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patrick buisson

  • La Sarkozie en pleine tourmente avec,

    Ziad Takieddine, Karachi, les sondages de l’Élysée, Tapie, Guéant , puis Copé, et maintenant Buisson,

    Nicolas-Sarkozy-et-Patrick-Buisson

    Document du JDD/Reuters

    Support Wikipedia Cela fait beaucoup pour la Sarkozie. A-t-on déjà vu une telle trainée de casseroles, certes, elles ne sont pas toutes directement imputable à l'ancien président Nicolas Sarkozy mais, elles le touche. La dernière affaire Buisson sonne le coup de grâce avant les municipales. De mensonges en vérités, Patrick Buisson eut beau démentir qu'il n'a jamais enregistré des réunions stratégiques en présence de Sarkozy et de ses collaborateurs que l'on nomme de premier cercle, Jean-Michel Goudard publicitaire, Claude Guéant, Pierre Giacometti biens connus, et Franck Louvrier président de Publicis et conseiller du président, Sarkozy ne faisait rien qui ne soit pas dans le vent des sondages, tout le contraire du président Hollande. Son avocat Maître Gilles William Goldnadel, a donc aussitôt démenti l'information d'un article du Point, et l'avocat ajoutait même «Le Point raconte n'importe quoi, selon le site Atlantico. Ce n'est qu'à la suite des révélations du Canard enchaîné et du site Atlantico que l'avocat s'est repris sur BFM tv. Pour lui ce ne serait que des notes de travail afin d'études.

    De plus, Buisson détruisait la plupart des enregistrements pour en faire d'autres, ce qui est tout à fait normal, lorsqu'ils ne servent plus à rien, mais il lui arrivait aussi d'envoyer des enregistrements à Étienne Mougeotte quand il était directeur des rédactions du Figaro. Pour d'autres, biens informés, sur les agissements de Patrick Buisson, ce serait simplement une façon d'ouvrir son parapluie en cas de mises en cause de son action. Dans ce milieu, les peaux de bananes sont partout.

    Selon le Canard enchaîné, un de ses amis explique que Patrick Buisson voulait faire un verbatim des années Sarkozy afin d'inscrire son nom au panthéon de l'histoire. Or, cette argumentation fut reprise le mercredi 06 mars à l'émission C dans l'air d'Yves Calvi, par le journaliste Yves Thrérard directeur adjoint à la rédaction du Figaro, évoquant le verbatim de Jacques Attali lors des années Mitterrand. D'ailleurs, il fut le seul à tenir ces propos, tant ils sentaient la partialité. Seulement, il oublia, au passage, que le dictaphone de Patrick Buisson était dans la poche de sa veste, ce qui n'a rien à voir avec les notes de Jacques Attali, et avec les années Mitterrand. On comprend bien son attention d'atténuer la portée de ce scandale, c'est d'ailleurs ce qui lui fut rétorqué par le magistrat honoraire Philippe Bilger.

    Il s'agissait de concrétiser des changements au sein du gouvernement afin de s'adapter à une évolution née du printemps arabe, et de préparer l'échéance de mai 2012. Il fut donc question de Michèle Alliot-Marie, ministère des affaires étrangères qui, à l'époque, était soupçonnée de liaison avec le président de la Tunisie Ben Ali, au moment ou il était sur le point d'être renversé, et de Brice Hortefeux qui tenait le ministère de l'intérieur et dont la crédibilité était menacée sur la sécurité, mais aussi sous le coup d'une condamnation pour injures racistes. De plus, Gérard Longuet devait prendre les Armées à la place d'Alain Juppé qui devait prendre les Affaires étrangères.

    Sarkozy, toujours selon le Canard enchainé qui tient les enregistrements, demanda à ses collaborateurs, «vous n'avez pas d'état d'âme pour Brice ?». Buisson, «on n'en a tous, on aime Brice, mais il faut faire un choix politique». Sous entendant que Brice Hortefeux ne peut être le politique qu'il faut pour 2012. Sarkozy de répliquer «qu'il ne veut finir comme Daniel Vaillant avec Jospin ?». «Brice dit que le sentiment d'insécurité a régressé alors que toutes les études montrent que ce n'est pas vrai». Finalement Claude Guéant va le remplacer. Quant à MAM, elle fut virée.

    Ou le débat vaut son pesant d'or, c'est autour de Jean-Louis Borloo ministre d’État et de l’Écologie qui espérait le poste de premier ministre, il rêvait rappelez-vous, il se sentait devenir puissant. Mais quand Sarkozy évoqua le remplacement de François Fillon, ce fut tout autre chose, il pensait plutôt à Alain Juppé,

    «remplacer Fillon par Borloo, c'est grotesque. Y a qu'une seule personne qui pourrait remplacer Fillon aujourd'hui, c'est Juppé. Je m'entends très bien avec Alain. Même si Fillon n'est pas décevant, il est comme on le sait. Le fait qu'il disparaisse là, il va s'en prendre plein la gueule».

