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parti socialiste

  • Difficiles engagement politique et investitures socialistes pour 2012,

    entre les clans Aubry, Hollande que les EELV viennent troubler.

    Support Wikipedia A lire la presse on a l'impression qu'au PS ce n'est pas la joie entre les présidents des conseils généraux, qui ont à appliquer les directives nationales du bureau national de l'équipe de Martine Aubry, et les cadres qui attendent leur investiture pour les législatives de 2012, dans un accord EELV-PS qui vient perturber les investitures. Il faut bien comprendre que ces socialistes qui ont fait correctement leur travail pendant tant d'années, et qui été ont critiqués par les écologistes ont des difficultés à accepter d'être évincés d'une possible députation. C'est au minimum cinq années de bons revenus, et quand la politique est son métier, il faut être désigné si l'on veut pouvoir l'exercer en tant que parlementaire. La politique c'est aussi alimentaire, contrairement aux temps anciens ou il fallait être fortuné pour la pratiquer. A cela s'ajoute de plus en plus un sentiment de revanche du clan Aubry vers celui d'Hollande qui donne l'impression d'une rancune, non encore dissipée des Aubryistes sur leur échec à la primaire. C'est vrai qu'être première secrétaire et ne pas avoir obtenu l'investiture, alors qu'elle même et son clan l'ont organisée, n'engage pas à s'investir pour le vainqueur, bien que s'il venait à gagner l’Élysée, le PS en tirerait des bénéfices.

    Vous êtes donc certainement étonnés par le silence de son parti comparé à l'offensive de l'UMP en soutien à Sarkozy, qui lui, pas encore candidat, fait comme s'il l'était. Or, quand on regarde l'équipe de campagne de François Hollande ou une pléthore de personnalités y figurent, on se demande si ce n'est pas pour faire plaisir, a-t-on besoin de toutes ces personnes pour une campagne présidentielle ?

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    Avec une telle force de frappe, elle devait faire un tabac, et bien, non pour le moment c'est silencieux. Avec ces porte-paroles qui ne répondent pas aux coups portés par l'UMP, c'est inquiétant. Mais ne faut-il pas voir dans ce mariage contre nature entre Manuel Valls responsable de la communication et Benoit Hamon, l'opposé politique, comme une œuvre de déstabilisation de la candidature de François Hollande ? Qui à bien pu faire cette association de frères ennemis ? A croire que ceux qui ont construit ce montage ne souhaitent pas sa victoire comme ce fut le cas pour Ségolène Royal. Avec les accords PS-EELV qui sont une catastrophe politique et cette équipe aphone, l'UMP de Sarkozy se frotte les mains de plaisir.

    Est-ce tout simplement Hollande qui en est le responsable ne sachant pas motiver ses collaborateurs ? On reste interloqué, à qui d'Hollande ou de Martine attribuer ce silence ? Il est aussi envisageable, eu égard à ce que d'aucuns disent de lui, qu'il est du genre peu communicatif et qu'il aime tout faire seul, sur ce point, il serait comme Sarko ce qui n'est pas bon. Il est temps que le PS se ressaisisse, si l'on ne veut pas être condamné à supporter encore cinq années notre président qui s’apprête à nous faire perdre notre souveraineté et vendre la France aux banques, voir, A Toulon Sarkozy, Français c'est de l'effort qu'il faut faire. Nous saurons ce lundi 5 décembre comment Merkozy vont nous saucissonner.

    Pour les législatives c'est autre chose, ça grince aussi dans les rangs. Cet accord EELV-PS porte entre autre sur 60 circonscriptions. Les Verts se présenteront sous l'étiquette du nom de la gauche. Le pronostic en cas de victoire de la gauche est, qu'ils pourraient en obtenir 30, et 15 en cas de défaite. Pour intégrer 60 écologistes dans les investitures socialistes cela pose un sérieux problème puisqu'il faut que des socialistes militants s'effacent pour eux. Cet accord est donc un boulet électoral pour le PS qui n'en avait pas besoin. Il donne à l'UMP, au vu du désordre de ce parti, des circonscriptions qu'il n'espérait probablement pas, un vrai cadeau à la droite. Un cadre du PS résume la situation, il y a un accord, mais des désaccords profonds.

