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presse écrite

  • Il fallait sauver le soldat presse écrite.

    C'est vrai, Sarkozy sait récompenser ses amis !

    600 millions serait-ce la bouée de sauvetage de Sarkozy à la presse écrite ?

    Pauvre presse qui se veut libre et indépendante, elle est dans le pétrin avec cette suspicion sur le dos. je croyais que donner des sous aux entreprises boiteuses était finalement les perdre puisque dans le cas de la presse écrite ce n'est pas un manque de moyens, mais un manque de crédibilité !

    D'après Frédéric Filloux,

    Frédéric Filloux est éditeur pour la division internationale du groupe Schibsted, auteur du blog Monday Note et ancien directeur de la rédaction de 20 minutes,

    «ce n'est pas un service à rendre aux entreprises que de les subventionner massivement. Dans le domaine de la presse papier c'est suppléer à son incapacité de générer des profits».

    En contrepartie de ces aides étatiques, les entreprises de presse devraient investir et se restructurer. Mais je doute qu'elles le fassent. La génération actuelle de patrons de presse soutient l'idée d'un système subventionné, aidé, plutôt qu'une réelle prise de responsabilité, ce qui les rend forcement dépendantes du pouvoir.

    A la question Sarkozy achète-t-il la presse,

    «par rapport à d'autres secteurs la dépense est faible mais le bénéfice politique est important. Pour dire les choses crûment, il est plus important pour le gouvernement d'aider des journaux aux tirages faibles mais à l'influence certaine dans les sphères politiques, plutôt que d'aider des sites Internet à l'audience forte mais surtout lus par des jeunes».

    Quand à l'abonnement gratuit pour les jeunes de 18 ans,

    «un gadget démagogique, ce n'est pas le prix d'un journal mais son inadéquation à offrir de l'intérêt pour être lu par les jeunes».

    Il est évident que la presse écrite ne peut lutter contre cette nouvelle forme de communication moderne qu'est l'Internet qui offre sur une toile les échanges d'opinions au monde moderne. C'est une vraie révolution comme celle de la photographie et de la télévision analogiques qui ont cédé la place au numérique et qui de plus est attractive pour les jeunes. On pourrait presque écrire que les jeunes apprennent à pianoter sur un clavier avant d'apprendre à lire.

    Lors des états généraux de la presse Sarkozy dans son discours de clôture le 23 janvier à annoncé une série de mesures en faveur du secteur pour une enveloppe de 600 millions sur trois ans.

    La ministre de la culture, Christine Albanel, souligne que les propositions des groupes de travail des Etats généraux sont «très largement suivies» et voit dans ces annonces «un plan extrêmement complet». Un point de vue réfuté par Dominique Candille, secrétaire générale du SNJ-CGT,

    «ça n'est qu'une partie de la réponse».

    Son syndicat considère que cette intervention était principalement adressée aux éditeurs. «Les mesures en faveur des journalistes sont bien moins concrètes» regrette-t-elle. De l'autre coté, celui des éditeurs, ils ont salué l'engagement de l'Etat qui va permettre des engagements d'investissements non négligeables.

    De même Rémy Pflimlin, directeur général des NMPP (principale société de distribution de presse), considère que «l'impulsion donnée par le président de la République va leur permettre d'aller plus loin». Les ouvriers du Livre, représentés par Michel Muller, secrétaire général de la Filpac-CGT, restent vigilant, «l'idée d'un nouveau contrat social ne nous fait pas peur mais le tout est que les choses soient bien cadrées».

    En fait tout le monde est satisfait de cette manne financière face à l'urgence de la situation. D'après Marianne 2 Sarkozy toujours aussi taquin n'a pu s'empêcher, sourire en coin, de noter qu'il tenait la presse dans ses mains.

    En fait, il se trompe, la presse écrite est dépassée par l'Internet qui touche un nombre considérable de personnes, et de plus, pour le moment l'expression des opinions y est libre. Les grands quotidiens de presse écrite ne se sont pas trompés en favorisant l'interaction avec les internautes et le développement des blogs dont on voit que de plus en plus qu'ils y font référence. L'information passe de plus en plus par leur canal qui est libre non soumis à une contrainte publicitaire ou censure gouvernementale. Les personnes informées des faits nationaux et internationaux en font part sur leur blog qui sont repris ensuite par les journaux en vertu d'accords. C'est donc une mutation complète de l'information journalistique.

    Sarkozy de dire,

    « la première condition de l’indépendance c’est de pouvoir gagner de l’argent, faire des projets et se développer. Il y a une urgence créée par l’effondrement des perspectives publicitaires pour 2009 et vous verrez que certains de ceux qui n’ont pas voulu, au nom de l’indépendance, participer aux travaux des états généraux seront moins sourcilleux quand il s’agira de participer à la mise en œuvre des mécanismes qui auront été définis sans eux ». On ne saurait être plus clair. Marianne 2 .

    Quelles sont les dans le détail les mesures préconisées, voir le Monde.fr

    elles concernent l'urgence sur le report de la hausse des tarifs, le doublement de la part de la presse dans les dépenses de communication de l'Etat, l'exonération des cotisations sociales personnelles pour les marchands de journaux, elles touchent aussi au numérique comme par exemple l'adaptation du numérique aux droits d'auteurs des journalistes.

    La distribution, la production, le métier du journalisme, les groupes de presse, la jeunesse, et la déontologie encadrent l'enveloppe de cette manne financière.

