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  • La difficile guerre médiatique du Mali,

    quelques cadavres, peu de journalistes, que des questions ?

    une guerre aveugle en d'autres termes ?

    Support Wikipedia Pendant la guerre plomb durci entre le Hamas et Israël, j'avais critiqué le fait que la presse internationale était exclue des opérations militaires, le motif des Israéliens fut de dire qu'ils ne pouvaient accepter de journalistes par peur de leur insécurité, voir Gaza, le conflit israélo-Palestinien, suite 2.

    Pour notre intervention au mali, on reçoit des annonces, quelques terroristes tués à Gao trois décès parmi nos soldats, Le caporal Cédric Charenton mortellement touché par un tir ennemi lors des combats menés dans le massif de l'Adrar, et deux autres militaires, le pilote Damien Boiteux et le légionnaire Harold Vormezeele, sont déjà morts pour la France.

    Des Tchadiens durement éprouvés par de nombreux morts, des images, des déclarations du ministre de la défense signalant de violents combats dans le massif des Ifoghas, un point c'est tout ! Nous ne voyons que par intermittence quand le bandeau sur nos yeux nous est retiré. On comprend, cette guerre est sur une grande étendue territoriale conditionnée par la chasse aux djihadistes d'Al-Qaïda au Maghreb Islamique AQMI, donc éparse, et de plus, la position de nos troupes ne peut être mise aux yeux de nos ennemis. Nous devons libérer nos otages, et c'est une tache difficile, le secret s'impose. Les journalistes sont donc exclus pour ces raisons. Il y a, et il y aura toujours des Français qui critiqueront, mais une guerre secrète, donc sans mort, on ne connait pas. .

    On nous informe de temps à autre sur une opération de nos forces spéciales qui auraient tués des groupes de plusieurs dizaines de terroristes dans le massif montagneux de l'Adrar de Tigharghâr dans l'Adrar des Ifoghas au nord du Mali. Opération qui est maintenant baptisée «Panthère IV» dans le prolongement de l'opération Serval.

    Il convient d'apporter un peu de lumière sur l'Adrar des Ifoghas et sur les moyens mis en œuvre.

    Le théâtre des opérations, la nasse de l'Ifoghas ou les terroristes sont encerclés.

    Document l’Écho républicain.fr.

    Une Guelta cuvette d'eau près d'Oubankort, Adrar des Ifoghas.

    Document Wikipedia.

    Ce massif rocailleux, comme il y en a de nombreux dans le désert est un lieu tout indiqué pour se cacher, mener des embuscades. J'ai eu l'occasion d'apprécier les morphologies de ces massifs rocailleux au cours de treks. Il faut donc de l'attention et de la mobilité aux soldats qui s'aventurent dans ces rochers, pour ne pas se faire piéger. Les cachent sont nombreuses, on passe à coté sans les voir et ce peut être la mort. C'est donc un combat d'homme à homme qui ne peut être suivi ni filmé.

    C'est avant tout une logistique de reconnaissance sur l'ensemble du désert pour détecter les mouvements des djihadistes, et là, il faudrait des drones armés, lanceurs de missiles, c'est ce qui nous manque le plus.

    2Document Wikipédia.

    Le drone idéal serait le drone armé type MQ-9 Reaper, qui fut le fer de lance des Américains contre Al-Qaïda et les Talibans au Pakistan. Il nous faut intervenir sur une grande étendue afin de détecter les dépôts de carburant, de munitions et de tuer un maximum de terroristes.

    Mais, nous ne sommes pas démunis, nous avons aussi des moyens de vision pour la surveillance et le renseignement par des procédés optiques et électroniques qui ne sont pas négligeables. Ils permettent de détecter non seulement les personnes mais de les écouter.

    2Document Wikipédia.

    Nos forces ont mis en service deux drones Harfang qui ont une très grande précision à 7.500 mètres. Il sont équipés de capteurs électro-optique et infrarouge ainsi qu'un désignateur laser. Le dispositif d'attaque est complété par des moyens aériens par cinq Breguet Atlantique ATL 2 qui forment la clef de voute de l'opération Serval, deux Rafales laser équipé d'un pod de désignation Damoclès, et de quatre Rafales C.

