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nucléaire

  • L'arrêt sur 30 ans du nucléaire japonais, n'a pas fait politiquement,

    de nombreuses réactions et pourtant nous sommes concernés.

    Support Wikipedia Que l'on se rappelle les attaques de l'UMP contre la réduction de la part du nucléaire Français préconisée par François Hollande suite à l'accord socialiste EELV, fait dans son dos, pendant les primaires socialiste par Martine Aubry. Mensonges, fausses informations, sourdes oreilles tout l'arsenal UMP y est passé, pire ils ne pouvaient faire. François Hollande ne voulait arrêter, au cours de son mandat, que la production de la vieille centrale de Fessenheim dont l'exploitation date de 1978 et de plus située dans une région sismique, et ainsi réduire la part du nucléaire dans la production électrique de 75 % à 50% à l'horizon 2025. Politique couteuse mais raisonnable eu égard à la catastrophe de Fukushima et à la nécessité d'engager la production d'énergies renouvelables moins polluantes et plus sûres. D'ailleurs, cette centrale a subi un dégagement de vapeur blessant deux personnes heureusement sans plus de gravité le 5 septembre. Elle devrait être arrêtée fin décembre 2016. C'est donc un virage énergétique nécessaire que tôt ou tard il faut faire.

    À cela vient s'ajouter les révélations de Bruxelles sur nos centrales. 19 auraient des défaillances de sureté d'incidence variable. Ces carences avaient déjà été constatées par l'Autorité de Sureté Nucléaire, ASN, en juin. Au ministère de l'écologie et du développement durable il n'est pas question de sur réagir aux déclarations des révélations de Bruxelles. La ministre de l'écologie Delphine Batho renvoie au travail déjà réalisé par l'ASN pour l'élaboration du processus d'audit lancé dès mars 2011 après la catastrophe de Fukushima, le Monde du 03/10/12. Mais, il n'y a pas que la France, 134 réacteurs du parc Européen, répartis sur 68 sites dans 14 pays, ont été visités. Les contrôles de sécurité ont été stricts, sérieux et menés en toute transparence. Ils ont permis de révéler ce qui allait bien et là où il fallait apporter des améliorations, déclara Günther Oettinger le commissaire Européen.

    Le Japon est ainsi le troisième pays après l'Allemagne, la Belgique et la Suisse à envisager l'arrêt de ses réacteurs d'ici à 2030 comme suite à Fukushima le 11 mars 2011. L'opinion publique Japonaise devenue anti nucléaire pousse dans une contestation d'ampleur inédite pour que le pays se désengage, deux tiers des Japonais souhaitent une sortie du nucléaire, alors que le patronat, pro nucléaire, poussé par le ministère du commerce et de l'industrie, le puissant Miti, prédit une électricité plus chère, qui étranglera les entreprises et accélérera les délocalisations en Asie, si le pays abandonne cette énergie. Malgré que les médias nippons et la police fassent des efforts pour minorer l'importance de la contestation, la révolution des hortensias mobilise de plus en plus.

    Deux politiques prennent le gouvernement Japonais en tenaille, d'autant que l'arrêt de Fukushima a déjà conduit à un surcoût des importations énergétiques notamment en gaz naturel. Dans ce contexte, le gouvernement Japonais pencherait pour le maintien du nucléaire en souhaitant adopter sa politique au gré des circonstances, ce qui revient à ne rien faire. Quand l'on sait qu'il faut des années pour effectuer le virage énergétique, c'est jouer avec la vie de son peuple pour des considérations financières.

    Pour ce qui nous concerne nous ne sommes pas dans la même situation sismique, mais d'après Bruxelles, les groupes électrogènes ne seraient pas assez protégés contre les inondations et les séismes. En outre, nous n'aurions pas assez d'instruments de mesures sismiques adaptés au post Fukushima.

    Ne faut-il donc pas profiter du désengagement nucléaire mondial pour investir dans ces énergies renouvelables ?

    Cette politique de désengagement mondial aura des répercutions sur notre activité, et pour Areva c'est un nouveau coup dur. Actuellement Areva se désengage de toutes ses filiales et la dernière serait Canberra spécialisée dans la mesure de la radioactivité qui serait vendue aux alentours de 300 millions d'euros. Ce désengagement mondial touche donc tous les secteurs, il convient d'agir vite pour engager de nouvelles productions dans les énergies renouvelables, et pour créer de nouveaux emplois.

