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médiaparte

  • Les primaires de Médiaparte,

    ont commencées.

     

    Support Wikipedia Le lundi 02 mai comme tous les lundis de Médiaparte en général, nous avons eu, à la maison des métallos 94 rue Jean-Pierre Timbaut, le premier débat sur la primaire socialiste. Débat animé par Edwy Plenel qui après un rappel au seul président de gauche François Mitterrand et à ses 110 propositions dont certaines toujours d'actualités, montre que le temps n'a pas de prise lorsqu'elles sont justifiées, nous précisant que d'autres débats auront lieu sur ces primaires sans définir si d'autres formation politiques autres que socialistes auront aussi la possibilité de s'exprimer. A ce débat ou seul les invités ce qui est normal, puisque invités, et les journalistes choisis par Médiaparte eurent l'occasion de s'exprimer laissant ses adhérents comme de simples spectateurs comme s'ils n'avaient rien à dire ou a proposer, les sacrifiés de la galerie. Il faut noter à sa décharge que les discours, puisque ce fut des discours, ont été d'une longueur exemplaire pour parfois n'être que du baratin, et pour reprendre le propos final au débat de l'invité surprise Guy Bedos 47 ans en 1981, et moi 52, des «showsman» traduisant bien ce que nous avions ressentis mais profondément creux quand à l'analyse politique que l'on pouvait attendre de cet artiste de gauche autre que le fait qu'il a toujours voté à gauche, ce qui n'est pas une gloire mais un acte électoral.

    A ce débat étaient invités François Hollande, Arnaud Monteboug, Guillaume Bachelay plume de Laurent Fabius et secrétaire général à l'industrie et aux technologies de l'information et de la communication ayant participé à l'élaboration du programme socialiste et Laurent Mauduit de la rédaction de Médiaparte auteur avec d'autres du livre des 110 propositions des éditions Don Quichotte qu'il étale de 1981 à 2011.

    Edwy Plenel nous fait un éloge de François Mitterrand qu'il avoue avoir combattu, propos que je ne reprendrais pas, qui ne connait François Mitterrand ? Mais en ce bientôt 10 mai 2011 ou 30 années se sont écoulées je citerais pour un pré-anniversaire ce qu'Hubert Védrine écrivait en avant propos dans son livre «les mondes de François Mitterrand» Fayard, car c'est bien un homme multiple soumis à une réflexion vagabonde que cet homme de droite devenu le premier président de gauche.

    «En maintes raisons, François Mitterrand fascine encore, parce qu'il a été, comme nous tous, en ces années de mutation, expression usée jusqu'à la trame, mais, s'agissant de la période 1981-1995, exacte, à la fois l'homme de l'étang de Montsauche et celui du défilé de Jean-Paul Goude pour le bicentenaire, celui des cantons et des sommets des Septs, celui de la géographie électorale et celui de la géopolitique, celui de la pyramide de Peï et celui du cimetière de Jarnac, et celui des lieux de mémoire et celui de la lutte pour les parts de marchés, celui des livres anciens et celui de la télévision, écartelé, multiple, réunifié au terme ultime». Hubert Védrine.

    Ce fut ensuite Laurent Mauduit qui nous montra, se référençant aux 110 propositions, que par delà leurs formulations brouillonnes ou leur caractère partiellement obsolètes les 110 propositions sont en 1981 le flux d'une dynamique dans laquelle s'était engagée la gauche, toute la gauche, et pas seulement les socialistes, mais sans les communistes. Soulignant avec juste raison que c'est par usure de la domination exclusive de la droite que la gauche prit le pouvoir, mais en oubliant que le RPR de Jacques Chirac avait implicitement soutenu François Mitterrand voulant éliminer Giscard d'Estaing pour ensuite se placer pour l'élection présidentielle suivante, ce qui fut une erreur stratégique ayant été battu en 1988 par François Mitterrand.

