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primaire soc ialiste

  • Martine a montré sa solidité et Hollande sa modestie,

    lors du dernier débat de la primaire citoyenne.

    Support Wikipedia Près de 6,6 millions de spectateurs ont regardés le débat sur France 2. Un succès qui ne se dément pas. La politique lorsqu'elle est menée de la sorte intéresse les Français, et c'est une bonne chose. Combien y aura-t-il de votants dimanche 16 octobre ? Beaucoup s'abstiendront leur leader n'étant plus en course l'intérêt est moindre. Seulement il faut voter, sinon encore plus, pour ne pas donner à l'UMP de prise sur la validité du vainqueur. Déjà on entend que celui qui sera choisi ne le sera que par la moitié des socialistes, c'est donc qu'il n'est pas capable de rassembler. C'est nier que les socialistes ont un réservoir politique d'expérience et que chez eux il n'y en a pas qu'un seul comme à l'UMP, et encore quand on voit ce qu'il a fait de la France. Débat courtois, feutré, entre deux styles, deux leaders qui se détesteraient depuis plusieurs décennies ? Mais, il faut préserver l'unité pour plus tard s'ils veulent gagner. Très technique avec une politique plus structurée, plus affirmée chez Martine positionnant parfois Hollande en challenger. Le vainqueur est difficile à définir, tout dépend de sa sensibilité les différences portent sur quelques points dont Martine apparaît avoir été meilleure, mais globalement ils ont le même programme, les mêmes idées. D’où mon titre, Martine à montré sa solidité et François sa modestie.

    C'était la fin d'un long processus qui ne permet plus aux Français de dire qu'ils ne connaissaient pas les orientations politiques de ces deux socialistes. De même l'UMP qui possède ainsi des arguments pour contrer leur programme qualifie faussement François Hollande du candidat du «rien», qui peut le croire ? Et puis les propos de Sarkozy sur la démondialisation qui font bien rire lors de son déplacement dans la Creuse ou Martine Aubry provocatrice l'avait rejoint. Dans un large mouvement d'épaule qui le caractérise comme un tic, il déclare à cet auditoire rangé à sa cause, «refuser le monde est un mensonge, on peut se mettre assis dans notre fauteuil en refusant le monde, ça va beaucoup impressionner les Chinois, les Indiens, les Brésiliens, qui vont immédiatement arrêter de travailler» des propos d'une nullité consternante qui sont, tant ils sont mauvais à l'image de sa politique. En outre Martine et Hollande ne refusent pas le monde, il se trompe d'adversaire.

    Le débat a été orienté sur un dialogue direct entre eux, puis ensuite il fut réparti en quatre parties, économie, questions sociales, l'Europe et le monde, et des questions de méthodes, de tempérament et de style de président qu'ils souhaiteraient prendre s'ils sont désignés candidat.

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    Au départ quelques éléments sur l'actualité, sur l'économie, et sont évoquées des considérations humaines sur les relations difficiles entre eux, et Martine est la première interrogée.

    Martine, nous avons toujours eu avec François des relations amicales et franches depuis longtemps on le verra ce soir.

    François, je connais Martine depuis longtemps, nous nous sommes apprécié à des moments difficiles et nous avons toujours eu du respect, et je l'aurais ce soir, par ce que l'un ou l'autre sera président face à Nicolas Sarkozy, et moi je veux que le candidat gagne en 2012.

    Pujadas, est-ce vous pourriez travailler ensemble l'un étant le premier ministre de l'autre ?

    Martine, moi je suis candidate à la présidence de la république, je pense qu'il faut avoir de l'expérience pour ça, je pense qu'il vaut mieux avoir un premier ministre plus jeune que soi pour préparer la suite.

    François, je suis candidat pour être président, le choix d'un premier ministre se fait dans la campagne, ce n'est pas un arrangement, ce n'est pas le fruit d'une primaire.

    Pujadas, vous vous engagez à faire campagne l'un pour l'autre ?

    Martine, c'est évident j'ai n'ai pas travaillé pendant trois ans comme je l'ai fait au parti socialiste pour préparer le projet qui nous a réuni pour l'unification du parti pour faire dès lundi le contraire maintenant.

    François, c'est une évidence et une exigence ces primaires ont été organisées pour que le rassemblement puisse se faire, c'est une exigence puisqu'il ne peut y avoir de victoire sans unité.