    Le président du directoire d'Areva, Luc Oursel souligne, malgré cela, que rien n'est joué au Japon et que le débat n'a pas été organisé de façon très structurée. Pour lui, cette annonce est prise dans un contexte de forte émotion bien que parfaitement légitime. Mais, il oublie de dire que les Japonais sont beaucoup plus dociles que les Français, et que si un tel accident même moins conséquent surviendrait chez-nous, ce serait une autre affaire. Il y voit, sous-jacent les élections législatives en Allemagne et au Japon.

    Dans cette décision, il ne fut question que de ménager les électeurs d'après lui, afin de reprendre la main et de continuer dans la même voie.

    Raisonnement qui ne présage rien de bon et qui peut être mis en défaut si un autre gouvernement moins pro nucléaire émerge de ces élections. Ce qui est positif au Japon c'est, pense-t-il, que ce virage est prévu sur une période de 30 ans pour passer de 27 % de nucléaire à zéro, voir 15 % mais pour l'Allemagne, ou les Verts sont puissants, ce n'est pas la même chose. Dans l'Archipel japonais les possibilités de développement des énergies renouvelables seraient limitées, donc il n'y aurait pas le feu.

    Luc Oursel y voit de ce fait d'autres points positifs par exemple l'autorisation donnée par le gouvernement Japonais au redémarrage de deux réacteurs depuis juillet sur 50, alors que d'autres centrales devraient suivre, et cette décision a été possible que par ce que l'on a rendu l'autorité de sûreté nucléaire indépendante, comme souhaitée par Areva. Dans son plan stratégique «Action 2016» destiné à redresser sa situation financière, Areva table sur la remise en service des deux tiers des 50 réacteurs Japonais encore exploitables, ce qui est loin d'être acquis.

    Redémarrer des centrales pour Areva c'est fournir du combustible par sa co-entreprise avec Mitsubishi dans la société d'enrichissement d'uranium du Tricastin, qui exploite l'usine Georges Besse II. En dehors du combustible, mais aussi du Mox un mélange d'uranium et de plutonium, fortement radioactif, Areva ne fournit pas de réacteurs au Japon. Mais il conseille et aide Tepco à renforcer ses installations. Luc Oursel compte aussi, dans le cadre de sa coopération avec Mitsubishi, pour la fabrication du réacteur de 1 000 mégawatts Atmea-1. Ce réacteur serait proposé à la Jordanie, après avoir été présélectionné par l'Argentine et promeut au Vietnam.

    La sortie du nucléaire du Japon présage de graves conséquences sur le marché mondial de l'énergie dont le remplacement serait le gaz selon Luc Oursel. Un sur enchérissement, pour trop de consommation, du prix du gaz, qui sont déjà élevés, devrait renforcer la production électrique nucléaire.

    Il n'y a donc pas d'autre solution que de sortir au plus vite de cette contrainte énergétique, compte tenu de ces incertitudes, le gaz pollue et il faut l'importer. La seule alternative reste les énergies renouvelables sous toutes leurs formes domestiques, ainsi que la protection thermique des habitations. La haute énergie nucléaire ne devant être réservée que pour l'industrie. Bien que nous ayons du temps, il ne faut pas en perdre en agissant avec courage dès maintenant.

  • Enfin des chiffres sur le coût du nucléaire,

    la Cour des Comptes, s'est penchée dessus pour en donner.

    Support Wikipedia C'est en fait l'ouverture à plus de clarté sur ce que nous coûte l'industrie électro-nuclaire, c'est une étude d'autant plus délicate qu'elle était la première. Les magistrats ont été au bout de leur travail, et soulignent la difficulté de chiffrer le coût financier du démantèlement des centrales et de tout ce qui s'y rattache. C'est à la demande du premier Ministre François Fillon dans une lettre du 17 mai 2011 que le premier président de la Cour des comptes Didier Migaud l'a lancée. Elle fait 430 pages, que l'on peut consulter à cette adresse http://www.premier-ministre.gouv.fr/sites/default/files/communiques/communique_et_rapport_filiere_electro-nucleaire.zip. Son intérêt est de faire le point sur le coût de la production nucléaire, sans négliger l'important dossier des déchets. Elle ne prend pas en compte la partie nucléaire militaire, ni les activités nucléaires électriques civiles dont seule la production énergétique est retenue. Sont pris en compte les éléments de coûts passés, présents et futurs.