    En premier les maires de Paris et de Lyon Bertrand Delanoë et Gérard Collomb, n'ont pas ménagé leur colère médiatiquement. Gérard Collomb ne décolère pas, il soutiendra dans la première circonscription, contre son parti, le radical de gauche Thierry Braillard son adjoint aux sports contre le Vert Philippe Meirieux. Surpris par cet accord il demande à François Hollande de revenir sur sa décision, sans résultat. Philippe Méirieu est chef du groupe écologique au conseil régional de Rhône Alpes. «Philippe Meirieu vote systématiquement contre tous les grands projets de l'agglomération lyonnaise», affirme Gérard Collomb. «Avec ses amis, il a même été jusqu'à demander à lire les scénarios financés par Rhône-Alpes Cinéma, une de nos institutions culturelles pour vérifier s'ils sont politiquement corrects. Je ne peux pas accepter cette forme de terrorisme intellectuel». Mais aussi, «Je me suis toujours battu contre les Khmers rouges, je ne plierai pas aujourd'hui devant les Khmers verts !» C'est clair, il n'est pas content.

    Gérard Collomb à François Hollande, je le soutiens s'il le souhaite, mais pas à n'importe quelles conditions. Si les priorités ne sont pas ce pas celles que je défends, le développement de l'économie et des politiques industrielles, alors, je n'aurais plus le même enthousiasme. «Je ne vois pas comment on peut mener une campagne présidentielle sans l'appui des maires de Paris et de Lyon, prévient Gérard Collomb».

    En coulisse, les amis de Hollande accusent ceux d'Aubry qui ont géré les circonscriptions d'avoir sacrifié les Hollandais dans l'accord.

    A Paris, c'est Cécile Duflot parachutée qui provoque la colère de Delanoë, même pas prévenu. «Le parachutage est une pratique délétère pour la démocratie, dans la mesure où il rompt le lien de confiance et de proximité avec les électeurs. C'est une façon datée de faire de la politique, une conception distante, voire utilitariste, du rapport avec les citoyens", dénonce Bertrand Delanoë». Or, c'est dans la 6ème circonscription ou la gauche est majoritaire qu'est parachutée Cécile Duflot. C'est Danièle Hoffman-Rispal, qui Strauss-kahnienne est passée chez Hollande qui en fait les frais. Dans une lettre elle explique pourquoi je me présente contre Cécile Duflot, cette lettre est publiée sur le site Rue 89. Tout comme le maire de Paris, son adjointe et successeure désignée Anne Hidalgo, pourtant proche également de Martine Aubry, est également révoltée qu'elle ait favorisé «sa copine Cécile Duflot».

    Un proche d'Hollande affirme que Martine Aubry a fait en sorte que ce ne soit pas les siens qui aient à payer l'accord avec les Verts.

    En Seine-Saint-Denis, Le Monde.fr écrit, les grenades sont dégoupillées. C'est vrai que dans le 9-3 ce n'est pas facile, département majoritairement à gauche, ancien bastion communiste, les chances d'une députation sont réelles. Pour Philippe Guglielmi, secrétaire fédéral du PS, le 9-3 se distingue à nouveau pour ses luttes internes. Il faut dire que le redécoupage électoral du département n'arrange pas les choses. On dirait que cela a été fait exprès. La troisième circonscription a été supprimée au profit des voisines, un peu de celle de la Courneuve rattachée à celle de Marie Georges Buffet, le territoire du Bourget à celle de Jean-Christophe Lagarde, nouveau centre, et la 6ème d'Aubervilliers à celle de Pantin. Un beau patchwork qui fait un député en moins dans ce département à forte densité de population. Daniel Goldberg qui comptait se présenter dans la 6ème, n'avait pas prévu l'arrivée d’Élisabeth Guigou, qui elle aussi à vu sa circonscription la 9ème redécoupée à l'Est et à l'ouest, la rendant électoralement trop risquée. La 6ème n'appartient à personne déclare Élisabeth Giguou, on est trois députés pour deux circonscriptions. Un beau travail de redécoupage dont L'UMP, est maître. Voila ce qui arrive quand on n'est pas capable de remporter l’Élysée.

