Avertir le modérateur

libye

  • Libye, BHL, "la guerre sans l'aimer" mais pas sans profits,

    le livre de BHL, serait-il la fin du contrat ?

    Support Wikipedia Il s'agit bien sur du contrat sur la guerre Libyenne entre Nicolas Sarkozy et Bernard Henri Levy le philosophe tête de file des nouveaux philosophes, à multiples composantes. En 2007, il soutient Ségolène Royal, et en 2009 il verrait bien la gauche se rassembler derrière elle. À la Primaire socialiste, c'est déjà différent, il est parmi les personnalités qui soutenaient Marine Aubry faute de ne plus pouvoir soutenir DSK, bien que personne ne lui ait demandé son soutien, voir L'encombrant soutien de BHL à Martine Aubry. Maintenant, il ne tarit pas d'éloges à Sarkozy.

    Document BHL l'art de la philosophie, ne vaut que s'il est un art de la guerre.

    Cet homme au demeurant fort sympathique et cultivé avait déjà, à la sortie de Normal sup, un penchant pour les grands hommes tout au moins ceux qui avaient une influence. N'écrit-il pas à André Malraux, ancien ministre d’État, en septembre 1971, à 23 ans et déjà agrégé de philosophie, une lettre, ci-contre, cliquez sur l'image, pour son appel sur le Bangladesh lui demandant une entrevue. Passionné par les évènements du monde, donc rien d'étonnant qu'il saisisse l'occasion qu'il lui est offerte par cette action militaire Française en Libye sous l'égide de l'OTAN. Elle présente pour lui de multiples intérêts, d'abord occuper l'espace médiatique comme s'il en avait besoin. Se diriger vers Sarkozy dans un but probablement politique, n'ayant pas reçu des socialistes ce qu'il en espérait, bien que se disant de gauche. L'autre point, un plus pour sa notoriété, il a aidé à abattre Kadhafi. Quant à libérer les Libyens de la dictature pour un régime islamiste démocratique, bien qu'il faille relativiser sur le terme démocratique, eu égard à l'influence de la religion musulmane dans ces pays, il y a de la marge. Mais ce qui paraît possible, c'est que les Libyens s'expriment comme les Tunisiens, voir les révolutions musulmanes, ce qui serait déjà une avancée, à condition qu'elle soit reconductible. Nous n'en sommes pas encore là. Et puis faire un livre journal qui sera peut-être un document d'histoire entre «Le président et le philosophe» . Mais aussi si l'on en croit Edwy Plenel patron de Mediapart, «on fait ça uniquement pour faire plaisir à BHL ?» Lors de son interview du 25/03 à l'émission la semaine critique de Franck-Olivier Giesbert pour son livre «Un président de trop», voir ici.

    2«La guerre sans l'aimer», expression empruntée à André Malraux dans son combat contre le fascisme Espagnol ou il tenta de s'engager sans succès en tant qu'aviateur bien que ne l'étant pas en 1937, dans ses anti mémoires «Le Miroir des limbes 1967». C'est 648 pages édité par Grasset, ci-contre. 

    Je ne l'ai pas lu, trop lourd, mais quel intérêt y trouver. Le détail des choses, les propos, et les réflexions des uns et des autres pour conduire finalement à la mort de Kadhafi ? C'était programmé dès lors qu'il avait contre lui l'Occident, avec ses moyens en armes et en reconnaissances aérienne et terrestre, ce n'était qu'une question de temps. La partie était perdue d'avance, voir Kadhafi la mort d'un tyran qui s'en est allé vers son destin.

    La présentation de l'éditeur, élogieuse pourquoi pas, c'est son rôle, mais trop en faire n'est pas toujours bon. Et puis BHL est vendeur ainsi que Sarkozy, ce n'est pas souvent que des échanges entre un président et son citoyen, même philosophe et d'autres impliqués dans ce conflit sont publiés. 

    «Pendant 200 jours, de Benghazi à l’Élysée, de New-York à Tripoli, des fronts de la Libye libre aux quartiers généraux de la diplomatie occidentale, un écrivain a été le témoin privilégié et, en plusieurs occasions, l'acteur d'une guerre sans précédent.

    Il a tout noté.