    ATL2 crédits Marine Nationale

    L'Atlantique 2 peut emporter en soute et larguer quatre bombes à guidage laser GBU-12 Paveway II. Sa capacité est de tirer en toute autonomie avec l'utilisation d'un pod de désignation du spot laser. Le repérage est effectué soit par un autre avion tel que le TACP, Tactical Air Control Parti qui éclaire au sol la cible, ou bien d'un soldat au sol qui éclaire la cible pour le guidage du missile. Mais cela ne résout pas tout, dans les recoins des Ifoghas on ne voit pas d'en haut, et il faut donc s'aventurer pour anéantir les djihadistes. Le déploiement de reconnaissance associé aux forces terrestres est fondamental, il ne peut que conduire à l'élimination des terroristes pour libérer nos otages.

    La mouvance des différents groupes retranchés dans l'Adar des Ifoghas mobilise au sol 1.800 Tchadiens déployés principalement à Kindal au nord. Le Camp I de la ville de Kidal est sous la surveillance du MNLA, Mouvement National pour Libération de l'Assawad. Ces forces Tchadiennes furent renforcées par un certain nombre de combattants d'Ansar Dine un des chefs de la rébellion Touareg ayant changé de camp. Il fut en mars 2012, l'un des principaux groupes participant à l'insurrection Malienne de 2012, avec le Mouvement pour l'Unicité et le Jihad en Afrique de l'Ouest, MUJAO, et le Mouvement national pour la libération de l’Azawad, MNLA. Les forces Tchadiennes et Françaises sont retranchées dans le Camp II.

    En janvier 2013, dans le contexte de l'opération Serval un groupe de dirigeants modérés d'Ansar Dine s'en sépara pour fonder le Mouvement Islamique de l'Azawad, MIA, qui se disait favorable à un règlement pacifique de la crise. L'un des dirigeants d'Ansar Dine, Ahmadou Ag Abdallah, fut arrêté par les autorités Mauritaniennes à Bassikounou le 26 janvier 20138. Le 3 février 2013, le n° 3 de l'organisation, Mohamed Moussa Ag Mouhamed, responsable de l'application de la Charia à Tombouctou, fut aussi arrêté à In Khalil, près de la frontière Algérienne. Cela montre la difficulté de suivre les évolutions des forces en présence.

    Du côté de l'armée Française, le GTIA, Groupement Tactique Inter Armes, et GTIA TAP sont déployés principalement dans la région de Tessalit. La région de Tessalit est occupée par 1. 200 militaires Français, 800 soldats Tchadiens, ainsi que des éléments Maliens. Les forces du MNLA et du MIA épaulent les troupes Françaises et Tchadiennes, elles sont d’une grande utilité de par leur connaissance du milieu. Les combattants Touareg occupent la ville de Kidal, mais s'opposent à la venue des forces Maliennes dans cette zone.

    À Gao à la demande des Français, 19 touaregs loyalistes de la milice d'Ansar Dine ont été détachés au nord, dans les environs de Tessalit et Kidal afin servir de guide pour leur connaissance du terrain. Les forces islamistes ne sont pas connues, mais sont estimées à plusieurs centaines de combattants.

    L'opération Panthère IV a abouti à la destruction de deux importants dépôts de munitions par des frappes aériennes et permit de localiser des éléments terroristes dans leur sanctuaire, de les poursuivre et de neutraliser plus d’une vingtaine d’entre eux. Selon l'état-major Français, plus de 20 combattants islamistes furent tués lors du combat du 19 février. Le ministre Français de la défense, Jean-Yves Le Drian fit mention de 25 tués chez les jihadistes.

    Le 20 février, en début d’après-midi, un nouvel engagement opposa les Français et les jihadistes. Une dizaine de ces derniers furent tués suite à l’engagement combiné de troupes au sol et d'hélicoptères Tigre HAP du groupement aéromobile de la force Serval.

    Près de la frontière Algérienne, une camionnette transportant des jihadistes fut également détruite par un hélicoptère Tigre et plusieurs de ses occupants furent tués.

    Un peu moins d'une dizaine de terroristes furent tués le 20 février. En outre, dans l'Adrar des Ifoghas et la région de Bourem, une dizaine d'objectifs furent détruits par des frappes aériennes effectuées par des avions ou des hélicoptères, il s'agissait pour moitié de sites logistiques, mais aussi d'un véhicule blindé et de quatre pick-up. De plus, des caches d'armes ont été découvertes et plusieurs véhicules lance-roquettes ont été saisis.

