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politique

  • Le sexe est avant tout une question politique,

    mais surtout économique !

     

    C'était le 08 mars la centième journée internationale des femmes et de nombreux articles ont été écrits et des commémorations ont lieu pour qu'elles soient traitées à l'égal des hommes, problème récurent qui nous concerne tous. Les femmes seraient donc moins bien traitées que les hommes soyons sérieux, allez voir dans les pays musulmans par exemple au Yémen, et même dans des pays plus proches de nous civiquement, chez nous elles ont tous les droits, il suffit simplement qu'elles veuillent s'imposer ce qui, pour beaucoup, ne le souhaitent pas.

    Elles sont bien supérieures aux hommes et je pense que dans de nombreux domaines, elles les surpassent. N'est-ce pas elles qui souvent prennent la parole dans des manifestations, dans des meetings, elles ont plus que les hommes une facilité d'expression. Indépendamment de leur condition féminine qui leur confère une longévité supérieure à celle des hommes de plusieurs années, leur problème réside dans le fait qu'elles sont à travail égal moins payées qu'eux, mais c'est un problème patronal, qui pour des raisons de profit, les paie moins c'est tout. Cela n'a rien a voir avec une discrimination quelconque de la part des hommes, sauf probablement pour des machos.

    Il est des domaines ou elles excellent comme par exemple celui de la santé, de la justice, dans de nombreuses administrations, mais aussi dans beaucoup d'autres ou elles ont pris la place des hommes et ceux-ci trouvent cela tout naturel. Il y a bien entendu des exceptions, c'est comme partout, rien n'est parfait ou le machisme s'exprime par sa force musculaire, mais beaucoup de femmes aiment bien. Certaines d'entre elles aiment la virilité des hommes, rejetant ceux qu'elles jugent insuffisamment masculin.

    Il fut un temps ou les femmes ne travaillaient pas, elles étaient à la merci des hommes n'ayant pas de ressources personnelles, mais le monde à bien changé. Elles n'étaient dévolues qu'à la maternité, les enfants et les tâches ménagères, ce temps est bien révolu. Elles ont acquis tous les droits civiques, administratifs, économiques et s'il reste deux domaines ou le masculin prédomine, ce sont la politique et la religion, et certains métiers comme le bâtiment, la mécanique industrielle, l'industrie lourde des métiers ou les dextérités manuelles et force physique s'expriment mais dès lors que le travail est plus accessible dans le secrétariat, la comptabilité, les banques, elles occupent toutes les places.

    Le domaine politique leur est difficile pour au moins deux raisons, la première la plus importante est qu'elles ne sont pas majoritairement intéressées par cette activité, pour elles c'est une affaire d'hommes. Combien de fois n'ai-je pas entendu lors de la campagne présidentielle de Ségolène Royal que la fonction présidentielle est une affaire d'homme indépendamment des vertus de la personne. La seconde tient au fait qu'elles sont femmes et que de ce fait elles sont la terre qui donne la vie, n'est-il pas ce qu'il y a de plus beau ! De ce fait, pour elles, leurs enfants passent avant tout, elles sont donc le lien de la famille ce qui l'unit autour du père, alors elles n'ont pas le temps de faire de la politique, qui est d'ailleurs bien décevante, elles ont assez de travail avec leur propre emploi et leur charge familiale.

    La seconde tient à la religion, nous le savons, il n'y a rien de plus machiste que la religion. Nous ne sommes pas prêt de voir une femme prêtre voire évêque, quand à un cardinal ce n'est pas sérieux, et pour un Pape ce serait une révolution. Alors elles sont dans des cloîtres comme sœurs dans des institutions religieuses ou elles apportent leur douceur leurs soins, mais toujours sous le chef qui est l'évêque. Cela est aussi vrai pour les autres religions. C'est donc toute une domination de l'homme par le fait religieux. Notre difficulté actuelle tient à ce machisme bien ancré depuis des siècles dans notre culture qui n'évolue pas avec l'évolution du monde. Mais en France, depuis la séparation de l'église et de l'État, c'est à dire de la laïcité par la loi de 1905 du député socialiste Aristide Briand mettant fin au Concordat Napoléonien de 1801 régissant les rapports entre le gouvernement Français et l'Église catholique, qui proclamait la liberté de conscience et garantissait le libre exercice des cultes, l'église a vu son influence se réduire mais aussi à cause de son archaïsme d'un autre temps. Mais nous savons que les lois ne sont que le début d'une évolution et qu'il faut du temps pour que leur esprit s'intègre dans les mœurs surtout lorsque l'asservissement de la femme est cultivé de génération en génération.

