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pétain suite 37

  • Philippe Pétain, Maréchal de France, ses années noires de 1940 à 1944, suite 37,

    le régime de 1940.

     

    Avant propos.

    Support Wikipedia Ce régime a été dénommé «Régime de Vichy» par ce qu'il fût installé dans la ville de Vichy. Cette ville a été choisie par ce qu'elle possédait des structures d'accueil importantes en hôtels et villas, et de plus, étant une ville à la fois historique et moderne par ses activités touristiques et de cures thermales, avec un central téléphonique important, voir le site officiel de la ville de Vichy. Se trouvant en zone libre elle répondait pleinement à la condition pour former un gouvernement dirigé par des Français. Depuis que les historiens, les femmes et hommes politiques, les livres d'histoire et tous les médias dénomment «Régime de Vichy« ou moins souvent «gouvernement de Vichy» le régime pétainiste évoquant cette triste période de l'occupation Allemande ou Paul Reynaud installa son gouvernement du 10 juin 1940 au 20 août 1944, qui ensuite, fut repris pas Pétain, nombreux sont les vichyssois qui essayent de faire modifier cette dénomination qu'ils trouvent discriminatoire affectant à leur belle ville le lourd fardeau de ce gouvernement collaborationniste.

    Pour donner un caractère légal à ce fait, le député de l'Allier Gerard Charasse que j'ai eu l'honneur de rencontrer associé à des personnalités de tout bord parmi lesquelles Messieurs Paul Giacobbi, Noël Mamère, Emile Zuccarelli ...  essayent par une proposition de loi n° 729 enregistrée à la Présidence de l'Assemblée nationale le 26 mars 200313 février 2003 qui vise à substituer, dans les communications publiques invoquant la période de l'État français, aux références à la ville de Vichy, l'appellation «dictature de Pétain».

    Vichy n'est pas le siège d'un gouvernement traitre à la Patrie mais la Reine des Villes d'Eaux

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    L'exposé des motifs est le suivant,

    Depuis plus de cinquante années, diverses appellations utilisant le nom de la ville de Vichy servent à désigner le régime de l'État français né du vote du 10 juillet 1940. Tandis que, d'années en années, l'opposition des quatre-vingts parlementaires ayant voulu défendre la République reçoit un hommage grandissant, l'utilisation du nom de la ville de Vichy dans un sens négatif s'étend, allant jusqu'à prendre des formes substantivées censées désigner la trahison ou l'esprit de capitulation. Or, après l'appel du 18 juin du général de Gaulle, cette ville a accueilli le deuxième acte de résistance: celui des quatre-vingts parlementaires qui ont refusé d'installer un régime d'exception et xénophobe. Afin que ce second événement prenne le pas dans l'expression, comme il l'a pris dans l'Histoire, sur la seule installation du régime de l'État français à Vichy, il convient d'inciter, dans les textes d'origine privée, et d'obliger, dans les textes officiels, la substitution d'une dénomination de nature à rappeler le mode d'avènement de ce régime et son caractère autocratique à celles se référant à la ville de Vichy. Les travaux menés depuis plusieurs années par le Comité en l'honneur des quatre-vingts parlementaires du 10 juillet 1940, avec des historiens, des parlementaires et des citoyens, a permis de proposer l'appellation «dictature de Pétain».

    La suite argumentaire du député Gérard Charasse qui m'a été présenté par le journaliste Dominique Dutilloy peut être consultée ci dessous,

    argumentaire-presente-par-le-journaliste-dominiquedutilloy-qui-oeuvre-depuis-toujours-contre-cette-denomination-regime-de-vichy.1294832703.doc

    Afin de ménager les susceptibilités d'autant plus que, d'une part la proposition de Gérard Charasse n'est pas encore adoptée, et que d'autre part, Philippe Pétain a obtenu les pleins pouvoirs d'une façon démocratique je préfère utiliser la dénomination Régime de 1940 au lieu de Régime de Vichy.

    Dans le gouvernement de Paul Reynaud du 21 mars au 16 juin 1940 Philippe Pétain est vice président du Conseil à partir du 18 mai. C'est à l'issue de la réunion à Bordeaux le 16 juin que Paul Reynaud président du Conseil présente sa démission au président de la république Albert Lebrun, la France n'a plus de gouvernement. Paul Reynaud propose Philippe Pétain pour lui succéder et se déclare prêt à partir comme ambassadeur aux États-Unis.