    Pujadas, le soutien de Ségolène ?

    Martine, il faut respecter la décision de chacun moi je respecte la décision de Ségolène, je suis passé la voir cette semaine, je lui est exprimé mon amitié. La politique c'est parfois dur, les résultats de la semaine dernière ont été durs, Ségolène rebondit immédiatement, si je suis présidente de la république, Ségolène a montré sa détermination et ses qualités, elle aura sa place dans la république.

    François, moi, je veux ressembler par ce que le prochain président doit rassembler, il aura cette mission rassembler sur une cohérence, j'ai déjà reçu des soutiens. Ségolène Royal, c'est vrai a traversé des moments difficiles, on le serait à moins. C'est la candidate socialiste en 2007 avec le panache qui a été le sien, a décidé de m'apporter son soutien, sans négociation. J'ai écouté les messages, les propositions qu'elle a pu faire, je sais aussi ce qu'elle apporte à la vie politique. Je prends en compte ses responsabilités, elle en aura. Moi, je rassemble et je fais en sorte de rester dans ma cohérence , de ne pas me laisser détourner de ma pensée en prenant en compte ce qu'ont dit les électeurs.

    Pujadas, est-ce qu'il y a ce soir une gauche dure et une gauche molle ?

    Martine, j'ai dit et je le redis que face à une droite dure il faut une gauche dure effectivement. J'ai été le n° 2 du gouvernement, je sais ce que c'est d'affronter les corporatismes, les privilégiés, mettre les banques au pas, mener la transition écologique, la sortie du nucléaire et notamment les retraites, cela veut dire aussi bien évidemment une plus grande démocratie, c'est à une gauche forte.

    François, moi je ne sais pas ce que c'est une gauche dure, on sort depuis cinq ans dune présidence brutale, serions-nous dans ne candidature sectaire, je pense que le pays a besoin d'être réconcilié, apaisé. Je ne suis pas non plus une gauche molle, il faut une gauche solide par ce qu'il y a effectivement un choc, c'est la crise. Il faut aussi être capable de le relever, la combattre, de la surmonter pas facile, affronter les conditions écologiques, énergétiques. Il faut du courage, il faudra aussi remettre de l'ordre dans les comptes publics, la réforme de la fiscalité, et puis il va falloir une grande cause, c'est l'école, l'éducation, et en même temps, je ne suis dans une gauche ni molle ni dure, si elle n'est pas crédible, et en même temps il faut être sincère par ce que si l'on n'est pas sincère, elle n'est pas crédible. Je ne veux avoir le bilan de Monsieur Sarkozy au bout de cinq ans.

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    D'autres points ont été évoqués sur la règle d'or ou des divergences sont apparues. Martine Aubry soutenant que François Hollande voulait l'inscrire dans le programme du PS. Il s'est défendu de tout amalgame avec la loi de finance. «Tu as quand même dit au départ qu'il fallait prendre cette règle d'or lâche» Martine. «Non jamais, jamais tu ne trouveras aucun écrit de ma part sur la règle d'or», réplique Hollande. «Je les aient» lance Martine désignant les dossiers. Hollande lui suggère alors de les lui donner.

    Autre point de désaccord, sur le cumul des mandats. «Moi je l'ai dit clairement, tu le sais, François, tu n'étais pas d'accord, ça n'était pas facile, j'ai perdu des soutiens», dit-elle. «Moi j'ai un principe incontestable, parce que je l'ai toujours pratiqué, je respecte les décisions de mon parti», répond-il.

    Et puis il y a les licenciements boursier si chers à Ségolène, j'en ai déjà donné l'essentiel à l'article primaire PS le second débat sur i-télé. D'après l'article du Monde.fr un licenciement boursier n'est en droit pas possible, ce qui rejoint mon analyse. Dans l'esprit du PS, un licenciement boursier s’apparenterait en fait à un licenciement économique. Or la règle de ce dernier est claire  l'entreprise doit justifier de motifs sérieux pour licencier une personne qui fait correctement son travail. Elle ne peut le faire que si elle est confrontée à des difficultés économiques réelles. Les licenciements boursiers semblent donc exclus. Mais la jurisprudence a évoluée. La Cour de cassation a reconnu en 1995 la légitimité d'une entreprise à procéder à des licenciements pour sauvegarder sa compétitivité et celle de son secteur d'activité si ce dernier connaît des difficultés. Ce qui a ouvert la voie à plus de «souplesse» dans l'application des licenciements économiques. Cependant, une entreprise n'est toujours pas fondée juridiquement à licencier pour le seul motif d'améliorer ses profits.

