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médiapart.

  • Les cris de l'UMP,

    il faut sauver le soldat Woerth !

    Cette affaire est rêvée pour les avocats, ils vont pouvoir exercer leurs talents et arrondir leur porte monnaie, heureusement que les juges d'instruction ne sont pas encore supprimés, sans cela c'était bâclé y a rien à voir.

    Les limites sont franchies, le président est mis en cause, il aurait touché des enveloppes des Bettencourt ? Tout est possible, l'hôtel des Bettencourt est à Neuilly dont notre président en a été maire d'Avril 1983 à Mai 2002, mais aussi Conseiller municipal, puis Conseiller régional ainsi que vice président et président du Conseil général des Hauts-de-Seine. On connait notre président pour le luxe, l'argent, et quand on a la chance d'avoir dans sa commune les Bettencourt il est logique d'avoir des égards envers eux. Être reçu dans leur hôtel particulier fait parti des bonnes manières entre gens de même idéologie. De là à ce que les Bettencourt offrent à Sarkozy de l'argent pour les bonnes œuvres de Neuilly-sur-Seine, rien d'anormal, d'autres moins riches le font.

    L'hôtel particulier des Bettencourt recevait, outre Nicolas Sarkozy, «Pierre Messmer, Mme Pompidou, François Léotard, Gérard Longuet, le couple Chirac, Edouard Balladur, Bernard Kouchner, Danielle Mitterrand ou encore Renaud Donnedieu de Vabres, et plus récemment Éric Woerth», énumère Le Monde.fr, c'est écrire que recevoir n'est pas forcement recevoir des enveloppes.

    On sait, depuis les révélations de l'ex-comptable, Madame Claire T, des Bettencourt au site journalistique Médiapart à l'origine de cette affaire par suite de la révélation d'enregistrements pirates de conversations entre son chargé de fortune Patrice de Maistre, Liliane Bettencourt et Fabrice Goguel, son ancien avocat fiscaliste, voir ici, que les Bettencourt arrosaient en argent liquide les politiques, ceux de leur bord bien entendu, et c'est bien normal lorsque l'on est si riche, le contraire aurait été mal venant. Madame Claire T l'ex-comptable raconte,

    «Je disposais de ce qu'on appelle un «accréditif» à la BNP. D'abord à l'agence Saint-James de Neuilly-sur-Seine, puis à celle de l'avenue de la Grande-Armée, dans le XVIe. Cette autorisation me permettait de retirer en liquide 50.000 euros par semaine. Pendant longtemps, je remettais ces sommes directement à André Bettencourt. Puis à partir de début 2007, du fait de la dégradation de l'état de santé de «Dédé», c'est comme ça que nous le surnommions dans la maison, je les confiais à Patrice de Maistre».

    A qui étaient destinés ces fonds en liquide,

    «Une partie servait à payer des médecins, des coiffeurs, du petit personnel, etc. Et une autre, partie c'était pour les politiques », assène Claire T. Qui se fait plus précise, «Dédé, et il ne s'en cachait pas, a toujours financé la droite. C'était un vrai défilé d'hommes politiques dans la maison, ils venaient surtout au moment des élections. Dédé «arrosait» large. Chacun venait toucher son enveloppe. Certaines atteignaient même parfois 100.000, voire 200.000 euros», Médiapart .

    Concernant Eric Woerth, la comptable est très précise et mentionne un versement de 50 000 euros le 26 mars 2007, pour «financer la campagne de Nicolas Sarkozy», aurait précisé Philippe de Maistre, devenu le responsable des affaires politiques du couple Bettencourt. Ce dernier aurait complété la somme de 100 000 euros retirés en Suisse.

    Le site Médiapart reproduit l'intégralité des déclarations de l'ex-comptable Madame Claire Thibout.

    La différence entre les déclarations faites à Médiapart et celles faites lors de son audition portent principalement sur celles relatives à Nicolas Sarkozy qui ont été nuancées, par contre, elle a réitéré ses déclarations concernant l'épisode Patrice de Maistre-Eric Woerth, à savoir la remise par le premier au second d'une somme de 150.000 euros destinée au financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, en 2007. Mais, elle a précisé qu'elle n'avait jamais assisté à une remise d'enveloppes, précision importante qui figurait dans sa déclaration au site Médiapart le 06 juillet. Finalement ce sont les fameux carnets comptables sur lesquels sont notés tous ses prélèvements bancaires qui pourraient faire objet de preuves.