    Le 22 février 2013, à 11 h 15 un combat opposa les soldats Tchadiens aux Islamistes dans l'Adrar des Ifoghas. Les Tchadiens avançaient avec une grosse colonne de 200 véhicules environ. Ils tombèrent dans une embuscade et la colonne fut coupée en deux. Dans leur contre attaque, les Tchadiens frappèrent durement les islamistes. Selon un communiqué lu à la radio, l’État-major des forces Tchadiennes déclara que, «le bilan provisoire du côté ennemi fut de cinq véhicules détruits, et 65 terroristes tués». «Nous déplorons la mort de 13 de nos vaillants soldats».

    Après le combat livré par les Tchadiens, le GTIA se déploya avec ses appuis de génie et d'artillerie. Les Français détruisirent plus d’une dizaine de sites logistiques, et une quinzaine de véhicules, un BRDM, véhicule de patrouille et de reconnaissance amphibie, et démantelèrent un atelier de fabrication d’IED, Improvised Exposive Device. Une quarantaine d'islamistes furent tués selon les forces Françaises. Plusieurs postes de combat et campements furent fouillés et neutralisés grâce aux tirs précis et coordonnés par des appuis au sol, de la chasse et du GAM, éléments tirés de Wikipédia «Bataille de l'Adrar de Tigharghâr».

    Kidal perché au nord du Mali, isolée de tout, il est la proie d'attentats suicides et de tirs d'obus. Le 21 février un obus de 106 mm explosa, un officier Tchadien reconnu l'obus par ses éclats qui trainaient par terre avant de s'en retourner dans son camp tout à coté. Pendant son retour un kamikase tenta sa chance en se mélangeant aux curieux qui affluaient dans un grand désordre. À Kidal, l'insécurité est permanente et rien n'est jamais loin, cela pèse comme une malédiction. «Ici, il faut se méfier de tout le monde», chuchota un responsable de la sécurité du MNLA, données tiré de l'envoyé spécial Jean-Philippe Rémy du Monde.

    2L'un des chefs Abou Zeid de katiba les plus puissants islamistes d'Al-Qaïda au Maghreb islamique, et qui détient les quatre otages Français enlevés à Arlit, au Niger, aurait été tué, information non confirmée par l'armée Française. Selon une source proche du milieu du renseignement, il aurait été tué, ainsi qu'un groupe important de ses hommes. Des frappes aériennes eurent lieu dans la zone d'Etagho, à quelques dizaines de kilomètres d'Aguelhoc, au nord de Kidal. Combinées avec une offensive terrestre de troupes Françaises, Tchadiennes et de quelques auxiliaires locaux. Certains de ces auxiliaires ont été employés pour poser des dispositifs de guidage des tirs. Quarante-trois hommes de la katiba d'Abou Zeid seraient morts avec lui, source Le Monde.fr.

    Selon le ministre des armées Le Drian, l'opération Serval nous couterait déjà 100 millions d'euros.

    Samedi 02/03/13, l'Armée Tchadienne affirme avoir tué le chef terroriste Mokhatar Belmokhtar qui fut à l'origine de la prise d'otages du site gazier d'In Amënas en Algérie, voir Otages, faut-il négocier, est-ce la meilleure solution. «Les forces Tchadiennes au Mali auraient détruit totalement la principale base des jihadistes dans le massif de l'Adrar des Ifoghas, plus précisément dans la vallée d'Ametetai», affirme le communiqué, précisant que «plusieurs terroristes furent tués» dont le chef Mokhtar Belmokhtar dit «le borgne».

    Le ministre de la défense ne confirme pas ces morts, il appelle à la prudence. À l'émission mots croisés sur France 2 le lundi 04 mars le ministre de la défense déclara ne pas avoir de preuve de la mort de ces terroristes. Concernant les otages Français au Sahel, le ministre a affirmé qu'au moment où nous parlons, tout laisse à penser qu'ils «sont en vie». «Nous sommes actifs» pour libérer la famille Française enlevée au Cameroun, a-t-il ajouté.

  • After French Criticism, Washington Drops Payment Demand

    Après la critique Française, Washington laisse tomber la demande de paiement, the «Walls Street Journal».