    La direction du PS a décidé d'attribuer la 6ème à une femme, elle l'a donc inscrite pour Élisabeth Guigou, et Daniel Goldberg n'a pas aimé. Pourquoi elle et pas moi, d'autant qu'il a reçu l'appui de sa fédération. Claude Bartelone le patron déclare, «on l'empêche de se présenter devant les militants». Philippe Guglielmi, «c'est injuste de le traiter comme cela, il a fait du bon boulot». Finalement, il aura la 10ème à Aulnay-sous-Bois. Mais ce n'est pas pour autant gagné pour Guigou qui doit subir le vote des militants face à deux autres femmes. Elle peut se trouver en difficulté déclare un responsable socialiste. Ancienne garde des Sceaux, elle à quand même des chances.

    Il y a aussi des problèmes à Saint-Denis ou, il y aurait des adhésions de circonstances. A Saint-Denis-Pierrefitte-Villtaneuse, 2ème circonscription, c'est un conflit de génération qui s'oppose entre le conseillé municipal Georges Sali, tendance Hollande avec le jeune conseiller général Mathieu Hanotin tendance Aubry. A Montreuil-sous-Bois aussi, cette circonscription n'étant pas inclue dans l'accord EELV-PS, le député sortant apparenté communiste Jean-Pierre Brard voit un socialiste et un EELV contre lui. Dominique Voynet, maire de la ville regrette le soutien du PS, elle aurait bien aimer vaincre son vieil rival communiste.

    Il y a aussi d'autres circonscriptions, la 11ème de Seine et Marne, ou Jean-Marc Brulé EELV reste dans la 11ème à la suite d'un chantage de Duflot et de Jean-Vincent Placé, affirmant que les voix des écolos pour valider l'accord EELV-PS sont indispensables. Conclusion, Aubry voit Hollande pour son avis qui  s'incline sous la promesse qu'Olivier Faure qui en aura une autre. Total, Olivier Faure et ses proches n'excluent pas une candidature dissidente contre l'écolo.

    Quand à Ségolène Royal contestée dans la circonscription de la Charente-Maritime, c'est fait, elle sera la seule candidate, le Bureau national à validé sa candidature, c'est quand même un poids lourd.

    Ainsi va la politique, tout n'est pas rose chez les socialistes, mais je présume qu'ailleurs c'est la même cuisine, mais elle ne se fait pas toujours au grand jour. Favoriser ses amis pour d'autres cela a toujours été, les places sont chères.

    Le parti socialiste a validé mardi 22 novembre 900  investitures dont Cécile Duflot à Paris, et a maintenu sa décision sur Lyon. Elles portent sur 438 circonscriptions en métropole a affirmé à la presse Christophe Borgel secrétaire national aux élections. C'était l'étape avant le vote d'investiture des militants du 1er et 2 décembre et avant la convention nationale du 10 décembre qui parachèvera ces difficiles investitures.

  • L'université d'été du PS une OPA Aubryste,

    forte de ses 600 soutiens et plus !

     

     

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    Tous socialistes mais différents après les embrassades chacun dans son chemin.


    Support Wikipedia Les autres primairistes font pâle figure, François Hollande le mal aimé n'est pas à l'aise dans cette ambiance d'autant plus qu'il est donné vainqueur de la primaire au premier et second tour selon le baromètre de la primaire socialiste d'après une étude Ipsos-Logica Bussiness Consulting réalisée au téléphone sur un échantillon de 404 personnes de votants potentiels pris sur un échantillon de 3677 personnes représentant la population Française de 18 ans et plus, pendant la période du 16 au 22 août 2011.

    3Un montage tiré du sondage, le Monde.fr.

    La sympathie partisane est socialiste à 71 % ensuite viennent le PC-Front de gauche 8%, les Verts 6 % et l'extrême gauche 4 %. Les autres partis sont de 3 % à moins. Autant dire que ces primaires de la gauche ne concernent que les socialistes. 41 % au premier tour pour Hollande et 31 % à Aubry, 18 % à Royal qui remonte un peu. Au second tour, Hollande l'emporterait par 53 % contre 47 % à Martine Aubry, normal les porteurs de Royal sont plus enclins sur Hollande que sur Aubry, qui ne peut gagner, c'est évident. Rappelez-vous le Congrès de Reims ou la motion E de Ségolène Royale portée par Gérard Collomb l'avait emporté. Et puis le vote national des fédérations qui a  permit la victoire de Martine pour 102 voix sur Ségolène, vote contesté en son temps de falsification par deux journalistes Antonin André, Europe 1, et Karim, Rissouli, Canal+, dans leur livre, référence Wikipédia. Cela laisse des traces dans les sympathisants de Royal. De plus, Hollande qui est le père des enfants de Ségolène ratisse plus large, plus proche de Jacques Delors que sa fille Martine. Il s'en revendique la pensée, c'est d'ailleurs ce qui fait la colère de Martine plus à gauche que son père.