    Vint ensuite Guillaume Bachelay qui déroula son discours passant allègrement sur l'énergie du nucléaire aux énergies renouvelables par une phrase qui m'a heurtée quand il déclara que le «nucléaire ne serait qu'un passage». Inconscience, méconnaissance du nucléaire, bluff, comment peut-on ignorer à son niveau, à moins qu'il nous prenne pour des imbéciles, les implications nucléaires sur notre vie quand l'on pense aux déchets que nous stockons dont la durée de vie est pour certains millénaire dont le MOX qui est un mélange de dioxyde de plutonium et de dioxyde d'uranium appauvrit fabriqué à l'usine Melox à Marcoule utilisé dans les réacteurs à eau pressurisée dont la durée de vie des produits de fission de plutonium 239 est de 24.000 ans ! Voir mes archives sur les déchets nucléaires. On ne peut donc s'affranchir du nucléaire nous serons condamnés à surveiller et à entretenir ces déchets quelques soient les orientations énergétiques qui seront prises.

    280px-montebourg_arnaud_2.1304449722.jpgDocument Wikipédia.

    La parole fut ensuite donnée à Arnaud Montebourg, qui dans une phrase nous plaça au cœur du problème, «à quoi sert le PS s'il ne s'attaque pas au système». Incisif, pour lui c'est d'abord «à la finance qu'il faut s'attaquer», sans proposer des nationalisations des banques mais pour «un contrôle de tutelle» pour une meilleure répartition de la richesse retrouvée sur le dos des salariés. Dans ce cadre il propose «la nationalisation des autoroutes» mettant en avant le «trust» des autoroutes par la rente des péages prise sur le dos des Français allant jusqu'à évoquer le péage des voies nationales. Pour lui «le courage n'y est pas lorsqu'on parle de salaires» évoquant toujours le SMIG proposant donc de ce fait «l'indexation des salaires sur la productivité». Il évoque la cinquième république sans définir ce qu'elle pourrait être. Plein d'humour et avec un sourire et évoquant François Mitterrand, «il est dans la nature des grandes Nations d'avoir de grands hommes».

    Arnaud Montebourg est soutenu par Christiane Taubira, Jean Launay, Geneviève Gaillard, Gilbert Le Bris et Thierry Mandon.

    225px-socialist_rally_zenith_2007_05_29_n3.1304449834.jpgDocument Wikipédia .

    Le dernier fut François Hollande qui insista sur une union de la gauche, «un seul parti ne peut gagner la présidentielle», «il faut donc ratisser large», c'est la base de son programme plus social démocrate, plus soft que celui de Montebourg. Homme de consensus, «il faut rassembler discuter avec les syndicats». Son message «c'est la jeunesse, c'est au travers d'elle que se construit l'avenir» sans oublier les autres classes sociales. Prudent, il l'est mettant en avant «les finances du pays qui devront avant tout être remises sur pieds» donc pas de démagogie. François Hollande n'apparait pas l'homme de la rupture des socialismes précédents, mais volontaire, sachant qu'il faut rassembler pour gagner. «La gauche doit renouer avec le progrès pour donner aux enfants le mieux que nous avons».

    Sur l'immigration, la question posée l'a été par une, un, journaliste invitée (é). Elle faisait suite à la déclaration de Ségolène Royal qui avait déclaré sur France 5 le dimanche premier mai que les socialistes et la gauche n'étaient pas clair sur un certains nombre de sujets et qu'elle avait l'intention de le faire, étant opposée à accueillir des immigrés clandestins. La réponse de François Hollande, si mon souvenir est exact, fut «ce n'est pas 20.000 tunisiens qui posent problème alors qu'ils reçoivent à leur frontière des milliers de réfugies dans une situation économique particulièrement difficile». Nous aurions aimé une autre réponse plus générale plus politique sur l'immigration sujet Oh! Combien délicat.

    François Hollande est soutenu part Kader Arif, Faouzi Lamdaoui, Stéphane Le Foll, Bruno Le Roux, Michel Sapin, André Vallini.

    Entre les deux hommes apparaît une génération d'écart Arnaud Montebourg à l'aise dans ses propos plus jeune et plus incisif que François Hollande qui reste dans un socialisme consensuel et apaisant. Difficile de choisir le jeune se portera sur Montebourg et le plus âgé sur Hollande mais lequel des deux peut rassembler le plus ? Dans un affrontement avec Sarkozy le plus apte apparaît être Arnaud Montebourg plus avocat que François Hollande.

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