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marine le pen

  • Quelques réflexions

    pêle-mêle.

    Support WikipediaÉcrire c'est ce qui me reste comme évasion intellectuelle avec ce blog, et avec la randonnée y associant la dépense physique. Quand on marche dans la nature notre esprit s'évade, on fait un peu le vide dans sa tête. Et puis c'est bouger, se lever très tôt pour prendre le train, et le soir rentrer fatiguer après plus de 20 km dans les jambes, mais quel bonheur. Cela fait quelques chose comme 16 ans que je tourne en Île de France par tous les temps, je n'ai presque plus rien à voir que je ne connaisse, sinon les copains de rando. Les treks dans le monde ne sont plus pour mon âge, alors rangé aussi pour raison familiale l'écriture me reste jusqu'à ce que mes facultés permettent de m'exprimer sur les sujets qui m'inspirent.

    La politique prend la première place dans ce blog, la raison est simple il a été ouvert fin 2006 juste avant la campagne présidentielle qui mobilisa mon attention. Sarkozy avec son vulgarisme et Ségolène si frêle devant cette machine UMP aurait pu l'emporter s'il n'y avait eu autant de haine dans son parti. Dommage, nous n'en serions pas ou nous en sommes. Quoique l'on dise, une femme, pour une fois nous aurait changés du machisme présidentiel. Et puis, contrairement aux dires de ses ennemis, elle n'était pas si cruche qu'ils le prétendaient. Bien qu'elle paraissait un peu juste pour la fonction, mais n'avait-elle pas gagné haut la main les confrontations avec Laurent Fabius et DSK., un ancien premier ministre et un ancien ministre de Finances ! N'était-ce pas un signe de son courage, de sa valeur ?

    Nous avons donc subit cinq années ce président déchaîné que rien n'arrêta pour diviser les Français. Faisant une politique dogmatique dont la seule voie directrice fut celle de la préservation des intérêts de sa classe. Le fossé entre les Français ne s'est jamais autant creusé entre les hauts revenus et les 8 millions de pauvres. Le devoir d'un président n'est-il pas de préserver les plus malheureux, et ils sont de plus en plus nombreux à n'avoir pour vivre que la rue. Sarkozy président des Français non, mais seulement président de ceux qui étaient au Fouquet's le soir de sa victoire. Une tâche qui restera sur son nom dans l'histoire de la république Française. Cet homme n'avait pas la valeur morale d'un président.

    Il se représente espérant encore écraser ce qui reste d'avantages sociaux. Il n'a pas perdu cette nouvelle confrontation, il a beaucoup de partisans, mais aussi beaucoup de ceux qu'il avait éblouis et qui jurent les grands dieux qu'ils ne voteront pas pour lui.

    Pour ceux là le béarnais sera la première étape, normal il est de droite, mais la seconde sera Hollande faute de n'avoir plus rien d'autre. C'est un signe qui ne trompe pas. Il a réussit a développer une haine qu'aucun président avant lui n'avait eue. Dès le début je l'avais analysé, comme celui qui bouscule tout sans vergogne, sans respect, parlez-en à Charles Pasqua pour ce qu'il a fait dans son département, il vous dira ce qu'il en pense s'il est sincère, ainsi que les Chiraquiens. En fait, il ne me plaisait pas pour la France, il n'avait pas ce que j'attendais d'un président, une culture, de la grandeur d'esprit. Nous avons eu un homme qui, par ses mouvements d'épaule bouscula ses opposants, un parvenu avec des qualités. On n'arrive pas à ce niveau sans en avoir. Volontaire, courageux, mais aussi prétentieux, obstiné et destructeur.

    Le 15 février Sarkozy s'est déclaré candidat à Laurence Ferrari sur Tf1, un vrai faux suspense. Son argumentaire «à cause de la situation de la France, de l'Europe et du monde !» Comme s'il pouvait faire quelque chose sur celle du monde quant à celles de l'Europe et de la France, s'est sa situation, celles auxquelles il a contribué, de quoi se plaint-il ? N'est-ce pas à nous de nous plaindre ?

    Il était temps qu'il s'engage, François Hollande à son meeting du Bourget avait pris quelques longueurs d'avance, et sa position politique devenait critique. Le 19 février à Marseille son premier grand meeting 10.000 sympathisants et quelques curieux certainement. «La France forte» son slogan, mais aussi «le candidat du peuple de France», c'est donc qu'il ne l'a pas été. «Le référendum c'est l'esprit de la république nous lui devons beaucoup», sans vergogne quand on pense à la ratification de second traité de Lisbonne dont il s'est bien garder de consulter les Français. Qui peut encore croire en lui ?

    Et puis une part de «proportionnelle» quelle mascarade, le RPF, le RPR, l'UMP ont toujours été contre, même le MRP et l'UDF. «Travailler davantage, c'est la seule façon de préserver notre niveau de vie, notre pouvoir d'achat, et de sortir par le haut de cette crise qui traîne tant d'autres pays vers le bas» à la place de travailler plus pour gagner plus, il prend les Français pour des imbéciles. Ce président utilisera tous les moyens pour ses fins. Aucune morale de déclarer qu'il faut travailler davantage lorsqu'il n'y a pas assez de travail et que nos entreprises délocalisent. Les Français au chômage c'est de leur faute, et il fera un référendum pour l'indemnisation du chômage et pour qu'ils reçoivent une formation, alors qu'ils ont payés pour être indemnisés s'ils devenaient chômeurs, voir, Sarko, ça y est, le peuple tout pour le peuple encore + à droite bien sûr, . À pôle emploi, les gens disent «je veux un emploi pas un référendum !»