    La présence de Royal est donc un lourd handicap pour Martine, si Royale est en troisième position, au second tour Martine perd. Si Royale arrive seconde, ce qui ne peut être exclu étant donné son engagement, c'est aussi fichu pour Martine dans le contexte d'aujourd'hui.

    Il est évident qu'avec un tel sondage le camp Aubry, très largement représenté a l'université d'été, par à l'offensive, mais une offensive parmi ses partisans alors que cette consultation est pour tous ceux qui se sentent investis soit d'après le sondage 9 % de la population de gauche. Cela représenterait sur 42 millions de votants potentiels 3,8 millions de participants à la primaire ? Ce serait un succès inespéré.

    Dans l'affrontement, Martine Aubry François Hollande, celui-ci à oublié d'être présent, il ne savait qu'il fallait être là au début, pour un ancien secrétaire général pendant dix années il faut le faire, mais Lionel Jospin y était, il faut se montrer pour exister.

    Le sourire pincé d'Hollande.

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    Document Le Figaro.fr crédit photo Pierre Andrieu/AFP

    Un oubli ? Ou un oubli exprès franchement incorrect ? Arrivé deux heures après les discours d'ouverture, et de la fièvre médiatique des supporters entourant leur mentor Aubry, Royal, Valls et Montebourg mais aussi plus de 400 journalistes avec 5.000 participants. «Je suis arrivé après la bataille, si tant est qu'il y ait une bataille. Je viendrai désormais autant de fois que nécessaire pour faire pénitence, si c'est demandé», a-t-il plaisanté ?

    Chacun a pris la chaleur de l'ovation de ses supporters comme si la politique se résumait aux cris de Vive Martine, Vive Royal, Vive Hollande,... Martine, Royal, Hollande..... présidents ! Mais c'est aussi ça la politique c'est à dire sa cote de popularité, celle du peuple qui ne réfléchit plus lassé des mensonges et des entourloupes des politiques. Ces universités d'été ne sont suivies que par des initiés, le peuple de France est à la plage ou il oublie ses soucis pour un temps. Le programme politique sert à peu de chose, la preuve, ils sont tous socialistes et si différents ! Impossible d'avoir une valeur de vérité au dessus de celle des autres, chacun à la sienne, c'est d'ailleurs ce qui a fait que Jacques Delors à refusé de s'engager en décembre 1994 dans la course présidentielle, il en connaissait trop bien les contours et les chausse-trapes. On ne comprend donc pas l'engagement de Martine et le soutien de son père, ils ne peuvent gagner. Hollande le sait, et il se sent porté 42 jours avant le vote ce qui lui fait dire qu'il se sent investi. Vendre la peau de l'ours avant sa mort est toujours risqué, rappelons-nous Balladur et Chirac en 2002, mais les conditions étaient différentes.

    Bien sûr c'est une confrontation puisque chez les socialistes aucun des ténors ne prend le leadership sur les autres, ce n'est pas encore le cas de l'UMP mais cela le deviendra.

    Deux élus parisiens du 14ème arrondissement, sensibles aux idées de Benoît Hamon racontent qu'ils ne s'étonnent pas du climat ambiant. «C'est normal qu'il y ait une bataille d'égo», commente Olivier. «Quand il y a une compétition, il y a forcément des désaccords. Ils n'ont pas tous la même vision de la France ni les mêmes priorités», explique Nathalie. Le retour à la retraite à 60 ans que refuse Manuel Valls, l'austérité prônée par François Hollande, la démondialisation voulue par Arnaud Montebourg. Olivier dresse la liste. «Évidemment, il y a des différences. Et on en débat, c'est ça la politique !»