    Jour après jour, parfois heure par heure, il a tenu l'exacte chronique de cette séquence, décisive, du «printemps arabe». C'est ce Journal qu'il publie aujourd'hui.

    C'est l'envers et l'endroit, la coulisse et les grandes scènes, de cette histoire contemporaine qu'il donne à voir dans un récit riche en portraits, anecdotes, moments d'horreur et d'effroi, considérations philosophiques, fragments d'autobiographie, rebondissements saisissants et même, contre toute attente, intermèdes cocasses. Passent à travers les pages de jeunes Libyens héroïques qui rappellent à l'auteur les grandes heures d'une Résistance dont il vénère le souvenir.

    Un Général dépressif rallié à la révolution et amené à Paris à la veille de son assassinat.

    Des combattants anonymes dont il s'efforce de fixer le visage.

    Kadhafi et son fils préféré.

    Juppé. Hilary Clinton. Un Président de la République, Nicolas Sarkozy, dont il salue l'audace et reconnaît la ténacité. Et puis, chemin faisant, quelques-unes des ombres tutélaires qui l'accompagnent depuis toujours mais qui prennent, ici, leur vraie ampleur : Malraux, Gary, Lawrence d'Arabie, Le Byron de Missolonghi et le Orwell d'Hommage à la Catalogne, sans oublier un père magnifique. A ceux qui posent la question de savoir «à quoi servent les intellectuels ?», ce livre, écrit et vécu par un disciple de Levinas embrassant la cause d'une insurrection dans le monde arabe, apporte une réponse à la fois concrète et passionnée».

    L'action Française dans le cadre de l'OTAN, se résumait à la destruction des armes lourdes Libyennes et de son aviation qui auraient écrasées le mouvement de libération du pays. Elle se résumait aussi à l'origine par la surveillance des troupes Libyennes et en des bombardements ciblés, depuis notre porte avion, Le Charles de Gaulle au large en Méditerranée, mais aussi depuis nos bases terrestres en Méditerranée, des dépôts d'armes, ainsi que tout ce qui pouvait voler. C'était un flot incessant sous gouvernance de l'OTAN avec les appuis de la Grande Bretagne et des États-Unis. La part prise par chaque belligérant n'est pas possible à définir.  Voyant, malgré cela, que la difficulté d'action de ce mouvement de libération naissant et sans expérience militaire, l'OTAN, et probablement la France qui semblait plus engagée que ses partenaires, (propagande ?) , peut-être pour laver l'affront reçu de Kadhafi lorsqu'il vint en visite officielle en France, décida l'envoi d'armes et de conseillés militaires parachutés sur le sol Libyen. Le 16 avril Sarkozy reçu, sous l'action de BHL, en secret le chef militaire de la rébellion Libyenne, le général Younes, qui sera assassiné quelques semaines plus tard. Le général lui demanda des armes. Mais «nous vous aidons déjà, lui répondit Sarkozy». Nous avons livré, nous vous livrons, beaucoup de choses. Nous livrons à travers le Qatar, bien sûr. Mais cela ne trompe personne. «Tout le monde sait que les armes livrées par le Qatar sont des armes livrées par la France». Est-ce que quelqu’un, parmi vous, imagine une seule seconde que, quand on dit «des armes livrées par le Qatar», c’est le Qatar qui envoie les armes ?»

    Petit à petit, voyant que le conflit s'enlisait, il fut une période ou la rébellion n'avançait plus, on sentait qu'elle perdait pieds, les villes prises étaient reprises par l'armée Libyenne, l'apport militaire aérien était insuffisant et il fallait faire plus afin d'organiser ce mouvement de libération désordonné. Il était évident que l'envoi d'instructeurs ne pouvait qu'être tenu secret, ainsi que nos militaires qui, pointaient sur le sol Libyen les dépôts d'armes afin que les missiles puissent se guider sur le spot émis par ses soldats de l'ombre. Mais cette information ne fut plus ou moins connue que vers la fin du conflit, ou Kadhafi ne pouvait plus rien y faire.