    C'est dans l'après midi du 16 juin que Paul Reynaud réunit le gouvernement pour lui soumettre le projet d'union des nations Française et Britannique, conçu par Jean Monnet et que le gouvernement de Churchill venait d'accepter à Londres, où se trouve alors le général de Gaulle.

    Mais il est refusé par une majorité des présents, et à la place est acceptée la proposition de Camille Chautemps consistant à demander à l'Allemagne ses conditions pour un armistice, voir la suite 34.

    C'est dans le grand casino de Vichy que se réunit L'Assemblée nationale dans sa séance du mercredi 10 juin 1940 qui donne, sur proposition de Pierre Laval vice président du Conseil, le dépôt du projet de loi constitutionnelle suivant :

    L'Assemblée nationale donne tous pouvoirs au Gouvernement de la République, sous l'autorité et la signature du maréchal Pétain, à l'effet de promulguer par un ou plusieurs actes une nouvelle constitution de l'État français.

    Cette constitution devra garantir les droits du travail, de la famille et de la patrie.

    «Elle sera ratifiée par la nation et appliquée par les Assemblées qu'elle aura créées».

    A la reprise de la séance présidée par Jules Jeanneney après délibérations le résultat du dépouillement du scrutin sur l'article unique du projet de loi constitutionnelle :

    Nombre des votants........................649

    Majorité absolue.............................325

    Pour l'adoption...............................569

    Contre.......................................... 80

    L'Assemblée nationale a adopté. (Applaudissements.)

    M. Pierre Laval, vice-président du conseil. Je voudrais dire un simple mot monsieur le président.
    M. le président. La parole est à M. le vice-président du conseil.
    M. Pierre Laval, vice-président du conseil. Messieurs, au nom du maréchal Pétain, je vous remercie pour la France ! (Vifs applaudissements.)
    M. Marcel Astier. Vive la République quand même !

    La liste des noms des parlementaires qui ont voté pour, ainsi que ceux qui ont voté contre, est donné dans la référence de l'Assemblée nationale citée ci dessus.

    Ce texte législatif n'ayant pas été voté dans les formes prévues par les lois constitutionnelles de 1875 organisant les institutions de la Troisième République, sa régularité est sujette à caution, mais il met fin, de fait, à la forme républicaine du gouvernement de la France.

    Nous entrons dans un régime dictatorial ou la république Française n'a plus rien à voir

    La nouvelle constitution, rédigée par le maréchal Pétain, ne fut jamais promulguée, le chef de l'État n'édictant que 12 actes constitutionnels, pris entre 1940 et 1942 sur la base de la loi constitutionnelle de 1940, pour organiser provisoirement le régime de l'État français. Le projet de Constitution prévoyait de conserver pour le chef de l'État le titre de président de la République.

    Pétain à l'époque avait 84 ans et sa santé était florissante et c'est par devoir et uniquement qu'il va accepter la tâche écrasante de succéder à Paul Reynaud.

    Nouveau président du Conseil Philippe Pétain déclare le 17 juin 1940, «je fais à la France don de ma personne pour atténuer son malheur». Il vient de demander à l'Allemagne nazie les conditions d'un armistice. Dans son message aux Français du 25 juin, il annonce un ordre nouveau qui commence, voir la suite 34.

    Voici ce qu'écrit le général Hering pour répondre à l'accusation d'ambition sénile formulée par le général de Gaulle lors du procès de Philippe Pétain devant la Haute Cour :

    «quand je me suis présenté à la villa Sévigné le lendemain du jour ou l'Assemblée nationale venait de conférer à celui qu'elle considérait comme le sauveur de la France le titre de chef de l'Etat avec les pleins pouvoirs, j'ai demandé au maréchal : peut-on vous féliciter ? A titre de martyr seulement m'a-t-il répondu sans cacher son émotion», dans Réponse à Charles de Gaulle par le général Hering.

