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  • Marisol Touraine, après les surhonnoraires médicaux,

    les déserts médicaux.

    Document estrepublicain.fr

    Support Wikipedia Sans faire trop de bruit, notre ministre de la santé bouscule un peu plus ce corps médical libéral dominant notre système de santé, les médecins, qui pour certains d'entre eux, ce n'est que le profit qui prime sur le sermon d’Hippocrate qu'ils prononcent dans leurs universités à la fin de leurs études médicales. C'est pourtant la première règle de déontologie médicale, que des lois et codes ensuite régissent. Vieille comme le IVème siècle avant Jésus-Christ, cette règle d'honneur, qui fait que le médecin est avant tout celui qui soulage et guérit, elle a subit des adaptations au cours du temps, et la dernière date de 1996 de l'ordre Français des médecins.

    La répartition géographique des médecins est fonction du classement au concours de l'internat. Ce classement rendu obligatoire pour tous les étudiants à la fin de leur 5ème année de médecine, permet, pour ceux qui sont classés dans les premiers de choisir leur spécialité, mais aussi leur lieu d'exercice pour les deux ou trois années dans la spécialité qu'ils choisissent. Les moins bien classés sont médecins généralistes qui sont aptes à exercer immédiatement. Mais, en général, pour parfaire la pratique de leurs connaissances sur le terrain, ils exercent pendant quelques années comme remplaçants, ce qui leur permet de se faire connaître et de constituer une clientèle pour ensuite s'installer dans un cabinet médical même à plusieurs.

    Le sous développement de nos campagnes part rapport aux villes, favorisé par l'exode rural, qui en est une conséquence, n'attire donc plus ces médecins de sorte que le médecin de campagne qui se dévouait pour ses malades tant à disparaître. Pourquoi un jeune médecin irait-il s'installer dans le rural avec toutes les conséquences que cela implique, lorsqu'il peut tout aussi bien gagner sa vie dans une grande ville bien au chaud dans son cabinet. La charge d'un médecin de campagne est bien plus que celle d'un médecin de ville, elle est aussi celle d'un conseiller au service de ses patients, mais également celle de celui qui se déplace par tout temps pour voir ses malades, et qui n'hésite pas à faire des kilomètres et parfois avec des conditions météorologiques mauvaises. Ce métier est bien plus que celui de médecin, c'est un sacerdoce. On comprend que cela n'attire plus les jeunes médecins qui veulent profiter de la vie de la ville, pas de celle des villages abandonnés.

    Il y a de nombreuses décennies, le médecin de campagne était maire, parfois bien plus, et occupait une place parmi la bourgeoisie de l'époque, c'était une personnalité. Ce fait, pouvait inciter les jeunes médecins à s'établir en rural, ils étaient accueillis avec les honneurs de leur charge. Cette époque est maintenant révolue, bien que, eu égard à la désertification rurale, les maires des communes affectés par le non renouvellement de leur médecin offrent des avantages en logements et autres pour qu'ils s'établissent dans leur commune.

    Combien de fois ne voit-on pas, ces vieux médecins fatigués après tant d'années de sacerdoce, prendre leur retraite et ne trouver aucun remplaçant. C'est donc un drame à la fois pour les villageois, mais aussi pour les communes si plus aucune vie sociale ne reste quand les services administratifs sont regroupés dans une proche grande ville. Sans service postal, sans café tabac, boulangerie, et parfois sans école, et sans mairie un village se meurt. De plus, si leurs habitants ne peuvent se soigner que très difficilement, que deviennent-ils dans un pays ou la république implique l'égalité entre tous ses citoyens.

    Madame Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé, à donc une lourde tache, mais combien noble, apporter une solution à ce problème de société dominé par cet exode rural.

    Pour, elle dans cinq ans, une véritable réponse sera apportée à cette désertification. Le jeudi 13 décembre elle a présenté à Scorbé-Clairvaux département de la Vienne et du Poitou-Charente un plan de lutte en présence de la présidente du Poitou-Charentes Ségolène Royal.

    Document du blog de Marisol Touraine.

    Marisol Touraine, voir son blog, a tracé pour deux millions de Français dans 80 départements une politique de gauche dans la continuité de celle pour l'hôpital présentée le 7 septembre, l'hôpital ne doit pas être guidé par la seule logique comptable. Ce plan de lutte prend la forme de douze engagements avec un effort particulier sur la formation des jeunes pour les inciter à s'installer dans les territoires isolés. Ces mesures furent esquissées par l'ancienne majorité mais non appliquées.