    Dans le contexte politique du moment, par suite de la catastrophe de Fukushima, alors que notre pays ne ressemble pas aux conditions climatiques du Japon, la poussée politique écologique va vers le démantèlement de nos centrales, qui sont, certes, pour la plupart arrivées à leur limite d'exploitation, à un abandon de cette énergie sans proposer une puissance énergétique équivalente. Si l'on peut, par l'utilisation de l'énergie du vent, de l'eau et celle du soleil, produire de l'électricité propre, il ne faut pas oublier que ce sont des MW dont nous avons besoin. La puissance d'un pays se juge au nombre de kw.h consommés et produits.

    Le programme de François Hollande qui prévoit une réduction de 50 % de la part du nucléaire d'ici à 2025, est aussi utopique que celui des écologistes, qui est capable de prévoir, dans les 13 années qui vont suivre, ou nous en seront ? Mais ce qui est le plus grave c'est que nous ne construisons plus de centrales depuis avril 1991, Civaux-2, 1.495 MW, mise en service en avril 2002 est la dernière centrale construite. De plus la construction de l'EPR de Flamanville 3 entraine des coûts plus élevés. Notre savoir faire fout le camp. Qu'il soit impératif de produire du courant électrique à partir d’énergies propres, sans aucun doute, ne serait-ce que pour des utilisations domestiques mais, il nous faut construire des centrales, nombreuses sont celles qui ont atteint les trente ans de vie, Blayais, Bugey, Dampièrre, Fessenheim, Gravelines, elles représentent 14.000 MW, les prolonger encore dix années, ne résoudra pas le problème de notre indépendance énergétique, d'autant plus que Fessenheim présente des risques. Le réacteur EPR de Famanville 3, 1.600 MW, en construction est prévu en service en 2016 mais, il y a du retard. Le projet EPR de Penly 3, 1.600MW est reporté.

    2Didier Migaud document Le monde.fr, Cyrille Weiner pour Le Monde.

    Ce qu'écrit la Cour des comptes, est que les dépenses futures de démantèlement, de gestion des combustibles usés et des déchets qui ont déjà été produits sont à 79,4 milliards d'euros (2010) et sont intégrés sous forme de provision, dans les comptes des exploitants EDF, AREVA, du CEA, et de l'ANDRA, pour la somme de 38,4 milliards d'euros (2010) par application d'un taux de 5 %. Elles sont à comparer au coût initial des investissements du parc en exploitation à 83,2 milliards d'euros overnight (2010). Le démantèlement coute aussi cher que l'investissement. Il n'y aurait donc un financement minimal de 41 milliards à prévoir en plus de la provision.

    Le coût de 83,2 milliards d'euros doit être complété des intérêts intercalaires dus au fait que la construction des centrales s'étale sur plusieurs années. La Cour évalue à 12,8 milliards d'euros le montant de ces intérêts. Elle évalue ainsi l'investissement initial des 58 réacteurs actuels à 96 milliards d'euros pour une puissance installée de 62.510 MW, soit, 1. 535 €/kw. Soit 0, 426 € par kw.heure. Ce serait ce que nous coûte en 2010 le kw.heure électrique nucléaire.

    Ce qu'il faut savoir, c'est que les investissements de maintenance sont en forte progression. Sur un programme EDF d'investissement de 50 milliards d'euros entre 2011 et 2025 soit une moyenne annuelle de 3,3 milliards d'euros, le montant des investissements de maintenance annuel moyen devrait être de 3,7 milliards d'euros. Le rapport souligne que les chiffres actuels doivent être regardés avec précaution. Ils ont tendance a augmenter quand les opérations se précisent. Les comparaisons internationales donnent des résultats supérieurs à ceux d'EDF.

    Le tableau ci-dessous donne le récapitulatif des dépenses d'investissement ou assimilées.

    Ce tableau montre que sur un total d'investissements estimés à 228,3 milliards d'euros, le coût production de l'exploitant de l'électricité nucléaire fournie par le parc actuel s'élève à 118,2 milliards d'euros auxquels il faut ajouter, chaque année les investissements de maintenance pour un montant qui s'élève à 1,7 milliards d'euros en 2010. Il devrait doubler en moyenne pour les 15 années qui viennent.