    Le contrôle des banques. Tous deux prévoient s'ils accèdent au pouvoir une réforme des banques qui permettrait de séparer les établissements de dépôt de ceux d'investissement.

    Martine Aubry sur les banques.



    François Hollande sur les banques et la crise, débat entre les deux tours.



    Sur l'éducation Martine Aubry attaque Hollande sur le coût du recrutement.



    François Hollande débat entre les deux tours



    Les conclusions de chaque candidat. Pour Martine il y a de la place pour le progrès, et pour Hollande être le président de la victoire.






    L'incertitude Montebourg, cause un trouble, le dernier sondage d'Opinon Way le Figaro.fr donne 53 % à François et 47 % à Martine. Montebourg  avait déclaré que, pour qu'il donne une consigne de vote, il devait attendre les réponses à sa lettre envoyée aux deux impétrants, voir la primaire citoyenne un grand succès mais aussi... Un autre son de cloche se fait entendre dans son entourage pour qu'il se prononce rapidement. Il fait donc durer le suspense. Or Martine Aubry a répondu mercredi 12, seul François Hollande n'a pas encore fait publier sa réponse. Martine n'aurait plus que 6 points de retard sur Hollande. Si Montebourg donne pour consigne le vote Aubry le score pourrait se resserrer et devenir incertain pour l'un ou l'autre.

    Le prochain article sera les enseignants ce corps d’État qui ne sait pas ce qu'il veut..

  • Primaire PS, la cible des candidats marque ,

    leur différence.

    Support Wikipedia Il faut se rendre à l'évidence, il y a trois groupes de «primairistes» socialistes, ceux qui sont en tête des sondages Hollande et Martine, ceux qui sont distancés Ségolène et Montebourg, et ceux qui sont largués Valls, Baylet (radical socialiste). 

    Les voici tous,

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    Document Wikipédia, les six candidats officiels aux primaires citoyennes, De gauche à droite et de haut en bas Aubry, Baylet, Hollande, Montebourg, Royal, Valls .

    La différence «sondagique» reflète-t-elle leur différence de valeur, cela dépend de l'intérêt que l'on attache à la personne beaucoup plus qu'à son programme, bien que des différences soient notables, surtout entre les deux premiers et les autres, en d'autres termes, les cotes ne seraient-elle pas «basée sur un électorat orienté», c'est à dire celui que les médias poussent en interrogeant une catégorie de Français, alors que ces primaires s'adressent à tous ?

    Hollande et Martine en tant qu'ancien et nouveau secrétaire du PS, bénéficient d'un large soutien parmi les poids lourds du parti surtout Martine avec ses 600 supporters socialistes, voir L'université d'été du PS une OPA Aubryste, alors que pour les autres les soutiens sont ridicules. Pour information, voici le recensement des soutiens publié par le site Wikipédia ici.

    Allez à la page candidats et cliquez sur dérouler. Martine Aubry dépasse en soutiens largement tous les autres candidats, probablement prêt de 600, et il faut remarquer qu'elle dispose de personnalités «hors politique», faut voir, comme Stéphane Hessel, BHL, Laure Adler, Sandrine Bonnaire, Philippe Solers, Jean-Pierre Azéma, Daniel Cohen, Michel Wieviorka, et beaucoup d'autres ayant fait, dans une tribune Martine Aubry et les chercheurs, appel aux intellectuels. François Hollande arrive en second, et comme personnalités politiques c'est beaucoup moins prestigieux. Puis ensuite Jean-Michel Baylet qui n'a pas de personnalités politiques mentionnées. Les autres sont très en dessous, Royal 29 soutiens avec pour personnalités «hors politiques» Pierre Bergé, Cali, Hélène Cixous, Françoise Degois, Marc Ferro, Ariane Mnouchkine, Edgar Morin. Montebourg 12 soutiens avec pour personnalités «hors politiques» Roland Castro, Sihem Habchi, Sihem Souid, Emmanuel Todd, Valls 6 soutiens et pour personnalités «hors politique» seul Pierre Tambourin, cela marque sa tendance plus droitière que celle des autres.