    Son pacte, ce qui signifie qu'elle aurait un accord, un pacte s'établit entre deux parties au minimum, disons plutôt cette politique qui se dessinerait en trois axes aurait pour but, de changer la formation des jeunes médecins, de transformer leurs conditions d'exercice, et d'investir dans les territoires isolés. Cette orientation s'appuiera sur une mobilisation de toute l'administration, ce qui, d'après elle, la droite n'avait pas engagée.

    Son premier engagement est un stage en médecine générale pour 100 % des étudiants. Marisol Touraine cite en partie ce que j'ai écrit ci-dessus concernant l'ouverture d'un cabinet comme le rêve de ces jeunes médecins. En fait, ce n'est en réalité qu'après un stage de remplaçant, dû au manque de moyen financiers, ce qui fait que 90 % y renoncent. Mais, on ne peut qu'approuver cette initiative gouvernementale qui devrait aider à parfaire la formation de ces jeunes médecins. Mais delà, à contraindre les jeunes médecins à exercer dans les déserts médicaux, il faut qu'il y ait une incitation positive, c'est son second engagement.

    Il fixerait à 1.500 le nombre de bourses de service public pour 2017. Ces bourses existaient, mais seulement moins de 350 furent signées. Un dispositif trop peu connu selon Marisol Touraine. «La loi de financement de la sécurité sociale pour 2013 a permis de le simplifier et de l’étendre à d’autres professions, comme les chirurgiens dentistes. L’objectif de 1500 bourses dans le quinquennat sera tenu». «Autre enjeu majeur pour les jeunes, celui de l’installation. C’est un moment décisif pour eux et nous devons les accompagner».

    Son troisième engagement est le vœu que 200 praticiens territoriaux de médecine générale s'installent dès 2013 dans les territoires isolés. Les jeunes médecins qui s'engageront se verront garantir un revenu de 4.600 euros mensuels. «Même dans les zones sous-dotées, les nouveaux praticiens mettent parfois plusieurs années avant de se constituer une clientèle, le temps de gagner la confiance des habitants. Par ailleurs, plusieurs mesures permettront de rémunérer le travail en équipe sur une base forfaitaire. Des centres de santé pourront être développés».

    Son quatrième engagement est aussi que chaque région dispose d’une référence d'installation unique. Elle veut améliorer le contact humain par rapport à ce qu'il est. Informer, pour accompagner, pour convaincre. Elle prévoit dans chaque région, un interlocuteur unique que les jeunes pourront appeler directement. Elle souhaite que ce référent soit identifié, très concrètement, par ses coordonnées et son téléphone. Il aura la mission d’aller à la rencontre des jeunes. Elle recherche à activer le dynamisme d'une administration qui attendait d’être sollicitée par les usagers pour agir. «Il lui reviendra d’identifier les territoires en tension, les zones fragilisées et de mettre en relation les projets et les besoins».

    Son volontarisme lui fait dire que dans cinq les déserts médicaux seront transformés, et demandera aux ARS, Agences Régionales de Santé, des bilans réguliers sur la transformation médicale du paysage.

    Elle appelle en la mobilisation de tous pour la réussite de ce plan, un beau souhait, un beau challenge mais il faut avant tout convaincre ce corps médical de s'investir dans l'exercice du médecin de campagne. Même dans les grandes villes le médecin référent ne se déplace plus au chevet de son malade, il l'envoi au Samu ou aux urgences de l'hôpital. C'est dire le travail à faire pour retrouver une médecine sur l'ensemble du territoire.

    Les autres engagements sont les suivants,

    II. Transformer les conditions d'exercice des professionnels de santé

    • Engagement 5- Développer le travail en équipe.
    • Engagement 6- Rapprocher les maisons de santé des universités.
    • Engagement 7- Développer la télémédecine.
    • Engagement 8- Accélérer les transferts de compétences.

    III. Investir dans les territoires isolés

    • Engagement 9- Garantir un accès aux soins urgents en moins de 30 minutes d'ici 2015.
    • Engagement 10- Permettre aux professionnels hospitaliers et salariés d'appuyer les structures ambulatoires.
    • Engagement 11- Adapter les hôpitaux de proximité et responsabiliser les centres hospitaliers de niveau régional à l'égard de leur territoire.
    • Engagement 12- Conforter les centres de santé.

