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pauvreté misère

  • La pauvreté en France en 2012, qui s'étend en 2013.....,

    les inégalités se creusent, le changement n'est pas encore pour maintenant.

    Support Wikipedia Beaucoup d'espoirs furent portés sur «le changement c'est maintenant» slogan de la campagne présidentielle de François Hollande, et on peut se poser la question, n'a-t-on pas trop espéré après les années Sarkozy ? Ne lui demande-t-on pas l'impossible alors qu'il vient d'être élu ? N'hérite-t-l pas d'une situation catastrophique à laquelle il ne s'attendait pas aussi importante ? Il n'empêche que la pauvreté augmente et on ne voit pas comment il pourrait la réduire. Liée aux difficultés économiques, en parties, mais elle existait bien avant. La pauvreté qui n'était pas déshonorante est devenue précarité par la perte des droits fondamentaux de la famille que la pauvreté au moins préservait.

    La précarité, dernière étape avant la déchéance, le nouvel état social qui conduit à l'anéantissement de la personne humaine.

    François Hollande fut élu principalement pour écarter Sarkozy, avec un espoir, qu'étant socialiste, il pourrait améliorer la situation des plus démunis. Pas plus lui, que ses prédécesseurs, il ne pourra réduire cette misère, tout juste l'adoucir pour certains. Il s'était engagé pour que son quinquennat porte sur la jeunesse, une grande ambition qui risque de n'être qu'un souhait. Dans son discours du Bourget, il vilipenda la finance, «mon pire ennemi c'est la finance», déclaration qui fut prise comme le début d'un tournant plus social, la finance, celle des marchés qui gouvernent le monde étant accusée à développer la misère des peuples. Le crash boursier de 2008 qui vit la chute de Goldman Sacks dans la magouille des subprimes, la vente de titres adossées à des crédits hypothécaires à risques, est l'exemple.

    Ces phrases lancées à la volée manquaient de consistance et leur interprétation fut sujette à celle que l'on percevait. Vilipender la finance était pour lui la combattre, mais ne voulait pas signifier se mettre à dos les banques, il en a besoin, mais seulement combattre leurs excès. La création d'une banque d'investissements pour les PME,PMI détachée des banques d'affaires est l'exact reflet de sa pensée.

    C'était pour lui combattre la pauvreté par l'emploi, par l'aide apportée aux entreprises PME, PMI, en axant cette action sur les jeunes. Un beau chalenge, mais delà à ce que cela puise combattre la pauvreté, c'est une autre affaire. Un pauvre, et encore plus un précaire ne trouve que très difficilement ou pas du tout un emploi. Peut-on voir les choses autrement ? Quand à la jeunesse, et cela dépend de celle que l'on parle, mais pour la plus paumée il ne pourra modifier ce qu'elle est depuis des années, autrement que par de l’assistanat. En fait la pauvreté est complexe.

    Elle présente de multiples facettes, elle est en premier matérielle par le manque de ressources pour vivre dignement, ou de détresse psychologique, ou de santé mentale, mais également de manque de culture. Le seul facteur sur lequel l'on puisse agir est sur la misère matérielle qui s'exprime en premier sur le logement. De moins en moins de familles peuvent avoir un logement, même avec un salaire tant sont élevés les loyers et les charges incompressibles d'eau de gaz et d'électricité et d'impôts locaux. Nombreuses sont les familles qui logent dans des taudis loués par des marchands de sommeil, la misère appelle la misère. Ces familles qui ont des enfants fabriquent des pauvres lorsqu'elles n'ont même pas de quoi vivre avec le minimum d'espace et de soutien scolaire. Nombreuses sont celles qui logent à quatre, voire plus dans quelques mètres carrés. Comment apporter un minimum de justice sociale à ce problème qui, à chaque hiver, devient de plus en plus crucial, causant trop souvent des drames et des morts par incendie pour raison de misère, de logements vétustes, dangereux, voire immondes. A cela, s'ajoute la misère de la rue qui n'est même plus comptabilisée, celle des largués de la société.