    Le 16 avril, Sarkozy demanda à son conseillé diplomatique, «nous en avons combien, au juste, des instructeurs Français au sol ?» Après la réponse, Sarkozy enchaîna vers le général Younes, «peu importe le nombre exact. Des Français parlant arabe, on vous en a mis un certain nombre. On va, dans les jours ou les semaines qui viennent, en mettre encore».

    Bien sûr nous n'avons jamais reconnu l'envoi de forces spéciales sur le sol Libyen, nous ne pouvions le faire. En recevant le président du CNT, Mustafa Abdeljalil, Nicolas Sarkozy aurait accepté, selon BHL, l’envoi «de commandos d’élite». Combien ? Le philosophe écrit qu’il a suggéré au Libyen de «demander trois cents forces spéciales, à partager avec la Grande-Bretagne, pour guider les frappes, entraîner les commandos d’élites Libyens et, le moment venu, prendre Koufra». BHL écrit que le président de la République a donné «satisfaction partielle» de cette requête.

    Selon BHL, la piste d'envol et l'avion personnel de Kadhafi auraient été épargnés afin qu'il puisse quitter son pays.

    Alors que penser de notre engagement, qui n'entend qu'une cloche n'entend qu'un son, pour BHL les soldats Français ont joué un rôle considérable dans la chute de Tripoli. Non seulement, l’aviation Française, sous contrôle de l’Otan, a bombardé une vingtaine de cibles identifiées en commun avec le CNT, mais les forces spéciales Françaises ont participé à l’opération sur le terrain. Le 17 août, Nicolas Sarkozy téléphona à BHL. «Il m’annonce que des armes sont arrivées, la nuit dernière, par la mer, de Misrata à Tripoli et que le Jour Zéro approche». Quatre jours plus tard, c’est le soulèvement de la capitale Libyenne. BHL écrit, «éléments des Forces spéciales Françaises, Émirates et, dans une moindre mesure, Anglaises à la manœuvre». C’est à dire à la direction des opérations. Comment ? Il n’en dit pas plus.

    C'est éléments sont tirés de la presse consultée. Voir aussi, La Libye de transition, Les forces Kadhafistes résistent à Syrte et Bani Walid, Que faut-il faire pour la Libye, Le renseignement n'est-il pas la base de la guerre.

    Le prochain article sera? Démocratie ou agences de notation ?


  • Kadhafi, la mort d'un tyran qui s'en est allé vers son destin,

    oui mais pas comme j'aurais aimé !
    Il aurait été tué pour ne pas qu'il parle selon les révélations du Canard enchaîne du 26 octobre 2011, Al-Oufok.

    Support Wikipedia Pourquoi faut-il que les révolutions se terminent souvent par la mort du dictateur ou du roi. Nous en savons quelque chose, nous qui coupions des têtes par charrettes pleines de condamnés à l'échafaud, une exécution encore plus barbare que la mort par balles. Mais c'était dans un autre temps quoique que le dernier qui eut la tête tranchée fût Hamida Djandoubi un proxénète en 1977. Le monde c'est quand même civilisé, cette barbarie a été abolie, mais il n'a pas changé, on tue les dictateurs et autres rois qui ne comprennent pas qu'ils doivent partir laissant la place à une autre gouvernance. Non, le procès devant le peuple, le seul qui lave et qui fait comprendre en son nom, que les crimes qui furent commis doivent être déclarés et punis par la mort, pour que d'autres ne soient tentés par ce pouvoir sans partage. Non, dictateurs et dictatures s'accrochent encore à leur pouvoir assis sur leurs milliers de morts. Assoiffés, ils espèrent vaincre l'expression de leur peuple qui veut le changer pour plus de liberté, vivre autrement, en d'autres termes exister. Tous le veulent, pas seulement le clan du dictateur qui se partage richesse et considération laissant les autres à leur pauvre sort. Alors, fort de leur soutien, sur lequel ils ont construit leur domination, ils espèrent juguler le cri de la démocratie qui s'élève des profondeurs de leur pays. Cette forme de socialisme qui oblige à reconnaître que d'autres plus nombreux, s'exprimant librement, ont le droit d'imposer aux autres leur gouvernance. Mais aussi le devoir dès lors qu'ils n'ont plus cette confiance majoritaire de la laisser aux autres. C'est une culture qui demande du temps pour être comprise et adoptée. Il faut, la laisser faire son œuvre ce qui demande de la patience. C'est comme pour tout, il faut qu'elle fasse ses preuves. La démocratie demande des efforts qui ne sont pas toujours récompensés. Elle s'apprend par la sagesse et s'admet par ce qu'elle apporte plus que ce qui était auparavant dès lors qu'elle est comprise. Mais elle ne s'applique pas à tous les peuples, et nous avons la fâcheuse prétention de l'imposer aux autres sous le prétexte qu'elle est la meilleure gouvernance.