    Bon courage la tâche est difficile mais combien noble.

  • La règlementation des sur-honoraires dans un rééquilibrage des rémunérations

    des médecins.

    Support Wikipedia Non pas qu'il faille soutenir la rémunération de tous les médecins, mais il faut reconnaître qu'il y a de grandes disparités dans ce corps de métier. Il est libéral donc soumis à l'offre de soins de qualité mais aussi à la concurrence des coûts pour ceux qui adoptent cette politique. Le profit, puisque c'est de cela qu'il s'agit, est devenu le but majeur de ce métier pour beaucoup de praticiens, même si nombreux sont ceux qui le pratiquent encore par humanité et altruisme avec honneur à leur vocation. Mais, il devient de moins en moins libéral par nécessité, étant une composante majeure de la santé, par son devoir social. C'est la nation, les Français, qui permirent à ces médecins cet honorable savoir, et leur reconnaissance est de soigner les malades quelques soient leurs conditions sociales. Il faut reconnaître que c'est souvent loin d'être le cas. De nombreux praticiens ont oublié leur serment d’Hippocrate. La probité dont il est question dans ce serment est balayée par les dépassements d'honoraires devenant prohibitifs avec la crise, mais aussi par leur refus pour certains de soigner les indigents de la CMU. «Ils n'ont qu'à aller à l'hôpital, argument que l'on entend souvent !».

    Ils savent très bien que l'hôpital ne remplit plus sa fonction sachant qu'il faut plusieurs semaines d'attente, que les urgences sont débordées, et que l'on vous renvoie chez-vous presque le ventre ouvert. Le libéralisme médical est donc en cours d'évolution. Plus aucun médecin de ville ne se déplace au domicile des patients. Devenus injoignables pour une visite d'urgence, ils vous envoie au Samu qui, de ce fait, se trouve également surchargé. La médecine que j'ai connue n'existe plus.

    Depuis 2004 le second cycle des études de médecine en France s’achève en sixième année pour tous les étudiants par les épreuves classantes nationales, elles ont remplacées le concours de l'internat. C'est à la suite de ces épreuves que l'étudiant suivant son rang choisit sa spécialité. S'il veut être généraliste, la spécialité la plus demandée est de trois années supplémentaires. Le niveau d'études est donc de bac + 9 pour un généraliste. Pour les autres spécialités la durée des études s'accroît de 4 à 6 années, soit bac+ 11 en moyenne, et de ce fait, le spécialiste apparaît comme le meilleur médecin. Mais généraliste touche à tout et l'expérience aidant sa valeur sociale est bien plus appréciée que celle du spécialiste. Par contre, la différence de revenus est loin d'être en rapport avec cette différence si en plus on tient compte du service rendu. La Sécurité sociale classe les consultations à 23 € et 28 € pour le généraliste et le spécialiste. Le spécialiste en secteur 2 peut pratiquer des dépassements d'honoraires et donc d'augmenter ses revenus.

    Le généraliste secteur 1 non seulement ne peut passer en secteur 2, mais de plus, il n'est pas autorisé aux dépassements d'honoraires, sauf pour certains qui sont encore titulaire du droit permanent de dépassement. Outre ce cas, le généraliste est donc doublement pénalisé. Cette situation conduit pour quelques praticiens du secteur 1 à des abus à l'égard du patient. Ils lui font payer la consultation à plus de 23 €, et le patient confronté au piège, dans le cabinet du médecin, n'ose refuser bien que celui-ci ne déclare pas ce dépassement à la sécu. Une telle situation est un abus de position dominante punie par le code pénal.

    Le généraliste a pour vocation d'être le médecin de famille, il connait mieux que quiconque ses patients mais aussi, il est celui qui passe souvent le plus de temps auprès d'eux.

    Le généraliste est le sacrifié pour le spécialiste.

