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primaire

  • La primaire socialiste contestée par l'UMP,

    qui lance son offensive pour la briser.


    Support Wikipedia La première réflexion qui vient à l'esprit est la suivante, si l'UMP n'a trouvé que cette argumentation pour assurer la victoire de Sarkozy en 2012, il est bien mal parti. Une bataille politique se gagne sur des valeurs, des idées, un programme pas sur une charge visant à briser une initiative démocratique. L'approche du 28 juin date des candidatures officielles à la primaire socialiste fait monter la charge par l'UMP contre une consultation démocratique de cette ampleur, les dirigeants socialistes l'espèrent, elle constitue une première chez nous et nous verrons qu'elle n'est pas sans soulever des questions. Mais, pour autant, faut-il tout faire pour qu'elle soit interdite ? Surement pas, l'UMP ne le veut pas, mais crie, mais ne pourra rien faire sans que cela se retourne contre ce parti. Gêner le PS surement mais le vote aura lieu le 09 octobre et s'il y a besoin d'un second tour c'est le 16 octobre, d'ici là si problèmes il y a, ils pourront être résolus. Comme tout ce qui est nouveau ce n'est jamais parfait d'autant qu'il n'y a pas de précédent, on ne peut donc juger, il faut une expérience pour améliorer les conditions législatives du vote, et cela ne peut être fait que si d'autres partis adoptent ce moyen pour désigner leur candidat. Le juge dans cette primaire sera les électeurs, un bide et c'est toute la stratégie du PS qui tombe, mais un succès c'est une porte ouverte à l'instauration de primaires qui devront, avec l'expérience se généraliser. Ce n'est pas la politique de l'UMP, cela crée un problème pour ce parti qui reste attaché à la désignation du candidat par ses instances. Il est évident que l'UMP voit d'un mauvais œil cette consultation qui est «ouverte à toute la gauche» et qui pourrait porter sur plusieurs millions de sympathisants constituant ainsi une dynamique énorme risquant d'emporter une adhésion majoritaire dans le pays. Claude Guéant craint «la constitution d'une liste des opinions politiques des Français», crainte «d'une remise en cause des libertés individuelles selon Jean-François Copé», c'est la peur panique de voir les socialistes réussir ce mode de scrutin à l'Américaine. L'UMP affiche deux préoccupations «la constitution de fichiers d'électeurs sans garanties sur leur utilisation, et les pressions implicites qui pourraient s'exercer sur les fonctionnaires municipaux des villes socialistes à l'occasion de cette élection». «Le PS est en train de créer un gigantesque fichage politique», a dénoncé hier Jean-François Copé, dans «Le Journal du dimanche». «La possession de listes électorales et de listes d'émargement permettent de constituer une liste des opinions politiques des Français», s'est inquiété hier Claude Guéant sur i-télé et France inter.

    Ce que nous voulons c'est que «le PS nous donne des garanties de destruction des listes, il faut qu'il le fasse rapidement, le délai de la CNIL est trop long».

    Certains préfets trainent les pieds selon les responsables du PS. Ségolène Royal sur RTL appelle Claude Guéant à mettre un peu d'ordre pour que les listes soient transmises rapidement. En fait, la charge avait déjà été lancée par le député Edouard Courtial en charge des Fédérations à l'UMP, qui estime que le vote de désignation du candidat socialiste peut aboutir à un «flicage» des fonctionnaires territoriaux, agents municipaux, sur le site du Figaro.fr.

    Il est exact que les citoyens qui se présenteront sur les lieux de vote à la désignation du candidat socialiste devront signer un «engagement à soutenir les principes figurant dans une charte des valeurs de gauche», voir la référence La primaire socialistes est-elle légale ? ce qui revient à affecter à ces citoyens une étiquette politique qui pourrait leur être néfaste dans une commune de droite, mais c'est réciproque dans le cas d'une commune de gauche pour ceux qui n'iront pas voter. C'est un vote libre c'est à dire sans aucune contrainte de vote. L'agent territorial n'y est nullement contraint et s'il y participe, c'est qu'il exprime son opinion de citoyen, et nul ne peut lui en faire le reproche. N'empêche qu'une suspicion subsiste si dans une commune de gauche des agents ne vont pas voter à la primaire, mais ils peuvent être de droite comme de gauche, et dans ce cas comment distinguer ? C'est exactement pareil dans une commune de droite ceux qui ne vont pas voter sont-ils de droite ou de gauche ? Cette argumentation ne tient pas la route pour briser la primaire d'autant que pour des élections officielles beaucoup ne vont pas voter ?

