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  • L'université d'été du Front de gauche, (PCF, parti de gauche, et gauche unitaire),

    au travail à la station alpine des Karellis en Savoie, mais aussi à Saint-Martin d'Hères.

    Support Wikipedia Beaucoup moins médiatisée que celle du Parti socialiste cette université d'été n'en a pas moins permit à Jean-Luc Mélenchon de faire son numéro médiatique tel un tribun, mais il est regrettable que les informations éparses ne permettent pas d'en donner un aspect  politique plus général, bien que l'on sache qu'il ne peut être qu'à la gauche du PS. Outre la déclaration de Jean-Luc Mélenchon fortement médiatisée et celle de Pierre Laurent qu'il faut chercher sur la toile, celle de Christian Picquet porte parole de la gauche unitaire ancien chef de file du courant minoritaire de l'ex LCR qui a rejoint le Front de gauche, je n'ai rien trouvé. C'est à Saint-Martin d'Hères et aux Karellis que tout ce passe.

    Jean-Luc Mélenchon aux socialistes débattons !

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    Remue méninges à Saint-Martin d'Hères, Grenoble. Document Le Nouvel Observateur. AFP

    A la clôture de l'université d'été du Front de gauche à Saint-Martin d'Hères il tend la main aux socialistes tout en les critiquant. «Si vous transformez cette élection en pitreries, alors vous verrez se lever des vents violents dont vous n'avez pas idée !» lance-t-il comme il sait le faire la main fermée comme un poing. C'est le dimanche 28 août, devant Pierre Laurent, Clémentine Autain, Christian Picquet et un millier de sympathisants drapeaux rouge du Front de gauche levé, faisant salle comble à la Halle Clémenceau, qu'il s'exprime. Les militants communistes et ceux de la gauche unitaire sont restés aux Karellis, Mélenchon se partageant entre les deux universités d'été. Mais le grand show communiste sera lors de la fête de l'humanité à la Courneuve à la mi septembre. «je fais une offre publique de débats», lance-t-il aux socialistes et puis il dénonce le «cynisme inacceptable» de François Hollande qui selon lui «a engagé une compétition» sur l’austérité tout en la dénonçant. Il reconnait désormais la démarche de la primaire qu'il avait qualifiée de PMU politique il y a quelques mois. Persuadé qu'il fallait plutôt argumenter que tacler et élargir son audience potentielle, «je prends acte qu'au PS les esprits restent ouverts», a-t-il lancé, jurant qu'il «n'est pas en train de marchander des postes contre une consigne de second tour». «Le Front de gauche ne mène aucune guerre à personne à condition qu'on le respecte et qu'on accepte de débattre avec lui des sujets qu'il propose et des perspectives qu'il ouvre». Se disant «lassé d'être harcelé», il n'y a pas de victoire possible pour la gauche sans rassemblement et le goût de la compétition ne doit pas faire oublier l'intérêt général. «Le PS est un concurrent mais aussi un partenaire». A la tribune Pierre Laurent souriait «c’est cette ligne inscrite dans la gauche et qui s’adresse aussi à l’électorat socialiste qu’il faut tenir en campagne».

    Faisant référence au programme du PS, «si nous sommes tous d'accord pour taxer les revenus du capital est-ce que nous sommes prêt à le faire ?» «Combien de tranches d'impôt ? moi je dis 14. Combien on prend à la dernière tranche ? Vous choisissez Roosevelt ou Mélenchon ? Si c'est Roosevelt c'est 85 %, si c'est Mélenchon c'est 100 %», jetait-il. 

    La dette n'est qu'un «prétexte» pour l'austérité affirmant que la BCE pourrait prêter aux États aux mêmes taux qu'aux banques. «Faire Papandreou c'est à la portée de tout le monde, faire Mélenchon c'est plus difficile !» «On baisse les dépenses on augmente les recettes». Interrogeant le PS sur l'égalité de taxation et sur les moyens de l'obtenir ! «Moi je dis qu'il faut aller chercher 22 points dans la poche des riches !» d'une voix retentissante, pénétrante et audible, distribuant au passage des bons points à Eva Joly, et Arnaud Montebourg dont les discours montrent «qu'on n'est pas isolés».