    Les convoitises d'un clan sur un autre, qui ne s'estompe pas avec la démocratie restent toujours aussi fortes, et la rendent difficile dans ces pays sous influence islamique ou la religion, opium du peuple, est omniprésente, et pour elle, c'est elle qui doit gouverner et pas d'autres idéologies. Cette révolution Libyenne est un pari. Au départ elle n'était pas majoritaire dans le pays, elle prit naissance à Benghazi une ville ou l'influence Kadhafiste n'était pas importante, voir La Libye de transition. Les autres peuples de Tunisie, d’Égypte avaient donnés l'exemple, alors tout est devenu permis. C'est nous, l'OTAN,  qui avons été le bras protecteur de cette révolution, nous en avons de ce fait une responsabilité.

    Comme je l'ai écrit dans cet article ci dessus référencé, tout est à reconstruire, c'est la grande difficulté du passage d'une dictature à un autre régime puisqu'il ne peut s'effectuer que par les armes et la destruction du pays. C'est la vengeance potentielle des dictateurs et dictatures qui jusqu'au bout veulent faire mal espérant je ne sais quel autre but puisqu'ils seront éliminés. La Libye doit réussir dans une période très courte cette transition afin de mettre de coté les différences de ses dirigeants.

    2Document Al-Oufok.

    Le premier ministre par intérim Mahmoud Djibril ayant annoncé sa démission en raison d'une guerre civile de huit mois contre le régime Kadhafiste, se pose la question,  «quelle sera la détermination affichée par le CNT au cours des prochains jours ?», S’est-il interrogé. «Et l’autre aspect de la chose dépend essentiellement du peuple Libyen et de sa capacité à faire la distinction entre le passé et l’avenir», a-t-il ajouté. «Je compte sur eux pour qu’ils aillent de l’avant et se souviennent des souffrances qu’ils ont endurées au cours des 42 dernières années», a-t-il déclaré.

    «La Libye doit officiellement ouvrir ce dimanche 23 octobre, trois jours après la mort de Mouammar Kadhafi entre les mains des ex-rebelles, un nouveau chapitre de son histoire en lançant un processus de transition vers la démocratie». On ne saurait être plus expressif devant la tache qui attend ce peuple. Pensait-il à la Charia ?

    La question que d'aucuns se posent sur la mort de Kadhafi le 20 octobre 2011 à quelques heures avant la prise de Syrte et deux mois après la chute de son régime est celle qui concerne sa capture, était-il vivant ou mort ? J'ai, en décryptant la vidéo de sa capture extrait une image qui montre bien qu'il était vivant lors de la prise de cette vidéo. Voici cette image.

    2

    Voici la vidéo.

    Maintenant on peut voir sur l'image suivante la marque rouge sur le front de Kadhafi montrant l'impact d'une balle.

    3

    Capture d'écran réalisée à Syrte par un photographe de l'AFP sur un appareil montrant la vidéo d'un homme qui serait Mouammar Kadhafi, capturé près de Syrte après une attaque de l'OTAN.AFP/PHILIPPE DESMAZES, document Le Monde.fr

    Cette image a été tirée de la vidéo de Kadhafi mort.



    On peut voir qu'il s'agit bien du même homme et qu'en outre, le front de l'homme ne présente pas de trace d'impact de balle sur l'image que j'ai décryptée, tandis que sur celle publiée ci dessus on remarque bien le point rouge sur le front au dessus de l’œil gauche. Il ne fait aucun doute que Mouamar Kadhafi à été tué après avoir été capturé. Par contre ces images et cette vidéo ne montrent pas dans quelle circonstance il a été tué bien que l'on entende des tirs de balles.