    La fin de la trêve hivernale est effective, et de nombreuses familles vont se retrouver dans la rue faute de relogement. Le gouvernement avait accordé à mi-mars un répit provisoire aux locataires menacés d'expulsion, mais pour la Fondation l'Abbé Pierre c'est le retour des angoisses.

    Selon Droit au Logement, DAL, beaucoup ont déjà reçu leur avis d'expulsion. A Montfermeil, Seine-Saint-Denis, Malia s'attend à l'intervention de la police «début avril». «Mon mari est parti en laissant des dettes. La maison a été saisie et le nouveau propriétaire me réclame 1.000 euros par mois, alors qu'on vit avec 1.200 euros d'allocations familiales», explique cette mère de 5 enfants, qui a fait une demande DALO, Droit Au Logement Opposable, TF1 News.

    Depuis près de dix ans, Mia vit au rez-de-chaussée d'un immeuble parisien avec ses deux enfants. Elle paie 950 euros par mois pour 28 m2. Au début de l'hiver, cette mère reçut une lettre lui enjoignant de quitter son appartement. Elle a des retards de paiement sur ses loyers et le propriétaire veut faire des travaux. «Je ne sors pas de chez moi, prévient-elle. Je fais comment ? Je vais où avec mes enfants ? Ils veulent que je me suicide ? Si je sors d'ici, il faut que je sois relogée. Je n'ai pas demandé un F4 ou un F5, je demande une chambre, propre, en attendant».

    En 2010, le nombre des situations de pauvreté a augmenté et s’est diversifié. La pauvreté a changé de visage, le pauvre est plus souvent une mère élevant seule ses enfants, un couple quinquagénaire sans travail, un habitant de banlieue dans ces HLM de misère. En 2010, les inégalités se sont creusées, éloignant davantage encore dans l’échelle des revenus disponibles, les 10% des Français les plus modestes, le décile D1 est de 10.400 €, et pour les 10% des Français les plus aisés, le décile, D9 est de 36.300 € annuels. Il faut comprendre que ces valeurs sont des moyennes dans chaque décile, et ne marquent pas assez la différence entre les riches et les pauvres. Par exemple pour le décile D9, le plus élevé, il n'y a pas de seuil de revenu. Le seuil de pauvreté à fin janvier 2012 à 60 % du revenu médian est de 964 € mensuels INSEE, pour un taux de pauvreté de 14,1 % de la population, elle concerne 8,8 millions de personnes. En 2010 le revenu médian s'élevait à 19.270 € annuels, soit 1.606 € mensuels bruts.

    En 2012 les restos du cœur ont franchi la barre d'un milliard de repas servis depuis leur création il y a 25 ans, et entre 2011 et 2012, 115 millions de repas furent servis.

    Pour la première fois depuis 2004, le niveau de vie médian a diminué. En 2010, les Français les plus modestes ne recourent pas suffisamment aux dispositifs auxquels ils avaient droit. Ce phénomène du non recours se traduit par une intensification des situations d’exclusion. Les personnes pouvant théoriquement être rattrapées par la solidarité sortent du ciblage de dispositifs nationaux, trop souvent désincarnés pour assurer une prévention, une prise en charge et un accompagnement vers l’autonomie efficaces, voir le rapport du gouvernement sur la pauvreté en France de décembre 2012. Les gens pauvres n'ont plus le courage de se battre, mais aussi, pas le niveau qui leur mettrait de faire appel aux œuvres de solidarité. Le rapport cite l'exemple que deux familles modestes sur trois renoncent à demander un RSA de solidarité.

    Deux nouveaux pauvres sur trois entre 2009 et 2010 sont des enfants de moins de 18 ans, et qu’annuellement plus de 130 000 jeunes adultes de moins de 25 ans sortent du système scolaire sans aucune qualification. La pauvreté des moins de 18 ans a atteint en 2010 19,6 %, + 1,9 point par rapport à 2009. Les femmes de plus de 75 ans ont un taux de pauvreté de 14,1 %, plus élevé que les autres séniors. Le taux de pauvreté le plus élevé est pour les familles monoparentales, au delà de 30 %. Les personnes immigrées, et celles résident en ZUS, sont les plus exposées. En 2010 2,1 millions de personnes vivaient avec moins de 642 € par mois. Le travail partiel, les petits boulots sans lendemain, ne font qu'accroître cette pauvreté.