    Support Wikipedia Peu d'informations dans les médias Français sur une demande de paiement d'une facture de 20 millions de $ (15 millions d'euros) pour le prêt de gros porteurs Américains C-17 de l'US Air Force dans le transport de troupes, aller et retour, pour l'intervention au Mali. On savait que l'administration Obama avait des difficultés de trésorerie, mais pas au point de nous faire payer leur aide dans le combat contre le terrorisme Islamique. On comprend l'étonnement des autorités Françaises recevant cette facture, outre ce point, ils n'y sont pas allés avec le dos de la cuillère plaçant l'heure de vol à 50.000 $ ! Ce fut un refus tout net.

    Le Walls Street Journal du 20janvier, sous les plumes de David Gautier-Villars à Paris et Adam Entous à Washington, écrivent, que la France est de plus en plus indignée par le fait que le soutien d'Obama est limité, malgré les vociférations des Français de ne pas voir les États-Unis s'engager plus contre Al-Qaïda, mais aussi, par cette demande de paiement des vols de transport de troupes par les gros avions Américains.

    Sous cette pression, le Pentagone annonça dimanche 20 janvier qu'il renonçait au remboursement de ces vols.

    Les Américains qui sont nos alliés de longue date n'ont pas aimé. Pour eux, ils apportent déjà une aide inestimable de renseignements, d'autant qu'ils n'ont pas pris position, à la demande de la France, sur les avions ravitailleurs. Ils estimèrent que la France possédant une vieille flotte de petits bateaux citernes, qui, tenus à distance, seraient utiles pour ravitailler en combustible les avions pendant le temps de cette guerre. Cette position des États-Unis s'expliquait, par le fait, que nous sommes allés aider les Maliens, certes sur leur demande express, mais sans leur avis, et que, maintenant, nous sollicitons leur aide, sans vouloir la payer. En d'autres termes puisque nous faisons cette petite guerre, nous devons en assumer les contraintes.

    Cette position Américaine était du 20 janvier, depuis, elle s'est largement assouplie puisque l'administration Obama a finalement décidé d'associer des avions ravitailleurs en soutien aux appareils Français engagés dans l'opération Serval. En fait, d'après Zone Militaire du 27 janvier, se référant au Los Angeles Times, le Pentagone et le département d’État étaient favorables à une aide accrue en faveur de l’opération Française, mais la Maison Blanche, en revanche, se voulant plus prudente, estimait que les intérêts Américains n'étaient pas menacés par Al Qaïda. En outre, les risques qu'une telle aide pouvait induire indirectement les États-Unis en une posture de co-belligérants. Grâce à la France les troupes Américaines ne seraient donc pas nécessaires au Mali.

    Mais, selon une porte parole de François Hollande, les efforts communs ainsi que le partage des informations est essentiel à la détection des terroristes dans le désert, ce fait serait à l'origine du changement d'attitude des États-Unis.

    (Pour faire des frappes ciblées il faut de la vision, donc de la détection, le désert est vaste. Nos soldats nomadisés sont autonomes 15 jours et sur données des drônes ils pointent les cibles au laser ce qui guide les missiles).

    Il faut se rappeler, que lors de la guerre de Libye enclenchée par Nicolas Sarkozy, le président Obama voulait retirer ses avions bombardiers et ce ne fut qu'à la suite de l'intervention fougueuse de Nicolas Sarkozy, fin mars 2011, que les Américains, maintinrent leurs bombardiers.

    L'attitude de François Hollande fut plus diplomatique d'autant plus que la prise d'otages dans le sud Algérien à In Amënas ou trois otages Américains furent tués, montra bien que c'est un combat qui implique des moyens de repérages pour suivre dans ce vaste désert les mouvements des terroristes. De plus, la chasse au chef islamiste Mokhtar Belmokhar, est cruciale, pour l'équilibre en Afrique de l'Ouest. «Il n’y aura pas de sanctuaire pour les terroristes, ceux qui attaquent notre pays n’auront aucun endroit où se cacher… ni en Algérie, ni en Afrique du Nord, nulle part», avait réagi Leon Panetta, le secrétaire à la Défense.