    Ce qu'il faut noter que, pas un seul parlementaire n'a voulu assumer la lourde tâche de diriger le pays dans cette période difficile, et qu'ils étaient libérés de la donner à un homme de 84 ans fut-il en bonne santé et possédant un si glorieux passé. Une telle attitude est ce qui s'appelle une lâcheté lorsque l'on est un élu du peuple. Quand aux 80 parlementaires qui ont refusé l'investiture de Pétain ce n'est pas mieux dès lors que l'on ne propose rien de cohérent. Il est très aisé de dire non et d'en tirer une gloire, seulement les Français que devenaient-ils ? A cette époque nous étions perdus, nous ne savions pas ce qui pouvait nous arriver et nous ne pouvions aller ailleurs comme de nombreux parlementaires l'ont fait. Une fois que nous avons su que Pétain était notre président, ce fut un soupir de soulagement, il avait le peuple pour lui, c'était un vrai plébiscite. Je n'écrirais pas comme Charles Mauras avec le même esprit nationaliste que Pétain fût l'homme providentiel, il fût celui qui a mes yeux se sacrifia par ce que les autres ont fui la responsabilité de leur fonction.

    Je ne reprends pas les thèses du Front national mais, il faut bien se rendre à l'évidence que donner les pleins pouvoirs à Pétain qui est déjà un homme très âgé même avec toute sa tête étaient de la part des parlementaires, une lâcheté.

    En dehors de mon sentiment personnel qui n'a aucune portée eu égard aux historiens Éric Conan et Henry Rousso, il est inexact de soutenir que ce serait «la Chambre du Front populaire» qui aurait accordé les «pleins pouvoirs» en raison, d'une part, de l'évolution politique advenue depuis 1936 et d'autre part, de la présence des sénateurs, 212 «pour» sur les 235 votants, et enfin de l'absence de nombreux parlementaires,

    «il faut rejeter le slogan selon lequel c'est «la chambre du Front populaire» qui a sabordé la République, cliché véhiculé depuis longtemps par l'extrême-droite pour dédouaner le régime pétainiste et repris récemment par ceux qui affirment que les «crimes de Pétain» doivent être assumés par la République, celle-ci ayant eu sa part dans l'avènement du nouveau régime.

    Cette assertion, souvent répétée au cours des polémiques de 1992, est inexacte, même si elle recèle une part de vérité dans la mesure où il n'y eut pas d'élection législative entre le 5 mai 1936 et le 10 juillet 1940. Elle sous-estime d'abord l'évolution politique entre 1936 et 1940, la fragilité de la coalition des radicaux, des socialistes et des communistes ou encore les fractures engendrées en 1938 par la crise de Munich.

    Surtout, elle fait fi de la présence, au casino de Vichy, de 245 sénateurs qui, pour le moins, n'avaient guère été favorables, dans leur immense majorité, au Front populaire, puisque c'est le Sénat qui avait fait chuter le premier gouvernement Blum. Ensuite, il faut rappeler que, sur un effectif de 907 députés et sénateurs en 1939, seuls 670 étaient présents à Vichy».

    Selon Jean-Pierre Azéma et Olivier Wieviorka,

    «on affirme régulièrement que la République a été bradée par la chambre du Front populaire. Il faut apporter deux correctifs à cette assertion le plus souvent malveillante, tout comme les parlementaires du Massilia (le paquebot de ligne réquisitionné par le gouvernement Paul Reynaud replié en juin 1940 à Bordeaux), les députés communistes étaient absents, exclus à la suite du pacte germano-soviétique, et surtout, l'Assemblée nationale comprenait les sénateurs qui, par deux fois, avaient fait tomber Blum».

    Une critique de ces analyses est exposée par Simon Esptein,

    «Le groupe qui domine le Sénat est en effet le Parti Radical, et celui-ci fait intégralement partie de la coalition du Front Populaire. Le Sénat ajoute donc de très nombreux radicaux aux députés élus en 1936. La réalité est, on le sait, moins exaltante, 36 parlementaires de la SFIO votent contre Pétain, mais 90 parlementaires de la même SFIO votent pour le même Pétain. Dans leur grande majorité (90 contre 36), les socialistes ont votés, comme les autres, comme l'ensemble des antifascistes du Front Populaire, comme les partis du centre et de droite, la fin de la République».

    Concernant l'attitude des parlementaires issus du Front populaire,

    Léon Blum a eu ce commentaire, «tel camarade qui, à mon entrée dans la salle, s'était précipité vers moi la main tendue, m'évitait visiblement au bout d'une heure. De moment en moment, je me voyais plus seul, je me sentais plus suspect. Il ne surnageait plus que quelques débris intacts à la surface de la cuve dissolvante. Le sentiment cruel de ma solitude ne m'avait pas trompé, j'avais bien eu raison de me juger désormais comme un étranger, comme un suspect au sein de mon propre parti».