    La vague de fermetures d'usines, les licenciements qui eurent lieu depuis le changement de majorité ne devrait pas améliorer les chiffres qui sont de 2010. Les stabilisateurs publics qui contribuent à réduire la pauvreté par l'action de l’État et des communes lorsque la conjoncture se dégrade, deviennent moins efficaces, par manque de moyens financiers. Toutes les structures de l’État sont touchées par la crise. L'objectif socialiste de faire plus de justice risque de n'être qu'un vœux pieux, le riche s'en tirera toujours alors que le pauvre, le précaire celui des petits boulots, celui qui n'a plus de dignité sociale s'enfoncera un peu plus. Les Associations caritatives, les restos du cœur, le secours populaire, la Fondation l'Abbé Pierre, les Petits frères des pauvres trouvent des difficultés de plus en plus grandissantes à cause de l'austérité qui s'installe.

  • De la déchéance de "SDF" à l'inertie d'un Etat de droit,

    au feu d'un immeuble et à la perte du bien de ses habitants.

    Support Wikipedia Une banale histoire de la misère, mais ô combien révélatrice lorsqu'elle est poussée à l'extrême, fit que les habitants de l'immeuble privé du 14 rue Brillat-Savarin dans le treizième arrondissement de Paris, prit feu, et qu'ils furent évacués d'urgence par la grande échelle des pompiers dans la nuit du 05 au 06 avril 2013.

    Document Le parisien, les flammes sur le toit de l'immeuble.

    On imagine pour ces habitants de la fumée partout, asphyxiante, qu'est-ce qui se passe ? L’affolement bien sur, que faire ? Les lieux communs en flammes, impossible de descendre. Alors, un homme se défenestra, du troisième étage pour ne pas être asphyxié, par cette fumée qui vous prend à la gorge. Un saut dans le vide et puis l'hôpital en urgence absolue. Mais soulagement pour les habitants, ses jours ne sont plus en danger, un miracle dans cette détresse.

    Une centaine de pompiers furent dépêchés pour combattre l'incendie, et un pompier fut également blessé. Vers 23 heures le feu fut maîtrisé et les habitants sinistrés furent recueillis, sous l'action des services de la ville de Paris, dans un foyer d'accueil international Boulevard Kellermann. Une nuit de cauchemar qui vous marque pour la vie.

    C'est l'épilogue d'une situation tragique, causée par des SDF qui occupaient l'immeuble, impensable que le laxisme des pouvoirs publics puisse conduire à des conséquences si dramatiques privant 54 familles honorables de leur appartement ou ils y vivent depuis très longtemps. On imagine le préjudice de ces propriétaires qui maintenant ont tout perdu. Comment peuvent-ils vivre sachant que l'accès à leur bien est devenu prohibé, trop dangereux, des parties communes calcinées, de la suie partout, aucune vitre est intacte, la charpente de la toiture en partie calcinée, tout est à refaire pour un temps indéterminé ? Quels seront des futurs acheteurs qui investiront dans l'achat d'un appartement d'un immeuble si sinistré, entaché de ce désastre, même rénové, et qui payera cette rénovation ?

    Autant de questions qu'ils se posent dans leur détresse, sachant que les assurances ne payeront qu'après l'enquête de responsabilités qui apparaît délicate auprès du «présumé» propriétaire, (un doute subsiste à ce qu'il soit le propriétaire de l'appartement 11 du premier étage). Cette personne qui fut elle-même tabassé ne se souvient même plus de rien, et elle quitta les lieux en mai 2012 !

    Ce ne sont pas les SDF qui occupaient l'appartement qui sont à la rue, puisque l'un deux en avait les clés, mais les habitants de l'immeuble, comme s'ils devaient payer l'inertie d'une administration qui connaissant la gravité de la situation et qui n'a rien fait d'autre que des courriers et des constats. On pourrait presque supposer qu'il était préférable aux pouvoirs publics de ne pas intervenir, les SDF avaient un toit, alors tout était bien.

