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pétain suite 19

  • Philippe Pétain, Maréchal de France, suite 19,

    l'armistice du 11 novembre 1918.

    Entre 5 h 12 et 5 h 20

    Le 11 novembre, entre 5 h 12 et 5 h 20 du matin, l'armistice est signé, avec une application sur le front fixée à 11 heures du matin, et ce pour une durée de 36 jours qui sera régulièrement renouvelée. L'armistice marque la fin de la Première Guerre mondiale, 1914-1918, la victoire des Alliés et la capitulation de l'Allemagne. Le cessez-le-feu entraîne dans l'ensemble de la France des volées de cloches et des sonneries de clairons annonçant la fin d'une guerre qui a fait plus de 18 millions de morts et des millions d'invalides ou de mutilés. Les généraux Allemands et alliés se réunissent dans un wagon-restaurant aménagé du maréchal Foch, dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne. À la suite de cet armistice est signé le traité de Versailles, le 28 juin 1919 .

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    Par le peintre Willian Orpen, Wikipédia.

    Faire la paix en 1919, une gageure,

    La conférence de la paix s’ouvre à Versailles le 18 janvier 1919. Deux mois après l’armistice, la question reste entière, comment pacifier l’Europe après un conflit aussi dévastateur ? Boiteux, le règlement des hostilités l’est assurément dès l’origine, car tous les pays entrés en guerre en 1914 ont la conviction de l’avoir faite pour de bonnes raisons. Comme la France, l’Allemagne estime avoir été attaquée. Les dispositions du traité instituant la responsabilité unilatérale de l’Allemagne dans le déclenchement du conflit ne pouvaient être acceptées outre-Rhin. Elle n’est d’ailleurs pas conviée à la table des négociations, procédé alors inédit dans l’histoire diplomatique. Des lignes de faille entre nations victorieuses sont également décelables, ce qui complique encore la situation. La paix prônée par le président Américain, le démocrate Woodrow Wilson, s’oppose ainsi à la volonté d’écrasement de l’ennemi héréditaire prévalant côté Français. Les Britanniques, fidèles de leur côté à leur souci pluriséculaire d’équilibre des puissances sur le continent, veillent sans relâche à empêcher la France d’obtenir des conditions trop favorables. Ces tensions pèsent lourd sur l’élaboration du traité, et son contenu final est paraphé le 28 juin 1919, cinq ans exactement après l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand à Sarajevo.

    Analyse de l'image,

    Le tableau de sir William Orpen, peintre accrédité par l’armée Anglaise durant le conflit, est un peu l’image d’Épinal de l’événement, maintes fois reproduit dans les manuels scolaires. Sa limpidité immédiate, les plénipotentiaires Allemands Müller et Bell signant la mort dans l’âme sous le regard dominateur de Wilson, Clemenceau et Lloyd George en face d’eux, n’est toutefois pas sans dissimuler quelques subtilités. Il semble en effet que, fortement marqué par son expérience de la vie des tranchées, Orpen ait voulu minimiser quelque peu la superbe du trio de dirigeants alliés tel qu’il apparaît. Orpen contrebalance la majesté des gouvernants victorieux en les écrasant sous les hauts plafonds de la galerie des Glaces, qui occupent les trois quarts supérieurs du tableau. Omniprésents, les miroirs n’ont rien à refléter, la salle est vide en face des signataires. Sommés de se battre, les peuples ne sont pas conviés au ballet diplomatique. Que l’artiste, sur ce point, ait pris la peine de reproduire l’inscription «Le Roy gouverne» en haut au centre dit bien le fond de ses interrogations. Dans une continuité directe, son tableau de 1923, To the Unknown British Soldier Killed in France, fera d’ailleurs l’objet d’une vive polémique. Il représentait, au départ, un cercueil enveloppé de l’Union Jack et flanqué de deux soldats à l’allure de spectres, gommés par la suite sous la pression des autorités Anglaises. Précision, le lieu choisi par Orpen pour cette scène était aussi le château de Louis XIV… Interprétation un jalon essentiel du XXème siècle Européen Ce traité de Versailles vole en éclats vingt ans et deux mois après sa signature, quand la Grande-Bretagne et la France déclarent la guerre à l’Allemagne d’Hitler. Le casus belli, l’invasion de la Pologne par Hitler, découle du texte de 1919 puisque celui-ci avait établi une Pologne indépendante. Mais «le refus des puissances victorieuses de réintégrer les perdants torpilla les maigres chances de paix», Éric J. Hobsbawm, L’Âge des extrêmes, Bruxelles, Complexe, 1999, p. 60 , tant les torts ne pouvaient, au sortir de la Grande Guerre, être endossés par les seuls Allemands. En réalité, le traité de Versailles ne satisfait pas grand monde dès sa signature. Certes, Clemenceau se réjouit de l’attitude de défaite des émissaires Allemands, «moins de superbe au jour de la signature, où les glaces du Grand Roi ne reflétaient plus que les feux follets des grosses lunettes rondes en couronnes de crânes administratifs, où la grimace du visage démentait les vagues gestes d’une courtoisie renfrognée. Un tragique silence». (Georges Clemenceau, Grandeurs et misères d’une victoire, Paris, Plon, 1930, p. 343).