    Pour Nicolas Sarkozy c'est bâclé, il respire la vérité est établie, «je suis sorti de cette histoire» a-t-il déclaré le jeudi 08 juillet à son entourage, et la majorité de ses ministres aussi, est-ce que pour autant le soupçon n'est plus, loin s'en faut, même si les déclarations contre le ministre Eric Woerth perdurent ! Quand la politique du gouvernement est orientée vers la réduction des impôts aux classes les plus aisées, rien d'étonnant qu'elles ne récompensent pas le principal instigateur de cette politique, et ce serait de l'ingratitude de ne pas le faire, je ne vois dans ce retour d'ascenseur rien de choquant, au contraire. Ce qui compte en fait c'est qu'il déclare cet argent s'il lui a bien été donné, et là, on peut aisément le vérifier. S'il n'a rien déclaré, c'est qu'il n'a rien touché notre président, cela va de soi.

    Pour notre ministre Eric Woerth le problème est tout autre, il exerce deux fonctions incompatibles et sujettes à suspicion trésorier de l'UMP et ministre du travail après avoir été ministre du budget lors de cette période d'enveloppes, il avait en tant que ministre du budget à être attentif à la fiscalité de la famille Bettencourt qui est l'une des plus gros contribuables de notre république. Quand le fisc rembourse 30 millions il paraît curieux que l'on ne s'intéresse pas au contribuable qui perçoit en retour de ses impôts une telle somme, même s'il n'y a pas d'obligation légale. Or, il s'agit de la famille Bettencourt grosse distributrice d'enveloppes à la droite, et dans ce cas, on ferme les yeux sachant que rien n'oblige à faire une enquête fiscale sur cette famille, et cela n'a pas été fait depuis des décennies même sous la gauche, à ne rien y comprendre à moins qu'elle aussi bénéficiait des largesses des Bettencourt. Pour Claude Guéant secrétaire général de l'Elysée, qui a réuni un carré de ministres et responsables de l'UMP, le mot d'ordre est d'affirmer qu'il n'y a plus d'affaire, mettre au pilori Edwy Plenel, le patron de Mediapart, transformer en manipulation les accusations dont font l'objet Eric Woerth et Nicolas Sarhozy, soupçonnés d'avoir bénéficié de l'argent de l'héritière de L'Oréal. Raisonnement simpliste qui ne convainc personne, invraisemblable de la par de personnes qui dirigent notre pays. N'eut-il pas été plus intelligent de déclarer attendre le résultat des enquêtes un cours, ce qui coupait toute suspicion, alors que là les sites journalistiques mis en cause vont redoubler leurs investigations.

    Le matin 09 juillet Marianne.fr déclare avoir les carnets sur lesquels sont notés scrupuleusement chaque retrait d'argent liquide, environ 50.000 par semaine, en précisant à qui cet argent était destiné. Notés avec une incroyable minutie depuis la date de l'embauche de l'ex-comptable. Celui de l'année 2007 est révélateur, c'est l'année de l'élection présidentielle ou notre président en est sorti victorieux. 45.000 euros le 9 janvier 2007, 50.000 euros le 14 janvier, 50.000 euros le 25 janvier, 50.000 euros le 2 février, 50.000 euros le 12 février, 45.000 euros le 20 février, 50.000 euros le 26 mars, 48.000 euros le 2 avril… Au total sur quatre mois, de janvier à avril 2007, pas moins de 388.000 euros sortis en liquide ! Il ne fait aucun doute que cet argent a servi au parti majoritaire, c'est à dire l'UMP, dont le trésorier ne pouvait ne pas être au courant, c'est à dire Eric Woerth.

    La bataille judiciaire,

    Mis en cause par Claire Thibout, Eric Woerth a annoncé mercredi soir qu'il allait déposer plainte contre X pour dénonciation calomnieuse après les accusations de financement illégal de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Le ministre «dénonce les accusations mensongères dont il a fait l'objet, en particulier concernant la réception de fond en espèces au fin de financement illégal d'activité politique». Dans le même temps, Florence Woerth, l'épouse du ministre a demandé au parquet de Nanterre à être entendue dans les meilleurs délais. Selon son avocat Maître Antoine Beauquier, elle a écrit au procureur de Nanterre, Philippe Courroye, «afin de lui décrire les conditions de son embauche et les fonctions qu'elle a exercées». Florence Woerth souhaite être entendue pour «pouvoir contester, point par point, les allégations dont elle a été victime», est-il expliqué dans un communiqué publié ce jeudi. Florence Woerth a démissionné fin juin de la société Clymène, gérant de fortune de l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt, en raison des pressions de l'opposition dénonçant un conflit d'intérêt entre ses fonctions et celle de son époux. C'est donc une riposte non seulement verbale et injurieuse mais aussi judiciaire.