    À l'entrée dans les bureaux de vote, le citoyen se trouvera en présence d'un assesseur recruté parmi les sympathisants et les militants du bureau, qui  sera chargé de vérifier s'il satisfait les conditions requises, c'est à dire «s'il adhère aux valeurs de gauche» celles qu'exprime le parti socialiste ou celles de toute la gauche, c'est donc une ambiguïté ? «Elles sont annoncées pour toute la gauche, alors qu'elles ne sont mises en œuvre que part les socialistes, elles ne peuvent pas donc être de toute la gauche». Il y aurait  là une usurpation par les socialistes du terme valeur de gauche qui peut être contesté par ceux qui s'estiment plus à gauche ? Mélenchon qui vient d'être intronisé pour porter les couleurs du Front de gauche déclare tout simplement «nous ne négocierons pas avec le PS». «Nous avons cinq partis pour un candidat au PS c'est cinq candidats pour un parti !»

    Le désirant voter peut si cela ne lui convient pas ne plus vouloir voter. Reste que malgré tout il s'est présenté pour voter et cela peut, c'est vrai, provoquer une suspicion d'opinion politique, mais il en a pris la responsabilité.

    Un fichier des citoyens de gauche.

    Le scrutin sera ouvert à «tous les Français inscrits sur les listes électorales avant le 31 décembre 2010, les mineurs qui auront 18 ans avant l'élection présidentielle de 2012, ou être membre du PS ou du Mouvement des Jeunes socialistes pour les mineurs de plus de 16 ans et les étrangers s'ils sont membre du PS en France, ou du MJS». Un nouveau «droit» serait donné aux citoyens de gauche, la possibilité de choisir celui ou celle qui portera l'espoir d'une alternance politique. Comment se peut-il que le parti socialiste puisse donner un nouveau «droit» ? Le terme est très mal choisi, ce ne peut être un droit, mais une invitation à aller voter. Le votant s'acquittera d'une participation de un euro. Pour le reste le votant procédera comme pour les élections habituelles, et après son vote il émargera il se verra remettre un ticket de participation, il pourra laisser ses coordonnées s'il souhaite des infos sur le vote par exemple.

    De ce fait un fichier de citoyens répondant aux valeurs de gauche socialiste est donc institué. Quelle est sa légalité ? A-t-on le droit d'établir un fichier de gens à gauche ? Ce ne peut être qu'une vue à un instant donné, rien n'est plus fluctuant que l'opinion politique d'un électeur, un tel fichier n'a pas de sens. De plus deux autres fichiers seront en circulation, ceux des mineurs de plus de 16 ans  et des étrangers qui répondent aux conditions précitées. Pour Arnaud Montebourg en charge du texte, le fichier n'est pas à la disposition des maires. Lors du grand jury RTL-LCI-Le Figaro «Nous avons consulté la Cnil, il n'y aura pas de fichage, sauf des personnes, qui voudront donner leurs mails ou leurs adresses, ce n'est pas un fichage. Si elles veulent recevoir des informations du candidat désigné, elles pourront le faire, mais sur une base volontaire», a-t-il dit. «Tous les émargements seront sous la responsabilité des présidents des bureaux de vote, désignés par le comité national de l'organisation des primaires, et seront, ce sont les recommandations de la Cnil, détruits immédiatement sous le contrôle d'un huissier de justice», voir le document du PS, les primaires du PS respectent tous les textes en vigueur .

    Le parti risqué du financement.

    La question subsidiaire est, faut-il inclure les dépenses d'organisation de la primaire et les recettes afférentes dans le compte de campagne du candidat choisi ? C'est un vide juridique qui ne permet pas la conduite de cette primaire avec toutes les garanties légales. La dépense électorale est définie par l'article L52-12 du code électoral comme «toute dépense engagée ou effectuée en vue d'une élection». Le Conseil d’État précise dans une décision du 27 juin 2005 que doit être considéré comme dépense électorale «celle dont la définition est l'obtention de suffrages des électeurs». La Commission Nationale des comptes de Campagne des Financements Politiques CNCCFP, a apporté un éclairage supplémentaire après l'élection présidentielle de 2007. Elle a indiqué que ces dépenses devaient figurer dans le compte du candidat si ces initiatives visaient tous les électeurs et non seulement les militants. «Les dépenses de précampagne externe au parti politique en vue de la désignation d'un candidat commun à un même courant de pensée sont admissibles au compte de campagne des candidats dès lors que les manifestations auxquelles ils participaient étaient ouvertes au public et non pas seulement aux militants des partis ou des mouvements représentés». Il est évident que les sommes engagées devront être intégrées au compte de campagne du candidat choisi. La décision prise par le PS est que, «seules les sommes engagées par le candidat élu pour convaincre les électeurs seront intégrées aux comptes de campagne (lettre de la CNCCFP du 11 mars 2011)» qui est introuvable.