    A l'ONU, le Haut Commissariat aux Droits de l'Homme estime nécessaire qu'une enquête soit diligentée sur les circonstances la mort de Kadhafi. Son argumentaire est qu'il y aurait quatre ou cinq versions différentes de la manière dont il est mort. Il y a au moins deux vidéos filmées avec des téléphones portables, l'une le montrant vivant et l'autre le montrant mort. Prises ensemble ces vidéos sont extrêmement troublantes. Le HCDH a également indiqué qu'il existait déjà une Commission d'enquête indépendante pour la Libye, mise en place par le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies. Elle examinera cette question très probablement.

    Mais si c'est comme le relate le Canard enchaîné page 3, Obama et Sarko qui l'on condamné pour ne pas qu'il parle, c'est râpé. «Laisser ce type en vie le transformerait en véritable bombe atomique», selon l’Équipe Obama.

    La Russie estime que Mouamar Hadhafi avait le statut de prisonnier et que sa mort constitue une violation du droit international. C'est le 21 octobre que le ministre des affaires étrangères Sergueï Lavrov, s'est exprimé sur le vecteur Voix de la Russie et Écho de Moscou, ici. Pour le site, «Kadhafi avait depuis longtemps perdu sa légitimité, mais les circonstances de sa mort suscitent plusieurs questions. Certains leaders mondiaux se sont déclarés satisfaits. Je n’ai aucun jugement à formuler à ce sujet mais nous avons le devoir de nous fonder sur les faits et le droit international, qui dispose qu’au cours des conflits armés s’appliquent les normes humanitaires fixées par les Conventions de Genève». Or, selon le ministre, les faits montrent que Kadhafi était blessé au moment de sa capture et a été privé de vie alors qu’il était prisonnier. Sergueï Lavrov a également attiré l’attention sur la nécessité d’une enquête internationale concernant les opérations des forces de l’OTAN en Libye. L’attaque lancée par les avions de l’Alliance sur le convoi de Kadhafi n’avait rien à voir avec le régime d’exclusion aérienne, estime-t-on à Moscou. La question que se pose le site La voix de la Russie, est que la mort de Kadhafi qui connaissait beaucoup de choses pouvait être encombrant pour l'Occident, vivant il serait trop dangereux.

    Par contre, il est évident que la prise de Kadhafi s'est faite dans un grand désordre comme d'ailleurs ce que nous montre les images des forces rebelles, apparaissant sans organisation tout au long de cette révolution. L'encadrement militaire des forces de l'OTAN n'apparaît pas d'une grande efficacité pour maitriser ces révoltés. Étant armés par l'OTAN, il sera extrêmement difficile de les désarmer.

    L'autopsie de kadhafi pratiquée le dimanche matin 23 octobre à Misrata a montré que Kadhafi serait mort à la suite d'un échange de tirs. «Le médecin légiste affirme dans son rapport que Kadhafi qui était déjà blessé, a été sorti, mis dans un camion, et sur le chemin vers l'hôpital de campagne, il y a eu un feu croisé des deux côtés», a déclaré Mahmoud Jibril lors d'une conférence de presse en marge du Forum économique mondial sur les bords de la mer Morte en Jordanie. «Je ne sais pas si la balle qui l'a frappé à la tête provenait de sa propre sécurité ou des brigades des révolutionnaires», a-t-il précisé, ajoutant qu'il n'y avait selon lui «aucune raison de douter de la crédibilité» de cet examen. Le corps de Mouammar Kadhafi a été transporté jeudi soir à Misrata, au nord-ouest de Syrte, où il est exposé dans une chambre froide. Depuis vendredi, des milliers de Libyens ont défilé pour voir de leurs propres yeux le cadavre de l'ancien dirigeant. Dimanche à la mi-journée, un journaliste de l'AFP n'a toutefois pas constaté de trace d'autopsie sur la dépouille.