    Pour la Cour dans sa conclusion générale la durée de fonctionnement des centrales est une donne stratégique. Elle constate que d'ici la fin de l'année 2010, 12 réacteurs représentant 10.900 MW atteindront leur durée fe fonctionnement de 40 ans et que 22 réacteurs sur 58 représentant 30 % de la puissance nette du parc, 18.210 MW, atteindront leur quarantième année de fonctionnement d'ici 2022. Si l'on fait l'hypothèse de maintenir le niveau énergétique actuel, il faudrait construire 6 à 7 EPR d'ici la fin 2020 et 11 d'ici la fin 2022. Cette conclusion rejoint mon analyse.

    La Cour estime le démantèlement en charges brutes AREVA, EDF, sur la durée de vie à 24,2 milliards d'euros et précise que ces coûts pourraient augmenter. La part EDF étant de 18,4 milliards d'euros, soit pour 58 réacteurs 317 millions d'euros. Pour le Monde.fr qui a eu un entretien avec le premier président de la Cour des comptes, ces coûts sont clairement sous-estimés. En effet, le démantèlement de la centrale de Brennilis, Finistère, le seul en cours actuellement, est pour l'instant chiffré entre 450 et 500 millions d'euros et l'opération n'est pas encore achevée. On se situe donc déjà au-delà des chiffres fournis par EDF pour le démantèlement moyen d'un réacteur, alors que la puissance de la centrale qui n'est que de 70 MW, très largement inférieure à celle des autres centrales comprises entre 480 et 1.200 MW. Selon les calculs de Monde.fr, le démantèlement du parc ne va pas au final doubler mais quadrupler.

    Les coûts de l'EPR.

    La construction de l'EPR de Flamanville 3, l'EDF a annoncé le 20 juillet 2011 un coût révisé de 6 milliards d'euros, 3,7 milliards d'euros/MW pour 1630 MW avec un objectif de production commerciale en 2016. Outre les difficultés de construction d'une tête de série, AREVA explique que l'écart de coût résulte de technologies différentes portant sur des exigences de sécurité plus importantes. Compte tenu de l'allongement des délais qui laissent prévoir un montant élevé des intercalaires, et de l'augmentation du coût de la construction, on peut estimer le coût le coût de production du réacteur de Flamanville entre 70 à 90€/MWh, ce qui fait 0,7 à 0,9 € par kw.heure avec une durée de fonctionnement de 60 ans. Ce coût apparait le double de celui de la production de nos vieilles centrales.

    Quelle conclusion en tirer, à l'horizon 2020 le maintien de la puissance énergétique nucléaire implique de lourds investissements. En avons-nous les moyens ? La prolongation de la durée de vie de nos centrales à 40 ans et au-delà n'est pas la solution, il faudra bien un jour en construire d'autres. Le développement d'énergies propres complémentaires est à favoriser, tout kw gagné sur le nucléaire est positif. Pour bien faire, il faudrait pouvoir mener eu parallèle les deux objectifs. Quelque soient les scénarios, le coût du kw.h ne peut qu'augmenter.

  • Le nucléaire israélien,

    une menace permanente !

    On connait peu de chose sur la capacité nucléaire Israélienne, on n'en parle peu comme si c'était un crime anti sioniste alors que par contre l'on n'arrête pas d'évoquer le nucléaire Iranien qui n'a pas encore de bombes et qui conduit les États-Unis et l'Union Européenne, par le Conseil de sécurité, à opposer à l'Iran des sanctions de plus en plus sévères, deux poids deux mesures, voir, mon article Le nucléaire Iranien .