    Ce qui devait arriver arriva, malgré qu'il fut maintes fois dénoncée, par le Conseil syndical de cet immeuble et ses habitants, aux pouvoirs publics, l'extrême et intolérable situation provoquée par ces SDF. Plusieurs fois l'appartement prit feu, mais sans gravité pour les occupants de l'immeuble. Il était mentionné dans leurs courriers que les occupants de cet appartement étaient en déchéance maximale. Rendez-vous compte, les lieux communs servaient d'urinoirs et même parfois d'épanchements sur les paillassons des portes d'entrée des appartements voisins, dégageant une odeur pestilentielle qui envahissait la cage d'escalier.

    L'inconscience du «présumé» propriétaire, qui donna les clés à un SDF, et deux de ses amis, d'ailleurs, aussi ses amis, leur misère et leur soulographie, associée au laxisme des pouvoirs publics voila la triste vérité.

    L'occupant SDF imbibé d'alcool sombrait parfois sous son effet sur les marches des escaliers, et y vivait, avec ses amis au milieu de détritus et de chiffons dans des conditions défiant l'imagination. Un appartement dévasté, sans électricité, (contrat EDF résilié par le curateur qui héberge le «prétendu» propriétaire), sans gaz depuis plusieurs années à cause des incendies précédents, sans eau par suite d'une robinetterie non fonctionnelle. L'occupant, nanti des clés, reconnu l'origine accidentelle du feu par l'utilisation.......d'un camping gaz !

    Comment exprimer la tristesse de ces familles qui en quelques heures sont à la rue, ne sachant comment faire face à cette situation. On ne trouve pas de mots assez forts, d'autant qu'elles se sont mobilisées pour faire connaître depuis longtemps la gravité potentielle de la situation qu'elles subissaient. Bien sûr notre situation économique est originelle à ces désastres puisque, malheureusement d'autres se produisent avec encore plus de gravité par des morts dont des enfants. Alors habitués à ces drames, les pouvoirs publics sont rodés et tardent à agir, laissant pourrir la situation. Mais là, ils furent alertés, et plusieurs fois, même par lettres recommandées, Mais qui aurait pris la décision d'empêcher ces SDF d'habiter l'appartement puisque l'un deux avait les clés ? Mais l'urgence absolue n'est-elle pas au dessus de toutes considérations ?

    Le Conseil syndical de l'immeuble alerta les Services Techniques de l'Habitat de la Ville de Paris 17 boulevard Morland 75OO4 Paris dès le 26 janvier 2013 les mettant devant leurs responsabilité à faire appliquer un arrêté préfectoral en date du 17 juillet 2012 et d'un arrêté modificatif en date du 17 juillet 2012 exigeant son nettoyage et sa réfection avant le 21 septembre 2012, voir la lettre du conseil syndical APPT.11.janvier 2013.courrier.

    Le rapport L 1311-4 du 10 juillet joint à la lettre du préfet de la région Île de France en date du 05 septembre 2012 précise les conditions de l'état de délabrement de l'appartement, voir 4583_001-1.

    Pour des informations complémentaires vous pouvez m'écrire en utilisant le widget «écrivez-moi» dans la colonne de droite de ce blog.

    L'immeuble pour vous faire une idée

  • La misère de Merkel pire que celle de Sarkozy, sinon au moins égale ?

    Les mêmes politiques ne produisent-elles pas les mêmes effets ?