    Avec un tel discours portant haut l'enchère, il veut se placer en position de rassemblement à gauche pour engranger un maximum de concessions des socialistes, ce qui risque d'en heurter plus d'un dont François Hollande qu'il critique énergiquement. Il réclame qu'on «accepte les perspectives qu'il présente» tant aux socialistes qu'au NPA, «je vous en prie discutons», étant prêt à discuter de tout ! «Les socialistes ne peuvent pas passer à côté de la leçon des échecs des différents gouvernements, il faut que le peuple s'en mêle !», a-t-il précisé. «Il faut gouverner autrement, de bas en haut et non pas de haut en bas». Par cette argumentation, il veut peser sur la primaire socialiste ainsi que sur son élu mais aussi sur la gauche non socialiste espérant un bon score au premier tour de la présidentielle. Le discours fleuve de Mélenchon.



    Pour le parti communiste Français et la gauche unitaire,«pas question de concourir au prix du meilleur gestionnaire de la crise ! Ce qui nous importe, nous, c'est de proposer des solutions concrètes et radicales pour en sortir» déclare Pierre Laurent, considérant marquer sa différence avec le PS .

    3Document La Marseillaise.

    Le premier temps fort vendredi 26 août de l'université du PCF et de Jean-Luc Mélenchon aux Karellis à fait entrer le PCF dans la course de 2012. Comme à son habitude les communistes sont présents près de 600 militants ont été appelés à redoubler d'effort. «Il n’est pas possible d’abandonner la France à la clique qui la saccage depuis 4 ans». Dénonçant «l’été des grands mensonges», Pierre Laurent s’en est pris au discours dominant sur les marchés financiers. «Il ne s’agit pas d’une main invisible mais d’un ensemble d’acteurs identifiés, des grands groupes capitalistes, des grandes banques, des institutions financières, des fortunes colossales amassées grâce au dumping social». Martelant, «les mensonges sur la non-responsabilité des gouvernements dans la crise», et ceux entourant le plan d’austérité. «Il aura pour conséquence, une récession durable». «Nous ne participerons pas au concours du meilleur gestionnaire de la crise. Notre ambition est d’en sortir». «Il faut combattre le chantage des marchés, inverser la vapeur, en fermant la chaudière de la finance et en alimentant celle de la relance sociale».

    Il faut préciser que les militants et d’élus du PCF ainsi que des Jeunesses communistes avaient investi la veille le siège parisien de l’agence de notation Standard & Poor’s, au lendemain de l’annonce par François Fillon du plan d’austérité gouvernemental en «réponse au chantage des marchés financiers et des agences de notation», a déclaré Pierre Laurent. Debout, dans la salle qui accueille le visiteur rue de Courcelles, 17ème, Pierre Laurent a opposé au plan Fillon-Sarkozy un «plan de relance des emplois utiles et des dépenses sociales utiles». «On ne demande pas la charité aux grandes fortunes, mais qu’elles paient ce qu’elles doivent à ce pays, gagné sur 
le chômage et les salariés», 
a-t-il poursuivi. «Fillon dit 
lui-même qu’il y aura un recul 
de la croissance en 2011 et 2012», c’est l’échec annoncé de ce plan d’austérité. Nous, nous proposons qu’au-dessus 
de 360 000 euros de revenus, on prenne tout, tiré de l'Humanité.fr.

    Très applaudi, il a détaillé les propositions telles que la taxation «des grandes fortunes, des transactions financières, des revenus du capital» qui seront au cœur de la campagne du Front de gauche pour mettre «l'humain d'abord». Il a appelé en vue des législatives et de la présidentielle à la constitution dans les entreprises et des quartiers «d’assemblées citoyennes». «Nous voulons être la nouvelle voie à gauche et donner confiance à tous ceux qui veulent arracher la page du Sarkozysme et qui aujourd’hui doutent» a-t-il lancé, avant de céder la parole au candidat du Front de gauche pour l’élection présidentielle.

    A son arrivée Jean-Luc Mélenchon a été accueilli par Pierre Laurent et de nombreux journalistes, photographes et caméras. Savourant ce moment de gloire, et contemplant les montagnes, «je n'envie pas l'ambiance qu'il y a ailleurs», pensant surement aux socialistes a la Rochelle. «Ici, on n'est pas en compétition, on s'entre-aide, on travaille», clame Pierre Laurent en affichant sa sérénité loin du «charivari» du port Charentais où «à la fin tout le monde se sautera au cou!». La primaire des socialistes ? «C'est plutôt consternant, mais ce sont leurs affaires", a lancé Mélenchon. clamant, «ce qui fait notre force, au FG, c'est notre capacité à s'additionner», toujours soucieux de ne pas froisser ses camarades communistes. Les arguments de Pierre Laurent à l'université d'été.

     




    Le prochain article sera plus de pauvres pauvres et plus de riches riches,

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