    Il y a encore peu de temps une femme ne pouvait obtenir un compte en banque sans autorisation du père ou du mari, c'est la loi de 1965 qui leur en donne le droit ainsi que celui de travailler sans autorisation du mari ou du père. Puis ont suivit la légalisation de la contraception en 1967, puis celle de l'avortement en 1975. Elles étaient de part l'acte de mariage contraintes de suivre leur époux, elles n'avaient pas le droit de vote et ce n'est qu'en 1906 que Paul Duchaussoy présente le premier projet de loi à l'Assemblée nationale pour le rétablir après avoir été aboli à la révolution. Ce n'est qu'en 1945 le 29 avril qu'elles votent pour la première fois aux élections municipales, c'est à dire toute juste 65 années. C'est peu pour que telles évolutions soient bien ressenties, mais que de chemin n'ont-elles pas déjà parcouru !

    Alors l'article posté dans le Monde.fr sous le titre «Le sexe est avant tout politique » de la philosophe Elsa Dorlina auteure de «Sexe, genre et sexualité : introduction aux philosophies féministes» (PUF), dresse un état des lieux du féminisme à l'occasion de la 100e journée internationale des droits des femmes.

    C'était pour elle une occasion en or de montrer son érudition dans ce chat du 8 mars ou le mouvement de libération des femmes ne se sent plus. J'ai noté à la lecture des mots savants, lesphobe, transphobe, hétéronormativité, masculinisme, hominisme, de quoi impressionner. J'ai le sentiment que ces femmes font plutôt peur aux hommes et que ce n'est pas de cette façon qu'ils risquent de s'engager dans leur mouvement, sans que pour autant, ils soient contre. Par exemple quand elle dit :

    «Lorsqu'on s'intéresse à la question de l'éducation et de la socialisation «générées», c'est-à-dire tous les dispositifs qui concernent la «fabrique» des petites filles et des petits garçons comme deux groupes partageant des valeurs et des privilèges distincts, on s'aperçoit que tout reste à faire. Prenons par exemple les catalogues de jouets à Noël, regardons les dernières études relatives à l'orientation des enfants et des adolescents selon le sexe».

    Cette philosophe écrit mais ne définit rien. Or, il est évident, que les garçons et les filles ont des valeurs distinctes, que les jouets, qui ne sont pas étudiés par des imbéciles, ne sont-ils pas adaptés justement par ce que leur penchant est différent de celui des garçons, sans cela il n'y aurait qu'un seul sexe ? Il est aussi évident que les femmes ont des aptitudes que les hommes n'ont pas, par exemple dans la couture, l'habillage enfin tout ce qui concerne le tissu. S'il y a deux sexes c'est qu'ils sont complémentaires pour faire un tout, l'un apportant à l'autre ce qui lui manque.

    Autre exemple,

    «Le masculinisme constitue majoritairement un courant réactionnaire qui considère que les mouvements féministes sont responsables d'une crise de la masculinité et de la perte par les hommes d'un certain nombre de privilèges».

    Le masculinisme l'opposé du feminisme ne chercherait qu'à pourvoir l'intérêt des hommes comme le feminisme celui des femmes et serait un courant majoritaire réactionnaire ? Il y a certainement des deux, mais qu'elle est leur importance ? Le problème est qu'elle ne définit pas ceux qui pratiquent le masculinisme, et celles qui pratiquent le feminisme en connaissez-vous, moi pas ? C'est donc un peu tout le monde par égoïsme sans que cela soit discriminatoire.

    «Le féminisme renvoie, bien au contraire, à une minorité, à un groupe social discriminé en raison de son sexe (de la même façon que certaines minorités racialisées ont été opprimées en raison de leur prétendue race ou couleur)».

    Que le féminisme représente une minorité c'est bien vrai, il n'y a que les intellectuelles ou celles qui prétendent l'être qui font du bruit, mais les femmes dans leur totalité ont bien d'autres soucis ne serait-ce que celui de travailler pour manger et vivre, elles n'ont pas de temps à perdre dans ces considérations philosophiques qui ne sont que des faire valoir d'un milieu favorisé ou elles n'ont rien d'autre à penser.

    Donc pour cette philosophe, le sexe serait-il avant tout une question politique ? A vous de juger.


     

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