    Quand on sait qu'une consultation spécialisée de cardiologie, de rhumatologie, de gastro-entérologie, d'ophtalmologie coûte de 55 € à 100 € et qui n'est remboursée qu'à 70 % sur la base de 28 €, si cette consultation est dans le parcours coordonné, et au même tarif sur la base de 23 € si la consultation n'y est pas, il y a donc un problème de coût qui limite l'accès aux spécialistes, pour de nombreux patients, d'autant plus qu'en général des actes complémentaires à d'autres spécialistes sont à prévoir. Et puis se généralise, par suite de longs délais d'attente, des abus pour ceux qui peuvent payer afin de passer en priorité. Nous sommes revenus au temps de l'occupation Allemande, ceux qui pouvaient payer avaient de quoi manger. Mais ce n'est pas sur ces coûts que l'abus des sur-honoraires est le plus important. Il est sur les actes de chirurgie spécialisée en orthopédie, par exemple, dans les cliniques, ils peuvent atteindre plus de 1.000 euros que pour le chirurgien.

    Les dépenses en sur-honoraires atteindraient 2,5 milliards d'euros d'après un article signé Michel Chassang dans l'édition d'abonnés du Monde.fr. Elles ne représenteraient que 1 % des dépenses de santé consenties par les Français. Elles montrent que les spécialistes profitent de l'insuffisance des soins publics ce qui obligent de nombreux Français à faire appel à eux. Cela montre la dérive de ce système libéral qu'il convient de maîtriser.

    Le gouvernement veut encadrer les dépassements d'honoraires, légalement, il ne peut le faire et cela d'autant plus qu'il ne les rembourse pas. Chacun est libre de payer ce que demande un praticien. C'est Raymond Barre qui institua ces sur-honoraires en 1980 en créant le secteur 2. Il ouvrit une porte qui fit et fait la fortune des spécialistes. Voir Les médecins payés au mérite, mais aussi Le silence des politiques sur la recrudescence des maladies infectieuses.

    L'argument de Michel Chassang est de déclarer que les complémentaires santé financent pour moitié le coût des dépassements d'honoraires. Mais, il oublie de dire que ces complémentaires sont de plus en plus chères. Le précédent gouvernement s'est appuyé sur elles pour répercuter les hausses de tarifs des praticiens, des médicaments et des actes médicaux et la réduction des remboursements sécu.

    Selon Michel Chassang les rémunérations des médecins Français seraient les moins élevées de l'OCDE. Et il prend en outre la comparaison du tarif horaire d'un médecin par rapport à celui d'un plombier ou d'une heure de taxi. Mais il oublie de préciser les médecins sur lesquels cette comparaison s'applique. Si l'on peut considérer que parfois un généraliste est plus mal payé qu'un plombier, ce qui est une fausse vérité, c'est loin d'être vrai pour un spécialiste. C'est la raison pour laquelle il faut rééquilibrer les honoraires des praticiens non pas en les augmentant mais dans une plus juste répartition généraliste-spécialiste. Outre la limitation des sur-honoraires qui est une nécessité nationale en cas de crise, les tarifs du secteur 1 mériteraient d'être relevés plus souvent dans une enveloppe budgétaire constante. Les spécialistes doivent comprendre qu'en période de crise il est juste d'accepter une limitation de leurs rémunérations, et la sécu d'admettre que les généralistes ne soient pas ceux qui doivent supporter seuls le coût des dépenses de santé.

    Marisol Touraine ministre de la santé est sur le dossier. Pour elle il est impératif de limiter les dépassements d’honoraires, quelles que soient la région et la spécialité concernées. Au cours de son intervention auprès de la FHF ou Fédération Hospitalière de France, elle a souligné que c’est une mesure à mettre en place d’urgence vu l’accès trop onéreux en soins pour la grande majorité des Français. Toujours selon ses propos, s’il n’y a pas de résultats concrets et positifs suite à cela, l’État devra prendre ses dispositions. En outre, elle s'est opposée aux dépassements d'honoraires dans les hôpitaux qui sont scandaleux. Les médecins se servent de la faiblesse du service public pour augmenter leurs revenus.

    Il y a quelques jours un fut appel lancé par l'Association Girondine La santé un droit pour tous, il est une pétition qui circule pour limiter les dépassements d'honoraires du secteur 2 en honoraires libres. Ce manifeste est soutenu par les praticiens hospitaliers, des médecins de ville libéraux, des généralistes et spécialistes, mais aussi par une quinzaine de professeurs hospitaliers de Bordeaux.

    Le texte condamne le fait que de grands malades se voient «taxés dans leur parcours de soins par les moins scrupuleux de nos confrères, qui agissent en toute légalité». Les médecins signataires prennent clairement position contre le secteur 2, alors que le gouvernement cherche simplement à en limiter les excès. «Nous craignons que cette frilosité gouvernementale, qui définit déjà, avant les concertations, un compromis insatisfaisant, laisse perdurer un système qui déconstruit notre système de santé solidaire et s'oppose à l'accès aux soins pour tous», déplorent les signataires.