    Le dimanche 23/10 le CNT a proclamé officiellement la libération de la Libye à Benghazi. Mais il a aussi déclaré que la Charia islamique serait la source de droit. Cette loi Coranique sera celle du post-Kadhafi. «En tant que nation musulmane, nous avons adopté la charia islamique comme source du droit, donc n'importe quelle loi contredisant les principes de l'islam est légalement nulle». Afin «d'éclairer ?» ce qu'est la Charia qui se présente sous plusieurs visages selon son application dans les pays ou elle est en vigueur, l’Arabie saoudite, le Koweït, le Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Qatar, l'Oman, le Yémen, l’Iran, le Pakistan, l’Afghanistan, la Libye, je cite un extrait de la Cour Européenne des Droits de l'Homme dans un arrêt du 31 juillet 2001 Refah Partisi c ici.

    «À l’instar de la Cour constitutionnelle, la Cour reconnaît que la Charia, reflétant fidèlement les dogmes et les règles divines édictées par la religion, présente un caractère stable et invariable. Lui sont étrangers des principes tels que le pluralisme dans la participation politique ou l’évolution incessante des libertés publiques. La Cour relève que, lues conjointement, les déclarations en question qui contiennent des références explicites à l’instauration de la Charia sont difficilement compatibles avec les principes fondamentaux de la démocratie, tels qu’ils résultent de la Convention, comprise comme un tout. Il est difficile à la fois de se déclarer respectueux de la démocratie et des droits de l’homme et de soutenir un régime fondé sur la Charia, qui se démarque nettement des valeurs de la Convention, notamment eu égard à ses règles de droit pénal et de procédure pénale, à la place qu’il réserve aux femmes dans l’ordre juridique et à son intervention dans tous les domaines de la vie privée et publique conformément aux normes religieuses». Sans commentaires. On peut donc s'attendre à tout, à la lapidation des femmes adultères, comme aux mains coupées des voleurs, comme l'équité, la bienfaisance et la justice, mais pas à l'égalité homme femme.

    Le prochain article sera Gilad Shalit vaut + de 1.000 Palestiniens,

  • La Libye de transition,

    qui est a construire !

    Support Wikipedia Nous sommes nombreux à avoir approuvé notre engagement aux cotés des Américains et des Anglais pour abattre ce Kadhafi de malheur, mais avons nous pensé aux conséquences de cet engagement ? Peut être que vous Monsieur le président vous y avez pensé, mais sachant qu'elles ne seraient pas réjouissantes, un vrai guêpier de 300 millions de d'euros pour le moment, et combien après ? Vous nous avez engagés pour satisfaire un but personnel, la vengeance de l'affront de sa visite de 2007, mais aussi pour redorer votre blason de présidentiable ? Nous verrons si vous soutenez au Conseil de sécurité des Nations-Unis la demande de Mahmoud Abbas de reconnaître l’État Palestinien ? Votre proposition d'accepter la Palestine comme État observateur a été refusée à la fois par les Palestiniens et par les Israéliens. Vous n'avez donc plus le choix, il faudra vous déterminer.

    Les nouveaux dirigeants du Conseil National de Transition auront forte affaire avec un pays dévasté ou, les structures démocratiques qu'ils souhaitent mettre en place vont demander du temps et faire des victimes. C'est, à chaque révolution par les armes, l'instauration d'un régime militaire. On a le sentiment, bien que l'on ne veuille pas y croire, de se trouver dans le même guêpier que les Américains et la coalition en Irak. Peut être même pire par le fait que Kadhafi gouvernait son pays de façon tribale. La transposition de la démocratie dans une société tribale ne peut se faire que par la force comme d'ailleurs l'avait fait Saddam Hussein en maîtrisant les ethnies. En Irak, il avait construit une structure gouvernementale qui gouvernait par la terreur certes, mais le pays fonctionnait. En Libye, se sont les tribus qui font la loi locale, il suffit que le chef décide pour que la tribu suive. L'élimination de Kadhafi ne peut donc que conduire au chaos, c'est à dire aux règlements de compte, aux attentats, voir aux rivalités entre les dirigeants du Conseil de Transition devant les difficultés de pacification. Lorsque l’insurrection a commencée à Benghazi, rien ne présageait que la résistance du clan Kadhafiste pouvait durer aussi longtemps malgré les frappes aériennes et les soutiens des militaires instructeurs de la coalition sur le territoire Libyen, et des armes que vous avez, Monsieur le président, données aux rebelles.