    Vincent Auriol a eu ce commentaire,

    «voici Léon Blum. Quelques rares et fidèles amis autour de lui. Où sont les 175 parlementaires socialistes ? Quelques-uns sans doute n'ont pu venir... mais les autres ? Sur 150 députés et 17 sénateurs socialistes nous ne sommes que trente-six fidèles à la glorieuse et pure mémoire de Vaillant, de Guesde, de Jaurès».

    En ce qui concerne les députés communistes, 61 parlementaires communistes, 60 députés et un sénateur ne peuvent siéger, depuis le 16 janvier 1940, ils sont déchus de leur mandat à la suite du pacte germano-soviétique et du décret-loi d'Édouard Daladier du 26 septembre 1939 interdisant le Parti communiste. Simon Esptein avance l'analyse suivante,

    «Les communistes ayant dénoncé le pacte germano-soviétique sont là et ils votent en majorité pour Pétain. Quant aux autres, ceux qui sont restés fidèles à la nouvelle ligne du parti, ils soutiennent le pacte et sont en phase défaitiste révolutionnaire aiguë, ils sont hostiles à tout effort de résistance nationale ce n'est certainement pas sur eux, en juillet 1940, qu'on pouvait compter pour défendre une République dont ils dénonçaient, depuis l'automne 1939, le caractère impérialiste, belliciste et bourgeois».

    Concernant l'origine des opposants, Simon Epstein cite Daniel Mayer, «Les socialistes représentaient un pourcentage relativement important du total des opposants dira Daniel Mayer, mais il précisera aussitôt, dans la même phrase, qu'il s'agissait d'un pourcentage infime en face de la composition du parti socialiste», ainsi que Vincent Auriol, «Les 80 opposants appartiennent à toutes les tendances politiques du Parlement et du pays. Tous les partis ont leurs renégats et leurs traîtres». Parmi ceux qui votèrent non, Vincent Badie est célèbre pour s'être écrié après le vote «Vive la République quand même !»

    On se demande bien ce qui serait advenu si Pétain n'avait pas pris la charge de la France quand on voit ces parlementaires se rejeter la responsabilité du vote d'investiture !

    Le discours de Pétain le 11 juillet après les pleins pouvoirs.

    Français,

    l'Assemblée nationale m'a investi de pouvoirs étendus. J'ai à vous dire comment je les exercerai. Le Gouvernement doit faire face à une des situations les plus difficiles que la France ait connu, il lui faut rétablir les communications du pays, rendre chacun à son foyer, à son travail, assurer le ravitaillement. Il lui faut négocier et conclure la paix. En ces derniers jours, une épreuve nouvelle a été infligée à la France, l'Angleterre, rompant une longue alliance, a attaqué à l'improviste et a détruit des navires Français immobilisés dans nos ports et partiellement désarmés. Rien ne laissait prévoir une telle agression. Rien ne la justifiait. Le gouvernement Anglais a-t-il cru que nous accepterions de livrer à l'Allemagne et à l'Italie notre flotte de guerre ? S'il l'a cru, il s'est trompé, mais il s'est trompé aussi quand il a pensé que, cédant à la menace, nous manquerions aux engagements pris à l'égard de nos adversaires, ordre a été donné à la marine Française de se défendre et, malgré l'inégalité du combat, elle l'a exécuté avec résolution et vaillance.

    La France, vaincue dans des combats héroïques, abandonné, hier, attaquée aujourd'hui par l'Angleterre, à qui elle avait consenti de si nombreux et durs sacrifices, demeure seule en face de son destin. Elle trouvera une raison nouvelle de tremper son courage en conservant toute sa foi dans son avenir. Pour accomplir la tâche immense qui nous incombe, j'ai besoin de votre confiance. Vos représentants me l'ont donnée en votre nom. Ils ont voulu, comme vous et comme moi-même, que l'impuissance de l'Etat cesse de paralyser la nation. J'ai constitué un nouveau gouvernement. Douze ministres se répartiront l'administration du pays. Ils seront assistés par des secrétaires généraux qui dirigeront les principaux services de l'Etat. Des gouverneurs seront placés à la tête des grandes provinces Françaises.