    Pour les réactions au plan de Sarkozy on peut consulter Le Point.fr ici.

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    On peut remarquer que dans ces mesures une reconnaissance de la presse numérique est sous jacente par la création d'un statut d'éditeur qui ouvrira le droit au régime fiscal des entreprises de presse sous condition de l'emploi de journalistes professionnels. Cela va dans la reconnaissance d'un journalisme professionnel numérique et libre d'expression dans un média gratuit et souvent qualifié de populisme. Une information qui réunit à la fois des journalistes professionnels et des jeunes qui surfent sur internet par ce qu'il leur permet de réagir, en apportant leur critique et analyse en ligne ne peut être que positive. Bien souvent, les articles écrits par ces jeunes internautes sont d'une pertinence bien supérieure à celle des journalistes professionnels ce qui fait qu'ils sont lus et reproduits.

    On peut s'étonner que les journaux gratuits du matin et du soir tels que «Matin plus, 20 Minutes, Métro, Direct matin ou Direct soir», n'aient pas été mis sur la sellette, ils apportent une information certes légère, publicitaire, people sans grande portée mais qui probablement ont un impact sur la vente de journaux nationaux et régionaux de grande diffusion. Pourquoi acheter un journal quand on à l'information gratuite même si elle n'est pas conséquente. De plus, cela va avec le rejet de la politique de beaucoup de Français qui constatent des injustices flagrantes dans nos orientations économiques et sociales, c'est un dégout qui s'exprime.

    Associée avec les médias télévisuels l'information est partout de sorte que la presse écrite se trouve finalement concentrée sur un public restreint à la recherche d'une information détaillée, et complète. Elle n'a donc d'avenir que dans le numérique et dans les hebdomadaires tels que Le Point, le Nouvel observateur ou l'Express et autres traitant des dossiers complets avec le recul nécessaire et les journaux économiques comme les échos etc.....

    On est en droit de s'étonner que Sarkozy arrose si facilement des secteurs économiques alors que nous n'avons pas d'argent dans nos caisses et qu'une partie importante de la société est dans le seuil de pauvreté. Cette politique toujours combattue par la droite lorsque la gauche est au pouvoir ne semble plus la gêner, bien que contraire au libéralisme tant mis en valeur par cette même droite. Rien n'arrête Sarkozy quand il s'agit de promouvoir sa politique, et la presse est un vecteur important comme les médias audio visuels.

    Dans ce cadre des trois dernières nominations au CSA suite au départ de Christian Dutoit, Agnès Vincent-Deray et Elisabeth Flüry-Hérard rêvet une dimension particulière en pleine procédure d'adoption du projet de loi sur l'audio visuel.

    Trois nouveaux sages ont donc été nommés, il s'agit de Françoise Laborde, journaliste sur France 2, et Christine Kelly, journaliste sur la chaîne d'information LCI (groupe TF1), ont été nommées samedi respectivement par le président Nicolas Sarkozy et le président (UMP) du Sénat Gérard Larcher. La veille, Emmanuel Gabla, un ingénieur des télécommunications, avait été désigné par le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UMP). Ils rejoignent six autres sages de la haute autorité audiovisuelle présidée par Michel Boyon.

    Quand on sait que la nomination de Michel Boyon à la présidence du CSA le 24 janvier 2007 avait été jugée gravissime par la gauche dénonçant la main mise du pouvoir dans le fonctionnement des médias, comment interpréter ces nouvelles nominations ?

    Celle de Françoise Laborde qui est un visage connu du paysage audiovisuel Français. Agée de 55 ans, journaliste et écrivain ayant travaillé à la télévision privée et publique. C'est donc une femme d'expérience qui de plus est considérée comme une femme de réseaux notamment politiques.

    Sa réaction a été comme à 15 ans dit-elle quand on reçoit une récompense qu'on n'osait pas espérer. Elle était émue et fière. Elle a été reçue dans le bureau de Nicolas Sarkozy. «Il a toujours témoigné de la courtoisie et de la sympathie à mon égard mais je ne fais pas partie de ses proches». Françoise Laborde rappelle qu'elle a écrit l'an dernier, dans un livre, son opposition à la suppression de la publicité sur France télévisions.

    Journaliste et écrivain, Christine Kelly est l'une des rares présentatrices de couleur du «PAF». Figure emblématique de LCI qu'elle a rejoint en 2000, elle y présente la tranche d'informations matinale du week-end. Agée de 39 ans, elle a grandi en Guadeloupe et commencé sa carrière à RFO Guadeloupe et Martinique. Auteur de trois ouvrages, son livre sur François Fillon a reçu le prix de la biographie politique en 2008.

    Emmanuel Gabla, diplômé de Polytechnique et de Télécom Paris, dirigeait depuis 2005 le service des technologies et de la société de l'information à la direction générale des entreprises. Il fut auparavant conseiller technique de Jean-Pierre Raffarin à Matignon, puis directeur-adjoint du cabinet de Patrick Devedjian, alors ministre délégué à l'Industrie (2005).

    Il semble bien que la main de Sarkozy sur cette institution soit devenue une réalité, même si les nominés ne sont pas des membres de l'UMP, eu égard à leurs activités précédentes et au respect envers le pouvoir nominateur, il leur sera difficile de ne pas en tenir compte dans leurs décisions.

    La presse écrite plus le CSA comfirmés dans le giron de l'UMP à quelques exceptions près mais ne compromettant pas une majorité favorable au pouvoir, on sent une dictature de l'information sur fondement d'une démocratie.

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