    Qu'il est bon de constater que des praticiens condamnent cette pratique de leurs confrères.

     

  • Les médecins payés au mérite,

    pas tous, mais ceux qui rempliront les conditions.

    Support Wikipedia Le conservatisme médical va-t-il changer dans sa forme par une volonté plus affirmée de soigner mieux, c'est à dire par une approche plus moderne, ce qui, selon la sécu serait de soigner mieux ? Soigner mieux suppose que l'on ne soigne pas bien ? Bien sur que non, quel est le médecin qui vous dira qu'il soigne mal ? Ils soignent tous bien sauf dans le critère du gouvernement ! Mais alors pourquoi les payer au mérite sinon pour qu'ils gagnent plus en échange de quelque chose de difficile à apprécier. Soigner mieux comment cela peut-il se mesurer ? Comment reconnaître un médecin qui soigne mieux qu'un autre, il faudrait pour cela changer de médecin ce qui n'est guère aisé eu égard aux contraintes actuelles. Mais, n'avons-nous pas déjà un médecin référent auquel nous devons être rattaché et qui normalement nous connait, alors comment pourra-t-il nous soigner mieux ?

    Mais en fait, quand on analyse le projet d'accord, voir ci-après, on constate que nos médecins satisfont pleinement à ce projet. C'est donc un trompe l’œil qui consiste à nous faire croire que les avantages qui leurs sont offerts le sont sous conditions.

    Non, pour le gouvernement soigner mieux c'est dépenser moins. Il n'y a qu'à voir la réduction de personnel dans les hôpitaux et la dispersion des services avec un déficit en médecins inquiétant. L'hôpital n'est plus ce qu'il était, les médecins Français sont petit à petit remplacés par des médecins étrangers qui coutent moins chers.

    Dans cette convention, il s'agit des médecins libéraux ceux que vous consultez quand vous avez une grippe ceux qui facturent leur acte médical à 23 euros, ainsi que ceux qui facturent 23 € à la sécu et qui vous demandent 30 €. Pour les spécialistes à 80 ou 100 euros la consultation, et les spécialistes des cabinets médicaux et cliniques chirurgicales médecins anesthésistes, cardiologues, radiologistes, gastro-entérologues et chirurgiens qui marchent aux sur-honoraires pourraient être dans un nouveau secteur tarifaire optionnel réservé au plateau technique lourd. Un médecin sur 4, et 4 spécialistes sur 10, exercent en secteur libre, secteur 2, donc à honoraires libres, soit un total de 29.000 praticiens. Les dépassements d'honoraires dépasseraient en 2010 2,5 milliards d'euros ! L'objectif serait de mieux encadrer les importants dépassements d'honoraires pratiqués dans ces spécialités. Les médecins qui choisiraient le «secteur optionnel» s'engageraient à plafonner leurs dépassements, dans une limite de 50% au-dessus du tarif opposable qui sert de base de remboursement à la Sécu et à réaliser un minimum de 30% d'actes sans dépassements. La contrepartie serait une prise en charge partielle de leurs cotisations sociales, voir les pages 57 à 62 du projet d'accord du 21 juillet version 2. Pas sur qu'ils y souscrivent. Il n'est donc pas certain que ce protocole soit rentable pour la sécu. S'il le devenait ce ne pourrait être qu'au terme d'une période de plusieurs années permettant la mise au point du protocole. Dans l'immédiat cela ne peut que nous coûter de l'argent.

    Mais qu'importe à 8 mois de l'élection présidentielle il faut soigner le corps médical des généralistes secteur 1 par un contrat pour qui veut, bien sûr, y souscrire. La carotte est alléchante, on parle de 9.100 € annuel pour celui qui satisferait les conditions. Mais alors que devient notre déficit de l'assurance maladie, on ne comprend plus d'autant que l'on supprime des remboursements à 100 % en longues maladies, quand aux médicaments qui, devenus génériques et presque plus remboursés se raréfient, posent un sérieux problème, les grossistes préférant les vendre à l'étranger.