    Encore, le 26/07/10 l'Union Européenne et le Canada envisageraient de nouvelles sanctions afin d'obliger l'Iran à une position plus souple dans les négociations sur son programme nucléaire. Les sanctions seraient d'une ampleur sans précédent sur son secteur énergétique pétrole et gaz. Outre l'énergie , le secteur Iranien du transport de fret, par mer ou par air, serait durement frappé, les contrôles dans les ports Européens ou en haute mer seraient renforcés. Les échanges commerciaux devraient être rendus plus difficiles, l'activité de huit nouvelles banques Iraniennes serait interdite, les transactions financières supérieures à 40.000 euros avec l'Iran sans autorisation spéciale seraient prohibées et la liste de personnes privées de visa ou victimes de gels d'avoirs serait nettement étendue. Bien entendu tous n'apprécient pas ces sanctions, et l'Iran les rejette et les condamne. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast, a assuré que ces sanctions «n'affectent pas la détermination de l'Iran à défendre son droit légitime à poursuivre son programme nucléaire pacifique». La Russie juge inacceptable ces nouvelles sanctions hors ONU, a déclaré le ministre Russe des affaires étrangères. «Nous devons constater avec regret que toutes les dernières mesures de l'Union Européenne et des États-Unis pour accroître la pression sur l'Iran montrent leur mépris des principes du travail commun», a ajouté la diplomatie Russe. A-t-on vu un tel acharnement sur un pays dans lequel il n'a pas été trouvé d'enrichissement pour applications militaires ?

    Mais cela s'explique, le Nouvel Ordre Mondial étant gouverné par le réseau sionisme mondial, aucun équilibre juste ne peut être entrevu sans le déclenchement d'un nouveau conflit redistribuant les cartes.

    Selon l'Agence Associated press , 18 pays arabes, soutenus par des pays d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie sont parvenus à faire inscrire sur l’Agenda de l’AIEA (Agence Internationale pour l’Energie Atomique), la question du nucléaire Israélien sous l’intitulé «Les capacités nucléaires Israéliennes». On remarquera que le terme employé est «capacités», alors que pour l'Iran c'est nucléaire, dans le premier cas il s'agit d'un fait tandis que pour le second ce n'est rien de précis.

    C'est la première fois dans une lettre du 05/05/10 à Monsieur Yukiya Amano, chef du département nucléaire de l’Organisation des Nations Unies que la question demande à Israël de signer le Traité de Non Prolifération. Les Alliés d'Israël ont un mois pour bloquer cette initiative qui, conformément aux statuts de l'AIEA, pourrait être renvoyée au Conseil de Sécurité, ce qui sera probablement fait. Ce serait une épreuve de vérité pour le clan des cinq mais qui n'engagerait pas Israël si une résolution serait émise puisqu'il ne les a jamais appliquées surtout dans le domaine nucléaire. On mesure bien l'importance morale de cette initiative dans le contexte ou l'on fait peser sur l'Iran de graves sanctions.

    On sait très bien qu'Israël possède la «bombe atomique» depuis un lapsus du premier ministre Israélien Ehud Olmert interrogé par la chaîne Allemande N24 à l'occasion de sa visite à Berlin. Ehud Olmert a indiqué qu'il y avait une «grande différence» entre la volonté de l'Iran d'accéder à la bombe et la situation d'autres puissances, «Pourriez-vous dire que c'est la même chose que pour l'Amérique, la France, Israël et la Russie ?» Le mot «Israël» était lâché. Il l'avait déjà été, le 6 décembre 2006, par le nouveau secrétaire Américain à la Défense, Robert Gates, lors de son audition au Sénat. Pour la première fois, un haut responsable de Washington déclarait publiquement que «l'Iran est entouré de pays dotés de l'arme nucléaire, le Pakistan à l'est, Israël à l'ouest...» Le secret de polichinelle de la bombe atomique d'Israël était tombé.

    Le programme Israélien date de 1954, il a débuté en étroite collaboration avec la France qui cherchait aussi à se doter de l'arme nucléaire. Une centrale nucléaire de 24 mégawatts a été construite à Dimona, dans le désert du Néguev au sud du pays. Au sein du pouvoir Israélien, Shimon Pérès directeur général du ministère de la défense se voit confier la conduite de ce programme très secret et s'implique particulièrement dans l'achat d'armes. «La coopération avec la France a cessé entre 1961 et 1963, avec le retour du général de Gaulle au pouvoir, raconte Pierre Razoux, auteur de Tsahal, Nouvelle histoire de l'armée Israélienne, éditeur Perrin».

    Les Américains ont alors pris le relais, en demandant à Israël de maintenir l'ambiguïté sur cette question. A la veille de la guerre des Six Jours, en juin 1967, les premières armes nucléaires deviennent opérationnelles au sein de Tsahal. L'État hébreu va ensuite coopérer avec l'Afrique du Sud, en réalisant vraisemblablement un essai commun dans l'océan Indien en 1979. Puis, «après le traité de paix avec l'Égypte, en 1977, les États-Unis ont aidé Israël à se doter de la bombe H», affirme Pierre Razoux qui est un historien de l'Institut Français des Relations Internationales IFRI, il a écrit plusieurs ouvrages sur les conflits contemporains.