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    Source galica.bnf.fr/Biliothèque nationale de France

    Il n’empêche que les clauses dures du traité, les réparations notamment, ne seront mises en œuvre que très fragmentairement. Quant au projet Wilsonien de Société des Nations, il est décrédibilisé par l’absence d’une force armée internationale, puis par le désaveu du Sénat Américain en mars 1920. La création par les commissions du traité de paix de nouvelles entités nationales comme la Yougoslavie, loin de pacifier le continent, porte en elle les germes de conflits à venir. Le traité de Versailles apparaît ainsi comme un faux répit dans un siècle de guerres. Auteur : François BOULOC

    Au front alternent des scènes d'émotion, de joie et de fraternisation à l'annonce du cessez-le-feu. La liesse déferle sur la France, tandis que retentissent les coups de canon que Georges Clemenceau a ordonné de tirer. Au Palais Bourbon, à 16 heures, Clemenceau lit les conditions d'armistice, salue l'Alsace et la Lorraine et rend hommage à la Nation. Ce «jour de bonheur» ne peut faire oublier à l'ancien combattant, revenu à la vie civile, l'expérience tragique et le message dont il est porteur. Il importe en effet que le courage et les sacrifices des soldats durant ces quatre années de guerre restent dans chaque mémoire. Ce sont les anciens combattants qui vont imposer peu à peu le 11 novembre comme une fête nationale.

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    Des canons Allemands sont traînés, le 11 novembre 1918, sur la place de l'Opéra et les boulevards, au milieu des farandoles. Source : l'album de la guerre 1914-1919. © L'illustration, référence , Les Chemins de mémoire.

    Armistice ou capitulation ?

    Armistice et capitulation mettent fin aux combats, la signification et les conséquences en sont différentes. Chaque cas est particulier, mais on peut quand même dégager quelques traits significatifs. La capitulation est une décision militaire, reconnaissance d'une défaite majeure. Cette décision peut être prise par un chef d'armée, c'est une décision lourde de conséquence, pour l'armée concernée, mise hors de combat, pour le territoire voire le pays tout entier, prise de place forte, etc.... Et pour le chef qui capitule cet acte peut être considéré comme un acte de trahison, puni de mort. La capitulation transfère le pouvoir à l'armée ennemie sur le territoire concerné, qui peut aller d'une ville, capitulation d'une garnison, au pays tout entier, en passant par une province, ex : capitulation de Montréal qui a été la retraite de l'armée Française et l'instauration d'un régime militaire Britannique sur le pays, qui se prolonge jusqu'en février 1763, alors que le roi de France cède définitivement au roi de Grande-Bretagne le «Canada avec toutes ses dépendances» via le Traité de Paris de 1763.