    Les grands hommes politiques n'existent plus, la cinquième république avec son régime présidentiel à détruit leur valeur issue de la quatrième elle même issue de la troisième, celle des grands qui sont devenus la référence Léon Gambetta, Henri Wallon, Jean Jaurès, Georges Clémenceau, et puis Pierre Mendès France, De Gaulle et François Mitterrand qui ont façonné avec Jules Ferry l'histoire de France. Ils avaient le pouvoir d'apporter autre chose que de suivre l'histoire, ils l'a construisait, ce qui se perd avec notre souveraineté devenue partagée, la mondialisation aidant balayant tout pour les marchés et les banques.

    Martine Aubry a tenu vendredi 26/08/11 une journée infernale avec ses 600 coordinateurs départementaux et deux radios nationales France culture et France inter. Un discours fleuve comme on peut le constater sur la vidéo ci-dessous.



    Un discours avec beaucoup d'énergie de volonté mais aussi beaucoup de retard à rattraper dans les sondages. 600.000 lettres sont prêtes pour expliquer «je veux vous parler de la France». Une vraie machine à son service pour gagner mais bien trop limitée au PS. Aubry tire à l’arme lourde contre Sarkozy. «Nous ne laisserons pas passer le budget 2012 qui ajoute l’austérité à l’austérité». Elle flingue «l’appel des très riches Français taxez-nous !» Signé par la fine fleur du patronat Français et publié par le Nouvel Observateur. Pour elle, «la droite n’a qu’un seul souhait, enfermer la France dans la crise», accuse-t-elle. En cheftaine des socialistes et voulant être celle de toute l'opposition, elle réitère les propositions des socialistes, s’attaquer au déficit public, bien sûr, «en mettant à plat les niches fiscales et sans oublier de relancer la croissance et de mettre au pas la finance». Et non à la «règle d’or», accusant Angela Merkel d'empoisonner la vie des socialistes dans toute l’Europe ! 

    Bien que Martine Aubry ait fait une OPA sur la Rochelle, espérant casser la dynamique Hollande et prendre son envol, peine perdue, elle ne décolle pas. Certes, il reste encore quarante jours et cela peut changer. Celle qui a marqué des points est incontestablement que Ségolène Royal par son punch, sa volonté clairement affichée, avec des propositions claires, elle parvient à étonner titre Le Figaro.fr. On sait que c'est une battante, qu'elle a conquis sa région la première fois rappelez-vous au grand étonnement de François Mitterrand. Ses partisans sont fous d'elle malgré les sondages, faisant depuis plusieurs mois du porte à porte. Son discours ce sont des solutions. Interdiction dans les licenciements boursiers, rendre public la liste des banques qui ont spéculé contre les États, le rétablissement de la première année de formation des enseignants, la mise en place de deux adultes par classe dans les collèges des quartiers défavorisés. «On ne sortira pas de cette crise dans le système actuel. Cela ne servirait à rien de colmater une nouvelle brèche. Mais la réponse à la précarité n'est pas dans l'assistanat. Elle est dans la responsabilité individuelle». Et puis «l'encadrement militaire des primo délinquants» ce qu'elle préconisait déjà en 2005 et qui avait provoqué un tollé. Ses partisans applaudissent, mais quelques huées sifflent aussi. La proposition choque toujours au PS. «Je ne veux plus que la gauche perde sa crédibilité sur ce sujet», réplique-t-elle avant de recoller avec le projet du PS qui prévoit le retour de la police de proximité. Au bout du compte, elle aura donné l'apparence de compter autant que les deux favoris, François Hollande et Martine Aubry, qui l'a écoutée dans la salle. Galvanisée par cette université, sûr d'elle, multipliant les rencontres elle a bluffé ses opposants. Le discours fleuve de Ségolène Royal.



    François Hollande moins convainquant à coté s'il n'était pas donné le favori des sondages il aurait été probablement absent. Après le discours d'Aubry, ce fut le sien dans la salle de l'Oratoire devant une salle comble de sympathisants.



    Pour Jean-Marc Ayrault Hollande président des socialistes à l'Assemblée, Hollande est en train de prendre une autre dimension, il renforce sa phase de présidentialisation. Pour Hollande, ce n'est pas Nicolas Sarkozy qui a créé la crise, mais «il a été incapable de trouver des solutions pour sa régulation !» «Comment pourrait-il trouver des solutions en 2012 ?». Il propose un «redéploiement des niches fiscales au service de l’emploi, de la compétitivité et de l’environnement. Réinvestissement des territoires, éducation …» Le discours est offensif, les applaudissements sont nourris. Le pic de l’applaudimètre est pour sa sortie sur l’appel des riches «Que les riches nous attendent, nous arrivons !» Lance François Hollande, la formule est bonne, Le Nouvel Observateur.