    En 1986, un physicien pacifiste de la centrale de Dimona, Mordechai Vanunu, avait fait des révélations sur le programme de son pays. Enlevé à Rome par les services secrets Israéliens, il a été condamné à dix-huit ans de prison et libéré en 2004 dans la seule démocratie du Moyen-Orient. Israël peut tout se permettre.

    L'axe Franco-israélien a été sacralisé dès 1956 avec la crise de Suez, durant laquelle Israël appuya son allié européen contre l'Égypte. En récompense de ces liens étroits, la France fournit très discrètement à Israël la technologie pour construire un réacteur dans la région de Dimona, qui entrera en fonction entre 1962 et 1964. Celui-ci était considéré, par une grande partie des experts, comme un site de fabrication d'armes nucléaires. Le gouvernement Israélien s'est toujours refusé à tout commentaire sur le sujet, s'en tenant à une politique d'ambigüité délibérée. Parallèlement à la construction du site de Dimona, à laquelle des ingénieurs Français ont participé, des scientifiques Israéliens sont soupçonnés d'avoir participés aux essais nucléaires Français dans le désert Algérien.

    En 1954, Shimon Pérès se rend en France et fait la rencontre d'Abel Thomas, directeur général du ministère de l'Intérieur, qui lui présente son ministre Maurice Bourgès-Maunoury. Ensemble, ils mettent en place une coopération entre les services de renseignements dans la lutte contre l'ennemi commun Égyptien accusé par la France de soutenir les indépendantistes Algériens. En 1956, Bourgès-Maunoury devient ministre de la Défense dans le gouvernement de Guy Mollet. Une étroite coopération Franco-israélienne s'amorce. Les efforts de Shimon Pérès étant efficaces, il réussit à acquérir, auprès de la France, outre le premier réacteur nucléaire de Dimona, le Mirage III, un avion de combat à réaction auprès de Marcel Dassault.

    En 1958, des avions de reconnaissance Américains de type U-2 survolent le site de Dimona et confirment les soupçons de l'existence d'un programme de recherche nucléaire. Cette nouvelle ne va pas alarmer les dirigeants Israéliens qui prétendront tour à tour qu'il s'agit d'une usine textile ou encore d'une exploitation agricole, quant aux Français, ils adopteront un profil bas face aux autres superpuissances. Les États-Unis demandent alors qu'Israël accepte des inspections de l'Agence Internationale de l'Énergie Atomique (AIEA).

    Israël donne son accord aux conditions suivantes, des inspecteurs Américains plutôt que ceux de l'AIEA et d'être informé à l'avance de toutes les dates d'inspections. Alors, entre 1962 et 1969, vont arriver à Dimona des inspecteurs envoyés par Washington.

    «Ignorants ou malhonnêtes, ces experts ne s’aperçoivent pas que les locaux qu’ils visitent sont une mise en scène avec de faux instruments qui miment des processus inexistants du nucléaire civil et que sous le pavé sur lequel ils marchent, il y a un énorme bunker de huit étages où l’on construit les armes nucléaires…de l'Association antisioniste France Palestine ».

    La France s'inquiète progressivement des intentions Israéliennes et de la révélation potentielle du secret qui risquerait d'affaiblir sa position déjà difficile au sein du concert des nations. Le général de Gaulle demanda aux dirigeants Israéliens de confirmer publiquement l'existence du site nucléaire en échange de la fourniture de matériaux et technologies complémentaires. Le premier ministre David Ben Gourion en 1960 s'exécuta en précisant que le réacteur serait utilisé à des fins exclusivement civiles. En réalité, c'était loin d'être le cas eu égard aux objectifs du programme. Cette annonce conditionnât la fin de la coopération Franco-israélienne dans ce domaine, paragraphes tirés de Wikipédia .