    Support Wikipedia Nous n'arrêtons pas d'entendre nos politiques vanter la bonne gestion de l'Allemagne, le pays «nomber one économique» de l'Europe, le leadership, celui sans lequel l'Europe ne serait pas ce qu'elle est, l'exemple ! Sarkozy ne peut plus rien faire s'il n'en réfère pas au préalable à Merkel ! Elle lui est omniprésente à en devenir fou ! A chaque augmentation de taxes, il regarde du coté de l'Allemagne totalement incapable d'une décision éclairée. Mais, il est un proverbe qui dit : qui n'entend qu'une cloche n'entend qu'un son. Et pour connaître le fond des choses dans le cas de l'Allemagne il faut en entendre au moins deux. C'est bien ce qu'il ressort de ce que j'ai pu lire sur le site le miracle Allemand à quel prix ? En fait on n'arrête pas de nous vanter une Allemagne, mais ce n'est qu'une face, celle qui colle le mieux à la politique de ceux qui y voient leur intérêt, et les journalistes patentés dont leur boulot serait de nous éclairer marchent dans le même sens. La première question que l'on peut se poser, les Allemands sont-ils meilleurs que nous ? Moi qui a travaillé avec eux, je n'en ai pas eu l'impression, et sans vouloir vexer quiconque beaucoup m'ont apparu un peu lourds, manquant de souplesse. L'Allemand est très conservateur dans son évolution aux techniques modernes par exemple le paiement par carte bancaire était il y a encore quelques années refusé dans certains hôtels, dans les stations d'essence, alors qu'en France il était largement pratiqué. L'Allemagne ne m'avait pas parue un pays à la pointe dans le progrès, mais cela fait quelques dizaines d'années. Sa culture germanique est symbolisée par la réflexion de Nietzsche pour qui l'utilité détermine si les jugements sont vrais ou faux. Or le vrai c'est l'utile, et l'utile c'est le pragmatisme. L'Allemagne est pragmatique, c'est ce qui nous manque le plus. En outre, l'Allemand est obéissant, contrairement au latin, plus expansif, plus désordonné, plus rêveur, mais plus imaginatif plus élégant. Pour la rigueur, il faut qu'il se force, le germanique non, c'est dans sa nature, il ne laisse rien au hasard, il va au fond de choses.

    Si l'on parlait chômage par Marc Meillassoux, Berlin.

    2Correspondant à Berlin depuis fin 2009. Études d’économie à Paris IX Dauphine, à la Wirtschaftuniversität de Vienne puis à la Technische Universität de Dresde, spécialisé en macro-économie, finance et affaires Européennes.

    L'Allemagne c'est le miracle économique avec 6,9 % au sens du BIT de chômeurs en septembre 2011 avec sa réunification. En France il est de 9,6 % , y comprit les DOM au sens du BIT. Or en Allemagne, comme en France d'ailleurs, des millions de chômeurs ont été radiés comme les précaires dépendants de l'aide sociale. Il y a, comme en France, d'importantes disparités, à Berlin par exemple le taux est de 12,7 %, alors qu'en Bavière riche région Allemande il est de 3,4 %. Comme en France, depuis le début des années 2.000 la politique de blocage des salaires et d'un marché du travail plus flexible s'est appliquée. Mais des voix se sont élevées pour dénoncer le maquillage des chiffres, et la précarité institutionnalisée de la dernière législation du travail. Pour réduire le chômage volontaire, ceux qui sont accusés comme en France d'en profiter pour ne rien faire, les Allemands ont le «Doktor Hartz» le directeur des ressources humaines de Wolkswagen. Il a instauré des «mini-jobs» payés 400 € par mois sans cotisation et sans assurance, et les «1 euro-jobs», essentiellement pour des travaux d’intérêt public. Le travail quasi forcé pour les paumés, un reste de la gloire Hitlérienne.

    La réforme du système d'allocation a modifié les conditions d'allocations pour les chômeurs de longue durée. La durée de versement qui était de deux, voire trois ans passe à un an. L'allocation chômage II et l'aide sociale ont été fusionnés et sont désormais versés par les jobs center, une sorte d'agence pour l'emploi.

    Les séniors par suite de l'augmentation de l'âge de la retraite de 65 à 67 ans vont être près d'un million qui, ne disposant que d'un contrat qui assure leur prise en compte jusqu'à 65 ans, vont se retrouver grossir les effectifs des chômeurs. Les chômeurs seniors sont d’ailleurs le point le plus délicat de la réforme Hartz qui comprend quatre lois. Alors que le nombre de bénéficiaires de Hartz IV a officiellement reculé de 9,5% entre 2006 et 2009, la part des plus de 55 ans a, elle, augmenté de 17,7%. Elle a engendré un faible niveau de pension une fois à la retraite, ce qui n'a rien d'étonnant.