    Dans cette réplique Borloo en prend aussi plein son nez, ce qui ne l'empêcha pas de soutenir Sarkozy, mais pouvait-il faire autrement ? Quant à Fillon, tout juste pas décevant, il resta premier ministre.

    Ce qui est merveilleux dans ce débat c'est l'importance attachée aux sondages, et ce que l'on en tire, pour faire valser les ministres, avec la cote d'amour du président. Le travail qui est fait n'a que peu d'importance, il suffisait d'être dans la jambe de Sarkozy et bien noté par Patrick Buisson. Et, pour cela, Patrick Buisson s'y connait quand il dit à son Petit ou le Nain, «tu as pris une bonne décision politique, forte, courageuse. Entre la manière dont tu apparaitras et ce que tu fais, il y a un président dont la densité ne cesse de monter». Il manipulait fort avec des mauvais.

    Mais, c'est ensuite lorsque Goudart quittant l’Élysée avec Buisson en voiture officielle, que le duo refait le film.

    Guéant boit du petit lait, mais il fouette, «il nous aura bien servit sur les dossiers sensibles». Des maîtres du monde ! Goudard, «MAM, Bachelot ou mon ennemi intime Darcos, tu découvres à la tête de la république des ministres nuls», «archinuls» renchérissait Patrick Buisson.

    Ce fut un tollé tant à gauche qu'à droite tous les politiques se sont indignés que l'on puisse enregistrer à son insu les propos du président de la République, mais dans la Sarkozie qui marchait sur les institutions rien d'étonnant que des conseillers se comportent de cette façon.

    Si l'on en croit l'avocat de Patrick Buisson, Nicolas Sarkozy était au parfum des enregistrements. Les époux Sarkozy n'ont portés plainte que pour atteinte à l'intimité de leur vie privée. Ils,

    «ne peuvent en effet accepter que des propos, tenus à titre privé, aient été enregistrés et soient diffusés sans leur consentement, la protection du secret des conversations privées constituant par ailleurs l’un des fondements d’une société démocratique».

    Il n'est donc pas question de plainte contre Patrick Buisson, ce qui serait plus exact puisqu'il a violé la confiance du président, c'est porter atteinte à l’État, c'est une affaire d’État.

    Dans d'autres pays Patrick Buisson serait déjà en prison.

    Cette plainte n'est en fait que ce que pouvaient faire de moins les époux Sarkozy. Toute autre plainte aurait aggravé l'affaire médiatiquement. Tout ce qui touchait les propos concernant les ministres, ne sont pas directement dans la plainte. Donc, l'avocat Maître Gilles William Goldnadel, à raison, Sarkozy savait.

    Quant à Patrick Buisson, il porte plainte pour vol des enregistrements. Mais, l'affaire se corse, le site Atlantico porte plainte pour diffamation le 6 mars contre Valeurs actuelles et contre Slate, voir Le Monde.fr.

    L'affaire n'est pas prête d'être étouffée, malgré le lobbying des médias pour qu'elle le soit. Patrick Buisson, est finalement à l'image de celui qui l'a choisi. Le problème est que cela entache toute la politique qui n'en avait pas besoin. Les deux affaires coup sur coup, Copé, Buisson ne peuvent qu'avoir des répercutions sur les municipales, faisant ainsi le bonheur du FN. L'abstention risque de battre des records, d'autant que d'autres affaires, outre celle de Copé avec les documents de l'UMP dans une armoire sous scellés par un huissier, et vous avez ce qu'il y a de pire à l'UMP. La crédibilité de cette droite qui ne respecte rien, ne peut être qu'entamée.

    L'affaire Bettencourt bien qu'elle se soit terminée par un non lieu, du fait que l'accusation d'abus de faiblesse qui ne constituait pas un lien direct avec la remise d'espèces par Madame Liliane Bettencourt en 2007 à Monsieur Nicolas Sarkozy, fut qu'il lui évita une mise en examen. Il n'en reste pas moins une suspicion de fraude, puisque d'autres personnes sont mises en examen. De plus, les autres affaires la Sarkozie montrent qu'elle a profité de son pouvoir pour agir dans un flou coupable, qui conduit les juges à mener des enquêtes.

    Dans le dossier du financement de la campagne électorale de Sarkozy en 2007, Ziad Takieddine est directement impliqué, voir, «qui est-ce», mais aussi «l'affaire Karachi et son ombre Takieddine», homme d'affaire franco-libanais qui affirmait que Kadhafi avait financé la campagne électorale de Nicolas Sarkozy. Il y a aussi le cas des 500.000 euros de Claude Guéant, voir «des tableaux à 500.000 € aux fonds d’enquête et de surveillance, l’affaire Claude Guéant».

    Les sondages de l’Élysée sont aussi l'objet d'une enquête depuis début 2013 sur la régularité des contrats conclus, sans appel d'offres, entre l'Élysée et neuf instituts de sondage. Un bureau et le domicile parisien de Patrick Buisson, encore lui, ont été perquisitionnés début avril 2012. Et puis le feuilleton Tapie du tribunal arbitral sur les 403 millions de l'affaire Adidas, voir «l'Affaire Tapie».

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