    Le PS dénonce une obstruction de préfectures.

    Dans une lettre recommandée avec AR, ci-dessous, envoyée au ministre de l'intérieur Claude Guéant datée du 16 juin, le PS par la plume de François Lamy Conseillé politique de la première secrétaire Martine Aubry, demande à le rencontrer sur la «Mise à disposition des listes électorales dans le cadre des primaires socialistes».

    La carte des communes récalcitrantes.

    Nous n'avons pas fini de voir ce lamentable duel entre les deux partis majoritaires, comme si une élection se gagnerait en s'envoyant des huissiers de justice et des déclarations s'accusant de fraude ou de non respect du droit citoyen. Accuser le PS de vouloir s'approprier des fichiers me paraît inconvenant, sachant qu'il serait attaqué sur ses primaires, et je suis en droit de penser que toutes les dispositions ont été prises, ce serait trop grave pour son éthique. L'UMP critique et n'a que des procès d'intention comme arguments ce qui, aux jeux des Français, ceux qui ne sont pas viscéralement contre les socialistes, risque d'être contre productif et de renforcer le vote socialiste. C'est  une politique de basse besogne alors que s'ouvre peut être une autre façon de désigner le représentant politique d'un parti à l'élection présidentielle. Nous l'avons vu ce n'est pas parfait, mais c'est en avançant que l'on résout les difficultés non en restant sur des bases d'un autre temps.

     

     

  • La primaire socialiste,

    ou la division permanente.

     

    Il a fallu une interview de Claude Bartlone à France Inter pour que tout bascule, l'unité de façade affichée lors de l'université d'été, et souhaitée par Ségolène Royal, vient de voler en éclats. Claude Bartelone qui ne souffre pas un seul instant d'entendre le nom de Ségolène Royal vient de clamer ce que tous savent qu'avec une entente Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry pour la présidentielle de 2012 la primaire serait une primaire de confirmation. L'argument présenté est d'éviter un affrontement entre socialistes et c'est tout simplement ce qui vient de se produire. Outre les sympathisants de Ségolène de Désirs d'avenir et le porte-parole de Ségolène Royal Guillaume Garot, Manuel Valls député de l'Essonne et maire d'Ivry, François Hollande ancien secrétaire du PS, Arnaud de Montebourg député de Saône-et-Loire, et probablement d'autres qui avaient pris au sérieux le jeu de l'affrontement comme un engagement démocratique ne peuvent être que déçus, bien que la franchise de Claude Bartelone à le mérite de clarifier la donne.

    Quel but a-t-il poursuivit ?

    Mettre le PS dans la confidence en le préparant à cette forme de primaire de second ordre, préparer l'opinion politique des Français à des primaires qui n'en seraient pas sinon un faux semblant ? Il est bien évident que ce qu'il a dit à France Inter n'est pas venu instantanément et l'on peut penser que cela résulte de concertations entre Martine Aubry puisqu'il est un prohe et de son mentor Laurent Fabius ? Cette franchise place Martine Aubry dans une position délicate, elle clame depuis toujours pour dépasser les courants qui font la division du parti et pour permettre aux sympathisants de gauche de s'exprimer que ces primaires permettraient aux Français de leur redonner confiance envers le PS et la gauche et de construire ainsi la rénovation du parti. Il est donc évident que Martine Aubry n'est pas claire et qu'elle même un jeu de dupes, d'une part ses positions sont à l'opposé de celle de DSK, et bien souvent elle à clamé qu'elle resterait ferme sur son engagement à gauche, ce qui n'est pas le souci de DSK, et d'autre part son engagement au poste de secrétaire générale du PS, au Congrès de Reims, lors du tout sauf Ségolène de ne pas s'engager dans la présidentielle de 2012. Et maintenant le double jeu de Bartelone, bien que très étonnée qu'il dévoile un «accord secret avec DSK» dont elle ne se cache pas pour éviter un affrontement devant les électeurs ? Et de plus, la direction rue Solférino qui fait tout pour atténuer les propos de Claude Bartelone. Est-ce à dire que Bartelone aurait agit seul pour glisser une peau de banane sous les pieds de Martine Aubry ? Mais, Martine ne savait-elle pas et ceux de son entourage que des primaires sont des affrontements afin d'éliminer l'autre, et pour cela tout est bon si on peut commencer avant, et de plus, elles laissent des traces les exemples ne manquent pas !