    Cela fait plus de trois mois que ces discussions sont engagées entre la CNAM et les syndicats, mais maintenant c'est signé avec les trois plus grands syndicats libéraux, la CSMF, le SML et MG-France. C'est dans la nuit de mercredi à jeudi 21 juillet qu'un protocole d'accord sur une convention qui régirait leurs relations pendant cinq ans qu'il a été signé. Pour le patient rien de changé, c'est l'assurance maladie qui versera les primes à la fin de l'année.

    C'est un accord historique avec trois signatures qui va permettre de faire un pas de géant vers la modernisation de la médecine libérale. Il réunit les généralistes et les spécialistes et fera référence pendant longtemps indique aux Échos le ministre de la Santé, Xavier Bertrand. Son coût sera limité à 90 millions d'euros en 2012, sur la hausse des tarifs de spécialistes, selon la CNAM. Nettement moins que les 250 millions déboursés cette année pour l'augmentation de 1 euro du tarif de la consultation. En revanche, la dépense supplémentaire atteindrait 360 à 380 millions en 2013, avec le versement des primes de performance et les incitations à s'installer dans les déserts médicaux. Une aide à l'investissement de 5.000 euros par an est notamment proposée par la Sécu pour les médecins exerçant dans un cabinet de groupe d'une zone sous-dotée, ne pratiquant pas de dépassements d'honoraires. Les médecins des zones sur-dotées seraient également incités à aller prêter main forte ponctuellement à leurs collègues des zones sous-dotées voisines avec une rémunération revalorisée de 10% pour cette activité, dans la limite de 20 000 euros.

    Les réactions des principaux syndicats médicaux.

    -Le CSMF qui s'est réuni le 23 juillet a procédé à une analyse et constate que cette Convention répond globalement aux 13 priorités qu'il s'était fixés, lire la suite ici.
    -Le SML réuni le 22 juillet a validé à l'unanimité le texte et a autorisé son président à le signer, lire la suite ici.
    -Pour MG-France la Convention est une étape, elle engage les médecins libéraux et l'assurance maladie pour cinq ans dans un contexte économique contraignant, lire la suite ici.

    Xavier Bertrand reste persuadé qu'il y aura un retour sur investissement comme ce fut le cas avec le médecin traitant. «Les médecins ne sont pas des chasseurs de prime. Tout cela va permettre d'améliorer la qualité des soins», voir le projet d'accord du 21 juillet version 2, et ses annexes .

    Jusqu'à 9.100 euros de prime annuelle. C'est ce qui est finalement annoncé. Initialement il était prévu 8.400 €. Les médecins devront remplir les objectifs pour l'organisation de leur cabinet c'est à dire la vaccination, le dépistage des cancers, la prescription des génériques etc...En d'autres termes s'équiper comme de cabinets spécialisés s'il s'agit de dépistage des cancers. Pour toucher 9.100 € il leur faudra satisfaire à 100 % les 29 objectifs pour les quelques 800 patients qui composent la clientèle moyenne d'un généraliste, soit un retour de prime de 11,4 euro par patient. Il est fort probable que beaucoup n'adhèreront pas à cette Convention et que ceux qui adhèreront ne tiendront pas les objectifs. La prime sera versée à partir de 2013.

    Pour le blog du recrutement médical c'est une modernisation de la rémunération. «La base restera le paiement à l’acte mais les forfaits seront développés ainsi qu’une prime à la performance. Réservé aux médecins traitants mais appelé à s’étendre aux autres spécialités et en premier lieu aux cardiologues, aux endocrinologues, aux gastro-entérologues et aux pédiatres, ce nouveau système repose sur un barème de 1 300 points. S’ils atteignent tous les objectifs qui leur sont proposés».

    Le tableau des points attribués est donné dans l'article 26-3 pages 41 et 42 du projet d'accord du 21 juillet version 2. On y voit par exemple que la vaccination antigrippale des plus de 65 ans apporte 20 points. Le  dépistage du cancer du sein comme celui de l'utérus donnent 35 points. La surveillance ophtalmologique fond de l’œil comme la prévention cardiovasculaire pour les patients à hauts risques donne 35 points. Les résultats de la mesure de la pression artérielle donnent 40 points. En fait, rien de bien nouveau, c'est ce que font actuellement les médecins. Ce que l'on peut prévoir pour atteindre les 1.300 points, c'est une généralisation des actes porteurs de points, qui sont chers, ce qui accroît la dépense du patient et celle de l'assurance maladie si un contrôle rigoureux n'est pas instauré.

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