    Beaucoup d'espoirs avaient été mis dans ce début de campagne tonitruant et très médiatisée de Sarkozy. Il devait inverser la tendance des sondages. Or ceux-ci faits le 21 février, vague 10, par l'étude Ipsos, Logica Business Consulting pour France télévision, Radio France et Le Monde, donnaient le même score qu'avant le 15 février, 32 % pour Hollande et 25 % pour Sarkozy au premier tour, depuis il s'est resserré, Ifop prend la plus basse valeur pour Hollande et la plus haute pour Sarkozy, cela sent le pas clair ! Quand au second tour, c'est constant à ± 1 point 59 % pour Hollande contre 41 % pour Sarkozy. Les courbes restent parallèles depuis le 15 janvier. L'écart est grand, trop grand pour être réaliste, mais il vaut mieux la position d'Hollande que celle de Sarkozy.

    Que faire contre cette probable défaite ? Ce n'est pas le parachutage de Borloo à Véolia qui lui fera récupérer des voix. Une vraie levée de boucliers, qui conduit à un flop. Henri Proglio ne supporte plus le successeur qu'il avait désigné pour Véolia, avec la bénédiction de l’Élysée. Le succès a dépassé les espérances. C'est un vaudeville ridicule qui montre l'état d'un certain capitalisme à la Française, telle est la réaction d'un banquier Américain, le Canard enchaîné. C'est toute une histoire que raconte le Canard. Proglio le copain de Sarko ne supporte plus de perdre de l'argent par la faute d'Antoine Ferot le PDG de Véolia. Proglio fit donc du lobbying auprès des administrateurs de son ancienne maison, et une opération prévue en deux temps fut montée. Débarquement de Férot le 29 février, puis nomination de Borloo par le comité bien préparé. L’Élysée mit au courant se frotta les mains pensant que Borloo serait ainsi récompensé de son renoncement à la présidentielle !

    L'opposition n'est pas en reste, l'invitation de Marine Le Pen à des paroles et des actes, nous a montré son vrai visage. Mis à part ses arguments milles fois répétés sur l'immigration, cause de tous nos soucis, et sur l'Europe qu'elle veut modifier si elle est élue pour sortir de l'euro dont elle veut une parité de un franc pour un euro ce qui montre que nous devrions nous serrez la ceinture, si elle venait à être élue, sachant que un euro vaut 6,55957 francs, en fait elle n'y connait rien. Face à François Langlet ses connaissances en économie ont parues très précaires, répondant souvent à coté pour faire diversion en particulier sur la contribution sociale sur les importations avec une taxe de 3 % qui rapporterait 74 milliards d'euros sur l'ensemble du quinquennat. La recette serait par mois de 15,3 milliards alors que les dépenses seraient de 20,8 milliards, ce qui conduirait à une augmentation de 200 euros pour les salaires inférieurs à 2.000 €, le contraire de ce qu'elle veut faire. Elle accuse François Langlet de faire un calcul brut. Par contre sa remarque sur le permis à points est tout à fait justifiée.

    Mais c'est la joute surréaliste avec Mélenchon qui constituait le clou de cette émission. Ce que l'on peut dire c'est que tous deux ont été mauvais. Marine Le Pen refusant de débattre avec lui et lisant son journal, quand à Mélenchon, il a manqué de maîtrise en insultant Marine Le Pen. Elle accuse Mélenchon de «voiture balai» de François Hollande disant de lui que ce n'est pas un bon candidat, de ne pas être à sa hauteur. Mélenchon, «il n'y aura jamais une faille entre nous, la gauche, pour vous mettre la pillée que vous méritez». C'était aussi le leadership du monde ouvrier qui se jouait. Marine Le Pen se dit portée par lui, alors qu'elle n'est même pas à ses cotés pour le soutenir dans la difficulté. On comprend bien la colère de Mélenchon.

    D'une façon générale les coups portés par Mélenchon ont été précis aussi bien en ce qui concerne l'IVG que l'affaire de l'écrivain collaborationniste Robert Brasillac. Le samedi 18 février lors d'un discours à Lille. «Vous auriez dû vous lever et sortir quand l'infâme président de votre parti a cité Robert Brasillach, car un collabo reste un collabo quoi qu'il ait écrit» face à Marine Le Pen qui lisait le journal. Que dire de tels débats, qu'ils ne sont pas à l'honneur de nôtre pays. Quelle image donnons-nous ?

    Et notre service public qui organise de telles confrontations qu'elle est sa valeur ? David Pujadas porte une lourde responsabilité, n'ayant pas été à la hauteur pour maîtriser cette confrontation. D'une façon générale, il n'impose pas avec fermeté les réponses aux questions posées, ce qui détruit l'intérêt des débats ou chacun répond à coté en surfant sur son programme.

    Quant à François Hollande sa proposition de taxer les revenus au dessus de un million d'euros par an à 75 % serait un acte de patriotisme incontestable. Ce serait aussi récupérer un peu de l'argent qu'ils ont bénéficié sous l'ère Sarkozy. Quant à l'évasion fiscale du baratin elle a toujours été florissante pendant les 10 années de droite.

    «Ce que j'apprécie c'est le talent, le travail, le mérite, ceux qui ont réussi à créer et à permettre à la France d'avancer», a-t-il expliqué.

    «Ce que je n'accepte pas, c'est la richesse indécente. C'est des rémunérations qui n'ont pas de rapport avec le talent, l'intelligence ou l'effort», a poursuivi le candidat PS.

    «Ce que je n'accepte pas, c'est le scandale d'un certain nombre de stock options ou de 'retraites-chapeau', de tout ce qui fait que les Français ont le sentiment que c'est trop injuste, trop inégal».

    «Ce que je veux être, c'est le président de la justice», a conclu François Hollande sur TF1 le 27/02/12.

     

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