    Parenthèse, je note que celui qui se croit tout permis, Pierre Arditti Strauss-kahnien gauche de droite convaincu, en donnant des conseils à la gauche ne figure sur aucun soutien, mais peut être vas-t-il le faire ?

    Il est curieux, bien que Martine ait une potentialité supérieure à Hollande en termes de soutiens, qu'elle soit derrière lui dans les sondages, mais il est logique que tout deux soient en tête. Cela montre aussi qu'Hollande, plus au centre politique que Martine, rassemble plus. Ce qui ne va pas c'est pour Jean-Michel Baylet qui ne reçoit pas de ses soutiens ce qu'il pourrait attendre étant peu comptabilisé dans les sondages, c'est la grande victime. Il n'est pas socialiste mais radical socialiste, peu en lumière ce qui peut l'expliquer. Cela laisserait supposer qu'en fait, «ne répondent aux sondages principalement que les sympathisants socialistes», et peu les autres. Cela confirmerait ce que les candidats à la primaire prétendaient que la chasse aux soutiens d'élus ne sert à rien, mais tous ne ménagent pas leurs efforts pour en engranger le maximum.

    De ce fait, on est en droit de penser que les «primairistes» Hollande et Martine qui se trouvent bien placés ne sont pas dans le contexte de la primaire privilégiant bien plus le parti que l'ensemble des Français bien qu'ils s'adressent à tous, Hollande plus que Martine qui semble ne pas décoller. Ils pourraient donc être hors course.

    Le dernier sondage donne à François Hollande 44 % d'intention de votes des sympathisants de gauche au premier tour, en hausse de deux points par rapport à juillet, et 48 % de celle des sympathisants PS, +3 points. En revanche les électeurs potentiels, ceux certains d'aller voter, reculent de 4 points à 42 %. Aubry chute de 4 points parmi les sympathisants de gauche avec 30 % d'attention de votes, comme chez les sympathisants socialistes à 31 %, -4 points, et perd un point chez les électeurs potentiels, 29 %. Ségolène Royal aurait 13 % des voix des sympathisants de gauche et 14 % chez celles de sympathisants PS, en revanche elle fait un bond de 7 points chez les électeurs potentiels, sit 21 %. Arnaud Montebourg avec 8 % d'intention de votes,  gagne un point chez les sympathisants de gauche, autant que ceux du PS, et reste inchangé parmi les électeurs potentiels. Manuel Valls gagne un point chez les sympathisants socialistes, 4 %, est inchangé chez les sympathisants de gauche 3 %, et en cède un 1 % chez les électeurs potentiels.  

    On voit que pour Hollande et Aubry leur succès ne serait lié qu'à l'importance de cette primaire dans l'opinion. Si elle emporte un large consensus leur calcul pourrait être mauvais. L'exemple de Ségolène Royal est caractéristique. Par contre, il serait bon dans le cas d'une faible participation puisque les sympathisants socialistes seraient majoritaires, l'avant dernier sondage donne 71 % de socialistes y ayant répondu, voir L'université d'été du PS une OPA Aubryste. Mais, dans ce cas, pour les socialistes ce serait mauvais n'ayant pas mobilisé assez de Français. En d'autres termes, les sondages actuels paraissent refléter plus la tendance du parti que celle qui serait obtenue par un large soutien des Français. Cela montrerait aussi qu'ils ne sont pas encore dans ce type de consultation, préférant la désignation du candidat par le parti !

    Pour Ségolène, Arnaud, Manuel, de même que Jean-Michel, c'est l'ensemble des Français qu'ils privilégient, n'ayant pas le large soutien de leur parti. Donc deux cibles sont présentes, le parti et l'autre l'ensemble des Français qui est l'objectif de la primaire !

    S'il semble que Arnaud, Manuel, Jean-Michel très en dessous des trois autres n'aient aucune chance, par contre Ségolène n'abdique pas. Les sondages défavorables lui font redoubler d'ardeur, et pourrait causer la surprise passant devant Aubry, voir L'université d'été du PS une OPA Aubryste.

    Après cinq déplacements en cinq jours elle a assuré sur Europe 1 lors d'une interview de Thierry Guerrier qu'elle espère être désignée par les Français ne tenant aucun compte d'un sondage ou elle faisait 13 %, 18 %, lors de l'avant dernier sondage, maintenant 21 % encore loin derrière Hollande 42 % et Aubry 29 %. Elle joue son va tout sur tous les fronts, estimant avoir l'expérience de ce genre d'exercice, les vacances pour elle n'existent pas, s'installant rue de Soférino, au poste qu'elle rêvait.