    Le pays était gouverné dans un contexte d'opposition du Nord-est Benghazi-Tobrouk aux tribus majoritaires au Sud du pays pro Kadhafi. Nous avons donc imposé par la force la victoire de ces révoltés et ce Conseil de Transition qui en est issu, à une population pro Kadhafi majoritaire qui n'en voulait pas. En d'autres termes nous avons aidé ces révoltés à faire un «push» militaire contre un dictateur régnant sans partage depuis 42 ans, qui était malgré tout apprécié par une majorité des Libyens. Dans ces conditions même si Kadhafi est capturé, voire éliminé, un sentiment de haine parmi ces populations ne peut que subsister. Le Monde occidental s'est donc comporté de façon semblable à celle qui lui permit l'instauration de l’État d'Israël en négligeant la majorité des Palestiniens. La révolte Libyenne ne concernait au départ qu'une minorité de Libyens.

    3Document la révolte en Libye, le site de l’Élysée, France soir.

    Pour Sarkozy, c'est sa guerre à l'instar de Bush. Il n'en a négligé aucun détail, sauf peut être les conséquences futures qu'il ne supportera pas s'il n'est pas réélu, mais les Français oui. Outre le fait qu'il a décidé la livraison d'armes à la rébellion, il a étudié la topographie du terrain. Il s'est donc investi pour se venger de l'affront la visite de Kadhafi en France plantant sa tente bédouine dans le parc de l'hôtel Marigny. Visite décriée par nombre de personnalités politiques, «on n'invite un grand terroriste et un preneur d'otages international !» N'est-ce pas une politique au gré du vent, capricieuse. Ne s'est-il pas rendu en Libye en  décembre 2007 pour y vendre des armes, voir Takieddine, qui serait également intervenu dans l'affaire des infirmières Bulgares dont il s'est vanté la libération dont d'autres bien avant lui s'étaient investis.

    C'est la raison pour laquelle des pays comme la Russie, la Chine, le Brésil, l'Inde et l'Allemagne, soutenus par la Turquie, se sont abstenus de voter la résolution 1973 déposée par la France avec l'appui de la Grande Bretagne au Conseil de sécurité, et votée le 17 mars. Elle permet l'ingérence dans un État souverain et conforte l'influence de l'Occident sur les Nations-Unies, qui ont remplacé la Société des Nations, ce machin que dénommait le général de Gaulle !

    Dans le Sud tribal à 160 kms de Tripoli se trouve Bani Walid le berceau de l'influente tribu des Warfalla près d'un million de membres entièrement voués à «Allah, Muammar Lybia wa Bès» Allah Muammar la Lybie c'est tout ! Les Warfalla tout comme les Kadhafa 150.000 membres et les Margarha sont considérés comme les piliers du régime Kadhafiste. Kadhafi qui serait retranché dans le secteur de Bani Walid avec un millier de militaires et aurait subi le 10 septembre 5 frappes des avions de l'OTAN.

    3

    Document free actualités par Maria Golvina.

    Les forces de la rébellion ont tenté le 10/09/11 de s'emparer de Bani Walid et ont rencontré une vive résistance des pro Kadhafi. Ils ont refusé de déposer les armes à l'expiration de l'ultimatum du CNT. Le vendredi 16/09/11 les forces du CNT se sont retirées de la ville. En raison des tirs de roquettes incessants que lancent les derniers partisans de Mouammar Kadhafi. Impossibles à déloger, ces derniers ont eu raison des révolutionnaires qui promettent de «revenir plus tard» après s'être ravitaillés en munitions.

    «Selon des combattants du CNT, l'un des fils de Mouammar Kadhafi, Saïf al Islam, et Moussa Ibrahim, porte-parole de l'ancien gouvernement, se trouvent retranchés dans Bani Walid. Deux commandants du CNT ont été tués et deux autres blessés dans les combats samedi 10/09/11. Selon des médecins, deux soldats de Kafhafi et un du CNT ont été tués vendredi. Abdoullah Kanchile, un responsable du CNT, a pour sa part fait état de 4 ou 5 civils tués dans la nuit. «Ils tirent des roquettes Grad à partir de maisons, de telle sorte que les avions de l'Otan ne peuvent rien faire contre eux», a déclaré Kanchile qui fait état de 1.000 soldats loyalistes déployés dans la ville. Des pièces de métal et des carcasses de voitures témoignent de la violence des combats qui ont éclaté entre les deux camps vendredi à Bani Walid et à Syrte».