    Pour Arnaud Montebourg, il s’agit en cette période de crise comme lors de la Révolution, de renverser l’ordre ancien, de briser les chaines idéologiques, d’écrire l’histoire. C’est le sens de son projet de «démondialisation».«Je propose la reprise du contrôle de l'économie par la politique», afin de «mettre l'économie au service de l'intérêt général». Il n'est pas fondamentalement différent des autres primairistes qui globalement veulent arriver au même but mais n'emploient pas la même dialectique. «On ne battra pas le Sarkozysme en promettant l'austérité à ceux qui n’ont que leur travail pour vivre. On ne battra pas le Sarkozysme en leur promettant le nirvana du respect des critères de Maastricht ou les tables de la loi de l’Organisation mondiale du commerce. On ne battra pas Nicolas Sarkozy en appliquant ses idées à lui. On le battra en combattant les préjugés qui nous ont conduits à la faillite». Le discours d'Arnaud Montebourg,



    Le magasine The Economist de tendance libérale s'est introduit dans cette université d'été en critiquant les positions archaïques de la plupart des candidats, et ne cachant pas sa préférence pour Manuel Valls, crédité d'une «vision moderne de la gauche qui est rafraîchissante» le Blairiste en quelque sorte. Il voit en Manuel Valls le remplaçant de DSK.. «Il a osé énoncer des vérités telles que nous devons dire aux Français que l'effort budgétaire sera aussi important que celui qui a été réalisé après la Libération». «Le jour où les paléo-socialistes de la génération Mitterrand autoriseront de telles personnalités à émerger sera l'aube d'une vraie révolution», lance l'éditorialiste. Manuel Valls a réagi, «je ne sais pas s'il faut dire qu'on est satisfait, mais je trouve que l'analyse que fait The Economist sur les différentes personnalités, et sur ce que je représente, est pertinente», a-t-il répondu. Le discours de Manuel Valls,



    Le dernier discours est celui de clôture prononcé par Harlem Désir secrétaire général par intérim. Quelques extraits :

    «Nous ne cherchons pas la victoire pour la victoire, le pouvoir pour le pouvoir, nous voulons la victoire pour la France, nous voulons le pouvoir rendu aux Français. Car les Français attendent cette victoire, ils l'exigent de la gauche, ils l’exigent de nous». «Les Français n'oublieront pas le cynisme de ces Robins de bois à l'envers qui prennent aux pauvres pour donner aux riches, qui prennent au RSA pour donner à l'ISF, pour donner à M.Tapie, à Mme Bettencourt et au 1er cercle de l'UMP. Ces belles personnes qui, comme M.Wauquiez, qualifient les chômeurs de cancer de notre société ! Ces Tartuffes qui nous querellent sur les fichiers de nos primaires mais qui veulent ficher les allocataires sociaux comme Monsieur Mariani et Monsieur Bertrand !» «Berlusconi, Sarkozy, Merkel, Cameron, Barroso, ils n’ont su coordonner que leurs échecs, leur impuissance à sortir le continent de la récession, ils n’ont su coordonner que l’austérité qu’ils veulent imposer aux peuples d’Europe».

    La photo de famille clôture cette université d'été ou chaque primairiste a eu la possibilité de s'exprimer pour exposer ses objectifs. C'est déjà une confrontation qui les divisent mais qui ne les désunis pas en attendant les débats télévisés. C'est une leçon de démocratie ou chacun a pu montrer ses forces n'ayant qu'un seul but celui de battre Sarkozy. Jamais une telle occasion de prendre le pouvoir ne s'est si bien présentée, et s'ils n'y parviennent pas cela signifierait que ce parti tel qu'il est doit changer mais aussi que la gauche n'a plus d'avenir dans cette mondialisation libérale.

    Jean-Michel Baylet le radical socialiste s'est tenu à l'écart de ces confrontations écoutant les discours par courtoisie a-t-il dit. Probablement frustré, il a menacé avec ses onze élus radicaux au Sénat d'empêcher le basculement à gauche de la chambre haute.

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    Le prochain article sera Primaire PS la cible des candidats marque...

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