    Je mène une campagne de terrain et de proximité depuis quatre ans dit-elle, je vais à la rencontre de la France qui travaille et qui ne part pas en vacances. «Je serais la présidente des solutions celles qui va protéger les Français contre les turbulences». Pour elle les sondages ne sont que du vent, elle les balaye tous. Dans un quartier populaire de Carcassonne, Aude, une quinzaine d’habitants sont venus égrener leurs problèmes devant elle. Employés précaires, vieux chibanis, les indigènes de la république, travailleurs sociaux… lui parlent de chômage, de racisme ou d’insécurité. «Je sais que vous êtes capables de vous prendre en main. Je ne suis pas dans un discours plaintif,  je suis dans un discours de mobilisation», leur dit-elle. Un volontarisme qu’elle fait sien.

    Ségolène Royal, en campagne pour la primaire socialiste, à la rencontre des militants Audois du PS, à Carcassonne, document JDD. (Maxppp)

    Et sans prétention, elle estime être la plus expérimentée pour battre Sarkozy. «Je vais prouver que je suis la plus forte et la plus expérimentée pour battre Nicolas Sarkozy, pour rassembler largement de l’extrême gauche aux centristes humanistes et surtout pour agir vraiment». Pour que les indignés et les résignés apportent le meilleur d’eux-mêmes au pays, en reprenant confiance.

    Arnaud Montebourg moins médiatisé, mais non moins volontaire a présenté à sa fête de la rose à Frangy-en-Bresse son fief électoral le contenu de la première loi qu'il ferait adopter s'il était élu président de la République en 2012, une «loi de sécurisation de l'économie». «S'il m'est donné d'être Président de la République, la première des lois que je demanderai au Parlement d'adopter en urgence sera une grande loi de sécurisation de l'économie qui réduira la dépendance à l'égard de la finance, réduira la dette et reprendra le contrôle du système financier», a-t-il déclaré. Chantre de la démondialisation, il veut s'adresser à «la France des perdants de la démondialisation», leur assurant que son programme est complet et réaliste. Son programme est une vraie attaque contre les banques, parmi ses mesures figurent «la fermeture des filiales des établissements financiers situés dans les paradis fiscaux», l'instauration d'un «salaire maximum, fixé par la loi, pour les traders, courtiers et dirigeants des institutions financières», le «démantèlement des agences de notation», ou encore la «création d'une taxe sur les transactions financières de 0,1%». «L'effacement d'une partie du surendettement des particuliers» qui sont «victimes des abus du système bancaire» proposant des crédits à la consommation à des taux d'emprunt élevés, ou la «prohibition» de la spéculation, en sont d'autres.

    Un vrai programme de gauche, qui ne se rappelle pas celui de 1981 ou François Mitterrand dû, deux années plus tard, dévaluer le franc. En outre, comment agir pour faire appliquer la fermeture des filiales des établissements financiers situés dans les paradis fiscaux ? De plus, le salaire des traders fixé par la loi n'empêche pas de donner des primes qui ne sont pas des salaires. Quand à l'effacement d'une partie de la dette des particuliers, c'est la prime d'encouragement à ceux qui ont abusés. Par contre, sécuriser l'économie pour qu'elle puisse être «réduite» de la dépendance de la finance, ce qui serait souhaitable, implique tout d'abord que notre dette soit redevenue dans le cadre du traité de Maastricht, c'est à dire à 60 % du PIB.

    Arnaud Montebourg des idées et des rêves.



    Je veux lancer un appel aux Français qui m'écoutent, «je vous demande un mandat pour les 9 et 16 octobre, dates de la primaire, pour me permette de concrétiser, réaliser, instaurer ces mesures de démondialisation financière. Elles seront utiles pour construire ensemble la nouvelle France et le futur nouveau monde».
    Il a par ailleurs dénoncé que la «fameuse règle d'or» il ne la votera pas. «C'est la victoire des marchés là où il faudrait au contraire les faire plier», «c'est la semelle de plomb qui constitutionnalise l'austérité».

    Le prochain article sera L'université d'été du Front de gauche, (PCF, parti de gauche, et gauche unitaire),

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