    Nous n'avons donc rien à envier aux Allemands, qui dénoncent dans le quotidien Die Welt que les chiffres du chômage des séniors sont truqués. Ce journal conservateur relate qu'un chômeur de plus de 58 ans sur deux n’est plus répertorié dans les chiffres de la Bundesagentur für Arbeit, centre d'information fédéral pour l'emploi. Par une magouille comptable et dialectique, le pôle emploi Allemand aurait fait sortir 211.000 chômeurs séniors des listes.

    Qu’on arrête de parler de miracle économique. Aujourd’hui, le gouvernement répète que nous sommes aux alentours de 3 millions de chômeurs, ce qui serait effectivement historique. La réalité est toute autre, 6 millions de personnes touchent Hartz IV, ce sont tous des chômeurs ou des grands précaires. Le vrai chiffre n’est pas 3 millions de chômeurs mais 9 millions de précaires.

    Début 2011, seulement 43% des seniors bénéficiaires du chômage étaient enregistrés sur les listes.

    Les travailleurs pauvres.

    Pour renforcer sa compétitivité, l'Allemagne a libéralisé son marché du travail et a précipité une part croissante de salariés dans la précarité. Absence de salaire minimum, travail à temps partiel, «mini jobs» sans assurance maladie ou petit boulots payés 1 euro de l'heure. Aujourd’hui, près d’un travailleur Allemand sur cinq est «pauvre». L'économie sociale de marché qui était le fer de lance d'une cogestion patronat syndicats qui a longtemps été enviée et permit une redistribution des ressources est en voie de disparition. Les lois Hartz depuis 2.000 destinées à rendre l'Allemagne plus compétitive ont eu pour conséquence de reléguer les chômeurs de longue durée dans la pauvreté.

    La réforme Hartz s’appuyait sur le slogan «Fördern und fordern», «promouvoir et exiger». Avec son entrée en vigueur, tous les chômeurs de plus d’un an ont vu leurs allocations chômage diminuer jusqu’au niveau de la Sozial Hilfe, l’équivalent pour nous de l’ancien RMI. Pour ces chômeurs, la réforme signifiait une descente immédiate dans la pauvreté.

    La prolifération des «minis-jobs» et des «1 euro-jobs» en augmentation de plus de 47,7 % ont eu pour effet de pousser les retraités, plus de 660.000, à reprendre du travail, combinant ainsi pension et «mini-jobs». Les retraités Allemands au boulot !

    En mai 2011, les statistiques officielles faisaient désormais état de 5 millions de mini-jobs. Plusieurs scandales ont éclatés ces dernières années, mettant en cause des grands groupes accusé de «faire leur beurre» sur ces salariés précaires. En Allemagne comme en France l'amélioration de la compétitivité passe par la réduction des coûts salariaux.

    Au niveau international, l'Allemagne se distingue comme une société à deux vitesses en ce qui concerne le marché du travail. En Allemagne, encore plus que dans les autres pays membres, les employés sans emploi fixe sont les principales victimes de la crise.

    Concluait l'OCDE en 2010.

    Deux millions de salariés à moins de 6 € de l'heure.

    En août 2010, un rapport de l'institut du travail établissait que 6,65 millions de personnes touchaient moins de 10 € de l'heure, soit 2,26 millions de plus sur 10 années. 2 millions gagnant moins de 6 € et nombreux vivant avec 4 € de l'heure. Mais des allocations sociales permettent de compenser leurs ressources.

    Le système Hartz n’est pas incitatif, c’est un leurre. En analysant les chiffres, nous avons établi que pour 100€ de salaire, le travailleur perd 20% de ses aides, pour 800€ il en perd 80%.

    Le «minimum vital digne» estimé à... 374 euros.

