelque chose de détestable, puisqu'ils reviennent à accroître la valeur boursière de l'entreprise qui à licencié, c'est donc très immoral. En d'autres termes c'est licencier pour faire des profits !

    Les premières mesures qu'ils prendraient s'ils devenaient président de la république,

    3Ségolène Royal remettre de l'ordre dans la maison à tous les étages, mais surtout au sommet. Ma première décision sera la réforme bancaire. Je ferais en sorte que le ministre des finances propose les bases de la réformer par plus de la justice fiscale. Je rétablirais l'année de formation des enseignants et les bases pour la rentrée 2012. Le départ à la retraite à 60 ans pour ceux qui ont travaillé dur et depuis longtemps. Justice et efficacité seront les boussoles de mon action.

    3Martine Aubry, l'exemple vient d'en haut, je commencerais par réduire de 30% le traitement du président de la république et des ministres. Je demanderais au gouvernement de mettre en place le plan anti-crise que tout le monde attend, réduire les déficits publics, en annulant les 10 milliards de la fiscalité injuste et inefficace et en relançant la croissance par l'investissement et pour l'emploi des jeunes. La réponse n'est pas seulement nationale et le 07 mai j'irais voir Madame Merkel pour lui dire qu'il faut changer profondément l'Europe pour une Europe qui innove, qui met la finance au pied et qui fait travailler pour l'économie, une Europe qui lance de grands investissements, mais aussi une Europe qui protège c'est à dire qui taxe les pays qui viennent, (sous entendant mettre à mal notre économie). Pour les femmes ma première loi imposera l'égalité salariale des hommes et des femmes dans l'entreprise

    François Hollande l'état dans lequel nous allons trouver le pays en mai 2012, il y a d'abord des déficits considérables, il y a les impatiences que je peux comprendre et les urgences que j'entends dans tous les domaines, santé, emploi, alors il faudra aller à l'essentiel, et je peux comprendre les impatiences. Le pays connaitra en 2012 une dette publique incroyable. D'abord il faut rétablir la confiance dans l'avenir, le grand engagement pour le pays c'est celui de la jeunesse, faire en sorte que la génération qui arrive vive mieux que la notre aujourd'hui, ce n'est pas le cas. La première mesure sera autour du contrat de génération que j'ai proposé, il permettra dans l'entreprise que les jeunes et les séniors aient leur place alors qu'aujourd'hui ils sont tous deux frappés par un taux de chômage élevé. Il faudra bien sur engager un grand plan pour l'éducation. Mais rétablir la confiance c'est aussi la rétablir pour la justice, niches fiscales, niches sociales, c'est pourquoi le parlement, c'est lui qui décide, aura à faire la grande réforme fiscale que nous avons proposée

    Arnaud Montebourg, si vous m'élisez président de la république, la première décision consistera à faire en deux ans la mise sous tutelle des banques. Cette loi permettra de garantir vos économies et d'interdire aux banques de spéculer. C'est de faire payer surtout aux banques le prix de la crise. Comment allons-nous faire, premièrement l’État entrera d'autorité dans le conseil d'administration avec droit de veto et à revenir à leur mission première, le financement des particuliers et des entreprises. Ensuite comme aux États-Unis, les banques seront coupées en deux, celles qui détiennent les dépôts et celles qui font des affaires en interdisant à celles-ci de jouer avec votre argent. L'argent caché dans les paradis fiscaux sera rapatrié, l'évasion fiscale sera punie sévèrement et pénalement. La mise sous tutelle des banques ne coutera pas un euro supplémentaire au contribuable. Sans ces mesures rien ne sera possible pour le redressement de la France.

    3Jean-Michel Baylet, la situation est grave, la crise est au rendez-vous, Deux mesures prioritaires, relancer l'Europe, rassembler la France. Ma première démarche dès mon élection sera de rencontrer les chefs de gouvernement des 17 pays de la zone Euro pour leur faire part de la volonté de la France de doter l'Europe d'une zone économique. Comme nous sommes la seule zone économique au monde, il faudra un gouvernement économique commun. Aujourd'hui nous avons une monnaie commune et nous sommes la seule puissance économique à ne pas avoir une gouvernance économique commune. Cela ne peut pas fonctionner alors que nous avons des États qui creusent leurs déficits. Ce n'est pas au niveau national que nous surmonterons la crise c'est au niveau Européen. Il faut un pilote dans l'avion et c'est au niveau Européen que les grandes décisions doivent être prises.La seconde étape dès le mois de juillet sera de redresser la France autour d'un plan de redressement que je propose pour assainir les finances. Il faudra que la majorité propose au parlement un plan de redressement et y associer les partenaires sociaux.

    3Manuel Valls, je ne crois pas aux effets d'annonce, ma première décision sera de nommer un vrai premier ministre qui gouverne respectant l'autorité de l’État et le respect du parlement et de la justice. J'interdirais de suite l'ingérence de l'exécutif dans les affaires judiciaires. Je sauvegarderais le rôle du juge d'instruction aujourd'hui menacé. Respecter les institutions c'est d'abord respecter les Français. La première préoccupation du débat de ce soir est bien entendu l'emploi. La première tâche sera le redressement des comptes publics. Il y aura un ministère de la production industrielle pour soutenir la compétitivité de notre pays notamment les PME et les PMI et préserver l'emploi. Voila mes deux priorités, la république restaurée, le combat pour la productivité, c'est à dire l'emploi.

    D'une façon générale les «primairistes» ont critiqué le bilan de Nicolas Sarkozy. Tous ont marqué que l'insécurité est partout, la violence est partout et que la politique de Sarkozy a échoué. Manuel Valls de signifier, il faut constater que les violences sur les personnes ont augmenté massivement, et toutes les enquêtes de victimologie le disent, un Français sur cinq se sent en insécurité. «Les violences contre les personnes sont en effet reparties à la hausse depuis 2008, et 20,5 % des Français déclarent, qu'il leur arrive, au moins rarement, de se sentir en insécurité», selon le rapport de 2010 de l'Observatoire de la délinquance et de la réponse pénale. En 2008, le chiffre était de 18,1 %. Leur souhait est de revenir à la police de proximité et l'embauche de 10.000 policiers et gendarmes qui seraient réorganisés pour les zones prioritaires en étant déchargés des tâches indues, administratives, gardes statiques, transfèrement de détenus, etc... Un réponse pénale dès le premier méfait.

    Le débat fut de plus de deux heures et bien des choses ont été dites. Il est délicat de désigner un vainqueur tant les positions sont proches. Le vainqueur pour chacun sera celui pour lequel il a le plus d'affinités, puisque les programmes se valent. Il y a bien sur des divergences entre Manuel Valls et les autres mais aussi entre Jean-Michel Baylet qui ne voit que par un gouvernement économique Européen alors que les autres seraient pour des mesures protectionnistes directes entre la France et les produits à bas coûts de valeur ajoutée des pays émergents. Cette position rejoint celle du Front de gauche, voir même celle du front national. C'est un changement politique fort et l'on ne voit pas comment dans l'Europe telle qu'elle est cela puisse se faire ?

    Pour les sans papiers tous sont contre et défendent la régularisation au cas par cas mais avec des nuances. Hollande, Aubry, Baylet, Montebourg seraient ouverts à des considérations familiales de travail et aux années de présence. Valls et Royal ont eu une position plus radicale, Royal ayant même choqué les autres par ses propos sur l'exploitation des sans papiers par les entreprises au détriment des salariés Français. Pour Valls les reconduites à la frontière seraient maintenues.

    Le prochain article sera, le conservatisme du Sénat est vaincu.

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