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municipales l'entre deux tours

  • Les paroles et les actes du 27 mars de l'entre deux tours des municipales,

    une émission pour exprimer le désamour des Français pour la politique !

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    Capture d'écran.

    Cet article a été rédigé avant la déroute socialiste, dont j'aurais l'occasion d'évoquer

    Support Wikipedia En fait une émission pour une émission, le désamour des Français pour la politique est bien connu et comme les Français demandent tout, que la France est en crise ainsi que l'Europe, la politique à ses limites. C'est bien sur la forte abstention du premier tour des élections municipales, qui motiva cette émission, pour lesquelles l'abstention fut de 35,87 % soit 2,27 points de plus que la précédente municipale de 2008, voir, Municipales 2014 le premier tour du 23 mars. Et c'est vrai que l'abstention aux élections municipales est élevée, mais moins qu'aux cantonales ou elle atteignit 53,64 % au premier tour de 14 mars 2010, moins qu'au référendum sur le quinquennat du 24 septembre 2000 ou elle fut de 69,8 %, moins qu'aux élections législatives de 2012 au second tour ou elle fut de 44,59 % et moins qu'aux élections européennes de juin 2009 ou elle fut de 59,37 %. Donc nous pouvons penser que cette émission n'avait d'autre but, par le service politique de France 2, que de faire une émission entre les deux tours par suite que l'abstention fut surtout un non vote pour la gauche et plus particulièrement contre le gouvernement socialiste, mais aussi par l'éclosion du Front national. Il est bien visible que les journalistes de France 2 sont à droite, c'est à dire qu'ils n'invitent pas les extrêmes Front national, Front de gauche avec les communistes. Et pourtant ces formations de gauche ont fait bien plus que le FN qui fut médiatisé pendant plusieurs jours jusqu'à en faire un fromage. Alors avec tant de pub comment s'étonner que le FN ne fasse pas des conseillers municipaux. Et afin de rétablir un peu d'objectivité dans ces informations biaisées, je reproduis ce que j'ai reçu du blog de Jean-Luc Mélenchon.

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    Le résultat est éloquent, conseillers municipaux Front de gauche + de 2.000 FN 473, quant aux villes gagnées Front de gauche 67, FN 1.

    Les invités de cette émission furent pour la première partie "la fracture démocratique", Michel Sapin, ministre du travail, Brice Teinturier, délégué général d'IPSOS, Laurent Wauquiez, député UMP de Haute-Loire, Roselyne Bachelot, ancienne ministre UMP, Edouard Martin, ancien leader syndical et candidat PS aux élections européennes, Julian Bugier, journaliste, Alexandre Jardin, écrivain et cofondateur du mouvement Bleu-Blanc-Zèbre, Jean-Pierre Le Goff sociologue au CNRS et Salah Amokrane, directeur de l'association Tactikollectif.

    Pour la seconde partie Michel Sapin, Laurent Wauquiez et Edouard Martin répondront aux questions de François Lenglet, Matthieu Pigasse, directeur général de la banque Lazard, Paolo Lévi, correspondant de l'ANSA à Paris et Jean-Louis Bourlanges, ancien député européen et essayiste.

    Mais aucun industriel, aucun ouvrier, aucun ingénieur, aucun commercial, comme si ces personnes ne participent pas aux élections et n'ont pas d'opinion ? Par contre, pour celles qui furent invitées qu'elles sont leur expérience de la vie d'usine, de l'industrie ? Édouard Matin ancien syndicalistes de chez Arcelor Mittal était bien seul, contre des gens qui n'ont jamais mis les mains dans le cambouis. Les journalistes n'invitent pas les acteurs de l'industrie, ils ne sont pas intéressants pour débattre, bien que ce soit eux qui créent de la richesse.

