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migrants tunisiens

  • Le conflit migratoire entre l'Italie et la France,

    pour les Italiens l'Europe s'arrête sur la voie ferrée.

    Support Wikipedia Pour «il Tempo » l'Europe se ferme sur la voie ferrée entre la France et l'Italie, l'illusion d'une Europe libre d'être parcourue de long en large sans barrière d'aucune sorte a des limites. En fait, Paris a bloqué hier pour une journée entière le trafic ferroviaire sur la frontière Italienne. L'ouverture du trafic entre les deux pays s'est effectuée seulement après avoir frisé une crise diplomatique.

    L'Europa si ferma sul binario francese.

    «Si ferma sui binari tra Francia e Italia l’illusione di una Europa libera di essere percorsa in lungo e in largo, senza barriere di nessuno tipo. Parigi ha infatti bloccato ieri per un’intera giornata il traffico ferroviario al confine italiano. Uno stop al transito revocato solo in serata e solo dopo che tra i due Paesi si è sfiorata una crisi diplomatica».

    Pour la «Stampa.it » Paris peut arrêter les trains, il aurait selon la Commission Européenne, respecté les règles par «mesure justifiée d'ordre public». La France n'a pas violé les règles Européennes en bloquant la circulation des trains en provenance de Vintimille pour le motif d'ordre public. La Commission européenne soulignant que selon une première analyse des faits, Paris a respecté la règle de Schengen.

    L'Ue: "Parigi può fermare i treni"

    «Per la Commissione europea la Francia ha rispettato le regole: "Provvedimenti giustificati da motivi di ordine pubblico". La Francia non ha violato le regole europee bloccando ieri la circolazione dei treni in provenienza da Ventimiglia, «per motivi di ordine pubblico». Lo afferma la Commissione europea sottolineando che, secondo una prima analisi dei fatti, Parigi ha rispettato la normativa di Schengen».

    Pour la Républica.it, trains bloqués, l'Europe donne raison à Paris, Ministère des affaires étrangères, incident clarifié et résolu. Après le blocage ferroviaire Français effectif hier à Vintimille, Rome met fin au contentieux à la suite des explications de Paris à la Commission de l'Union Européenne, le convoi a été arrêté à Menton pour des problèmes d'ordre public, le problème des passeports à l'aéroport pour ceux qui viennent d'Italie via la Belgique.

    Treni bloccati, l'Europa dà ragione a Parigi Farnesina: "Incidente chiarito e risolto"

    «Dopo il blocco ferroviario francese attuato ieri a Ventimiglia, Roma chiude il contenzioso a seguito delle spiegazioni di Parigi alla Commissione Ue. "I convogli fermati a Mentone per problemi di ordine pubblico". Belgio: controllo passaporti in aeroporto per chi arriva dall'Italia».

    La Républica écrit :

    incidents clarifiés et résolus. Ainsi le ministère désamorce le contentieux contre la France après la haute tension causée sur l'axe Rome Paris dû au blocage ferroviaire pendant plusieurs heures à la frontière de Vintimille. Refusant même l'isolement de la position Italienne, le porte voix Mauricio Massari explique que, avec la France, nous sommes en train de travailler ensemble de façon constructive, et nous n'avons aucun regain de tension afin d'arriver à une initiative commune en vue de la visite du sommet Italo-français du 26 avril. Dans l'optique d'un accord bilatéral de Rome entre l'Italie et la France, et dans le cours d'un dialogue continu et ininterrompu au niveau des ministres des Affaires étrangères et Intérieure des deux pays.

    L'Italie rejoint ainsi les paroles apaisantes qui suivent la déclaration de la Commission européenne sur le «légitime» blocus Français, motivé par des raisons d'ordre public. Mais ce n'est pas seulement la France qui restreint la liberté de circulation à l'intérieur de l'Union. Jeudi dernier à l'aéroport la Belgique a introduit un contrôle non «systématique» sur les documents des voyageurs en provenance d'Italie.

    «Incidente chiarito e risolto". Così la Farnesina disinnesca il contenzioso con la Francia dopo l'altissima tensione causata sull'asse Roma-Parigi dal blocco ferroviario di alcune ore attuato ieri dai francesi alla frontiera con Ventimiglia. Negando anche l'isolamento della posizione italiana, il portavoce Maurizio Massari spiega che, con la Francia, "stiamo lavorando insieme, costruttivamente, non c'è nessuna escalation di tensione, al fine di arrivare a iniziative comuni in vista del vertice italo-francese del 26 aprile". In vista del bilaterale di Roma, tra Italia e Francia "è in corso un dialogo continuo e ininterrotto" a livello di ministeri degli Esteri e degli Interni dei due Paesi.

    Dall'Italia, dunque, giungono parole distensive che seguono l'affermazione da parte della Commissione Ue della legittimità del blocco francese in quanto motivato da "ragioni di ordine pubblico". Ma non è solo la Francia a ostacolare la libera circolazione all'interno della Ue: da giovedi scorso, negli aeroporti del Belgio è stato introdotto un controllo, non sistematico, sui documenti dei viaggiatori provenienti dall'Italia».