    De son coté Médiapart poursuit Xavier Bertrand en diffamation. Médiapart a pris la décision de saisir le Doyen des Juges d'instruction du Tribunal de Grande Instance de Paris d'une plainte en diffamation à la suite des propos tenus par Monsieur Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, lequel a cru pouvoir qualifier de «méthodes fascistes» le travail de la direction et de l'ensemble des journalistes professionnels de Médiapart

    Il rappelle que par ordonnances en date du 1er juillet 2010, le Tribunal de Grande Instance de Paris a rejeté les demandes faites par Madame Liliane Betttencourt et Monsieur Patrice de Maistre de censurer les enregistrements reproduits par Médiapart et commentés par sa rédaction aux motifs que leur sélection, qui excluait toute atteinte à l'intimité de la vie privée des personnes, ne répondait qu'au but légitime d'informer.

    Pris au piège,

    Les communiqués au vitriol contre les journalistes d'investigation ont afflué dans les rédactions, stigmatisant ses méthodes, son parcours, et ses erreurs. «Presse de caniveau», «méthodes fascistes» «stratégie abjecte» «imprécateur», le journaliste Edwy Plenel est présenté en «opposant politique». Nadine Morano, la secrétaire d'État à la famille, l'une des plus fidèles sarkozystes, qui participait à la réunion autour de M. Guéant, y a mis tout son doigté, «La vérité éclate. Il n'y a pas d'affaire. Mediapart est dans une stratégie de gagner de l'argent. Le site s'est servi du président pour gagner de l'argent. Il suffit de regarder le parcours de Plenel pour voir à quel point il n'hésite jamais à calomnier». On voit qu'elle ne connait rien du parcours journalistique d'Edwy Plenel.

    «Quand on est à la guerre et que les gens essaient de vous abattre avec des armes chimiques condamnables, je ne vois pas pourquoi nous n'utiliserions pas les mêmes armes pour ne pas nous faire tuer», justifie un ténor de l'UMP, Le Monde.fr .

    Le problème est simplement que d'une part Médiapart a toujours été, correct faisant un travail de journaliste d'investigation utile à l'information des Français. En fait pour l'UMP tout est bon à l'image de Sarkozy quand il a déclaré «casse toi pauv'con au salon de l'automobile !»

    Qui donnait des informations pour lyncher Jacques Chirac, c'est Sarkozy par Jean-François Kahn.


    Le schéma des liaisons entre les différents protagonistes de l'affaire Bettencourt, source Le Monde.fr.

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    Cette affaire symbolise le pouvoir et l'argent le leitmotive de la droite incarné par Sarkozy. On est loin de ses belles promesses lors de la campagne présidentielle. Quelle que soient les suites juridiques, ou d'autres révélations, cette affaire laissera des traces sur la valeur morale de nos dirigeants incapables de se maîtriser traitant de méthode fasciste le travail de journalistes, dans quel autre pays voit-on cela ? Ces hommes n'ont pas de valeur seul compte pour eux le pouvoir et pour l'avoir, ils sont prêt à toute sortes d'invectives ce qui ne peut que les discréditer un peu plus. Eric Woerth a déclaré n'avoir rien à se reprocher ne trouvez-vous pas que cette phrase ne veut rien signifier, si l'on ne définit pas ce qu'elle sous entend. Pour la majorité défendre le soldat Woerth est primordial sur lui repose le dossier des retraites mais aussi ses actions en tant que trésorier de l'UMP, la mise à jour de fraudes seraient du plus mauvais effet. Sur internet un groupe facebook de soutien au ministre compte plus d'un millier de sympathisants. La majorité est satisfaite Nicolas Sarkozy est tiré d'affaire mais est-ce suffisant ? Cette affaire va causer de sérieux dégâts et les tous pourris vont fleurir de plus en plus pour le bien du Front national qui se frotte déjà les mains en déclarant que «la gauche et la droite se tiennent par la barbichette». «Les scandales n'iront jamais très loin sauf s'ils sont alimentés par des gens qui ne font pas parti de la classe politique», Jean-Marie Le Pen. Accusée par l'UMP de faire le jeu de l'extrême droite, les socialistes par la voix de Martine Aubry demandent la vérité.


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