    Tout cela cache une réalité éviter à DSK un second affront si Ségolène se présente, DSK est loin de réunir une majorité au PS à sa gauche, de plus, il ne veut plus étant au rang d'un chef d'État s'abaisser à des affrontements dont il n'a rien à gagner. Mais aussi tout faire pour que Ségolène ne se présente pas, auraient-ils peur ? Les DSKahniens sont convaincus que DSK battrait tous les autres mais Ségolène Royal ? Jean-Christophe Cambadélis un fidèle de DSK déclarait aux journées parlementaires socialistes à Pau, le 22 septembre, «Ségolène Royal a renoncé, elle n'est pas candidate. Martine Aubry a réussi à faire en sorte qu'elle ne puisse plus être une candidate kamikaze, c'est dire si Ségolène est appréciée chez DSK. Plus Ségolène portera le message de l'unité, plus elle se banalisera». Pour dissiper tout malentendu, Martine Aubry a téléphoné, à Ségolène Royal, exclue de facto du scénario imaginé par Claude Bartolone. Depuis six mois, la première secrétaire s'efforce de ménager son ancienne rivale, elle connait sa puissance pour s'imposer.

    Elle souhaite lui offrir une reconnaissance afin de la convaincre de ne pas se présenter en dehors des primaires. En une phrase, Claude Bartolone risquait de ruiner le rapprochement, Le Monde.fr.

    Curieusement Ségolène Royal ne s'est pas manifestée aux propos de Bartelone, mais, elle vient de le faire dans un entretien au Parisien au sujet de la mise en scène dans le risque d'attentats, mise en scène selon elle au moment des plans sociaux. Elle juge que c'est une stratégie dangereuse ou la lutte contre le terrorisme est une action sérieuse et discrète. Dans cet entretien, elle fut interrogée sur les propos de Claude Bartelone, et elle a répondu,

    «tout ce qui relance les manœuvres d'appareil, dans le contexte de crise sociale où nous nous trouvons, est jugé très sévèrement par les Français», a-t-elle martelé. «Il faut que les entourages fassent preuve du même sens de responsabilité que celui qui a permis l'unité de La Rochelle. Cette unité est précieuse et je ne laisserai personne y porter atteinte», a-t-elle poursuivi. «C'est également la volonté de Martine qui a redit que les primaires seraient transparentes».

    L'entente avec Martine serait-elle inébranlable ? S'est-elle laisser envelopper par Martine, on peut en douter. Rien ne presse, elle sait qu'elle à ses chances et si les choses se présentent comme l'annonce Claude Bartelone elles deviennent d'un coup plus importantes, ainsi que la division en courants du PS, et c'est Nicolas Sarkozy qui doit bien se marrer du tour qu'il lui à joué en favorisant DSK au FMI.

    Des voix se font maintenant entendre pour des clarifications sur l'organisation de la primaire et sur son calendrier d'autant qu'elles seraient nationales ouvertes à tous socialistes et sympathisants de gauche, ce qui n'est pas une mince affaire.

    Il sera bien difficile de laver ces propos même si la primaire est exemplaire et déjà l'UMP par la voix de Xavier Bertrand déclare qu'elle ne sera qu'un simulacre, elle est morte née, et beaucoup même de gauche penseront la même chose.

     

  • La primaire socialiste,

    pour la forme ?