    Si l'on se reporte au titre de l'EXPRESS.fr Paris «gifle» Rome selon la presse Italienne,

    Immigration: "Paris gifle Rome", selon la presse italienne,

    je n'ai pas le sentiment à la lecture de ces trois journaux que ce soit l'expression de «gifle» qui s'en dégage. L'auteur de l'article Marie Simon ou ne comprend pas bien l'Italien, ou, elle, il ne cherche qu'à rendre plus aigües les relations entre la France et l'Italie qui est soumise à un flot d'immigration sans précédent. Ce n'est pas de cette façon que la fraternité Européenne, si elle existe encore un peu doit s'exprimer. En fait la France aurait suspendu le trafic des trains à cause d'une manifestation non autorisée de soutien aux migrants Tunisien afin d'éviter tout risque d'accident. Par contre la délivrance de permis de séjour aux migrants Tunisien clandestins fait grincer les dents de plusieurs pays de la Communauté dont la France. La délivrance de permis doit se faire au cas par cas selon un diplomate et respecter des règles très strictes.

    «Les permis accordés par l'Italie aux migrants clandestins Tunisiens «sont valables et reconnus par la France», a pour sa part soutenu le chef de la diplomatie Italienne Franco Frattini, en estimant que l'Europe «ne va nulle part si on érige des murs» entre les pays», Le Point.fr .

    C'est bien le problème ou va l'Europe ?

    20.000 permis seraient délivrés aux Tunisiens pour qu'ils puissent rejoindre leurs parents en France quoi de plus normal, la Tunisie n'était-elle pas sous protectorat Français sous le traité du Brado le 12mai 1881, ce qui ne résolut pas les conflits entre l'Italie et la France accusée par l'envoi d'un corps expéditionnaire dans le but et protéger le Bey et d'obliger les tribus à se rendre et ainsi d'avoir violé les droits de l'Italie en vertu du traité Italo-tunisien du 8 septembre 1868 pour une durée de 28 ans. C'est grâce à la politique de Pierre Mendès-France en 1954 voulant restaurer l'autorité interne du Bey le 31 juillet en associant les négociations avec le Néo-Destour, un parti socialiste Tunisien proche de Bourguiba, s'appuyant sur les militants, et provoquant l'admiration de Bourguiba, que la Tunisie devint indépendante. Mendès-France ayant été mis en minorité ne pu poursuivre son œuvre. Ce n'est donc que le 26 mars 1956 que le ministre des Affaires étrangères Christian Pineau déclara solennellement que la France reconnaissait l'indépendance de la Tunisie et cela au terme d'une atmosphère de guerre civile. La France conservant la base de Bizerte pendant plusieurs années. En d'autres termes, les Tunisiens sont biens plus Français qu'Italiens d'autant plus que nombreux sont ceux qui ont combattu avec les Français pendant les guerres mondiales.

    Que doit-on penser de la position de la France, qu'elle soit électoraliste sans aucun doute, poussée à récupérer les voix du FN. Que nous ayons des difficultés pour gérer correctement ces Tunisiens sans aucun doute, mais quel pays d'Europe n'en a pas ? L'Italie a appliqué les accords de Schengen, elle a délivré des passeports valables dans tous les pays signataires dont la France. Il est évident que le motif d'ordre public ne trompe personne, cet argument est un coup porté à l'Italie et non une gifle comme l'écrit l'EXPRESS.fr. Pour la Commission Européenne les accords de Schengen sont respectés, et les risques évoquées par la France ne lui paraissent pas justifiés. On peut contester la délivrance des passeports et des titres de séjour, mais ramener dans leur pays 20.000 migrants Tunisiens qui demandent d'entrer en France est à prendre en considération, ne serait-ce pas à la France de le faire ? S'ils sont arrivés à Lampédusa c'est simplement par ce que cette Île est proche de la Tunisie.

    Alors Alain Juppé s'est rendu en Tunisie le 20/04 pour arrondir les angles, le gouvernement Tunisien n'a pas apprécié que le gouvernement Français eu déclaré que les Tunisiens se trouvant en Italie n'étaient pas les biens venus en France. Il a salué «le grand mouvement déclenché à partir de Tunis et qui touche le monde arabe» et a exprimé «le soutien de la France sur tous les plans, politique et économique». Cette petite affaire nous coûte 350 millions d'euros sur la période 2011-2012 qui seront versés rapidement aux priorités du gouvernement sur la formation et le chômage. Et pour clore le tout, Alain Juppé a rappelé que la France n'était pas un pays fermé puisque nous accueillons chaque année 200.000 étrangers, que la communauté Tunisienne compte 500.000 personnes. Finalement nous avons mangé notre chapeau, cela nous coûte 350 millions et la «gifle» est revenue comme un boomerang.

    Finalement la France fait le tri de cette vague de migrants Tunisiens qui sont une dizaine toutes les 30 minutes à prendre le TER qui part de Vintimille pour Nice. Ceux qui sont en règle carte de séjour et titre de voyage pour étrangers achètent un billet et ne restent que quelques minutes à Nice ville. Quand aux autres ils attendent de recevoir de l'argent par mandat et des papiers. Ils sont accueillis par la Croix-Rouge dans un centre d'accueil situé à 5 km de la gare. Une logistique importante a été mise en place pour les loger et les nourrir.

    L'émission Envoyé Spécial sur France 2 programmée jeudi 21, nous a montré le désir inébranlable de ces jeunes Tunisiens n'ayant plus d'espoir en leur pays bravant tous les dangers pour atteindre au terme de trois jours de mer l'Île de Lampédusa. Des images saisissantes de ces migrants Tunisiens entassées les uns sur les autres sur cette frêle embarcation ballotée par la tempête, mais ne rêvant qu'à la France. Quel monde vivons nous de plus en plus misérable ou ces hommes sont traités pire que des bêtes par les Italiens à Lampédusa pour les décourager de tenter l'aventure. Mais pour eux c'est le prix à payer pour la France, nous avons une responsabilité à assurer.

     

     

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