    Les vainqueurs peuvent organiser leur administration à leur guise. Sur le plan de la politique intérieure du vaincu, la responsabilité de l'armée perdante est symboliquement engagée. L'armistice est une décision politique. L'armée est toujours en état ou en train de combattre au moins officiellement et théoriquement. C'est la négociation politique qui fixe le résultat selon que l'armistice est offert ou demandé, les conditions de l'armistice, etc....Même si la situation militaire est telle que tout ou partie du territoire est occupé par l'ennemi, il reste théoriquement sous administration du vaincu, sous réserve des pressions et exigences de l'occupant, évidemment. En outre, alors qu'une capitulation implique nécessairement qu'il y a un vaincu, un armistice est possible entre belligérant dont aucun n'emporte la décision. Ainsi, et grosso modo, la capitulation transfère le pouvoir politique du vaincu à l'armée ennemie, alors que l'armistice ne change pas les pouvoirs internes mais change bien sûr les rapports de force, tant vis-à-vis des autres belligérants qui peuvent imposer leurs souhaits par la force, qu'en interne, pouvant conduire à des révolutions ou coups d'état.

    Par exemple, lorsqu'en 1918 la défaite militaire des puissances centrales fut claire, mais pas encore entièrement consommée, l'armée Allemande pouvait encore se battre, le choix de l'armistice permit d'éviter encore de nombreuses victimes et destruction, mais cela laissa le champ libre à la rhétorique du «coup de poignard dans le dos» de l'armée Allemande par les politiciens et les révolutionnaires. De même, lorsqu'en 1940 la défaite militaire de la France en métropole fut claire, il y eut débat sur la réponse à donner repli sur l'empire, qui aurait, en pratique, mis fin aux combats, demande d'armistice, ou capitulation choix adopté par les Pays-Bas, les militaires, emmenés par Pétain, étant de ceux qui préféraient l'armistice.

    Ainsi, la France conserva son administration et un gouvernement autonome, quoique sous influence, évidemment, contrairement aux Pays-Bas sous administration directe Allemande.

    Il ne fut pas oublier que notre défaite fût totale et que l'administration de la France en 40 par les Allemands aurait constitué une charge qu'Hitler ne voulait assurer. Je me souviens mon père revenant de son travail ne voyait les conséquences de la défaite que par une capitulation Française tant notre débâcle était grande, totale. Pour Hitler, il était préférable de prendre les ressources de la France pour conduire son ambition passer la Manche pour combattre l'Angleterre, et pour construire le fameux mur de l'Atlantique qui devait le préserver d'attaques par mer. Il fallait aussi empêcher que notre flotte et notre aviation ne rejoignent pas le Royaume-Uni, qui restait le dernier pays à vaincre avec la Russie. Il ne faut non plus oublier l'Italie ni l'allié Espagnol. Hitler a rencontré Mussolini le 18 juin à Munich pour le convaincre de s'en tenir à ses vues. Mussolini voulait s'emparer de la flotte et de l'aviation Françaises, occuper la France jusqu'au Rhône, annexer Nice, la Savoie, la Corse, la Tunisie, la Côte Française des Somalis, les villes d'Alger, d'Oran et de Casablanca, ce qui n'entrait pas dans les plans d'Hitler qui considérait ces prétentions démesurées et de nature à compromettre la signature de l'armistice qui ont été les raisons de l'engagement de l'Italie. Ce sont toutes ces considérations complexes qui vont déterminer le contenu de la convention d'armistice. C'est aussi la raison qui a fait qu'une zone libre à été permise sachant qu'un gouvernement Français sous domination Allemande ne pouvait qu'être dans une zone non occupée.

    Il ne faut cependant pas exagérer la portée du distinguo, la forme armistice ou capitulation que peut prendre la soumission du vaincu au vainqueur compte bien moins que les rapports de forces politique, militaire et diplomatique, tels qu'ils transparaissent dans les clauses de la convention ou dans les modalités de son application.

    Les pertes.

    Elles sont difficiles a évaluer précisément plusieurs sources donnent de chiffres différents selon que l'on y tient compte des pertes civiles dues aux famines, aux maladies, et aux nombreuses violences. Le site Wikipédia donne pour les pertes civiles et militaires plus de 40 millions, 20 millions de morts et 21 millions de blessés. Ce nombre inclut 9,7 millions de morts pour les militaires et près de 10 millions pour les civils. Les Alliés de la Première Guerre mondiale perdent plus de 5 millions de soldats et les Empires centraux près de 4 millions. La France victorieuse mais meurtrie avec 1 315 000 soldats Français décomptés morts soit 27% des 18-27 ans, le deuxième taux le plus élevé après la Serbie.

    Les pertes

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    Référence, Les Français dans la Première guerre mondiale

    Les pertes par pays

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    Tableau synoptique établi d'après les chiffes officiels, par Georges Pineau et édité par le journal des mutilés et combattants, référence Vestiges 1914-1918.

    Les derniers morts au Combat.

    Le dernier jour de guerre a fait près de 11 000 tués, blessés ou disparus, soit plus que lors d'une opération majeure comme le Jour J en 1944. Certains soldats ont perdu la vie lors d'actions militaires décidées par des généraux qui savaient que l'armistice avait déjà été signé. Par exemple le général Wright de la 89ème division Américaine prit la décision d'attaquer le village de Stenay afin que ses troupes puissent prendre un bain, ce qui engendra la perte de 300 hommes. À 10 h 45 du matin, soit 15 minutes avant l'heure du cessez le feu, Augustin Trébuchon a été le dernier soldat Français tué, estafette de la 9ème compagnie du 415ème régiment de la 163ème division d'infanterie, il est tué d'une balle dans la tête alors qu'il porte un message à son capitaine. Le dernier britannique, George Edwin Ellison a été tué à 9 h 30 alors qu'il faisait une reconnaissance non loin de Mons en Belgique. Le dernier soldat Canadien a été George Lawrence Price, deux minutes avant l'armistice. Il a d'abord été enterré à Havré avant d'être transféré à Saint-Symphorien, Belgique, au cimetière militaire. Sa pierre tombale d'Havré est exposée au musée d’Histoire militaire de Mons. Enfin l'Américain Henry Gunther est généralement considéré comme le dernier soldat tué lors de la Première Guerre mondiale, 60 secondes avant l'heure d'armistice, alors qu'il chargeait des troupes Allemandes étonnées par ce qu'elles savaient le cessez le feu imminent. La date de décès des morts Français du 11 novembre a été antidatée au 10 novembre par les autorités militaires pour qui, il n'était pas possible ou trop honteux de mourir, le jour de la victoire.

    Le cimetière de Douaumont

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    Référence, Les Français dans la Première guerre mondiale.

    Les premiers armistices.

    Ce sont les armistices sur les fronts orientaux, moins célèbres que celui de Rethondes, ils auront pourtant des conséquences aussi importantes pour l'Europe et le Proche-Orient. Ils précipitent la défaite de l'Allemagne, elle perd l'ensemble de ses alliés et une grande partie de son ravitaillement en céréales et matières premières, tout en se voyant menacée sur ses propres frontières de l'Est. Pour l'avenir, ils établissent une coupure profonde et durable entre les nations vaincues, Austro-allemands, Hongrois, Bulgares, Turcs, les nations victorieuses Tchèques, Serbes, Roumains, Polonais, et celles qui, ayant rejoint trop tard le camp des vainqueurs, n'auront pas le bénéfice de l'indépendance, Ukrainiens, Slovaques, petites nations de Yougoslavie, Arabes.

    L'armistice de Thessalonique.

    Le 29 septembre 1918 est conclu entre les Alliés et le royaume de Bulgarie mettant fin au conflit sur le front d’Orient. C'est une convention d’armistice signée entre le royaume de Bulgarie et les Alliés de la Première Guerre mondiale. L’armistice est le résultat d’une demande de cessez-le-feu adressée par la Bulgarie aux forces de l’Entente le 24 septembre. Il aboutit au retrait de Sofia de la Première Guerre mondiale et organise la démobilisation et le désarmement des forces Bulgares. Les signataires du traité sont le général Français Louis Franchet d'Espérey, qui représente l’Entente, et une commission Bulgare nommée par Sofia et composée du général Ivan Lukov, du ministre Andrei Liapchev et du diplomate S. Radev. L’armistice met en place la démobilisation immédiate de toutes les forces Bulgares et leur retrait de tous les territoires Grecs et Serbes occupés. Il limite les effectifs de l’armée Bulgare et oblige le pays à rendre à la Grèce tout le matériel militaire capturé en 1916. L’armistice de Thessalonique reste en vigueur jusqu’à la signature du traité de Neuilly en 1919.

    L'armistice de Moudros.

    C'est le 30 octobre 1918 entre les Alliés et l'Empire ottoman représenté par son ministre de la Marine, Rauf Orbay et son sous-secrétaire d'État aux Affaires étrangères, Reşat Hikmet Bey, capitule devant les alliés représentés par l'amiral Britannique Arthur Calthorpe dans le port de Moudros sur l'île de Lemnos le 30 octobre 1918. Cet armistice mit fin à la guerre entre l'Empire ottoman et les alliés pendant la Première Guerre mondiale. Les Ottomans durent renoncer à leur Empire, excepté une petite partie de l'Anatolie. Dans le Caucase, l'Empire ottoman a pu retrouver ses frontières d'avant-guerre. Le traité de Sèvres, 1920 plaçait sous mandat Britannique et Français les anciennes provinces arabes de l'Empire. Dans les provinces anatoliennes, il prévoyait la création d'un Kurdistan et d'une grande Arménie, mais ces clauses n'auront pas le temps d'entrer en vigueur. En effet, les Alliés se heurtent très vite à une résistance armée, unifiée et dirigée par Mustafa Kemal Atatürk, qui va bientôt les chasser de la Turquie anatolienne et de Constantinople, actuellement Istanbul.

    L'armistice de Villa Giusti entre l'Italie & l'Autriche-Hongrie.

    Les négociateurs Autrichiens remirent aux Italiens une demande écrite de cessez-le-feu près du Lac de Garde le 29 octobre 1918. Le général Viktor Weber Edler von Webenau à la tête de la délégation Autrichienne rencontra le lendemain près de Padoue la délégation Italienne conduite par le général Pietro Badoglio. La délégation Autrichienne fut chargée de négocier l'armistice le plus rapidement possible, mais sans qu'il eut l'air d'une capitulation. Les Italiens leur remirent les conditions transmises de Paris et stipulées par la Triple Entente qui exigea la capitulation de l'Autriche-Hongrie. Peu après suivirent les clauses particulières détaillées jointes par les clauses supplémentaires de l'Italie. Von Webenau lié par les instructions de Vienne refusa de les accepter. Confronté à la demande de capitulation et à l'appréciation tout à fait irréelle de Vienne concernant la situation militaire sur le front, il n'eut pas d'autre choix que d'envoyer les trois membres de la délégation, Schneller, Liechtenstein et Rugga à Trient pour demander de nouvelles instructions du général Waldstätten . Le général les renvoya à Vienne. La première rencontre entre l'empereur Charles Ier d'Autriche, les ministres et les généraux se clôtura sans prise de décision, mais ils adressèrent une déclaration aux peuples de l'Autriche-Hongrie. Les réunions successives se terminèrent sans résultat.

    L'armistice fut signé à 15 heures le 3 novembre 1918 et entra en vigueur à 15 heures le 4 novembre 1918. Les conséquences des décisions prises à Padoue où arrivèrent les représentants de l'Autriche-Hongrie à la demande de leurs gouvernements, furent non seulement formelles mais aussi substantielles. Le signal de l'arrêt de feu du 3 novembre émis avant la signature de l'armistice fut mise en cause pour l'arrêt unilatéral des combats des forces Austro-hongroises, lire ici .

    L'armistice de Belgrade entre la France & la Hongrie.

    Le 13 novembre, l’armistice de Belgrade est signé par le général Franchet d’Esperey avec le gouvernement de Mihály Károlyi fixe la ligne de démarcation entre Hongrois et Roumains en Transylvanie. Le Banat est occupé par la Serbie.

    La suite 20 sera l'armistice à Rothondes

     

     

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