    Plus les jours passent et plus la primaire socialiste semble jouée d'avance, ce que laissait déjà supposer les tendances des principaux dirigeants qui voient en DSK le sauveur, celui qui peut faire gagner le parti contre le Goliath Sarkozy, non pas en taille mais en invincibilité sauf quand une pierre lui fût lancée par David qui le jeta à terre ou il fût achevé. Pour les socialistes DSK serait David le seul plébiscité par les sondages qui feraient que, Ségolène Royal faisant le sacrifice de sa candidature, mais en déclarant qu'elle remporterait la primaire, nuance, mais aussi, selon une dépêche Reuters datée du 13/06/10, que Martine Aubry s'effacerait derrière tout présidentiable socialiste qui serait «mieux placé» qu'elle avant les primaires socialistes a-telle assuré dimanche 14/06/10. Tout est dit, nous avons compris, la voie royale est ouverte pour DSK, il n'a qu'a recueillir le fruit qui est mûr et se présenter sans crainte, il sera le représentant socialiste.

    C'est sur France 5 que Martine Aubry a réfuté l'existence d'un pacte avec Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal en argumentant,

    «Comme je ne suis pas née avec l'idée que j'allais être candidate à la présidentielle, celui qui me paraîtra le mieux placé pour défendre les idées que je défends, ce sera mon candidat», a-t-elle expliqué.

    Mais, là nuance, DSK est-il le mieux placé pour défendre ses idées, ou est-il simplement le mieux placé tout court par les sondages, la question est posée, et cela suffit-t-il ?

    Se présentera-t-elle aux primaires que le PS organisera en octobre 2011 pour désigner son candidat à la présidentielle ? «Bien sûr que non», aurait-elle répondu «cela ne s'appelle pas un pacte, ça s'appelle une réflexion collective». «L'intelligence collective, c'est que, dès lors qu'on est d'accord sur une ligne, (c'est donc la ligne qui importe), on ne soit pas les uns contre les autres. Quand Laurent Fabius a dit il y a quelques temps qu'il y a comme un pacte entre nous, ça veut dire simplement que si on est d'accord, on ne va pas faire une bataille d'égos», a-t-elle expliqué.

    Elle tient ainsi sa promesse de ne pas se présenter à la présidentielle, promesse formulée lors du tout contre Ségolène Royale au fameux congrès de Reims lorsqu'elle fut mise en place par le courant constitué sous ce slogan. Mais cela va dans le bon sens puisque même François Hollande reconnait que DSK est celui qui fait honneur aux socialistes, ce qui finalement le plébiscite, tout en regrettant que les primaires n'aient pas lieu plus tôt avec une pointe d'amertume.

    Mais il faut lever le voile de la ligne, or DSK n'est pas dans la ligne de Martine ne serait-ce que sur l'âge de la retraite et sur bien d'autres points ou il n'apparaît pas aussi de gauche qu'elle. C'est une ambiguïté importante dont le but est de laisser croire qu'elle joue pour DSK alors qu'elle se positionne éventuellement pour une autre ou un autre socialiste, n'oublions pas qu'un accord a été établi avec Ségolène dans son bureau, et Ségolène est plus à gauche que DSK. En outre, le parti de gauche de Mélenchon ne veut pas entendre parler de DSK ainsi que les autres partis à gauche ! L'inconnue reste les Verts, qui préfèrent Martine, mais comme elle ne se présentera pas il leur faudra choisir entre DSK, s'il se présente, rien n'est sûr, et Ségolène qui n'a pas dit son dernier mot ou un autre.

    Voila l'équation est posée s'agit-il seulement de cote de sondages pour lesquels DSK en récolte de nombreux de droite et du centre plus qu'à gauche, ou s'agit-il des idées que Martine défend et que feraient siennes le candidat qui serait le mieux placé aux sondages ?

    Il est évident d'une part que cette primaire se présente trop tard, encore une fois elle met ce parti dans une incertitude qui ne peut que le desservir, l'attente de la décision de DSK est néfaste car on ne voit pas pourquoi il refuse de se déclarer, l'argument qu'il a présenté de le laisser travailler ne tient pas. Il manifeste simplement le peu d'intérêt qu'il accorde à cette primaire, qui apparaît être une opération qu'il n'apprécie pas, l'ayant perdue en 2007. Il a acquis une position internationale qui l'empêche pour son égo de s'affronter avec ses camarades socialistes, ce serait descendre de son piédestal, ce n'est pas son genre trop imbu de sa supériorité. Mais aussi on ne voit pas pourquoi dans cette primaire les autres candidats potentiels des autres partis de gauche n'y figureraient pas, et dans ce cas on voit mal son organisation, rien n'empêche des fraudes qui entacheraient le résultat de cette consultation qui apparaît de moins en moins démocratique à gauche.

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