    Grâce au soutien des États-Unis, de l’Union Européenne et surtout de la complicité active des réseaux sionistes dans le complexe militaro-industriel mondial, Israël est aujourd’hui une puissance nucléaire arrivée à maturité disposant de vecteurs de frappe qui repose à la fois sur des bombardiers, avec 200 à (400 ?) têtes selon les experts, et des missiles balistiques à longue portée Shavit, un engin qui a permit de mettre en orbite les satellites Ofek, et Jéricho II sur des rampes mobiles de lancement qui ont une portée de 1.500 km emportant une charge nucléaire d'une tonne, et le Jéricho II B capable d'atteindre probablement 2.800 km qui en font une puissance stratégique autonome, ainsi que des sous marins récemment acquis en Allemagne. Les missiles balistiques d'une portée comprise entre 5.000 et 7.000 km sont capables d'atteindre n'importe quel objectif au Moyen-Orient et même en Europe.

    Selon la revue la revue Anglaise spécialisée Jane’s Intelligence Review, leur arsenal comprend environ 400 % d'une puissance d’ensemble de 50 mégatonnes équivalant à 3 850 bombes d’Hiroshima. Il s’agit d’abord d’armes tactiques de faible puissance, parmi lesquelles des bombes à neutrons faites pour frapper des objectifs rapprochés sans provoquer une excessive retombée radioactive sur-le-champ de bataille. Mais on trouve aussi des armes thermonucléaires de forte puissance prêtes à être utilisées. Comme vecteurs nucléaires les forces Israéliennes disposent d’environ 300 chasseurs F16 fournis par les États-Unis et 25 F15 d’origine Américaine également. Ces derniers ont été «renforcés» avec l’augmentation du rayon d’action à 4450 km et en les dotant de systèmes de guidage plus sophistiqués. Ces avions sont armés de missiles air-sol Popeye à tête nucléaire capables de pénétrer à une certaine profondeur sur le terrain pour détruire les bunkers des centres de commandement. Ce système d’armes acquis de l’aéronautique Américaine a été utilisé en 1999 avec des têtes conventionnelles dans la guerre contre la Yougoslavie, et a été produit, testé et amélioré à travers un programme conjoint Israélo-américain. Une autre version de ce même missile nucléaire, le Popeye Turbo, a été installée sur trois sous-marins Dolphin, fournis par l’Allemagne en 1999-2000. La marine Israélienne peut ainsi maintenir en navigation vingt-quatre heures sur vingt-quatre, soit dans la Méditerranée soit en mer Rouge ou dans le Golfe persique, au moins deux sous-marins armés de missiles nucléaires, publié par l'Association France Palestine .

    Les capacités nucléaires Israéliennes étant maintenues secrètes et les dirigeants de l'AIEA, ne pouvant les visiter, il est bien évident que ce qui est publié ne peut être considéré exact, même si elles sont entachées d'erreur elles existent. Israël est paradoxalement le seul des huit États à maintenir le flou sur ses capacités nucléaires. A partir du moment ou Israël a eu recours au mensonge pour défendre ses secrets nucléaires vis à vis de l'étranger, il en a fait autant vis à vis de ses citoyens, les membres de la Knesset, et même avec le gouvernement, Le Monde diplomatique.

    Ce qui est frappant c'est leur importance pour un si petit pays comment fait-il pour masquer cet énorme arsenal alors qu'il est si facile avec les moyens dont on dispose de détecter ce qui se passe sur une surface de 1 mettre carré au sol par une surveillance satellitaire continue ? Il y a donc une double connivence entre les États-Unis et l'AEIA, qui sans être sur le terrain pourrait apprécier exactement l'arsenal nucléaire Israélien. On voit à la lecture de ce qui est écrit, obtenu par des recherches sur Google, que les dirigeants Israéliens ont non seulement menti mais ont pratiqué la supercherie sur une grande échelle ce qui ne peut se faire qu'avec l'assentiment des États-Unis et de l'Union Européenne. La France de Guy Mollet n'est pas en reste puisque c'est elle qui lors de l'affaire de Suez à permit aux Israéliens le démarrage de leur centrale de Dimona.