    A l'été 2010 il y avait 3,9 millions de chômeurs de longue durée, vivant exclusivement des allocations. Cette catégorie comprenait principalement des familles monoparentales et des séniors. C'est à la suite d'un jugement de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe qui avait été consultée par des bénéficiaires de Hartz IV que celle-ci porta l'allocation à 359 €.

    Les retraités Allemands contraints de retravailler

    Ils distribuent des journaux, rangent les étagères dans les supermarchés, font des sondages par téléphones, portent des journaux à 5 heures du matin, travaillent comme portier la nuit..… Plus de 660 000 retraités Allemands travaillent à temps partiel pour compléter leur pension. Un nombre en hausse constante, la multiplication des mini-jobs et des faibles salaires donne un complément aux des retraites de misère. C'est comme chez nous, le nombre d'appels téléphoniques pour souscrire un abonnement, pour une association, sont devenus monnaie courante.

    «Wolgang, 57 ans, sert des parts de gâteau à la cafétéria d’un centre de soins au cœur de Berlin. Cet homme est à la retraite depuis plus de deux ans. Après deux crises cardiaques, il a du cesser son activité de chauffeur. Mais impossible pour lui de passer ses journées entre mots croisés et jardinage».

    En tant que retraité je touche 525 euros par mois. Je paye un loyer de 440 euros. Avec téléphone, le gaz, etc, il faut rajouter 150 euros. Et cela ne suffit pas. Il faut bien vivre de quelque chose c’est pour ça que je travaille ici !

    Il travaille 20 heures par semaines dans ce centre pour 390 € par mois. Les contrats Hartz IV exonèrent l'employeur de charges sociales tant que le salaire n'excède pas 400 €/mois.

    La paupérisation, n'a cessé de se développer dans tout le pays. Ces 660.000 retraités qui travaillent ne représenteraient que 3,3 %  de personnes âges de plus de 65 ans. Seulement, ils sont de plus en plus nombreux, ils étaient 416.000 en 2.000, et leur nombre a augmenté de plus de 58 % en dix ans. Cette paupérisation est aussi la cause d'une forte augmentation du coût de la vie. «Les prix ont augmenté dans beaucoup de domaines particulièrement importants pour les séniors, comme le chauffage ou la santé».

    Les pensions de l’assurance de retraite Allemande ont perdu 10% de leur valeur durant les dix dernières années.

    La cause serait, la hausse des mini-jobs et des emplois à faible rémunération.

    Toujours pas de salaire minimum.

    Le vieillissement de la population des séniors particulièrement élevé en Allemagne, ne peut que conduire à accroître la paupérisation durant les vingt prochaines années. C'est la raison pour laquelle le gouvernement entend avec les représentants des retraités dialoguer pour un salaire minimal interprofessionnel.

    Des salaires de misère ne peuvent entrainer que des retraites de misère.

    Ceci amène la question, un pays économiquement fort est en situation de précarité au même titre que la France, l'Italie et d'autres c'est donc que l'Europe telle qu'elle est, telle que nos dirigeants depuis plusieurs décennies l'ont construite n'est pas bonne. La crise n'est pas seule en cause, ce qui l'est c'est la mondialisation qui a envahit nos pays par la liberté d'échanges commerciaux qui nous sont défavorables par nos coûts salariaux. Cette Europe n'a pas su se protéger des pays émergents et de ceux à bas coûts de main d’œuvre. Nos industriels pour vendre et pour leurs profits se sont tournés vers ces pays en favorisant leur développement par l'implantation de moyens industriels. Nous avons gardé notre savoir faire de haut niveau mais perdu tout ce qui touche à la consommation courante porteuse de richesse. Nous n'achetons plus Français, mais ce qui vient d'ailleurs, et nous contribuons de ce fait au développement de ces pays fabricants avec notre savoir faire. Nous contribuons à leur richesse mais à notre pauvreté, et cela durera jusqu'à ce qu'un équilibre s'instaure entre eux et nous. Nous aurons dégradé les conditions de vie pour beaucoup d'entre nous.

    Le prochain article sera, Les révolutions musulmanes Tunisie, Égypte, Libye,

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