    Il est bien évident que si l'on interroge les mécontents sur la situation politique pratiquée à droite et à gauche, depuis 1958, avec un large avantage pour la droite, que les Français n'ayant pas connu d'autre politique, ne peuvent rejeter, que celle qu'ils subissent depuis si longtemps. Raz le bol, défiance, révolution, affaires politico-judiciaires récentes ne peuvent qu'activer le rejet. Seulement la question concernant la situation de crise dans laquelle nous sommes, ne fut pas posée. Adressez-vous à un chômeur, à une personne qui ne fait que tempester contre tout, qui galère pour vivre et vous avez ces réactions qui furent recherchées pour l'émission. Seulement 8 % des Français ont confiance en la politique et 23 % aux médias, c'est probable dans un état de crise ou le chômage et le pouvoir d'achat deviennent des problèmes et que les résultats se font attendre. Mais de là, à dire ce que Brice Teinturier directeur général d'IPSOS a constaté, que certains Français rejettent la démocratie pour un autre système politique à 24 % qui va jusqu'à 40 % pour les sympathisants du FN, c'est le marqueur d'un fascisme latent qui ne présage rien de bon. Le FN préfère la préférence nationale à la préférence communale, les habitants des municipalités conquises par le FN s'en rendront compte. Le nationalisme de ce parti n'a pas changé il est dans un coin pour ressortir dès qu'il en aura la possibilité. Des extrémistes ont toujours existés et il était prévisible qu'à la fois la politique de l'UMP, qui draine les casseroles de Sarkozy, ses luttes internes, l'échec de 10 années de gouvernance, la France a perdu son industrie, nous ne vendons plus rien, nôtre commerce extérieur est au fond des fonds, que la politique de François Hollande soit sanctionnée par les classes moyennes, par la classe inférieure, le gauche du Front de gauche et les communistes qui veulent leur revanche, mais aussi parce qu'il veut, comme le fit Gerhard Schröder pour l'Allemagne, remettre la France dans la compétitivité. Que se figurent-ils ceux qui ont sanctionnés qu'ils vont avoir d'un coup de l'argent avec la droite qui cache son jeu et le FN qui profite de la situation, alors que nous avons une dette énorme, que nous avons besoin d'emprunter et que nous risquons d'être sanctionnés par les banques sur les taux d'intérêts et la Commission de Bruxelles.

    La société civile représentée par Jean-Pierre Le Goffle sociologue au CNRS, Salah Amokrane directeur de l'association Tactikollectif, et Alexandre Jardin, écrivain et cofondateur du mouvement Bleu-Blanc-Zèbre, ont présentés des initiatives consistant à compléter l'action politique, bien qu'elles soient à confirmer comme celle d'avoir un Rib dans un bureau de tabac sans que soit vérifier la crédibilité de celui qui ouvre un compte. De là à prétendre, qu'avec ce Rib, il peut trouver du travail, c'est prendre ceux qui l'ont écoutés pour des imbéciles. Que les initiatives privées soient les bienvenues, c'est évident, mais elles ne peuvent se substituer à l'action politique.

    Quant à la proposition de Mathieu Pigasse de partager en deux, les 50 milliards de prévus pour le pacte de responsabilité, 25 aux entreprises, 25 à la consommation, ce qui serait séduisant, mais, il oublie qu'il n'y a plus de produits français à acheter, et que toute relance de la consommation, profitera aux produits étrangers et aux bas de laine des ménages.

    Quant à la passe d'armes entre Laurent Wauquier et Michel Sapin sur les impôts pour lesquels Michel Sapin ne répondit pas correctement, je tiens à préciser que si la classe moyenne et les faibles revenus furent imposés, c'est bien à cause du gel des tranches d'imposition mit en place juste avant la fin de la mandature de Nicolas Sarkozy. Comme le paiement de l'impôt est l'année suivante, c'est sur les socialistes que le mécontentement s'est exprimé.

    De même, la suppression des heures supplémentaires défiscalisées, qui portaient surtout pour les salariés qualifiés, pas sur les bas revenus, faisaient une discrimination au sein de l'entreprise, tous n'en profitèrent pas. De plus, seuls quelques millions de Français, 8 en bénéficièrent alors que les autres, dont les retraités, portaient fiscalement, la charge fiscale de ce cadeau dont le coût pour l’État était de 3,5 milliards par année soit 17,5 milliards en cinq ans. Les Français bénéficiaires de ce coup tordu n'ont pensés qu'à eux, pas aux autres, pas à la France.

    J'ai trouvé Michel Sapin un peu fatigué, pas assez de mordant, face à la jeunesse de Laurent Wauquier.

    Le point qui fit débat fut l'intervention d'Édouard Martin sur la suppression, par le Conseil constitutionnel de la loi Florange, loi qui oblige les entreprises de trouver un repreneur dans le cas d'une fermeture d'usine lorsque l'entreprise fait du bénéfice. Invalidation saluée par l'UMP et par le patronat. Cela montre bien, les deux classes qui s'affrontent, avec l'hypocrisie patronale qui trouve normal qu'une entreprise ferme et licencie son personnel, lorsqu'elle fait des bénéfices ! Reportant ainsi sur la société la charge de ces personnes. Les Français qui ont sanctionnés François Hollande au premier tour de ces municipales ont là un exemple de ce qui les attend. Le second tour devrait amplifier le premier puisque les Français sont des veaux comme l'exprimait le général de Gaulle. Devant cette situation, le président devrait dissoudre l'Assemblée nationale et ainsi restituer aux gagnants ce qu'ils ont laissés

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