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philippe varin

  • Retraite chapeau, la folle journée de Philippe Varin PDG de PSA,

    mais aussi des Français sous le choc des 21 millions.

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    Philippe Varin président du Directoire de PSA , document AFP/François Mori, Le Monde.fr

    Support Wikipedia S'il est une chose à laquelle on ne s'attendait pas, c'est bien l'annonce d'une somme de 21 millions concernant Monsieur Philippe Varin pour son départ en retraite à 65 ans en 2014. Elle fit l'effet d'une bombe dans une société en proie au chômage au doute et souffrant d'impôts trop lourds qui minent le coût de la vie des Français. Donner à une personne 21 millions pour son départ en retraite, et cela, quelque soit ce qu'elle fit puisque cette somme est programmée au contrat lors de la prise de fonction, apparaissait de l’indécence. Sans approuver le propos injurieux de Mélenchon qualifiant Philippe Varin de voyou, bien qu'il faut reconnaître le mépris de la direction de PSA à l'égard de ses salariés qui subissent des bocages de salaires, des plans sociaux, 11.000 suppressions de postes et la fermeture de l'usine d'Aulnay. Seraient alors voyous tous les grands patrons à cause du système de primes qu'ils mirent en œuvre pour s'assurer une retraite confortable en fin de carrière ? Il ne faut pas se tromper, Philippe Varin est dans le système, ces 21 millions résultent du contrat signé entre les parties à la prise de fonction. C'est un contrat privé et l’État n'a y voir. Quant à croire que cette somme ne lui sera pas versée tient du rêve de ceux qui croient encore au père Noël. Alors, l'annonce de son refus n'est que pour désamorcer la déflagration de la bombe médiatique. Je ne vois pas comment on pourrait connaître les versements sur le compte bancaire de Monsieur Phillippe Varin ?

    Ce n'est pas de sa seule initiative qu'il prit cette décision, c'est après moltes rencontres et discussions avec le Medef et l'organisme de régulation des rémunérations des grands dirigeants d'entreprise qu'elle fut prise pour sauver cet organisme qui en fait ne régule rien. Nous avons eu la preuve, sans l'annonce du syndicat CGT, il sert quand même à quelque chose n'en déplaise à beaucoup, et à l'indignation médiatico-politique d'octroyer à Philippe Varin ces 21 millions, cet organisme AFEP associé au Medef n'aurait rien vu ?

    Pendant la campagne présidentielle François Hollande avait émis l'idée d'encadrer les rémunérations des grands patrons puis, il y avait renoncé. Il faut se rappeler des polémiques et scandales qui furent médiatisées sur les hautes rémunérations et retraites chapeau des hauts dirigeants d'entreprises privées. A la suite de cela, le gouvernement le 25 juillet 2012 émit un décret plafonnant à 450.000 euros la rémunération brute annuelle des dirigeants des entreprises publiques, les entreprises privées n'étant pas de sa compétence.

    Le patronat ruât dans les brancards lorsqu'il fut question de limiter par une loi la rémunération de leurs hauts dirigeants, et clama que ceux des grands groupes privés avaient des appointements bien inférieurs à ceux des mêmes groupes internationaux et que cela pouvait être dommageable pour nos grandes entreprises de ne pas pouvoir proposer des rémunérations à la hauteur des postes occupés. Ce n'était pas la meilleure façon pour attirer les meilleures compétences.

    C'est en juin 2013 que le Code de gouvernement d'entreprises des sociétés privées fut modifié suite aux nombreuses critiques de la société, des politiques et des médias sur les salaires et parachutes dorés. En fait, ces modifications ne plafonnent pas les rémunérations de ces hauts dirigeants, mais seulement elles introduisent des conditions de transparence et performances qui ne peuvent être dues si le dirigeant quitte l'entreprise avant l'appréciation de ses performances.

    Les lobbying du Medef, de l'AFEP, et des grands patrons, compte tenu des conditions de performance du Code de gouvernance modifié firent comprendre à Philippe Varin que cette retraite chapeau était incompatible. De plus, il fallait sauver le système qui sans cette annonce de refus des 21 millions aurait subit l'action parlementaire par une loi sur les rémunérations et les retraites chapeaux, ce que bien entendu, ils ne voulaient pas.

    Pour Pierre Gattaz, le président du Medef, et Pierre Pringuet président de l'AFEP,«cette décision démontre l'efficacité de l'autorégulation instaurée par le code AFEP-Medef», ce qui est faux. C'est l'action de la CGT qui fit la transparence.

    Philippe Varin réagissant sur France infos, clama qu'il comprenait bien les réactions mais il précisa qu'elles reposaient sur des idées fausses. «Les chiffres qui circulent sur ma retraite complémentaire, reposent sur des idées fausses». À mon départ du groupe, le moment venu, je ne toucherai aucune indemnité de départ, assura-t-il tout en reconnaissant qu'il «bénéficiera d'une retraite complémentaire d'environ 310.000 euros net annuel». «Je ne toucherai donc ni maintenant, ni plus tard, la somme des 21 millions d'euros dont on parle, poursuivit-il, soulignant qu'il avait volontairement renoncé à toute rémunération variable», «J'ai donc zéro stock-option et zéro bonus». Et de clamer,

    «je m'en remets au conseil de surveillance du groupe pour décider, le moment venu, et après avis du Haut Comité de gouvernement d'entreprise, des conditions appropriées de mon départ à la retraite», on voit bien que rien n'est décidé. Bien au contraire, tout sera décidé le moment venu après l'avis du Haut comité de gouvernement, ce qui signifie qu'après l'orage passé et en 2014, Monsieur Varin recevra mensuellement ce qui lui est dû d'autant plus que la somme a été approvisionnée.

    Cette retraite est réglée par l’article 39 du code général des impôts et par l’article L.137-11 du code de la sécurité sociale. L’article 39 prend la forme d’un contrat collectif d’assurance-vie. Les cotisations sont financées par l’employeur. Leur montant et leur périodicité dépendent de la nature de l’engagement souscrit par l’entreprise auprès de la compagnie d’assurance. L'entreprise n'est donc plus concernée.

    Selon le délégué CGT de l'usine d'Aulnay Jean-Pierre Mercier, il n'y aurait pas que Philippe Varin, cinq autres cadres seraient concernés pour une retraite chapeau de 50 millions.

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