    Ainsi, l'administration sera à la fois concentrée et décentralisée. Les fonctionnaires ne seront plus entravés dans leur action par des règlements trop étroits et par des contrôles trop nombreux. Ils seront plus libres, ils agiront plus vite, mais ils seront responsables de leurs fautes. Afin de régler plus aisément certaines questions dont la réalisation présente un caractère d'urgence, le Gouvernement se propose de siéger dans les territoires occupés. Nous avons demandé, à cet effet, au Gouvernement Allemand, de libérer Versailles et le quartier des Ministères à Paris.

    Notre programme est de rendre à la France les forces qu'elle a perdues. Elle ne les retrouvera qu'en suivant les régies simples qui ont de tout temps assuré la vie, la santé et la prospérité des nations. Nous ferons une France organisée, où la discipline des subordonnés réponde à l'autorité des chefs, dans la justice pour tous. Dans tous les ordres, nous nous attacherons à créer des élites, à leur conférer le commandement, sans autre considération que celle de leurs capacités et de leurs mérites. Le travail des Français est là ressource suprême de la patrie. Il doit être sacré.

    Le capitalisme international et le socialisme international qui l'ont exploité et dégradé font également partie de l'avant-guerre. Ils ont été d'autant plus funestes que, s'opposant l'un à l'autre, en apparence, ils se ménageaient l'un et l'autre en secret. Nous ne souffrirons plus leur ténébreuse alliance. Nous supprimerons les dissensions dans la cité. Nous ne les admettrons pas à l'intérieur des usines et des fermes. Pour notre société dévoyée, l'argent, trop souvent serviteur et instrument du mensonge, était un moyen de domination. Nous ne renonçons ni au moteur puissant qu'est le profit, ni aux réserves que l'épargne accumule. Mais la faveur ne distribuera plus de prébendes.

    Le gain restera la récompense du labeur et du risque. Dans la France refaite, l'argent ne sera que le salaire de l'effort. Votre travail sera défendu. Votre famille aura le respect et la protection de la nation. La France rajeunie veut que l'enfant remplisse vos coeurs de l'espoir qui vivifie et non plus de la crainte qui dessèche. Elle vous rendra, pour son éducation et son avenir, la confiance que vous aviez perdue. Les familles Françaises restent les dépositaires d'un long passé d'honneur. Elles ont le devoir de maintenir à travers les générations les antiques vertus qui font les peuples forts. Les disciplines familiales seront sauvegardées.

    Mais, nous le savons, la jeunesse moderne a besoin de vivre avec la jeunesse, de prendre sa force au grand air, dans une fraternité salubre qui la prépare au combat de la vie. Nous y veillerons. Ces vieilles traditions qu'il faut maintenir, ces jeunes ardeurs qui communieront dans un zèle nouveau, forment le fond de notre race. Tous les Français fiers de la France, la France fière de chaque Français, tel est l'ordre que nous voulons instaurer. Nous y consacrerons nos forces. Consacrez-y les vôtres. La patrie peut assurer, embellir et justifier nos vies fragiles et chétives. Donnons-nous à la France ! Elle a toujours porté son peuple à la grandeur».

    La suite 38 sera ce que pensent les historiens du maréchal

    Références,

    http://www.ville-vichy.fr/histoire-vichy.htm
    http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9rard_Charasse
    http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion0729.asp
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Monnet
    http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/cr_10-juillet-1940.asp
    http://www.generalhering.org/reponse-a-charles-de-gaulle/#/0
    http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ric_Conan
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Lois_constitutionnelles_de_1875
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Troisi%C3%A8me_R%C3%A9publique
    http://fr.wikisource.org/wiki/Projet_de_constitution_du_30_janvier_1944
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Actes_constitutionnels_de_Vichy
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_constitutionnelle_du_10_juillet_1940
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Maurras
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_de_Munich
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_L%C3%A9on_Blum_%281%29
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Vincent_Auriol
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_Parti_communiste_fran%C3%A7ais#Septembre_39_-_Juin_40_:_De_la_dissolution_du_Parti_.C3.A0_l.27entr.C3.A9e_des_Allemands_dans_Paris
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Az%C3%A9ma
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_Wieviorka
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Massilia_%28paquebot%29
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Mayer
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Vincent_Badie

     

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