    Les planificateurs du Pentagone se posèrent donc la question des pistes de l'aéroport de Bamako pour gérer les avions C-17 ou, si ces avions devaient atterrir en dehors du Mali pour ensuite transporter les troupes avec des avions plus petits. La demande Française portait sur le transport d'un bataillon d'infanterie de 500 à 600 soldats avec leurs véhicules et équipements. A la suite de cela, le secrétaire Américain informa le ministre de la défense Le Drian que le commandement militaire Américain, pour l’Afrique, «soutiendra l’armée Française en conduisant des missions de ravitaillement en vol pendant la poursuite des opérations au Mali», selon, un communiqué du Pentagone.

    Le problème du Sahel est depuis longtemps une préoccupation des États-Unis. Déjà, en 2004, Georges W.Bush avait lancé l'initiative Pana- sahélienne d'une guerre globale contre le terrorisme en mettant en place des forces spéciales dans plusieurs pays de la région. Barrak Obama paracheva cette mise en place par un commandement Africom opérationnel en 2008, doublée d'un programme de formation d'armées locales. Après l'attaque contre le consulat Américain à Benghazi, puis la récente prise d'otages en Algérie, où trois Américains trouvèrent la mort.

    On sait que la France ne dispose pas d’une flotte d’avions de transport suffisante en gros porteurs pour ses propres soldats, il faut aussi acheminer les troupes des pays Africains qui sont censées former une coalition pour intervenir au Mali. Le problème est que l’alliance Economic Community of West African States, CEDAO en Français, qui rassemble les États africains n’a pas non plus les moyens de payer pour cette intervention. Il faudra donc que plusieurs pays, y compris Européens, participent financièrement à cette guerre.

    Pour Laurent Fabius, il est vital qu'un nombre maximal de pays dans le monde entier contribuent, à l'effort. Il annonça qu'une conférence des donateurs est prévue dans la capitale Éthiopienne Addis Abeba le 29 janvier. Le Ministre des Affaires étrangères allemand Guido Westerwelle répondit à l'appel, promettant une aide supplémentaire, sans indiquer son montant. Les troupes Africaines qui ont besoin d'aide financière, l'exprimèrent pendant cette conférence des donateurs, l'Allemagne ayant déjà indiquée qu'elle assumerait ses responsabilités, écrivait-il dans le journal du dimanche Bild am Sonntag. Jusqu'à maintenant, la Belgique, la Grande-Bretagne, le Canada, l'Italie, l'Allemagne et les Pays-Bas ont offert de l'assistance, mais pas de combattants.

    La France s'est engagée à une aide de 47 millions d'euros qui s'ajoutent au coup de l'opération militaire Française. L'argent récolté a pour but de financer une force Africaine «Misma» destinée à épauler, puis prendre le relais de la France. Le coût estimé est de 460 millions de $, et déjà 455, 53 millions ont été récoltés en cash selon l'Union Africaine.

    Tombouctou fut repris par la coalition Franco-malienne le lundi 28 janvier, après que la ville de Gao fut elle aussi reprise, ainsi que Kindal, plus au Nord. Actuellement les troupes Franco-tchadiennes, sont près de la frontière Algérienne. Il n'y eut aucun combat, on ne voit aucun cadavre, les terroristes préférèrent s’enfuir vers le Haut Mali dans les montagnes les rendant moins vulnérables.

    Concernant nos otages rien n'est résolu, et une rançon de 17 millions d'euros aurait été donnée pour la libération des otages d'Areva enlevés au Niger en 2010.

    Ce ne peut être que par la contrainte que nous réussirons à les libérer. La mission Française n'est donc pas terminée, puisqu'il s'agit que les forces Françaises et Maliennes soient épaulées pour tenir un front étanche, si tant est qu'il soit possible de le rendre étanche, voir, La droite attaque sur le Mali pour entacher l’action de François Hollande. Même dans cette éventualité, on ne voit pas possible de maintenir des forces Européennes et Africaines aussi longtemps qu'il faudrait, sans que le Mali assure de lui même sa sécurité. C'est donc par une armée Africaine la Misma, opérationnelle qui prendra le relais, ce qui implique qu'elle puisse avoir les moyens pour assurer la sécurité du Mali, et de la région.

    Depuis, il y eu la visite de Joe Biden à l’Élysée le lundi 04 février. Outre le fait que la France fut félicitée pour la qualité et la rapidité de son intervention, François Hollande félicita les États-Unis pour leur soutien. Il fut, de plus, convenu de mettre en place une force Africaine au Mali sous l'autorité de l'ONU. C'est une opération de maintien de la paix déclara François Hollande.