    3

    Document Le Monde.fr. L'utilisation de ce document implique le respect des conditions d'utilisation

    La ville natale de Syrte est également un des bastions des Kadhafistes. Kadhafi pourrait être réfugié dans cette ville à 360 kms à l'Est de Tripoli. La ville est régulièrement bombardée par l'OTAN depuis le lancement des opérations. C'est de cette ville que des missiles Scud ont été tirés sur les rebelles qui ont fait 11 morts et 34 blessés. Les forces armées du CNT à Misrata ont précisé que leurs combattants «essuient des tirs intenses. Le problème tient en particulier aux tireurs embusqués». D'après la chaîne Al-Jazira, les insurgés ont pris le contrôle de l'aéroport de Syrte, à une dizaine de kilomètres au sud de la ville, dans la matinée de vendredi 16/09/11. Sebha autre ville plus au Sud à 750 kms de Tripoli occupée par la tribu Kadhafa est également un bastion Kadhafiste. Kadhafi les a armés en constituant des forces spéciales dirigées par ses fils et des chefs tribaux. Ils sont déterminés de résister jusqu'à la victoire affirmant que la bataille est loin d'être terminée dans une intervention téléphonique sur Arraï basée en Syrie. Sebba une ville au bout du monde entre les mains des loyalistes. Voir aussi les Forces Kadhafistes résistent à Syrte et à Ben Walid.

    Au dernières informations l'annonce d'un gouvernement de transition se fait attendre. Les forces du CNT s’apprêteraient à lancer une nouvelle offensive sur Syrte et Bani Walid qui résistent encore le 27/09/11. Ces forces Kadhafistes n'ont rien à perdre, elles savent que pour elles c'est la mort. C'est donc pour eux le dernier combat des braves.

    La Libye se trouve donc devant le défi de la fragmentation au terme de 42 années de règne sans partage de Kadhafi, «le Guide». L'instauration d'un pluralisme qui est la règle pour nous Européens habitués à cette gouvernance, sera difficile pour des populations qui suivent les ordres du chef depuis toujours. Les mœurs ancestrales sont difficiles à modifier surtout si la religion Islamique persiste. Pluralisme et religion Islamique sont incompatibles pour une démocratie. Pour le Conseil National de Transition la période de transition ne devrait pas excéder 8 mois sur le papier. Le Conseil de transition désormais reconnu par une trentaine de pays comme pouvoir légitime, le FMI vient de le reconnaître, a préparé une déclaration Constitutionnelle datée du trois août qui prévoit la formation d'un gouvernement provisoire à Tripoli, puis six mois après l'adoption de nouveaux textes législatifs l'organisation d'élections générales. Il faut savoir que la rébellion est représente un groupement hétéroclite formé de jeunes qui n'ont aucune expérience, d'autre ayant une culture Occidentale et d'ex-djihadistes, en passant par les représentants de tribus et d'anciens membres du régime de Kadhafi. De plus le CNT à été soumis à des querelles internes qui ont conduit à des tensions après l'assassinat le 28 juillet d'Abdel Fatah Younis, un ancien fidèle de Kadhafi passé à la rébellion pour en devenir ministre de la Défense.

    Le 16/09/11 Sarkozy est allé faire sa petite visite avec David Cameron à Benghazy histoire de prendre un bain de foule les «récompensants» de l'aide apportée à la révolution Libyenne. Voyage tenu secret jusqu'à mercredi 14/09/11 pour des raisons de sécurité et connu après que Marianne et le Parisien ont annoncé le déplacement du président, voir le compte rendu d'Arnaud Leparmentier du Monde du déplacement du président.

    Une chose est certaine, tant que Kadhafi ne sera pas capturé, la pacification de la Libye sous un gouvernement démocratique ne pourra se faire. Pour information, voir aussi Libye et Côte d'Ivoire.

    Le prochain article sera, Il Manifesto, "la main mise du FMI sur le pétrole Libyen",

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu