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otan

  • L'alliance États-Unis-Otan-Israël,

    ou le complot contre l'Iran.

    Tout est préparé pour une attaque contre l'Iran.

    L'attaque par l'armée Israélienne de la flottille de la liberté en eaux internationale, a mis une fois de plus, en évidence la connivence entre les États-Unis et l'Otan dans un soutien inconditionnel à Israël. Il est évident comme je l'ai écrit dans mon article «La flottille de la liberté», qu'aussi bien Barack Obama que Nicolas Sarkozy étaient au parfum et que leur accord implicite avait été donné. Le reste n'est que pour la forme par ce qu'ils ne peuvent faire autrement que de désapprouver ouvertement une telle action. La résolution de Conseil de sécurité ne condamne pas Israël pour avoir agit en eaux internationales mais seulement pour les victimes de cette attaque armée ce qui revient à admettre, que d'une part Israël peut recommencer, mais que d'autres part, les Palestiniens de Gaza sont condamnés à ne pouvoir s'armer pour se défendre, ayant contre eux, non seulement Israël, mais aussi les États-Unis et l'Otan. Le Conseil de sécurité se bornant à réclamer une enquête internationale par la voix de son secrétaire général, enquête acceptée par Israël mais menée par un ancien juge de la Cour Suprême Israélienne, c'est dire son impartialité. Quand on sait qu'Israël possède l'arme nucléaire et qu'il n'a pas signé le traité de non prolifération nucléaire tenue à Washington sous les auspices de l'ONU qui appelle à la création, dans sa résolution finale, d'un Moyen-Orient sans nucléaire, ainsi qu’au démantèlement de l'arsenal nucléaire d’Israël, on comprend de suite que tout lui est permis. Israël est considéré la sixième puissance nucléaire au monde, avec, selon Jane Defence, entre 100 et 300 ogives nucléaires.

    «Analysts at British defense specialists Jane's believe the Jewish state has between 100 and 300 nuclear warheads, putting them among the more advanced nuclear weapons states and roughly on a par with Britain». (Analysts: Israel viewed as world's 6th nuclear power, Israel News, Ynetnews, 10 avril 2010).

    En revanche, l’Iran n’a pas de capacité connue en matière d'armes nucléaires, et a signé le traité de non prolifération des armes nucléaires, ici.

    Par une amère ironie, cette résolution a été adoptée dans les jours suivant le refus catégorique du Conseil de sécurité des Nations Unies d'adopter une motion condamnant Israël pour son attaque sur la Flottille de la Liberté pour Gaza dans les eaux internationales

    Cette dernière résolution 1929 du 09 juin du Conseil de sécurité, à lire ici, transforme l'Iran en proie facile. Elle montre que les États-Unis et l'Otan ont le contrôle sur le conseil de sécurité et que la Chine et la Russie ne sont plus que des connexes à la politique de l'alliance du Nouvel Ordre Mondial. Il est certain que s'il n'y a plus de contre pouvoir au Conseil de sécurité la porte ouverte à tous les abus est ainsi permise. Or, on se demande pourquoi la Chine et la Russie se sont laissées abusées par le groupe que forme les États-Unis, l'Otan et Israël. Quel intérêt ces puissances ont-elles pour s'associer à cette mascarade d'une attaque punitive contre L'Iran ? L'embargo sur les armes empêche la Chine et la Russie de vendre des armes stratégiques et conventionnelles à l'Iran qui est un allié de ces deux pays. En vertu de quel accord ces pays ont consentis de signer cette résolution ? Imagine-t-on les conséquences d'une attaque contre l'Iran, ou bien c'est pour faire peur !

    «Une attaque contre l'Iran engendrerait immédiatement une escalade militaire. La Syrie et le Liban seraient également visés. L'ensemble du Moyen-Orient et de l’Asie centrale exploserait, une situation qui pourrait potentiellement évoluer vers un scénario de Troisième Guerre mondiale», voir ici .

    On se demande si Washington n'a pas perdu la tête résolu à mettre en place cette résolution. La Secrétaire d'État Hillary Clinton a nommé Robert Einhorn, conseiller spécial pour la non-prolifération et le contrôle des armes, en tant que coordinateur américain pour la mise en œuvre du régime de sanctions à l'encontre de l'Iran et de la Corée du Nord,

    «Le président américain Barack Obama a salué la résolution, estimant qu'elle permet d’adopter les sanctions les plus sévères auxquelles le gouvernement Iranien n’a jamais été confronté et qu’elle va envoyer un message «sans équivoque» à Téhéran sur l'engagement de la communauté internationale pour stopper la propagation des armes nucléaires». (Clinton appoints coordinator for sanctions against Iran, DPRK, Xinhua, le 10 juin 2010 .

    Cette aventure militaire menacerait l'avenir de l'humanité. L'histoire de l'Iran couvre des milliers d'années, elle est partie intégrante de la notre, ce serait un crime qu'une attaque contre ce pays soit lancée d'autant qu'il n'attaque personne et se comporte honnêtement à l'égard du monde. Ce pays à le droit de se gouverner comme il l'entend, nous n'avons pas à nous initier dans cette gouvernance, qu'il soutienne les Palestiniens qui sont martyrisés par Israël c'est son droit eu égard au soutien de monde occidental à l'égard d'Israël autrement plus important et néfaste pour l'équilibre du monde. L'Iran, c'est plus de 72 millions d'habitants et la Chine et la Russie ne pourront ne pas intervenir dans un conflit contre un pays de cette importance d'autant qu'il n'a rien fait, mais seulement pour faire plaisir à Israël !

    «Nous nous attendons à ce que chaque pays mette en œuvre de manière agressive la résolution 1929» a déclaré le porte-parole du département d'État P.J. Crowley. Si la Chine et la Russie décidaient de ne pas respecter les dispositions de la résolution, en particulier celles relatives aux ventes d'armes à l'Iran, Washington s’en servira comme une opportunité pour s'engager dans une confrontation diplomatique toujours plus conflictuelle face à Pékin et Moscou.

    Ils sont devenus fous ces Américains n'exigeant rien d'Israël qui vend aussi des armes, qui peut les comprendre dans cette injustice ? Nous sommes dans un tournant mondial précurseur à un conflit majeur, le Conseil de sécurité n'étant plus un conseil mais une chambre d'enregistrement des désirs de États-Unis, cette résolution porte une grave atteinte à la liberté de chacun d'autant quelle est partiale. Et la guerre préventive est déjà sur les planches à dessin du Pentagone depuis 2004.

    «Un plan opérationnel pour mener des attaques aériennes sur l'Iran est en état de préparation depuis juin 2005. L’essentiel du matériel militaire pour mener cette opération a été déployé, voir Michel Chossudovsky, Guerre nucléaire contre l’Iran, janvier 2006. Il ne s'agirait en aucune façon d'une invasion de l'Iran refusée par la France et l'Allemagne au niveau diplomatique, mais par contre au niveau Européen aucune personnalité politique ne s'est opposée aux perspectives de frappes nucléaires contre l'Iran. On ne voit pas très bien comment des frappes nucléaires n'engendreraient un conflit mondial mettant en œuvre les armées terrestres. En 2005, le vice-président Dick Cheney a ordonné à l’USSTRATCOM d'élaborer un «plan d'urgence», qui comporterait «une attaque aérienne de grande envergure sur l'Iran utilisant à la fois des armes nucléaires tactiques et conventionnelles». (Philip Giraldi, Attack on Iran: Pre-emptive Nuclear War , The American Conservative, 2 août 2005).

    «In Washington it is hardly a secret that the same people in and around the administration who brought you Iraq are preparing to do the same for Iran».

    «The Pentagon, acting under instructions from Vice President Dick Cheney’s office, has tasked the United States Strategic Command (STRATCOM) with drawing up a contingency plan to be employed in response to another 9/11-type terrorist attack on the United States. The plan includes a large-scale air assault on Iran employing both conventional and tactical nuclear weapons. Within Iran there are more than 450 major strategic targets, including numerous suspected nuclear-weapons-program development sites. Many of the targets are hardened or are deep underground and could not be taken out by conventional weapons, hence the nuclear option. As in the case of Iraq, the response is not conditional on Iran actually being involved in the act of terrorism directed against the United States. Several senior Air Force officers involved in the planning are reportedly appalled at the implications of what they are doing—that Iran is being set up for an unprovoked nuclear attack—but no one is prepared to damage his career by posing any objections».

    Global Research Articles by Philip Giraldi.

    Traduction,

    À Washington c'est à peine un secret que les mêmes personnes, gravitant autour de l'administration et qui ont agit sur l'Irak, proposent de faire la même chose pour l'Iran.

    Le Pentagone, agissant sous des instructions de bureau de vice-président Dick Cheney, a chargé la commande stratégique des États-Unis (STRATCOM) d'élaborer un plan d'urgence à utiliser en réponse à une autre attaque du terroriste 9/11-type sur les États-Unis. Le plan inclut un assaut aérien à grande échelle sur l'Iran utilisant les armes nucléaires conventionnelles et tactiques. En Iran il y a plus de 450 cibles stratégiques principales, y compris de nombreux emplacements suspectés de développement du nucléaire-arme-programme. Plusieurs des cibles sont protégées ou sont souterraines en grandes profondeurs et ne pourraient être détruites par les armes conventionnelles, par conséquent l'option nucléaire s'imposerait. Comme dans le cas de l'Irak, la réponse n'est pas contre un Iran impliqué réellement dans l'acte de terrorisme dirigé contre les États-Unis. Plusieurs anciens dirigeants de l'Armée de l'Air impliqués dans le projet planifié sont censément consternés en face des implications de ce qu'ils font, pour un Iran programmé par une attaque nucléaire-provocatrice, mais personne n'est disposé à engager sa carrière par une position n'impliquant aucune objection. En d'autres termes ce sont des élucubrations de dirigeants Américains sous l'ère de Bush incapables de s'engager dans une responsabilité de cette importance.

    Sous l'administration Obama, les menaces sont devenues de plus en plus courantes et beaucoup plus explicites qu’elles ne l’étaient sous Bush. En octobre 2009, l'American Enterprise Institute (AEI) a organisé une conférence au Wohlstetter Conference Center de Washington dont le sujet était «Israël doit-il attaquer l'Iran ?»

    «Le développement d'armes nucléaires en Iran se poursuit, menaçant la sécurité de ses voisins et la communauté internationale. Selon une récente enquête menée par Pew Research Center, plus de 60 pour cent de la population des États-Unis estime qu’empêcher l'Iran de développer des armes nucléaires justifie une action militaire. Le ministre adjoint Israélien des Affaires étrangères, Daniel Ayalon, a souligné le 21 septembre qu'Israël «n'a rejeté aucune option sur la table» lorsqu’il s'agit de lutter contre la menace Iranienne. Le même jour, le général en chef d’Israël, le chef d'état major lieutenant général Gabi Ashkenazi, a été clair en indiquant qu'il n’excluait pas une attaque militaire sur les installations nucléaires de l'Iran, en répétant que, «Israël a le droit de se défendre et que toutes les options sont sur la table». Alors que le débat s'intensifie sur la façon de répondre plus efficacement aux provocations de l'Iran, il est temps d'explorer les paramètres stratégiques et juridiques d'une potentielle attaque Israélienne contre la République islamique et de fournir une analyse approfondie sur ses implications pour les États-Unis, American Enterprise Institute, Should Israel Attack Iran? , Octobre 2009.

    Évidemment, Israël ne peut s'engager seul l'appui des États-Unis lui est nécessaire.

    «Alors que le président Obama tend «une main ouverte» en recherchant des pourparlers directs avec Téhéran dans sa tentative de stopper son programme nucléaire, Hillary Clinton semblait prête en Juin 2009, à dérouter les dirigeants Iraniens avec des propos consternant sur les frappes préventives «de la façon dont nous avons attaqué l'Irak», c'est à dire non nucléaires. Elle a dit qu'elle cherchait à se mettre dans la peau des dirigeants Iraniens, mais elle a ajouté que Téhéran «pourrait avoir des d’autres ennemis qui pourraient faire une attaque préventive pour eux». Il s’agissait d’une référence claire à Israël, où Benyamin Netanyahou, le premier ministre, a parlé de la possibilité d'une action militaire pour stopper le programme nucléaire Iranien - quelque chose qu'il considère comme une menace pour l'État juif», Don’t discount Israel pre-emptive strike, Hillary Clinton warns Iran, Times Online, 8 juin 2009.

    En avril 2010, le message était clair,

    Washington «utiliserait des armes atomiques seulement dans des «circonstances exceptionnelles» et n’attaquerait pas des États non dotés d'armes nucléaires, tout en distinguant des «cas particuliers» tels l'Iran et la Corée du Nord comme des exceptions», Iran to Take US to UN Over Obama's Threat to Use Nuclear Weapons against Iran, AlJazeera, 11 avril 2010 . Le secrétaire à la Défense Robert Gates a expliqué dans une interview télévisée «que Washington faisait exception de Téhéran et de Pyongyang, car ils avaient défié plusieurs fois les ultimatums du Conseil de sécurité des Nations Unies à l’égard de leurs programmes nucléaires.

    Les Nations Unies sous la main mise de Washington accorderait par cette dernière résolution la potentialité d'une troisième guerre mondiale si elle venait à être appliquée. Une attaque contre l'Iran engendrerait immédiatement une escalade militaire. La Syrie et le Liban seraient également visés. L'ensemble du Moyen-Orient et de l’Asie centrale exploseraient. Que faut-il y apporter comme crédit, certainement la mise en garde provocatrice d'une peur pour faire céder ceux qui ne veulent se mettre au pas de leur domination, ce qui est un leurre. Mais à part les restrictions qui ne portent pas à conséquence sur un conflit mondial, on ne peut que se poser la question à force d'agir de cette façon quelles portées internationales ont-elles ?


  • La France dans l'OTAN,

    une perte de souveraineté ?

    Le sujet qui fâche, qui déclenche des passions, la France est divisée. Depuis le Général de Gaulle qui avait décidé après la guerre de ne plus accepter de bases Américaines sur notre sol, nous nous étions retiré de l'OTAN, sous le prétexte d'assurer notre indépendance militaire sans pour autant ne plus être l'ami des Etats-Unis.

    Ce pays a tant fait pour nous, les cimetières militaires montrent le sacrifice de ces hommes morts pour la liberté il est donc impensable de ne pas être l'ami des Américains.

    Mais, même pendant la guerre froide nous avions conservé cette indépendance militaire, et tous les présidents qui se sont succédé ont maintenu cette décision, ce qui ne nous a pas empêché d'agir en Bosnie, au Kosovo, dans la guerre du Golfe en Irak et ailleurs. Alors on peut se demander ce que nous apporte cette adhésion à l'Alliance ?

    Est-ce que le fait d'être dans l'alliance nous conditionne implicitement à agir aux directives de l'Alliance dans le cadre d'une majorité de ses membres sachant que ce sont les États-Unis qui sont les vecteurs de la politique militaire de cette puissance.

    Le débat tourne autour de cette question, et logiquement si l'on intègre l'OTAN, ce n'est pas pour ne pas suivre les décisions des États-Unis. En d'autres termes par son rapprochement à l'OTAN, la France perd une partie de sa marge de manœuvre pour satisfaire son engagement, le contraire serait incompréhensible.

    Pour essayer de comprendre le problème, il nous faut faire un peu d'histoire sur l'OTAN sans avoir la prétention de tout analyser tant ce sujet est controversé d'autant que tout n'est pas bien explicité

    La France a été l'allié fondateur de l'OTAN dès son origine, source du ministère de la défense.

    Après la signature du traité d’alliance et d’assistance mutuelle, signé entre la France et la Grande-Bretagne le 4 mars 1947 à Dunkerque, ces deux Etats, rejoints l’année suivante par les trois pays du Benelux (Belgique, Luxembourg, Pays-Bas), souhaitent, alors que la guerre froide s’installe, l’ouverture de discussions transatlantiques, en vue d’obtenir le concours d’autres Etats, et d’abord des Etats-Unis et du Canada, au profit de la sécurité des Occidentaux.

    Elles aboutissent à la signature du traité de l’Atlantique Nord, signé à Washington le 4 avril 1949, qui institue l’Alliance atlantique. L’article 5 du traité de Washington définit les termes de l’engagement de défense commune qui est scellé par la création de l’Alliance. Elle comprend alors dix pays européens (Belgique, Danemark, France, Islande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni), les Etats-Unis et le Canada. D’autres pays se joignent à l’Alliance en 1952 (Grèce, Turquie), en 1955 (République fédérale d’Allemagne), en 1982 (Espagne).

    Avec la fin de la guerre froide et le démantèlement du Pacte de Varsovie, l’élargissement connaît une nouvelle impulsion en 1999 (Pologne, Hongrie et République tchèque). Enfin, lors du Sommet de Prague (2002), l’OTAN invite sept nouveaux pays (Bulgarie, Estonie, Lettonie, Lituanie, Roumanie, Slovaquie, Slovénie). Ils deviennent membres à part entière de l’Alliance le 29 mars 2004.

    Le Sommet d’Istanbul des 28 et 29 juin 2004 a été l’occasion, pour l’Alliance, de célébrer la conclusion de son élargissement aux pays de l’Est de l’Europe, mais également d’apprécier la mise en oeuvre de l’effort de transformation de l’Alliance engagé depuis les sommets de Washington (avril 1999) et Prague (novembre 2002), et de tirer les leçons de la conduite simultanée d’opérations importantes loin du théâtre euro-atlantique.

    Le sommet de Bruxelles a été l’occasion de faire le point des décisions prises au précédent Sommet de l’Alliance, qui s’etait tenu à Istanbul les 28 et 29 juin 2004. Les discussions ont ainsi porté sur les opérations de l’OTAN au Kosovo (KFOR) et en Afghanistan (FIAS) et sur deux initiatives qui avaient été prises au Sommet d’Istanbul, l’aide de l’OTAN en matière de formation des forces de sécurité Iraquiennes et le développement du dialogue entre l’OTAN et le Moyen-Orient.
    Le Sommet était précédé d’une rencontre des Alliés avec le nouveau Président Ukrainien, M. Youchtchenko, dans le cadre de la Commission OTAN-Ukraine.

    Que dit le traité de l'Atlantique nord,

    L’article 5 du traité se réfère au droit de légitime de défense collective reconnu par la Charte des Nations-Unies. Il stipule qu’une attaque armée contre l’un ou plusieurs des membres de l’OTAN sera considéré comme une attaque dirigée contre eux tous.

    L'article 5, voir ici, la Tribune Online.

    Les parties conviennent qu’une attaque armée contre l’une ou plusieurs d’entre elles survenant en Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties, en conséquence, elles conviennent que, si une telle attaque se produit, chacune d’elles, dans l’exercice du droit de légitime défense, individuelle ou collective, reconnu par l’article 51 de la Charte des Nations unies, assistera la partie ou les parties ainsi attaquées en prenant aussitôt, individuellement et d’accord avec les autres parties, telle action qu’elle jugera nécessaire, y compris l’emploi de la force armée, pour rétablir et assurer la sécurité dans la région de l’Atlantique-Nord. Toute attaque armée de cette nature et toute mesure prise en conséquence seront immédiatement portées à la connaissance du Conseil de sécurité. Ces mesures prendront fin quand le Conseil de sécurité aura pris les mesures nécessaires pour rétablir et maintenir la paix et la sécurité internationales.

    L’OTAN a mis en œuvre l’article 5, pour la première fois de son histoire, à la suite des attaques terroristes du 11 septembre 2001. Aux termes du traité, les pays membres s’engagent à maintenir et à accroître leurs capacités de défense.

    L'article 6,

    Pour l’application de l’article 5, est considérée comme une attaque armée contre une ou plusieurs des parties une attaque armée,

    contre le territoire de l’une d’elles en Europe ou en Amérique du Nord, [contre les départements français d’Algérie], contre le territoire de la Turquie ou contre les îles placées sous la juridiction de l’une des parties dans la région de l’Atlantique-Nord au nord du tropique du Cancer,

    contre les forces, navires ou aéronefs de l’une des parties se trouvant sur ces territoires ainsi qu’en toute autre région de l’Europe dans laquelle les forces d’occupation de l’une des parties étaient stationnées à la date à laquelle le Traité est entré en vigueur, ou se trouvant sur la mer Méditerranée ou dans la région de l’Atlantique-Nord au nord du tropique du Cancer, ou au-dessus de ceux-ci.

    Le traité prévoit aussi un cadre permettant aux pays membres de se consulter chaque fois que l’un d’eux estimera que sa sécurité sera menacée. L’admission de nouveaux membres est prévue par l’article 10 qui précise que tout autre Etat européen susceptible de favoriser le développement des principes du traité et de contribuer à la sécurité de la région de l’Atlantique nord pourra être invité à accéder au traité. Les dirigeants de l’Alliance ont indiqué qu’à l’avenir, la porte resterait ouverte à d’autres pays.

    Cet article 5 montre bien l'engagement de un pour tous tous pour un.

    La structure militaire intégrée constitue la base de l’organisation, de la formation et du contrôle de ces forces. Depuis la fin de la guerre froide, les pays de l’OTAN ont réorganisé leurs forces et ont notamment réduit de 30 à 40% les forces conventionnelles terrestres, aériennes et navales. Des réductions ont également touché l’arsenal nucléaire. Les pays membres ont décidé d’élaborer une nouvelle structure de commandement de l’OTAN dans le but de faciliter et d’accroître l’efficacité de l’Alliance dans les opérations de gestion des crises, de maintien de la paix et d’imposition de la paix.

    La nouvelle structure comprendra deux commandements stratégiques, l’un pour l’Atlantique et l’autre pour l’Europe, avec une structure subordonnée simplifiée comportant des commandements régionaux et sous-régionaux. Dans le cadre de cette réforme, les quartiers généraux implantés dans les différents pays membres, seront ramenés de 65 à 20 QG. Le but est d’assouplir l’Alliance et de faciliter la coopération entre l’OTAN et les Etats partenaires. A cela s’ajoute le cadre qui sera établi pour des opérations de commandement impliquant des unités interarmées multinationales rapides relatives aux Groupes de forces interarmées multinationales (GFIM).

    Le passage à la nouvelle structure de commandement implique la mise en activité de nouveaux quartiers généraux et le retrait de certains autres, sans toutefois que cette réduction mette en cause l’efficacité opérationnelle de l’Alliance. Il est facile d’observer que ces réformes sont très largement inspirées par les réformes appliquées sur les forces américaines.

    Ainsi les États-Unis continuent-ils, comme pendant la guerre froide, de marquer d’une très forte empreinte l’Alliance, sa stratégie, ses missions et ses ambitions. De facto, les membres de l’OTAN sont engagés dans cette logique.

    L’exception Française a vécu.

    Incontestablement, dès lors que le président Sarkozy est proche des Américains, il est tout à fait logique qu'il fasse que la France rejoigne l'Alliance Atlantique, n'est-il pas le chef des armées. La majorité de l'Assemblée nationale lui a apporté son soutient, il n'y donc rien à lui reprocher.

    De toute façon le président peut, par les pouvoirs qui lui sont conférés, engager notre armée sans accord national pour un certain temps, c'est ce qu'il a fait pour l'Afghanistan. Mais il a le devoir, pas obligation, d'informer la représentation nationale dans un débat sans vote, mais le parlement ne partage pas, sauf exception, dans le cas d'un grand conflit et dans ce cas il y a vote, la responsabilité de l'engagement de nos forces.

    La Constitution de la Ve République ne le prescrit pas. Son article 35 ("la déclaration de guerre est autorisée par le Parlement") est aujourd'hui tombé en désuétude. Les formes modernes de la guerre nous ont éloigné de cet article. L'engagement des forces militaires est du ressort du pouvoir exécutif et notamment du président de la République, chef des armées. Notre situation est, en cela, comparable à celle de la Grande-Bretagne. Cette prérogative du pouvoir exécutif n'exclut pas l'information.

    C'est donc un faux débat que la France soit ou non dans l'Alliance, la situation de la guerre froide n'est plus d'actualité. Les opérations qui sont menées n'engagent pas notre armée comme dans le cas d'un conflit mondial, ce sont des opérations contre le terrorisme principalement, et le fait d'être dans l'Alliance ne change rien puisqu'un engagement militaire est du ressort du président avec ou pas dans l'OTAN.

    Automaticité ou pas ?

    Il y a eu sur Ripostes une confrontation enflammée sur le plateau de France trois entre le député UMP Pierre Lelouche et Jean-Luc Mélanchon du nouveau parti de gauche et sénateur. Des propos aussi désagréables que fous ont été échangés entre ces deux hommes,

    «je vous provoquerais en duel si nous étions au XIX siècle et je vous flinguerais à déclarer Pierre Lelouche à l'encontre de Jean-Luc Mélanchon».

    Il n'y a plus de raisonnement possible dès lors que l'on en arive à ces extrémités.

    La vidéo ci dessous de l'affrontement montre cette passe d'arme.


    Finalement c'est un faux débat qui n'avait d'autres buts que faire une émission qui n'a rien apporté tant étaient nombreuses les interventions empêchant de comprendre ce qui se disait, les propos de Jacques Attali devenaient inaudibles.

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