     

  • La droite attaque sur le Mali pour entacher l'action de François Hollande,

    elle joue au feu, et elle se brule, Tombouctou est pris.

    Support WikipediaPersonne ne s'attendait à la prise de Gao et de Tombouctou sans tirer un coup de feu, et les vociférations de la droite allaient bon train. Après le consensus national, nos soldats engagés, la France est à leur coté, nous soutenons l'action du président de la république, que de bonnes intentions, mais vite il faut contrer cette décision de François Hollande qui ne peut que lui faire de bien, étant taxé de mou. Le problème devient donc comment contre attaquer pour qu'il soit discrédité dans l'opinion, et là l'hypocrisie reprend le dessus. Mais comment agir sans désavouer l'engagement contre ces terroristes Islamistes aux portes de Bamako, menaçant l'intégrité du pays, mais aussi la vie de nos 6.000 ressortissants, lorsque le président du Mali Dioncounda Traoré demanda l'aide de la France.

    Gros problème, tout simplement en clamant que la France est isolée, que les conditions de l'intervention militaire sont le fait d'une impréparation. «Que François Hollande n'a pas de stratégie claire sur le sens de la présence Française au Mali», Jean-Louis Borloo et Laurent Vauquier. Jean-Louis Borloo, «vous ne croyez pas que son prédécesseur aurait déjà rencontré Rajoy, Cameron et Obama ?», la meilleurs façon de noyer le problème. Bachelot, «la guerre c'est comme la coke c'est bon au début mais ensuite ça détruit», qui ne se rappelle pas l'engagement de Jacques Chirac en Afghanistan et l'envoi de troupes supplémentaires par Sarkozy, qui sont depuis la fin 2012 rentrées en France. Quand on entend des politiques de ce calibre qui prétendent diriger la France, mon Dieu protégez-nous !

    À écouter cette opposition, il aurait fallu mettre notre armée soit en état d'intervenir avant que le président du Mali fasse la demande de notre aide. Il aurait fallu aussi mobiliser les autres puissances pour ne pas être seuls, mais elles savaient, et surtout elles ne voulaient pas s'engager sachant que la France a une responsabilité envers ces pays amis d'Afrique. Franchement il faut avoir une morale biseautée pour avancer de tels propos. En outre, l'on sait très bien que ce n'est qu'après que les opérations seront engagées que l'apport des grandes puissances interviendra Si l'on se rapporte à l'Irak, puis à l'Afghanistan, les États-Unis furent seuls au départ.

    Je ne crois pas que les Malins pensent comme cette droite qui est complètement dépassée et qui ne sait plus ce qu'elle dit, marquant une grande irresponsabilité.

    Les soldats de la coalition sont fêtés partout dès leur arrivée dans les villes.

    Pierre Lellouche, «la France ne devait pas y aller seule», c'est ça, il fallait laisser les terroristes aller jusqu'à Bamako ? «Régler le problème de la solitude Française, en mettant en place une coalition, doit être l'urgence absolue pour mener cette guerre dure et longue», affirme le président du groupe sur le Sahel à l'Assemblée. «Il est choquant qu'on ait vocation à être les mercenaires de l'Europe, en payant le prix du sang et de l'argent, alors qu'on défend la sécurité de tout le continent contre le terrorisme». Dominique de Villepin «ne cédons pas au réflexe de la guerre pour la guerre», le déjà-vu des arguments de la «guerre contre le terrorisme» m’inquiètent. Ce n’est pas la France. Tirons les leçons de la décennie des guerres perdues, en Afghanistan, en Irak, en Libye.

    Quel courage ont ces gens qui connaissent très bien l'inertie de l'Europe en matière militaire d'autant plus que l'Europe de la défense n'existe pas. C'est donc un tir de barrage dument organisé, même Alain Juppé qui met ainsi en garde contre les dangers d'une étape qu'il juge «extrêmement risquée et craint» que nous ne nous soyons mis dans une spirale que nous allons avoir beaucoup de mal à maîtriser, mais aussi Hervé Morin, le député Axel Poniatowski.....