    Pour revenir aux sources du programme atomique, il convient de citer le contexte de la coopération diplomatique et militaire très soutenu qui existait entre la France et l'État hébreu au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Celle-ci entrant dans le cadre des Protocoles de Sèvres. En sus des amitiés personnelles qui liaient les socialistes Guy Mollet et le général Kœnig aux travaillistes Israéliens, Paris avait rapidement considéré l'État hébreu comme un allié au Proche-Orient. En effet, vu l'influence Française déclinante avec la fin de la tutelle sur le Levant, Liban et Syrie, les ambitions panarabistes de l'Égypte de Nasser et la concurrence avec les États-Unis et le Royaume-Uni sur le contrôle des hydrocarbures, il lui fallait s'appuyer sur un État qui lui permettait de garder un pied dans la région. Mais les Israéliens n'ont cessé de mentir sur ce qu'ils faisaient avec cette centrale de sorte que la France s'est trouvée piégée, et ne pouvait plus faire autrement que de fermer les yeux.

    C'est de Gaulle qui a arrêté cette dérive en stoppant la coopération militaire et nucléaire avec les Israéliens.

    Le 08/03/10 dans un communiqué de l'AFP, Israël annonce faire appel à la France pour la construction d'une centrale nucléaire civile, Conférence internationale sur le nucléaire civil Paris le 09/03/10. Il s’agirait d’un «projet commun avec la Jordanie voisine, sous la supervision de la France qui fournirait la technologie». La même dépêche s’empresse de rappeler que «Israël n’est pas signataire du Traité de non-prolifération nucléaire et qu’il n’adhère pas non plus au projet d’un Moyen-Orient dénucléarisé que défend le Président Américain Barack Obama». Sans doute pour relativiser la portée du nucléaire civil israélien, il est précisé également que «l’État hébreu s’est doté de 200 ogives nucléaires ainsi que de missiles à longue portée», de Égalité et réconciliation.

    Le 29/07/10 un accord de coopération nucléaire entre le États-Unis et Israël vient d'être signé, il prévoit notamment le transfert de technologie en matière de construction de réacteur pour produire de l'électricité contournant ainsi le TNP dont Israël n'est pas signataire. De plus, ils ont également mené le mois dernier des exercices militaires conjoints dont certains sur des scénarios extrêmes, à lire sur Planètenonviolente. Le réacteur de Domina construit il y a des décennies avec la coopération de la France est considéré relativement vieux. Des inquiétudes touchant à la sécurité se font jour puisque n'étant pas sous surveillance internationale à cause du caractère secret de ses activités. Or, la Commission de l'Énergie Atomique d'Israël IAEC, a noté que les vieux réacteurs US ont été rénovés de la même façon et qu'ils ont reçu des autorisations pour continuer leurs activités pendant des décennies, pourquoi donc ne pas faire appel aux Américains ? L'IAEC, est responsable de fonctionnement du réacteur de Dimona et également pour superviser sa sécurité.

    Cette dernière information laisse à penser que le projet commun avec la Jordanie de construction d'une centrale nucléaire civile sous la supervision de la France n'a pas eu de suite.

    Tant qu'Israël n'aura pas signé le TNP et qu'il ne permettra pas l'inspection de ses installations par l'AEIA, Israël sera un danger pour l'équilibre du monde. Sur l'échiquier mondial Israël est un pays comme un autre, il n'y a aucune raison qu'il bénéficie d'avantages que les autres n'ont pas.  Ses intentions d'attaquer l'Iran font planer une vraie inquiétude car ce n'est pas en écrasant l'Iran avec l'appui des États-Unis qu'un équilibre stable peut être instauré. On se rend bien compte que sous le prétexte d'assurer sa sécurité, Israël se permet tout sans la moindre sanction internationale, cette situation est intenable à terme. Les guerres d'Irak et d'Afghanistan ne résolvent rien, bien au contraire elles font planer un climat d'insécurité qui nous oblige à être en permanence en état d'alerte, ce qui, par le fait qu'il devient permanent, ne sert plus à rien.

    Cela ne peut être détaché du conflit Israélo-palestinien qui condamne Israël pour son intransigeance à ne pas vouloir arrêter les colonisations et n'imposer aux Palestiniens que ses conditions pour des négociations directes. Le vice-Premier ministre Israélien Sylvan Shalom a déclaré impossible les conditions posées par le président de l'Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas pour relancer des négociations, «les Palestiniens posent trois conditions impossibles: que les négociations reprennent au point où elles avaient abouti à la fin de 2008 alors qu'Ehud Olmert était Premier ministre, qu'elles soient basées sur un retrait total Israélien de Cisjordanie et Jérusalem-Est, et que le gel de la construction dans les colonies se poursuive», a affirmé M. Shalom à la radio publique, sur Le Point

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