    A cela, rapportons l'intervention des députés Européens au parlement le mardi 15 janvier sur la solitude de la France, qui n'a pas fait bouger le moindre petit doigt. Daniel Cohn-Bendit, «si j'étais méchant, je dirais, on dit aux Français, on va vous donner les infirmières et allez vous faire tuer là-bas, nous n'avons pas une force d'intervention civile ou militaire Européenne et c'est là que le bât blesse».

    L'UMP Arnaud Danjean déplora sur le même ton l'inaction de l'U.E. alors qu'elle adopta il y a deux ans, dans le cadre de la politique de sécurité et de défense commune, «une stratégie Sahel qui intégrait un volet sécuritaire qui identifie clairement les menaces et qui identifie clairement aussi le besoin que nous aurons un jour d'une action robuste». Michael Gahler, élu chrétien-démocrate Allemand, «j'aurais souhaité que des menaces communes appellent des réponses communes».

    «Un État membre a demandé un soutien mais nous n'avons pas de forces de défense Européennes», a réagi la haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères, Catherine Ashton, avant d'annoncer l'adoption prochaine par l'UE d'un plan de soutien logistique et humanitaire à Bamako. Tout ceci montre la fausseté de cette droite quand 65 % des Français approuvent l'intervention de la France, et s'ils l'approuvent c'est qu'elle est juste.

    Les Nigériens se sont engagés à envoyer 1200 hommes au Mali, au lieu des 900 prévus auparavant, pour participer à la force Africaine chargée de combattre les islamistes qui occupent le nord du territoire, a indiqué un sénateur vendredi, selon le HUFFINGTON POST. De même la Russie a proposé d'acheminer des troupes et matériels Français, selon Laurent Fabius. Il y a aussi des Tchadiens, et les Maliens qui reprennent du courage aux cotés des forces Françaises. La France a donc été le déclencheur de cette prise de responsabilités des Africains puisqu'ils se sentent plus forts, et petit à petit les forces Africaines viendront grossir les combattants engagés.

    La France avait plusieurs fois évoqué le danger qui couvait par l'implantation de ces terroristes dans le désert du Sahel, voir, Pendant que nos otages au Mali attendent, mais aussi la résolution 2085 du Conseil de sécurité dans sa séance du 20 décembre 2012 appelant à une force militaire internationale chargée d'aider les forces Maliennes à reprendre les régions occupées dans le nord Mali. Et puis, la déclaration du président de la république le 11 janvier 2013 aux Nations-Unies sur la situation au Mali.

    À l’Élysée on invoque des arguments tactiques, «la tentation existe toujours de porter la contradiction pour exister, mais ce serait une faute, estime un collaborateur du président. On ne peut à la fois approuver l'opération et, deux jours plus tard, attaquer. Aucun événement ne justifie un changement de position. Il y a là une sorte de calcul politicien qui ne va pas servir l'opposition».

    C'est extraordinaire de constater, 8 jours après ces critiques, que ces donneurs de leçons à droite mangent leur chapeau, les troupes Maliennes et Françaises sont entrées à Tombouctou le 28 janvier sans avoir tiré un coup de feu ! Pour le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian. «Ce n'est pas tout à fait achevé mais c'est en bonne voie» déclara-t-il sur TF1 lundi soir. Il reste probablement des Islamistes parmi la population Malienne qui sont difficiles à repérer. Ils peuvent fomenter des attentats ou toute autre action terroriste, mais l'intégrité du Mali est en bonne voie.

    Mais, et c'est vrai, qu'il reste le plus dur, déloger ces terroristes des montagnes du Haut Mali. Mais aussi nos otages toujours aux mains des Islamistes, et ils ne pourront libérés que sous la contrainte.

    François Hollande satisfait de cette avance rapide de l'intervention, est à féliciter avec les troupes engagées, il gagne quatre points dans les sondages. Il annonça, hier, 28 janvier que c'était aux Maliens de retrouver leur intégrité territoriale, ce qui signifie que nos troupes n'iront pas plus au nord contrôlé par les groupes Islamistes.

    «La France n'a pas vocation à rester au Mali. En revanche, notre devoir c'est de faire en sorte que nous puissions permettre aux forces Africaines de donner au Mali une stabilité durable»", a-t-il déclaré. «Les Africains peuvent prendre le relais et ce sont eux qui iront dans la partie du nord» lors de sa conférence de presse à l’Élysée. «Une fois l'intégrité du Mali restaurée, les forces françaises ont vocation à rejoindre leurs bases».

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